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Dossier Enchanted Tools — Mirokaï — page 2

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Enchanted Tools et Mirokaï : robot social français à roues, animations expressives, expérimentations en hôpitaux et hôtels.

Prix RBR50 2026 de l'innovation en robotique
51Robotics Business Review BusinessActu

Prix RBR50 2026 de l'innovation en robotique

The Robot Report a publié pour la quinzième année consécutive son palmarès RBR50, sélectionnant 50 organisations mondiales, entre entreprises, associations et institutions académiques, pour leur innovation technologique et commerciale en robotique. L'édition 2026 intègre à la fois des habitués et de nouveaux entrants, avec une couverture allant des capteurs industriels aux rovers martiens, en passant par des solutions de fabrication, de logistique, de nouveaux matériaux et de processeurs. Parmi les distinctions spéciales : Physical Intelligence (San Francisco, fondée en 2023) reçoit le titre de Startup de l'Année ; Harvard University décroche le prix Application de l'Année pour un système d'assistance aux personnes souffrant de limitations motrices du bras ; Tatum Robotics remporte la catégorie Robots for Good pour ses applications auprès de personnes sourdes-aveugles. La cérémonie de remise des prix est prévue lors du dîner de gala du Robotics Summit & Expo à Boston. Le palmarès 2026 reflète plusieurs dynamiques structurantes pour les acteurs industriels : essor des manipulateurs mobiles, développement des systèmes portables (wearables) et accélération de l'IA appliquée à la robotique physique. La distinction accordée à Physical Intelligence est particulièrement significative : la startup a développé pi0, l'un des premiers modèles VLA (Vision-Language-Action) à démontrer des capacités de généralisation sur des tâches physiques variées, sans reprogrammation tâche par tâche. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de reconnaissance signale quels segments technologiques atteignent un seuil de maturité commerciale justifiant un investissement. Le palmarès inclut également les grands fournisseurs de solutions complètes pour la fabrication et la logistique, ainsi que des fabricants de composants critiques (capteurs, actionneurs, processeurs). L'inclusion d'une approche inédite de confection textile automatisée et d'un rover en opération sur Mars illustre la volonté du jury de couvrir l'étendue réelle du champ robotique en 2026. Créé en 2012, le RBR50 s'est imposé comme un repère annuel dans le secteur : selon The Robot Report, plusieurs lauréats passés ont levé des millions de dollars dans les mois suivant leur sélection, et nombre d'entre eux sont revenus sur la liste avec de nouvelles innovations. L'édition 2026 intègre aussi une dimension institutionnelle et politique notable : l'Association for Advancing Automation travaille à convaincre le Congrès américain d'adopter une stratégie nationale en robotique, tandis que MassRobotics accompagne des startups internationales dans leur accès au marché américain. Aucun acteur français ni européen n'est explicitement mentionné dans le communiqué public, bien que des entreprises comme Wandercraft, Enchanted Tools ou Pollen Robotics figurent régulièrement dans ce type de palmarès. À noter : l'article source est un teaser promotionnel invitant au téléchargement d'un rapport complet accessible sur formulaire, et ne détaille pas les critères de sélection par organisation.

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L'IA physique est la véritable révolution de l'industrie manufacturière
52Robotics Business Review 

L'IA physique est la véritable révolution de l'industrie manufacturière

Pour Steve Ricketts, vice-président du développement commercial chez Fictiv, 2026 marque le basculement de l'IA conversationnelle vers ce qu'il nomme l'"IA physique" : la convergence entre réseaux de neurones et systèmes mécaniques embarqués. Sur le terrain, cette transition se manifeste dans trois segments concrets : les robots mobiles autonomes (AMR) capables d'interagir avec les rayonnages en bout de ligne, les cobots équipés de perception haptique pour l'assemblage électronique aux côtés d'opérateurs humains, et les bras robotisés dotés de vision IA pour le contrôle qualité, capables selon Fictiv de détecter des microfissures dans des aubes de turbines invisibles à l'oeil nu. L'article ne fournit pas de chiffres de déploiement précis et s'appuie sur des cas génériques. Sur le plan industriel, MISUMI, distributeur japonais de composants coté en bourse, a acquis Fictiv, marketplace de fabrication à la demande (CNC, injection, impression 3D). La combinaison des deux a permis à un client entreprise non nommé de rapatrier sa production aux États-Unis, en consolidant flux matière et production multi-régions pour accélérer le ramp-up. Ce qui distingue cette vague des précédentes est le raccourcissement de la boucle de développement via les pipelines "sim-to-real" : des agents IA s'entraînent dans des jumeaux numériques photoréalistes, exécutant des millions d'itérations en quelques heures avant tout déploiement physique. Cette approche permet de traiter des tâches à haute variabilité, comme le tri de ferraille non structurée ou la navigation en couloir hospitalier, jusqu'ici impossibles à automatiser de façon fiable. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le signal opérationnel est double : le rôle du développeur bascule de "programmeur" à "entraîneur", et le critère de sélection des plateformes se déplace vers la capacité à absorber des feedbacks terrain en production réelle. Le vrai goulot d'étranglement identifié pour 2026 n'est plus algorithmique mais physique : la "scaling wall", soit la capacité à fabriquer des milliers d'unités de hardware en qualité constante dans une supply chain mondiale sous tension. Il faut noter que cet article est signé par le VP de Fictiv lui-même, lui conférant une tonalité promotionnelle assumée plutôt qu'analytique indépendante. Dans le paysage concurrentiel, Amazon déploie déjà des humanoïdes Digit d'Agility Robotics dans ses entrepôts, tandis que Boston Dynamics, Figure et 1X intensifient leurs pipelines commerciaux. Du côté européen, des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft avancent sur des niches spécifiques (robotique hospitalière, exosquelettes), mais restent absents de cette analyse orientée marché nord-américain. Le prochain jalon annoncé est la conférence Robotics Summit & Expo de Boston, en mai 2026, où Ricketts interviendra sur le thème "Emergent Robotics : AI at the Edge of Hardware Innovation".

