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Un robot humanoïde réduit de 8 fois son délai de traitement grâce à NVIDIA lors de tests internes
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Un robot humanoïde réduit de 8 fois son délai de traitement grâce à NVIDIA lors de tests internes

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Bear Robotics affirme avoir réduit d'un facteur huit le temps d'inférence d'un modèle de fondation pour la robotique sur son humanoïde KR1, de 500 à 60 millisecondes, grâce à des logiciels NVIDIA. L'entreprise l'a annoncé à NVIDIA GTC Berlin en présentant KINO-2, une plateforme d'apprentissage qui transforme des démonstrations humaines en tâches exécutables par le robot. Elle revendique aussi un gain de 4,2 fois pour son propre modèle, dont l'inférence passe de 72,3 à 17,2 millisecondes. Le modèle ramené à 60 ms est NVIDIA Isaac GR00T, dont la version initiale n'était pas optimisée. Pour y arriver, Bear a intégré Isaac OS à son système de perception, s'appuie sur la carte Jetson AGX Thor et le SDK Holoscan 5.0, et applique TensorRT ainsi qu'une quantification des modèles, qui réduit la précision numérique des paramètres pour alléger le calcul. À Berlin, KR1 exécute un flux logistique: il reçoit une commande d'un système de gestion d'entrepôt, prélève des bouteilles, les place dans un bac, l'amène à un point de dépose et revient avec un bac vide.

Ces chiffres demandent à être lus avec précision. Ils proviennent de mesures internes et portent sur l'inférence seule, pas sur la vitesse d'exécution du robot: KR1 n'est pas huit fois plus rapide pour accomplir une tâche. De plus, le point de comparaison de 500 ms correspond à une configuration non optimisée, ce qui amplifie mécaniquement le gain. Bear ne publie ni temps de cycle complet, ni taux de réussite en manipulation, ni données de fiabilité sur la durée, ni taux d'intervention humaine. L'intérêt réel est ailleurs: une latence de 60 ms, voire 17 ms pour le modèle maison, rend plus plausible un contrôle réactif avec des modèles vision-langage-action (VLA) embarqués sur un module Jetson Thor, sans dépendre du cloud. Pour un intégrateur ou un COO logistique, cela confirme que l'optimisation logicielle (quantification, compilation) pèse autant que le modèle lui-même. Cela ne prouve cependant pas que l'écart entre démonstration et exploitation soit comblé: un scénario de démonstration sur salon reste un environnement défini, très éloigné d'un flux client en continu.

Bear Robotics est connu pour ses robots de service. Il revendique plus de 16 000 robots déployés sur plus de 5 000 sites clients, mais la grande majorité sont des machines mobiles et non des humanoïdes, et aucun volume de KR1 n'est communiqué. La stratégie annoncée consiste à associer des robots mobiles spécialisés pour le transport à des KR1 chargés de la manipulation, le tout piloté par une gestion de flotte et des workflows communs. Des pilotes clients sont en cours sur les retours en supermarché et la manutention de bacs en entrepôt. Bren Pierce, directeur de la robotique, défend l'approche par démonstration: ceux qui font le métier connaissent déjà les produits, les équipements et l'ordre des opérations. Bear rejoint ainsi le mouvement des acteurs qui bâtissent leurs humanoïdes sur la pile NVIDIA (GR00T, Jetson Thor), face à des concurrents comme Figure avec Helix ou Tesla avec Optimus, plus verticalement intégrés. Le véritable test sera la publication de résultats de pilotes montrant combien de flux complets KR1 réalise sans intervention.

Impact France/UE

Annonce faite au NVIDIA GTC Berlin, mais sans déploiement ni partenaire européen identifié : l'impact sur la France/UE reste indirect.

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Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison
1Hackaday Robots Hacks 

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non. Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante. Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

UELes laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

HumanoïdesOpinion
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Tesla envisage d'entraîner son robot humanoïde Optimus grâce à l'observation d'employés réels à la Gigafactory
2Interesting Engineering 

Tesla envisage d'entraîner son robot humanoïde Optimus grâce à l'observation d'employés réels à la Gigafactory

