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Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non.

Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante.

Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

Impact France/UE

Les laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

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Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports
1Interesting Engineering 

Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports

Samsung Electronics développerait depuis plusieurs années un robot humanoïde en interne, tenu confidentiel et distinct de sa division Robotics eXperience (RX, lancée en juillet 2026) et de sa filiale Rainbow Robotics, selon des médias coréens. Le projet aurait atteint un stade avancé et surpasserait déjà plusieurs concurrents sud-coréens. Samsung adapterait la technologie de ses moteurs à courant continu sans balais (BLDC), produits en masse pour ses lave-linge, climatiseurs et réfrigérateurs, pour fabriquer les actionneurs du robot, poste qui peut représenter jusqu'à 60% du coût de production d'un humanoïde. Ces moteurs domestiques partagent avec les actionneurs robotiques bobinages, aimants permanents, équilibrage du rotor et contrôle électronique. Côté logiciel, Samsung Research a développé Shallow-π, un modèle vision-langage-action (VLA) qui réduirait les besoins de calcul au tiers des VLA classiques et permettrait 17 décisions par seconde ; en test d'usine, il a atteint 95% de réussite sur une tâche d'insertion précise de tuyau d'eau, coordonnant 22 degrés de liberté sur les deux bras et les mains. Ce modèle s'appuie sur le LLM maison Gauss, et un Robot Data Factory est prévu sur le campus de Gumi. Si ces informations se confirment, elles marqueraient un basculement dans la course aux humanoïdes : plutôt que de bâtir une chaîne de production dédiée comme Figure AI ou Agility Robotics, Samsung s'appuierait sur une base industrielle déjà amortie, la fabrication de moteurs BLDC à très grande échelle, pour comprimer le poste de coût le plus lourd du secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela suggère qu'un géant de l'électronique grand public doté d'une chaîne d'approvisionnement verticale pourrait entrer sur le marché avec une structure de coûts difficile à égaler pour des startups pures. Les chiffres avancés pour Shallow-π, calcul réduit au tiers, 17 décisions par seconde, 95% de réussite, vont dans le sens des progrès revendiqués par des concurrents comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia sur l'efficacité des VLA à l'échelle industrielle. Ces performances restent toutefois issues de communications relayées par la presse coréenne, non de données publiées par Samsung : le taux de 95% porte sur une tâche isolée en test d'usine, pas sur un déploiement en production. Ce projet s'inscrit dans une stratégie robotique construite par étapes : Samsung est devenu actionnaire majoritaire de Rainbow Robotics avec une participation de 35%, et le robot à roues bi-bras RB-Y1 de cette filiale est actuellement testé dans des opérations logistiques. L'humanoïde interne resterait un projet distinct, décrit comme plus avancé que le RB-Y1. La division RX, lancée en juillet 2026, chapeaute désormais l'ensemble de la stratégie robotique du groupe, du développement technologique à l'exécution commerciale et aux pôles de recherche internationaux. Sur le marché des humanoïdes, Samsung se positionnerait ainsi face à des acteurs déjà engagés dans des déploiements annoncés, comme Figure AI avec Figure 03 ou Tesla avec Optimus Gen 3, en misant sur son avantage manufacturier hérité de l'électroménager. Aucune date de lancement commercial ni de pilote industriel n'a été communiquée pour ce robot maison.

HumanoïdesOpinion
1 source
Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes
2Robotics Business Review 

Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes

Lors du Robotics Summit & Expo 2026, tenu à Boston au Thomas B. Menino Convention & Exhibition Center devant quelque 3 900 participants, un panel de haut niveau a fait le point sur l'état réel du développement des robots humanoïdes. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics, y a révélé que l'entreprise a engagé le déploiement de l'ordre de 25 000 humanoïdes Atlas dans des usines, avec un objectif de capacité de production portée à 30 000 unités par an d'ici 2028. Boston Dynamics a conduit une première démonstration en conditions réelles en usine en 2025, architecture entièrement pilotée par les données, puis a présenté Atlas au CES de janvier 2026 pendant une semaine complète. Pour 2026, la société prévoit un retour en usine pour une démonstration plus complète, de bout en bout, connectant le robot au système d'information de l'usine et gérant les exceptions opérationnelles. Du côté d'Agility, dont la marque commerciale s'est récemment stabilisée sous le nom Agility (ex-Agility Robotics), les déploiements du robot Digit avancent avec Amazon, GXO, Schaeffler, Toyota et Mercado Libre, marquant une sortie effective de la phase pilote. Ce que ce panel signale clairement pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est que le vrai verrou n'est plus mécanique ni même algorithmique, mais stratégique. Rodriguez a posé le problème avec précision : sauf pour de rares applications à très grand volume et très stable, presque tous les postes de travail sont des cas uniques. Le défi du passage à l'échelle repose sur trois axes simultanés, hardware, modèles de comportement, et stratégie d'intégration, et l'échec sur l'un suffit à rendre le déploiement économiquement non viable. La décision de Boston Dynamics de commencer par la logistique en manufacturing, un environnement qui exige de la généralité sans imposer encore les contraintes de timing et de sécurité de la ligne d'assemblage, illustre une approche pragmatique et graduée. Ces chiffres de déploiement engagés, 25 000 unités, sont une donnée de marché rare dans un secteur habitué aux annonces sans livraisons. Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, a traversé une longue période de recherche pure avant de commercialiser Atlas dans sa version électrique présentée en 2024, succédant aux plateformes hydrauliques historiques. Le marché des humanoïdes reste en pleine effervescence : Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 sur sa propre ligne de production, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2, et des acteurs émergents comme 1X Technologies ou Apptronik positionnent tous leurs solutions sur des créneaux différents, de l'assemblage léger à la manutention lourde. Côté Europe, Enchanted Tools (France) et Wandercraft restent focalisés sur des niches spécifiques, assistance et rééducation, sans viser encore le marché industriel général. Les prochaines étapes à surveiller : la publication par ASTM International (représenté dans le panel par Aaron Prather) de standards de sécurité pour la cohabitation humains-humanoïdes, et les résultats concrets des déploiements Agility/Amazon, dont les métriques opérationnelles restent pour l'instant non publiques.

UELes entreprises françaises (Enchanted Tools, Wandercraft) restent cantonnées aux niches assistance/rééducation sans feuille de route vers l'industriel général, creusant un écart stratégique avec les déploiements à grande échelle désormais en cours en Amérique du Nord.

HumanoïdesActu
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Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY
3Robotics Business Review 

Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY

Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

HumanoïdesOpinion
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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes
4Robotics Business Review 

IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes

Le fabricant chinois CubeMars a développé l'AK45-10, un actionneur robotique intégré destiné aux articulations de robots humanoïdes. Le module mesure 53mm de diamètre pour environ 260 grammes, et délivre jusqu'à 7Nm de couple de pointe grâce à un réducteur planétaire à rapport 10:1. Sa particularité tient à l'intégration en un seul bloc du moteur brushless, du réducteur, de l'encodeur et de l'électronique de contrôle, au lieu d'assembler ces composants séparément comme le veut l'approche traditionnelle. CubeMars positionne ce produit pour équiper aussi bien les articulations du haut du corps (coudes, poignets) que celles du bas du corps (hanches, genoux), avec des besoins de couple et de stabilité différents selon la charge appliquée. Cette annonce illustre une tendance de fond dans l'industrie des robots humanoïdes plutôt qu'une rupture technologique isolée : la miniaturisation et l'intégration des actionneurs deviennent un enjeu central pour rendre les plateformes humanoïdes viables commercialement. Avec des dizaines d'articulations à motoriser par robot, le poids et l'encombrement cumulés des actionneurs pèsent directement sur l'autonomie énergétique et la complexité d'assemblage. Pour les intégrateurs et fabricants de robots, disposer de modules compacts et prêts à l'emploi réduit le câblage, la maintenance et le temps de développement, un facteur déterminant alors que plusieurs acteurs cherchent à passer du prototype de démonstration à la production en série. Il faut toutefois noter que l'article ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client identifié utilisant cet actionneur dans un robot complet : il s'agit d'une présentation produit, pas d'un déploiement confirmé sur une plateforme humanoïde nommée. CubeMars s'inscrit dans un marché des actionneurs pour robotique où la concurrence s'intensifie, notamment face à des fournisseurs spécialisés dans les moteurs à couple élevé et faible encombrement pour la robotique légère et les drones, secteur d'origine de plusieurs fabricants chinois de ce type de composants. La course aux articulations compactes fait écho aux besoins exprimés par les développeurs de plateformes humanoïdes comme Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, qui doivent tous arbitrer entre couple, poids et coût par articulation. Sans annonce de partenariat ou de déploiement précis à ce stade, l'AK45-10 reste positionné comme un composant générique destiné aux développeurs de robots plutôt qu'un produit associé à un humanoïde spécifique déjà commercialisé.

HumanoïdesActu
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