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Chine/AsieInteresting Engineering 

Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque

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Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque
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NORINCO (China North Industries Group Corporation), conglomérat public chinois de l'armement, dévoile cette semaine son robot humanoïde Fuxi au World Robot Conference et World Robot Expo de Pékin, qui se tient du mercredi au dimanche. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO avec des technologies présentées comme entièrement domestiques, Fuxi est un humanoïde grandeur nature d'environ 90 kilogrammes destiné à la reconnaissance tous temps, la patrouille intelligente et les opérations en zones dangereuses, avec des fonctions de sentinelle capables d'identifier du personnel et de déclencher des alertes. Son pilotage s'appuie sur un système de téléopération baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération pleinement maîtrisée pour des humanoïdes de cette masse, retranscrivant en temps réel les mouvements d'un opérateur distant. Plusieurs unités doivent évoluer en formation lors d'une démonstration de patrouille urbaine nocturne. NORINCO anime aussi la zone des entreprises publiques centrales avec 68 produits issus de 18 filiales; le salon réunit plus de 2 000 exposants et plus de 150 produits en première mondiale.

Cette approche tranche avec la trajectoire dominante du secteur, portée par des modèles vision-langage-action autonomes comme Figure 03, Optimus Gen 3, Pi-0 ou GR00T N2: NORINCO mise sur la téléopération assistée, qui contourne le problème encore non résolu de la généralisation autonome en gardant un humain dans la boucle, au prix d'une dépendance à la bande passante et à l'opérateur. Le positionnement révèle surtout l'entrée d'un acteur industriel militaire d'État dans la course humanoïde chinoise, aux côtés d'entreprises civiles comme Unitree ou UBTech, avec des usages orientés sécurité et missions à risque plutôt que logistique. Les chiffres avancés (temps réel, 90 kg, "première" solution du genre) proviennent exclusivement du communiqué NORINCO relayé par Global Times, sans démonstration indépendante à ce stade. Le lancement parallèle d'une "Global Robot Application Exploration Initiative", invitant à soumettre des humanoïdes produits en série à des essais réels, confirme que le secteur chinois cherche à combler l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements effectifs.

NORINCO est l'un des plus grands conglomérats publics d'armement de Chine, habituellement associé aux véhicules blindés plutôt qu'à la robotique de service, ce qui situe Fuxi dans une logique dual-use distincte de la compétition commerciale menée par Tesla, Figure AI, Boston Dynamics ou les start-up chinoises Unitree et Agibot. Son développement s'est concentré sur trois briques technologiques: la détection du mouvement humain, le transfert de mouvement entre plateformes robotiques et le contrôle coordonné du corps entier. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite à l'écosystème public chinois autour de NORINCO et de l'institut Zhiyuan de Hangzhou. Pour l'instant, aucune date de commercialisation ni volume de déploiement n'ont été communiqués: Fuxi en est au stade de démonstration de salon, sa seule échéance confirmée étant sa présentation à Pékin cette semaine.