IA physiqueOpinion
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Conception de processus par personas pour des environnements de travail humain-robot inclusifs pour les personnes en situation de handicap
53arXiv cs.RO 

Conception de processus par personas pour des environnements de travail humain-robot inclusifs pour les personnes en situation de handicap

Une équipe de recherche publie sur arXiv (arXiv:2604.26527) une méthodologie de conception de postes de travail humain-robot adaptés aux personnes en situation de handicap, reposant sur une approche dite "par personas". Le principe : plutôt que de concevoir un système pour un individu spécifique, les chercheurs abstraient les handicaps les plus fréquents en milieu professionnel sous forme de personas typiques, puis décomposent chaque processus de travail en actions séquentielles. Pour chaque combinaison action-persona, des stratégies d'adaptation sont développées par design thinking, classées selon le niveau d'assistance robotique requis, puis encodées dans un arbre de comportement (behavior tree). Le système a été démontré sur une tâche de pliage de boîtes en collaboration avec un robot, en couvrant sept personas présentant des handicaps différents. L'enjeu industriel est réel : les systèmes HRI existants pour l'intégration des travailleurs handicapés sont aujourd'hui quasi exclusivement personnalisés, ce qui les rend difficilement scalables au-delà d'un utilisateur unique. L'approche par personas vise à combler ce manque en permettant une conception "universelle" sans nécessiter une expertise clinique pointue pour chaque déploiement. L'utilisation d'arbres de comportement offre en outre une adaptation dynamique en ligne, le robot ajuste son niveau d'intervention en temps réel selon le profil identifié de l'opérateur. Les auteurs rapportent des "résultats prometteurs", formulation prudente qui reflète le stade préliminaire de la démonstration : une seule tâche de laboratoire, sept personas simulées, sans validation terrain réelle. Ce travail s'inscrit dans un champ de recherche en croissance rapide, à l'intersection de la cobotique industrielle et du design inclusif. Le paradigme du "universal design", issu de l'architecture et de l'ergonomie, est ici transposé à la robotique collaborative, un transfert encore peu documenté dans la littérature HRI. Aucun acteur industriel ni partenaire terrain n'est mentionné dans ce preprint, ce qui limite la portée immédiate des conclusions. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation avec des utilisateurs réels en situation de handicap, et une extension à des processus industriels plus complexes que le pliage de carton. Du côté européen, des acteurs comme Enchanted Tools ou des laboratoires spécialisés en robotique d'assistance (INRIA, DLR) pourraient trouver dans cette approche un cadre méthodologique directement applicable à leurs travaux sur l'autonomie et l'adaptation comportementale.

UELe cadre méthodologique proposé pourrait être adopté par des laboratoires européens comme l'INRIA ou le DLR pour structurer leurs travaux sur l'adaptation comportementale des cobots en contexte inclusif.

