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Vidéo : une entreprise chinoise montre un modèle unique pilotant à la fois un humanoïde et un bras robotique
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Vidéo : une entreprise chinoise montre un modèle unique pilotant à la fois un humanoïde et un bras robotique

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Vidéo : une entreprise chinoise montre un modèle unique pilotant à la fois un humanoïde et un bras robotique
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MindOne Robotics, startup chinoise fondée à Shenzhen en 2025, a présenté une démonstration de son framework robotique Mind-0, capable de piloter simultanément des robots humanoïdes Unitree G1 et des systèmes bras-double fixes à partir d'un unique modèle d'IA. Le scénario illustré couvre un workflow logistique complet: récupération d'objets, transport, emballage et fermeture de caisses, avec une flotte mixte opérant sous la même intelligence centralisée. L'entreprise revendique une précision de manipulation inférieure au centimètre sur la plateforme Unitree G1 en conditions réelles. L'architecture Mind-0 sépare le raisonnement de haut niveau (perception, planification, décision) du contrôle moteur bas niveau, ce qui permet de déployer le même cerveau logiciel sur des morphologies différentes sans pipeline d'entraînement séparé par plateforme. Particularité notable: le modèle est entraîné exclusivement sur des données humaines capturées par motion capture corps entier, caméras égocentrées et dispositifs manuels, et non sur de la téléopération robot directe, ce que MindOn présente comme un moyen de préserver les comportements naturels de résolution de problèmes.

L'enjeu industriel est double. D'abord, l'agnosticisme matériel: si un seul modèle orchestre humanoïdes et bras fixes sur une même tâche, les intégrateurs n'ont plus à développer des pipelines d'IA distincts par plateforme, ce qui réduit le coût d'entrée dans les déploiements multi-robots. Ensuite, MindOn s'attaque frontalement au sim-to-real, l'un des verrous les plus persistants de la robotique moderne: son Real-World Execution Compensation Model utilise un volume réduit de données réelles pour corriger les dérives dues aux différences de dynamique entre simulation et environnement physique. Les métriques annoncées (précision sub-centimétrique sur une démonstration sélectionnée) restent toutefois à valider dans des conditions de déploiement industriel répétable, avec cadences et taux d'erreur documentés. Le système de raisonnement hiérarchique compensant les délais d'actuation répond par ailleurs à un problème souvent sous-estimé: contrairement aux démonstrations humaines, les robots subissent des latences de capteur, de calcul et d'actionneur que le modèle doit continuellement corriger en temps réel.

MindOne Robotics évolue dans un espace concurrentiel très chargé. Sur l'agnosticisme matériel et les modèles unifiés cross-embodiment, elle fait face à GR00T N2 de NVIDIA (conçu pour humanoïdes multiples), à pi0 de Physical Intelligence (modèle généraliste pour la manipulation), ainsi qu'aux stacks maison de Fourier Intelligence et d'Unitree. En Europe, Enchanted Tools avec son robot Miroka et Wandercraft positionnent des approches verticales différentes. MindOne reste une très jeune société, et cette démonstration constitue à ce stade un teaser technologique, non un produit commercialement déployé: aucun client pilote ni délai de mise en production n'ont été annoncés publiquement. L'entreprise indique vouloir étendre ses datasets humains et industrialiser son pipeline cross-embodiment, sans préciser de calendrier.

Impact France/UE

La montée en puissance de l'approche cross-embodiment chinoise (Mind-0) crée une pression concurrentielle indirecte sur les acteurs français Enchanted Tools et Wandercraft, qui développent des approches verticales différentes sans modèle unifié cross-morphologie.

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Unitree devient la première entreprise de robots humanoïdes à entrer en bourse en Chine
1TechNode 

Unitree devient la première entreprise de robots humanoïdes à entrer en bourse en Chine