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LimX Dynamics, société chinoise de robotique fondée à Shenzhen, a présenté publiquement pour la première fois son humanoïde Luna lors du Taobao Influencer Festival en mars 2026, marquant selon l'entreprise la première démonstration publique mondiale de cette plateforme. Luna mesure 160 cm, dispose de 27 degrés de liberté et embarque le moteur de mouvement propriétaire Sys 0 de deuxième génération, couplé à des moteurs articulaires redessinés. L'engin est taillé pour des performances dynamiques à corps entier : danse, gymnastique, défilé. Sur le plan thermique, LimX annonce une réduction de 30 % de la température de surface des articulations en opération prolongée, et une autonomie batterie améliorée de 150 %. Le tout est proposé à 298 000 RMB, soit environ 41 000 dollars. À ce prix, Luna n'est pas positionnée comme robot industriel de manutention, mais comme plateforme d'interaction en environnement public. Elle intègre également un éditeur de tâches en langage naturel et une fonction video-to-motion permettant de répliquer des mouvements à partir de vidéos uploadées. Ce lancement illustre une tendance nette dans la robotique humanoïde chinoise : l'accent mis sur la commercialisation rapide plutôt que sur la recherche académique. Le positionnement de Luna, orienté interaction grand public et déploiement sans code, cible des intégrateurs et des opérateurs événementiels davantage que les lignes d'assemblage automobile. La démonstration synchronisée des 18 robots Oli, autre modèle de LimX (165 cm, 55 kg, bras à 7 DOF, portée de 70 cm, charge utile de 10 kg), est plus pertinente pour les décideurs industriels : elle illustre une capacité de déploiement coordonné autonome qui reste rare à cette échelle. Cela dit, les métriques annoncées méritent prudence : les améliorations thermiques et d'autonomie sont présentées sans conditions de test précises, et les vidéos publiées restent sélectionnées, ce qui rend difficile l'évaluation du gap simulation-réalité réel. LimX Dynamics opère dans un secteur sous forte pression concurrentielle. Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T N2) et Apptronik (Apollo) animent le segment occidental, pendant que côté chinois, Unitree, Agibot et Fourier Intelligence disputent le même territoire. LimX se distingue par son architecture logicielle COSA, présentée comme un système d'exploitation cognitif gérant le contrôle de mouvement corps entier via des modèles physiques basse latence, et par la plateforme modulaire Tron 2 qui décline en configurations bimanuelle, bipède complète et biped-sur-roues. Ces briques technologiques suggèrent une stratégie de plateforme plutôt que de produit unique. Les prochaines étapes vraisemblables incluent des pilotes en environnements retail et événementiel en Chine, avant une tentative d'internationalisation dans des marchés où le coût d'entrée à 41 000 dollars reste compétitif face aux offres occidentales souvent non tarifées publiquement.

UELe positionnement tarifaire à 41 000 $ d'un humanoïde polyvalent chinois intensifie la pression concurrentielle sur les développeurs européens de robots humanoïdes comme Enchanted Tools ou Wandercraft, dont les prix restent non publiés.

Chine/AsieOpinion
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Patrouilles, missiles : les robots chinois montrent leurs missions à haut risque au salon de Pékin
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Patrouilles, missiles : les robots chinois montrent leurs missions à haut risque au salon de Pékin

L'Aviation Industry Corporation of China (AVIC) a présenté au World Robot Conference (WRC) de Pékin, ouvert mercredi pour cinq jours et réunissant plus de 300 exposants, son humanoïde Fengxing-001, conçu pour la maintenance aéronautique, le chargement de missiles et le pilotage d'aéronefs. Haut de 1,8 mètre pour 80 kg et en développement depuis 2024, il combine des moteurs compacts dérivés des réacteurs d'avion, un actionnement hybride électro-hydraulique et une technologie de commande électrique de type power-by-wire pour ses articulations. Selon AVIC, cité par le Global Times, deux à trois unités suffisent pour une tâche de chargement de missiles normalement assurée par quatre à six opérateurs humains ; le robot saute 30 cm, marche jusqu'à 3 km/h en portant 20 kg et manipule des charges allant jusqu'à 15 kg. Des essais simulés de pilotage d'aéronef sur instruction ont également été menés, une piste envisagée pour convertir de vieux avions en plateformes sans pilote à moindre coût grâce à une version allégée du robot. Côté sécurité, China North Industries Group, NEXWISE et le 21e institut de recherche de la China Electronics Technology Group (CETC) ont exposé des robots-chiens de patrouille pour sites industriels sensibles, dont un modèle NEXWISE équipé d'un lance-filet électromagnétique capable de neutraliser une cible à 5-10 mètres, présenté comme plus silencieux que les lanceurs à poudre classiques. En parallèle, les deuxièmes World Humanoid Robot Games réunissent 2 056 robots venus de 16 pays, avec de nouvelles épreuves de saut en longueur, haltérophilie et tennis de table. Ces démonstrations marquent un déplacement du discours sur les humanoïdes chinois, jusqu'ici centré sur la logistique et l'industrie civile, vers des usages militaires et sécuritaires assumés publiquement. Pour les intégrateurs et décideurs occidentaux, le signal est net : la Chine positionne ses robots comme substituts crédibles à la main d'œuvre sur des tâches dangereuses en contexte aéronautique et militaire, à un stade où les chiffres avancés, ratios de main d'œuvre, essais de pilotage simulés, restent des annonces internes non vérifiées de façon indépendante, et où aucune production en série ni déploiement opérationnel confirmé n'a été communiqué. L'ampleur de l'événement, plus de 300 exposants et plus de 2 000 robots en compétition, illustre néanmoins l'accélération de la commercialisation du secteur robotique chinois sur un spectre large, de l'usine à la sécurité périmétrique, un mouvement que les acteurs occidentaux et européens surveillent de près. Le WRC s'inscrit dans la stratégie chinoise de développement accéléré de la robotique humanoïde, portée par des groupes publics comme AVIC aux côtés d'acteurs privés en forte croissance. Fengxing-001 illustre la volonté d'AVIC de transposer son savoir-faire aérospatial à la robotique mobile, un positionnement distinct des humanoïdes généralistes davantage tournés vers la logistique. Sur le segment sécurité, NEXWISE, CETC et China North Industries Group se disputent l'équipement de la surveillance de sites sensibles, un marché où les acteurs européens restent en retrait. Aucune des deux entreprises n'a communiqué de calendrier de déploiement commercial : la conversion d'aéronefs anciens via Fengxing-001 comme les systèmes de patrouille et de neutralisation présentés demeurent, à ce stade, au niveau de la démonstration et de l'essai.