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IA incarnée et création artistique : Alter-Art, un robot avatar pour explorer l'art
54arXiv cs.RO 

IA incarnée et création artistique : Alter-Art, un robot avatar pour explorer l'art

Des chercheurs ont publié sur arXiv (arXiv:2604.26473) un travail exploratoire autour du paradigme qu'ils nomment "Alter-Art" : permettre à un artiste humain d'habiter un corps robotique, baptisé Alter-Ego, pour créer dans le monde physique. Le système repose sur une téléopération immersive combinée à une actuation dite "compliant" (articulations à compliance variable, capables d'absorber les forces de contact sans rigidité excessive), offrant un retour sensoriel en première personne. Trois domaines artistiques ont été testés : la danse, le théâtre (aux côtés d'acteurs humains en chair et en os) et la peinture sur toile. L'article ne communique pas de spécifications hardware précises, nombre de degrés de liberté, payload, latence de la boucle de téléopération, ce qui limite l'évaluation externe des performances réelles du système. L'intérêt de ce travail pour la communauté robotique ne réside pas tant dans les specs techniques que dans le cadre conceptuel qu'il propose : l'embodiment comme principe de design central, distinct à la fois du robot autonome et du robot collaboratif. Les retours qualitatifs des artistes indiquent qu'un sentiment de présence dans le corps robotique se développe rapidement, et que les contraintes physiques du robot, cinématique limitée, inertie, précision motrice différente, influencent activement le processus créatif plutôt que de simplement le contraindre. Pour les intégrateurs et chercheurs en téléprésence, cela valide l'idée que la compliance mécanique n'est pas qu'un paramètre de sécurité mais un vecteur d'expressivité. L'accessibilité artistique pour des personnes à mobilité réduite est également mentionnée comme application concrète. Ce travail s'inscrit dans une tendance plus large autour de la téléprésence incarnée (embodied telepresence), un champ où des groupes comme ceux travaillant sur les interfaces haptiques (Shadow Robotics, Kinova) ou les robots de téléprésence sociale croisent désormais les arts vivants. En France, des acteurs comme Enchanted Tools (Miroki) et Pollen Robotics (Reachy) explorent des territoires adjacents, interaction sociale et manipulation expressive. L'équipe ne précise pas d'étapes de déploiement ni de partenariats industriels annoncés ; l'article reste à ce stade une contribution académique exploratoire, sans prototype commercialisé ni timeline de mise sur le marché.

UELes résultats sur la compliance mécanique comme vecteur d'expressivité pourraient nourrir la réflexion de design des acteurs français comme Enchanted Tools (Miroki) et Pollen Robotics (Reachy), actifs dans l'interaction sociale et la manipulation expressive, sans impact opérationnel immédiat.

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Navigation sociale à long terme pour l'assistance extérieure centrée sur l'humain
55arXiv cs.RO 

Navigation sociale à long terme pour l'assistance extérieure centrée sur l'humain

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2604.26839) un cadre de navigation sociale en extérieur baptisé "Walk with Me", conçu pour assister des humains dans des environnements ouverts à partir d'instructions en langage naturel. Le système fonctionne sans carte préétablie (map-free) : il s'appuie uniquement sur le GPS et des points d'intérêt légers issus d'une API cartographique publique pour identifier les destinations sémantiques et proposer des waypoints. L'architecture est hiérarchique à deux niveaux : un modèle vision-langage (VLM) de haut niveau traduit les intentions abstraites en séquences de waypoints, tandis qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bas niveau exécute la navigation au sol en temps réel. Lorsque des situations complexes surgissent, comme des traversées bondées ou des zones à risque, le système bascule automatiquement vers le raisonnement de sécurité du VLM, pouvant imposer un comportement "stop-and-wait" explicite. L'apport principal est l'élimination de la dépendance aux cartes HD préconstruites, qui représentent un coût d'infrastructure significatif pour tout déploiement de robots d'assistance en milieu urbain ou semi-public. Les approches classiques basées sur l'apprentissage restent majoritairement confinées aux intérieurs et aux trajets courts ; "Walk with Me" vise explicitement à combler ce fossé pour des scénarios extérieurs à longue portée. Le mécanisme de routage adaptatif, qui distingue les segments routiniers délégués au VLA des situations complexes renvoyées au VLM, constitue une piste crédible pour économiser les ressources de calcul tout en maintenant la conformité sociale. À noter cependant : le papier ne publie pas de métriques quantifiées sur des scénarios réels, ce qui rend difficile l'évaluation du reality gap et de la robustesse hors laboratoire. Cette recherche s'inscrit dans une effervescence autour des VLA pour la navigation sociale, aux côtés de travaux comme NaviLLM ou les systèmes piétons de Boston Dynamics Research. La navigation extérieure à longue portée reste un verrou non résolu pour les robots humanoïdes commerciaux actuels, Figure AI (Figure 03), Agility Robotics (Digit), Sanctuary AI, qui opèrent encore majoritairement dans des environnements contrôlés et cartographiés. En Europe, Enchanted Tools et Wandercraft travaillent sur des assistants mobiles, mais dans des contextes d'intérieur structuré. Aucun partenaire industriel ni calendrier de déploiement n'est mentionné dans cette publication arXiv, la classant fermement dans la catégorie recherche académique. Les prochaines étapes attendues incluent une validation sur des benchmarks standardisés de navigation sociale et des tests urbains documentés en conditions non contrôlées.

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