Unitree Robotics a fait ses débuts mercredi sur le STAR Market de la Bourse de Shanghai sous le ticker 688836.SH, le même jour que l'ouverture de la World Robot Conference 2026 à Pékin. L'entreprise, fondée en 2016 par Wang Xingxing, a fixé le prix de son introduction en bourse à 150,80 yuans (22,41 dollars) par action, émettant 40 446 434 actions A nouvelles pour lever environ 6,099 milliards de yuans (910 millions de dollars). Unitree n'a pas commencé avec les humanoïdes : ses premiers produits commerciaux ont été des robots quadrupèdes, les séries Go, A et B, déployés dans la recherche, l'éducation et l'inspection industrielle. Ce segment a généré 92,82 millions de yuans (13,79 millions de dollars) de revenus en 2022, montant à 698 millions de yuans (103,72 millions de dollars) en 2025. La bascule est venue des humanoïdes : leurs revenus n'étaient que de 2,96 millions de yuans (440 000 dollars) en 2023, moins de 2 % du chiffre d'affaires total, avant de bondir à 868 millions de yuans (128,98 millions de dollars) en 2025, soit plus de 51 % des revenus, portés par les modèles H1 et G1. Au total, Unitree a affiché 1,699 milliard de yuans (250 millions de dollars) de chiffre d'affaires et 278 millions de yuans (41,31 millions de dollars) de bénéfice net en 2025. Cette entrée en bourse fait d'Unitree la première entreprise de robots humanoïdes cotée en Chine, un jalon symbolique alors que le secteur cherche à passer des démonstrations en laboratoire ou en salon à une phase de production et de vente réelles. Au moment où la plupart des acteurs du humanoïde opèrent encore à perte, la rentabilité affichée par Unitree offre aux investisseurs un point de référence concret pour évaluer un marché encore largement spéculatif. Mais cette réussite commerciale ne garantit pas un avantage durable : la force de l'entreprise reste concentrée sur la conception mécanique, les moteurs et le contrôle de mouvement, des domaines qu'elle maîtrise depuis dix ans. La bataille se déplace désormais vers l'intelligence embarquée, soit la capacité des robots à percevoir leur environnement, prendre des décisions et exécuter des tâches non programmées à l'avance, un terrain où le matériel seul ne suffit plus. L'histoire d'Unitree explique cette position hybride : en quittant un laboratoire universitaire en 2016, Wang Xingxing a misé sur les quadrupèdes, plus simples à industrialiser que les humanoïdes à l'époque, pour construire une base de revenus avant l'explosion de la tendance humanoïde. Cette stratégie progressive contraste avec des concurrents qui ont visé directement l'humanoïde sans revenus récurrents établis en amont. L'IPO coïncide avec l'ouverture de la World Robot Conference 2026 à Pékin, où constructeurs automobiles, entreprises de robotique et acteurs de l'IA présentent leurs efforts vers la production de masse et le déploiement réel. Pour Unitree, l'étape suivante consistera à transformer son avance matérielle en capacités logicielles et cognitives comparables à celles des modèles développés par ses concurrents, une compétition qui ne fait que commencer.

Chine/AsieOpinion
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Le robot humanoïde chinois Fuxi permet une prise de contrôle à distance en zones dangereuses
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde chinois Fuxi permet une prise de contrôle à distance en zones dangereuses