UEAucun acteur francais ou europeen n'est implique dans ces demonstrations, mais l'article souligne que les industriels europeens de la securite periphérique restent en retrait face a cette offre chinoise en plein essor.

Chine/AsieOpinion
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Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie
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Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie

La ville de Shanghai a lancé en mai 2026 le premier programme pilote chinois d'application du droit urbain associant agents municipaux et robot humanoïde dans un espace public. Le déploiement se déroule dans le quartier d'innovation en IA de Zhangjiang, dans l'arrondissement de Pudong, et met en scène le Lingxi X2, robot humanoïde développé par AgiBot, entreprise shanghaïenne fondée en 2023. Le dispositif repose sur une chaîne tripartite : des drones de surveillance identifient en temps réel les infractions commises par des commerçants de rue et transmettent l'information aux agents de patrouille et au Lingxi X2. Le robot se charge ensuite des interactions répétitives à faible valeur décisionnelle, à savoir expliquer les réglementations de voirie, les obligations des exploitants de commerces en façade, et répondre aux questions des marchands. Les agents humains conservent l'intégralité du pouvoir d'évaluation juridique et d'exécution des sanctions. AgiBot décrit la machine comme un "assistant intelligent" et non comme un remplaçant, une précision qui, dans ce contexte politique, est autant un positionnement commercial qu'une garantie opérationnelle. Ce que ce déploiement teste concrètement, c'est la capacité des systèmes d'IA incarnée à tenir un rôle de contact public structuré, avec un corpus de connaissances réglementaires consultable en temps réel, dans un environnement non contrôlé. Pour les intégrateurs et les décideurs en charge de services publics, le cas d'usage est délibérément choisi pour son haut volume de tâches répétitives et son faible risque décisionnel : le robot ne verbalise pas, ne sanctionne pas, n'interprète pas. Il informe. Pan Weijia, responsable de Pudong ayant supervisé l'opération, a explicitement indiqué que l'évaluation portera sur les performances pratiques plutôt que sur le simple volume de déploiement, ce qui signale une approche plus mesurée que le discours habituel sur la scalabilité. Pan Helin, membre du comité d'experts du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, a qualifié le pilote de "jalon majeur" dans la commercialisation de l'IA incarnée en administration publique, avec l'objectif affiché de passer des robots capables de "se déplacer" à des robots capables de "travailler efficacement". AgiBot a été fondé en 2023 et s'est positionné rapidement sur le segment des humanoïdes à usage professionnel, avec le Lingxi X2 comme produit phare pour les environnements semi-publics. L'entreprise s'inscrit dans un écosystème chinois d'humanoïdes très dense, qui inclut Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence (GR-1), et dans une moindre mesure les ambitions de UBTECH et de Kepler. À l'international, les comparaisons les plus directes sont Figure (01, 02), 1X Technologies (NEO), et Boston Dynamics (Atlas), tous positionnés sur des environnements industriels ou logistiques plutôt que sur l'espace public. Le vrai enjeu du pilote de Pudong n'est pas la performance du robot dans une démonstration maîtrisée, mais sa robustesse sur la durée dans un contexte d'interactions non scénarisées avec des usagers non entraînés. Les prochaines étapes annoncées par Pan Helin visent une extension à d'autres scénarios de service public, sans échéance précisée.