Optimus, le robot humanoïde de Tesla, pourrait bientôt apprendre directement des employés de la Gigafactory de Grünheide, en Allemagne. Selon une enquête du quotidien économique Handelsblatt, citant une communication interne de Tesla, des salariés volontaires porteront des caméras montées sur des sacs à dos pendant leurs tâches habituelles d'assemblage de véhicules. Ces caméras enregistreront la manière dont les ouvriers saisissent leurs outils, manipulent les composants et exécutent chaque étape de fabrication. Ces données serviront ensuite à entraîner Optimus à reproduire ces gestes de façon autonome en environnement industriel, selon le média Electrive. Ce dispositif reprend une méthode déjà en place aux États-Unis, où des "Data Collection Operators" dédiés effectuent des séquences de mouvements précises pour générer des données d'entraînement. Le rapport précise que le rôle exact que jouera Optimus à Grünheide reste flou, tout comme les modalités d'encadrement de la participation des employés, et que l'initiative n'a pas encore été discutée avec le comité d'entreprise du site. Tesla n'a pas répondu aux sollicitations de Handelsblatt. Cette approche illustre une tendance de fond dans la course aux robots humanoïdes : plutôt que de miser uniquement sur la simulation ou le téléopérateur en laboratoire, les fabricants cherchent à capter des données de mouvement directement sur le terrain de production réel, à grande échelle, pour combler l'écart entre démonstration et usage industriel effectif. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce signal confirme que l'apprentissage par imitation à partir de données humaines reste central dans les stratégies VLA (vision-language-action) actuelles, avant même que la fiabilité en usine soit démontrée. Mais l'initiative soulève aussi une question sensible en Allemagne : le droit du travail local impose une consultation du comité d'entreprise pour tout système technique capable de surveiller le comportement ou la performance des salariés, ce que Tesla semble ne pas avoir encore engagé, un point qui pourrait freiner ou complexifier le déploiement. Le site de Grünheide s'inscrit dans une répartition des rôles entre deux implantations allemandes de Tesla : pendant que Reutlingen développe des composants (capteurs, actionneurs, réducteurs) et des équipements de production pour la fabrication d'Optimus à grande échelle, Grünheide fournirait les données d'entraînement issues du terrain. Cette annonce intervient alors qu'Elon Musk a récemment qualifié, lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, la montée en production d'Optimus de "défi manufacturier le plus difficile" jamais affronté par Tesla, faute de chaîne d'approvisionnement mature comparable à celle de l'automobile. Musk a évoqué des tensions sur les puces IA et les capacités mémoire, mais note que des fournisseurs comme Samsung, TSMC et Micron étendent leurs capacités pour y répondre. En décembre 2025, Tesla avait diffusé une vidéo montrant Optimus courir en laboratoire avec des progrès visibles en équilibre et en coordination, un robot qui mesure 180 cm pour environ 73 kg et compte plus de 40 degrés de liberté.

UELe site Tesla de Grünheide en Allemagne serait concerné par une obligation légale de consultation du comité d'entreprise avant tout déploiement d'un dispositif de surveillance des gestes des salariés, une question de droit du travail européen non encore résolue par Tesla.

HumanoïdesActu
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Un robot humanoïde parcourt 1,2 million de pas lors d'un test d'endurance de 9 jours sur tapis roulant
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Un robot humanoïde parcourt 1,2 million de pas lors d'un test d'endurance de 9 jours sur tapis roulant

Figure AI soumet son humanoïde Figure 03 à un test d'endurance prolongé. Selon le CEO Brett Adcock, qui l'a annoncé sur X le 19 octobre 2026, le robot a marché pendant neuf jours consécutifs sur un tapis roulant. Il cumule 348 miles (environ 560 km) et 1,2 million de pas. Adcock présente l'essai comme un projet parallèle, lancé pour pousser la machine jusqu'à la panne et révéler des défaillances que des démonstrations courtes ne montrent pas. Le time-lapse publié montre le robot marchant dans une installation d'essai, relié à un câble d'alimentation. Figure 03, dévoilé le 9 octobre 2025, est la troisième génération de la plateforme de l'entreprise. Il embarque des caméras à fréquence d'images doublée et à latence divisée par quatre par rapport à la génération précédente, avec un champ de vision élargi de 60 %. Ses mains intègrent des caméras de paume et des capteurs tactiles sensibles à des forces de trois grammes. Il dispose aussi d'une recharge par induction sans fil, via des bobines dans les pieds, à 2 kW. L'intérêt est de passer de la démonstration à la fiabilité. Pour un intégrateur ou un COO industriel, la question n'est pas de savoir si un humanoïde sait faire un geste, mais combien d'heures il tient sans intervention, et quelles pièces cèdent en premier (actionneurs, articulations, connectiques, thermique). 1,2 million de pas fournit un indicateur de fatigue mécanique sur la locomotion, qui est un point faible classique des plateformes bipèdes. Les limites sont toutefois importantes. Un tapis roulant est un environnement répétitif et contrôlé, sans charge utile, sans obstacles ni manipulation. Le câble visible laisse penser que l'alimentation n'est pas autonome, et Figure n'a précisé ni si un seul robot a tenu l'ensemble des neuf jours, ni le rôle de la recharge par induction, ni s'il y a eu des arrêts ou des maintenances. Tant que ces points restent flous, le chiffre démontre surtout une endurance de marche, pas une aptitude à tenir des postes industriels complets. Cet essai prolonge une série de démonstrations d'endurance. En mai 2026, Figure avait diffusé en direct des Figure 03 triant des colis pendant environ 200 heures. Prévue pour huit heures, la diffusion s'était étendue à neuf jours, avec 249 560 colis traités. Plusieurs machines se relayaient pourtant, chacune travaillant trois à quatre heures avant de passer la main, ce qui relativise la notion d'endurance individuelle. Le 30 septembre, Figure a aussi annoncé le retrait de sa flotte Figure 02, à mesure que la production de Figure 03 monte en cadence. Cette génération avait été déployée chez BMW à Spartanburg (Caroline du Sud), où elle manipulait des tôles et a contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3. Ses composants sur mesure rendant le démontage long, Figure a préféré faire fondre la majorité des robots dans une fonderie en Finlande. La suite dépendra de la publication de données plus complètes (taux de pannes, temps moyen entre défaillances, conditions de test), seules à même de transformer ce test en preuve de fiabilité face à Tesla (Optimus), Agility Robotics (Digit) ou Apptronik (Apollo).