La société chinoise NORINCO (China North Industries Group Corporation) s'apprête à dévoiler Fuxi, un robot humanoïde conçu pour la reconnaissance, les patrouilles et les opérations en environnements dangereux, capable de fonctionner par tous les temps. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO, l'engin pèse environ 90 kilogrammes (198 livres) et s'appuie sur des technologies chinoises de détection du mouvement humain, de transfert de mouvement entre plateformes robotiques et de coordination corporelle globale. Il peut identifier des personnes et déclencher des alertes en cas de situation anormale, un usage pensé pour la surveillance et les missions de sentinelle. Plusieurs unités peuvent opérer en formation, et chaque robot peut reproduire en temps réel les mouvements d'un opérateur humain lors de missions téléopérées. Pour cela, NORINCO a développé un système baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération entièrement maîtrisée en interne pour des humanoïdes grandeur nature de cette masse, intégrant le remappage en temps réel du mouvement humain et le contrôle à distance pour des environnements complexes et à haut risque. Une démonstration de patrouille urbaine nocturne, mobilisant plusieurs unités Fuxi coordonnées avec évaluation intelligente et boucles de réponse fermées, doit avoir lieu au World Robot Conference de Beijing cette semaine, selon le Global Times. Cette annonce illustre le virage que prend l'industrie chinoise des humanoïdes, qui délaisse les démonstrations spectaculaires au profit de cas d'usage industriels tangibles, sous la pression de prouver une valeur économique mesurable. Plus de 300 entreprises et 2 000 exhibits, dont plus de 150 nouveaux produits, sont attendus à Beijing cette semaine, avec un accent marqué sur l'inspection industrielle et la manutention plutôt que le divertissement. Le décalage entre promesse et réalité reste toutefois net : selon des analystes du secteur, 50 à 70 % des humanoïdes produits cette année serviront surtout à collecter des données d'entraînement plutôt qu'à accomplir un travail rémunéré. Guotai Securities estime qu'un humanoïde industriel devrait coûter environ 160 000 yuans (22 300 dollars), maintenance comprise, pour atteindre un retour sur investissement en deux ans face à un ouvrier gagnant 80 000 yuans (11 100 dollars) par an. Ce calcul rappelle qu'au-delà de démonstrations de téléopération comme celle de Fuxi, c'est l'autonomie réelle, soit la reconnaissance d'objets inconnus, la manipulation répétée et la récupération d'erreurs sans intervention d'ingénieur, ainsi que le coût total, qui détermineront l'adoption effective par les intégrateurs et décideurs industriels. Cette semaine s'inscrit dans un calendrier chargé pour la robotique chinoise. Vingt-trois équipes de robots humanoïdes se sont récemment affrontées à Beijing sur un défi réaliste de lutte contre l'incendie et de sauvetage, testant leur capacité à agir dans des conditions imprévisibles. Les World Humanoid Robot Games démarrent le 22 août à Beijing avec des épreuves reprenant des tâches d'usine, d'hôtellerie et domestiques telles que l'emballage, l'entreposage, l'assemblage industriel, l'alimentation de machines, le service en magasin, la recharge de véhicules électriques et le branchement de câbles, rapporte Reuters. Ces exercices exigent des robots qu'ils reconnaissent des objets inconnus et enchaînent des manipulations sans intervention constante d'un ingénieur, un pas au-delà du simple mouvement programmé. Fuxi et son système "external avatar" s'inscrivent dans cette bataille de positionnement entre constructeurs chinois, où NORINCO, acteur historique de la défense, mise sur la téléopération et la coordination multi-robots pour se différencier face aux concurrents tournés vers l'autonomie complète. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de prix n'a pour l'instant été communiqué pour Fuxi.

Chine/AsieActu
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Une entreprise chinoise va déployer 100 robots humanoïdes dans des foyers pour les tâches quotidiennes
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Une entreprise chinoise va déployer 100 robots humanoïdes dans des foyers pour les tâches quotidiennes

La société chinoise GigaAI, basée à Wuhan, a déployé un premier lot de 100 robots humanoïdes SeeLight S1 dans des foyers réels, dans ce que l'entreprise présente comme le premier test à grande échelle d'un robot humanoïde polyvalent à usage domestique en Chine. Dans un appartement de démonstration à Wuhan, deux unités ont exécuté une série de tâches documentées fin mai 2026: l'une a préparé un petit-déjeuner (récupération d'aliments, chauffe au micro-ondes, débarrassage des couverts, chargement du lave-vaisselle), l'autre a sorti le linge d'un sèche-linge, plié des vêtements et rangé une armoire. Selon GigaAI, ces séquences ont été apprises en moins d'un mois de formation sur site. Le SeeLight S1 repose sur ce que l'entreprise appelle un "modèle de fondation incarné" (embodied foundation model), capable de traiter des instructions en langage naturel, d'interpréter son environnement visuel, de planifier une action et de l'exécuter de manière autonome, y compris lorsque la disposition des meubles change en cours de route. Ce déploiement illustre le changement de paradigme central dans la course humanoïde: passer de la démonstration contrôlée au test en conditions réelles, là où réside précisément la difficulté. Contrairement aux environnements d'usine, structurés et prévisibles, les foyers sont imprévisibles: meubles déplacés, objets laissés hors de leur place, conditions lumineuses variables, routines différentes d'un foyer à l'autre. Ce phénomène, connu sous le nom de paradoxe de Moravec, explique pourquoi des tâches en apparence simples comme plier du linge ou saisir un objet sans le renverser restent plus difficiles à automatiser que des problèmes mathématiques complexes. Les limites constatées lors du déploiement sont significatives et méritent d'être signalées: organiser quelques livres peut prendre plusieurs minutes, plier un seul vêtement peut dépasser dix minutes, et le robot a eu des difficultés à manipuler des verres contenant des liquides. GigaAI qualifie elle-même ce déploiement de "plateforme de collecte de données" plutôt que de produit fini, une distinction importante pour les intégrateurs et décideurs industriels qui suivent le secteur. GigaAI s'inscrit dans une vague de startups chinoises qui accélèrent sur le segment humanoïde domestique, en concurrence directe avec des acteurs américains comme Figure (Figure 02), Physical Intelligence (Pi-0) ou encore Tesla (Optimus Gen 2), ainsi qu'avec des compétiteurs locaux tels qu'Unitree Robotics (G1) et UBTECH (Walker S). Le co-fondateur et directeur scientifique Zhu Zheng résume l'enjeu technique en opposant "cervelet" (mouvements acrobatiques, équilibre) et "cerveau" (planification, adaptation au contexte), soulignant que c'est cette seconde dimension qui différencie la robotique domestique de la robotique industrielle classique. L'entreprise prévoit de lancer le SeeLight S2 d'ici fin 2026, avec un châssis plus compact, une autonomie de batterie étendue, une portée de bras améliorée et des algorithmes d'IA plus avancés. Le programme de tests devrait également s'élargir à des foyers avec des personnes âgées et des enfants, deux segments particulièrement exigeants pour l'embodied AI et potentiellement les plus porteurs commercialement.