UESignal stratégique indirect pour les décideurs européens de la robotique de service public : la Chine ouvre un précédent réglementaire et opérationnel pour le déploiement d'humanoïdes en espace civil non contrôlé, domaine où aucun acteur FR/EU n'est encore positionné.

Chine/AsieOpinion
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Le robot humanoïde chinois Fuxi permet une prise de contrôle à distance en zones dangereuses
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Le robot humanoïde chinois Fuxi permet une prise de contrôle à distance en zones dangereuses

La société chinoise NORINCO (China North Industries Group Corporation) s'apprête à dévoiler Fuxi, un robot humanoïde conçu pour la reconnaissance, les patrouilles et les opérations en environnements dangereux, capable de fonctionner par tous les temps. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO, l'engin pèse environ 90 kilogrammes (198 livres) et s'appuie sur des technologies chinoises de détection du mouvement humain, de transfert de mouvement entre plateformes robotiques et de coordination corporelle globale. Il peut identifier des personnes et déclencher des alertes en cas de situation anormale, un usage pensé pour la surveillance et les missions de sentinelle. Plusieurs unités peuvent opérer en formation, et chaque robot peut reproduire en temps réel les mouvements d'un opérateur humain lors de missions téléopérées. Pour cela, NORINCO a développé un système baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération entièrement maîtrisée en interne pour des humanoïdes grandeur nature de cette masse, intégrant le remappage en temps réel du mouvement humain et le contrôle à distance pour des environnements complexes et à haut risque. Une démonstration de patrouille urbaine nocturne, mobilisant plusieurs unités Fuxi coordonnées avec évaluation intelligente et boucles de réponse fermées, doit avoir lieu au World Robot Conference de Beijing cette semaine, selon le Global Times. Cette annonce illustre le virage que prend l'industrie chinoise des humanoïdes, qui délaisse les démonstrations spectaculaires au profit de cas d'usage industriels tangibles, sous la pression de prouver une valeur économique mesurable. Plus de 300 entreprises et 2 000 exhibits, dont plus de 150 nouveaux produits, sont attendus à Beijing cette semaine, avec un accent marqué sur l'inspection industrielle et la manutention plutôt que le divertissement. Le décalage entre promesse et réalité reste toutefois net : selon des analystes du secteur, 50 à 70 % des humanoïdes produits cette année serviront surtout à collecter des données d'entraînement plutôt qu'à accomplir un travail rémunéré. Guotai Securities estime qu'un humanoïde industriel devrait coûter environ 160 000 yuans (22 300 dollars), maintenance comprise, pour atteindre un retour sur investissement en deux ans face à un ouvrier gagnant 80 000 yuans (11 100 dollars) par an. Ce calcul rappelle qu'au-delà de démonstrations de téléopération comme celle de Fuxi, c'est l'autonomie réelle, soit la reconnaissance d'objets inconnus, la manipulation répétée et la récupération d'erreurs sans intervention d'ingénieur, ainsi que le coût total, qui détermineront l'adoption effective par les intégrateurs et décideurs industriels. Cette semaine s'inscrit dans un calendrier chargé pour la robotique chinoise. Vingt-trois équipes de robots humanoïdes se sont récemment affrontées à Beijing sur un défi réaliste de lutte contre l'incendie et de sauvetage, testant leur capacité à agir dans des conditions imprévisibles. Les World Humanoid Robot Games démarrent le 22 août à Beijing avec des épreuves reprenant des tâches d'usine, d'hôtellerie et domestiques telles que l'emballage, l'entreposage, l'assemblage industriel, l'alimentation de machines, le service en magasin, la recharge de véhicules électriques et le branchement de câbles, rapporte Reuters. Ces exercices exigent des robots qu'ils reconnaissent des objets inconnus et enchaînent des manipulations sans intervention constante d'un ingénieur, un pas au-delà du simple mouvement programmé. Fuxi et son système "external avatar" s'inscrivent dans cette bataille de positionnement entre constructeurs chinois, où NORINCO, acteur historique de la défense, mise sur la téléopération et la coordination multi-robots pour se différencier face aux concurrents tournés vers l'autonomie complète. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de prix n'a pour l'instant été communiqué pour Fuxi.

Chine/AsieActu
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