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LG dévoile un robot humanoïde bipède avec NVIDIA au premier trimestre 2027
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LG dévoile un robot humanoïde bipède avec NVIDIA au premier trimestre 2027

LG et NVIDIA ont signé un protocole d'accord le 13 août à Santa Clara, en Californie, pour approfondir leur collaboration sur les robots humanoïdes, les usines IA et la conduite autonome. Les deux groupes prévoient de dévoiler un robot humanoïde bipède au premier trimestre 2027, alimenté par la puce embarquée NVIDIA Jetson Thor, construit sur le modèle de fondation Isaac GR00T et le système de sécurité Halos. LG Electronics, LG Innotek et LG Energy Solution fourniront actionneurs, capteurs et batteries. LG doit aussi établir un premier site de référence d'usine IA basé sur la plateforme de calcul NVIDIA Vera Rubin au premier semestre 2027, avant la mise en service d'une installation de 80 mégawatts à Cheonan, en Corée du Sud, prévue pour le premier semestre 2028. Par ailleurs, LG déploiera ses robots à roues CLOiD dans une usine de machines à laver au Tennessee avant fin 2026, pour collecter des données de production servant à améliorer leurs performances avant extension à d'autres sites. Pour l'instant, l'annonce reste un protocole d'accord et une feuille de route, pas un produit livré : aucune démonstration du robot bipède n'existe encore, et sa présentation publique n'est prévue que dans un an et demi. Elle confirme néanmoins la stratégie de NVIDIA visant à s'imposer comme fournisseur d'infrastructure incontournable de la robotique humanoïde, en associant puce embarquée, modèle de fondation et couche de sécurité à des industriels qui apportent la mécanique et l'intégration, un schéma déjà utilisé avec d'autres partenaires du secteur. Pour LG, qui exploite déjà des robots à roues en usine, ce partenariat marque une montée en gamme vers la bipédie et l'ambition de revendre des infrastructures d'usine IA clé en main à des clients technologiques mondiaux une fois le modèle validé à Cheonan. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret reste l'usine IA de 80 MW et le pipeline de données associé, plus tangibles à court terme que le robot lui-même. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de NVIDIA autour de l'IA physique, combinant son architecture d'usine IA DSX à l'expertise de LG en alimentation, refroidissement et conception de datacenters. Le futur humanoïde rejoindra un marché déjà disputé par Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 02 et 03, ou Agility Robotics, dans une course où NVIDIA fournit une pile matérielle et logicielle commune à plusieurs constructeurs. LG développera aussi, via la plateforme PhysicalWorks de sa filiale LG CNS, une usine de données robotiques collectant en continu des données d'exploitation et générant des jeux de données synthétiques pour l'entraînement et la validation des robots. Côté automobile, les deux groupes construiront une plateforme de calcul haute performance pour véhicules définis par logiciel, fondée sur NVIDIA DRIVE Hyperion et associée aux logiciels d'info-divertissement de LG. Un groupe de travail technique et commercial conjoint supervisera recherche, validation en usine et commercialisation sur ces trois volets, sans calendrier détaillé au-delà des jalons de 2027 et 2028 déjà fixés.

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