UESignal concurrentiel indirect pour les acteurs européens de la robotique humanoïde : la Chine franchit le cap du déploiement domestique réel avant les occidentaux, ce qui pourrait accélérer la pression sur les roadmaps et financements européens du secteur.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : le nouveau robot humanoïde chinois combine contrôle corps entier et puce Nvidia Thor
4Interesting Engineering 

Vidéo : le nouveau robot humanoïde chinois combine contrôle corps entier et puce Nvidia Thor

Booster Robotics, start-up chinoise de robotique, a dévoilé le Booster T2, une nouvelle plateforme humanoïde destinée à la fois à la recherche en IA incarnée et à des applications industrielles réelles. La version T2 Pro embarque la puce Nvidia Thor T5000, annoncée jusqu'à 2 070 TFLOPS de calcul embarqué pour la perception, la planification et le contrôle en temps réel. Le robot mesure environ 1,4 mètre et pèse entre 43 et 94,7 livres selon la configuration matérielle, avec 31 degrés de liberté répartis en six articulations par jambe, sept par bras, trois au niveau du bassin et deux à la tête. Il peut porter jusqu'à 10 kg à deux bras, avec un couple articulaire maximal de 140 Nm, et existe en trois configurations : effecteur optionnel, pince standard, ou main dextre à 6 degrés de liberté pour des tâches de manipulation avancées. Côté perception, le T2 embarque des caméras binoculaires à la tête et à la taille, complétées par des caméras de poignet sur les versions haut de gamme, un réseau de microphones, des haut-parleurs et un LiDAR optionnel. Sa batterie de 48V/10Ah offre jusqu'à deux heures de marche continue à une vitesse maximale de 2 m/s. Parallèlement, Booster Robotics lance Booster Studio, une plateforme logicielle ouverte couvrant simulation, entraînement de politiques et déploiement sur robot réel, avec un support pour les modèles vision-langage-action (VLA), l'apprentissage par renforcement et l'apprentissage par imitation. L'enjeu principal tient au calcul embarqué : en réduisant la dépendance à une puissance de calcul externe, Booster mise sur une boucle perception-décision-action autonome, un point de friction classique pour les intégrateurs qui cherchent des robots déployables hors laboratoire. Booster Studio répond quant à lui directement au problème du "sim-to-real", souvent cité comme l'un des principaux goulots d'étranglement de la robotique incarnée actuelle. La vidéo de démonstration montrant chutes récupérées, sauts et coordination dynamique doit toutefois être lue avec prudence : ce type de séquence est généralement sélectionné et ne garantit pas une fiabilité en conditions réelles non contrôlées. Un signal plus solide vient du terrain de compétition : l'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua a conservé son titre à la RoboCup 2026 Humanoid League en Corée du Sud avec le précédent modèle Booster T1, confirmant une certaine maturité de la plateforme dans des contextes dynamiques non scénarisés. Booster T1 s'était déjà imposé comme référence académique low-cost dans les cercles de recherche et de compétition robotique. Le T2 vise à élargir cette base vers des usages commerciaux et industriels, en misant sur une approche ouverte et modulaire plutôt que sur un produit intégré verticalement, à la différence d'acteurs comme Tesla (Optimus) ou Figure. Il vient également se positionner face à Unitree, autre constructeur chinois disputant le même segment des plateformes humanoïdes accessibles aux développeurs. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce.

Chine/AsieActu
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