Aller au contenu principal
IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes
HumanoïdesRobotics Business Review 

IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Le fabricant chinois CubeMars a développé l'AK45-10, un actionneur robotique intégré destiné aux articulations de robots humanoïdes. Le module mesure 53mm de diamètre pour environ 260 grammes, et délivre jusqu'à 7Nm de couple de pointe grâce à un réducteur planétaire à rapport 10:1. Sa particularité tient à l'intégration en un seul bloc du moteur brushless, du réducteur, de l'encodeur et de l'électronique de contrôle, au lieu d'assembler ces composants séparément comme le veut l'approche traditionnelle. CubeMars positionne ce produit pour équiper aussi bien les articulations du haut du corps (coudes, poignets) que celles du bas du corps (hanches, genoux), avec des besoins de couple et de stabilité différents selon la charge appliquée.

Cette annonce illustre une tendance de fond dans l'industrie des robots humanoïdes plutôt qu'une rupture technologique isolée : la miniaturisation et l'intégration des actionneurs deviennent un enjeu central pour rendre les plateformes humanoïdes viables commercialement. Avec des dizaines d'articulations à motoriser par robot, le poids et l'encombrement cumulés des actionneurs pèsent directement sur l'autonomie énergétique et la complexité d'assemblage. Pour les intégrateurs et fabricants de robots, disposer de modules compacts et prêts à l'emploi réduit le câblage, la maintenance et le temps de développement, un facteur déterminant alors que plusieurs acteurs cherchent à passer du prototype de démonstration à la production en série. Il faut toutefois noter que l'article ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client identifié utilisant cet actionneur dans un robot complet : il s'agit d'une présentation produit, pas d'un déploiement confirmé sur une plateforme humanoïde nommée.

CubeMars s'inscrit dans un marché des actionneurs pour robotique où la concurrence s'intensifie, notamment face à des fournisseurs spécialisés dans les moteurs à couple élevé et faible encombrement pour la robotique légère et les drones, secteur d'origine de plusieurs fabricants chinois de ce type de composants. La course aux articulations compactes fait écho aux besoins exprimés par les développeurs de plateformes humanoïdes comme Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, qui doivent tous arbitrer entre couple, poids et coût par articulation. Sans annonce de partenariat ou de déploiement précis à ce stade, l'AK45-10 reste positionné comme un composant générique destiné aux développeurs de robots plutôt qu'un produit associé à un humanoïde spécifique déjà commercialisé.

Dans nos dossiers

À lire aussi

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison
1Hackaday Robots Hacks 

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non. Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante. Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

UELes laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

HumanoïdesOpinion
1 source
Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
2Interesting Engineering 

Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

HumanoïdesActu
1 source
Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports
3Interesting Engineering 

Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports

Samsung Electronics développerait depuis plusieurs années un robot humanoïde en interne, tenu confidentiel et distinct de sa division Robotics eXperience (RX, lancée en juillet 2026) et de sa filiale Rainbow Robotics, selon des médias coréens. Le projet aurait atteint un stade avancé et surpasserait déjà plusieurs concurrents sud-coréens. Samsung adapterait la technologie de ses moteurs à courant continu sans balais (BLDC), produits en masse pour ses lave-linge, climatiseurs et réfrigérateurs, pour fabriquer les actionneurs du robot, poste qui peut représenter jusqu'à 60% du coût de production d'un humanoïde. Ces moteurs domestiques partagent avec les actionneurs robotiques bobinages, aimants permanents, équilibrage du rotor et contrôle électronique. Côté logiciel, Samsung Research a développé Shallow-π, un modèle vision-langage-action (VLA) qui réduirait les besoins de calcul au tiers des VLA classiques et permettrait 17 décisions par seconde ; en test d'usine, il a atteint 95% de réussite sur une tâche d'insertion précise de tuyau d'eau, coordonnant 22 degrés de liberté sur les deux bras et les mains. Ce modèle s'appuie sur le LLM maison Gauss, et un Robot Data Factory est prévu sur le campus de Gumi. Si ces informations se confirment, elles marqueraient un basculement dans la course aux humanoïdes : plutôt que de bâtir une chaîne de production dédiée comme Figure AI ou Agility Robotics, Samsung s'appuierait sur une base industrielle déjà amortie, la fabrication de moteurs BLDC à très grande échelle, pour comprimer le poste de coût le plus lourd du secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela suggère qu'un géant de l'électronique grand public doté d'une chaîne d'approvisionnement verticale pourrait entrer sur le marché avec une structure de coûts difficile à égaler pour des startups pures. Les chiffres avancés pour Shallow-π, calcul réduit au tiers, 17 décisions par seconde, 95% de réussite, vont dans le sens des progrès revendiqués par des concurrents comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia sur l'efficacité des VLA à l'échelle industrielle. Ces performances restent toutefois issues de communications relayées par la presse coréenne, non de données publiées par Samsung : le taux de 95% porte sur une tâche isolée en test d'usine, pas sur un déploiement en production. Ce projet s'inscrit dans une stratégie robotique construite par étapes : Samsung est devenu actionnaire majoritaire de Rainbow Robotics avec une participation de 35%, et le robot à roues bi-bras RB-Y1 de cette filiale est actuellement testé dans des opérations logistiques. L'humanoïde interne resterait un projet distinct, décrit comme plus avancé que le RB-Y1. La division RX, lancée en juillet 2026, chapeaute désormais l'ensemble de la stratégie robotique du groupe, du développement technologique à l'exécution commerciale et aux pôles de recherche internationaux. Sur le marché des humanoïdes, Samsung se positionnerait ainsi face à des acteurs déjà engagés dans des déploiements annoncés, comme Figure AI avec Figure 03 ou Tesla avec Optimus Gen 3, en misant sur son avantage manufacturier hérité de l'électroménager. Aucune date de lancement commercial ni de pilote industriel n'a été communiquée pour ce robot maison.

HumanoïdesOpinion
1 source
Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes
4IEEE Spectrum Robotics 

Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes

Figure atteint désormais une cadence de production de 55 robots humanoïdes par semaine, selon une annonce publiée fin avril 2026. Ces unités sont, selon la startup américaine, destinées aux équipes internes de R&D, à la collecte de données, au développement de tâches domestiques de bout en bout et à des "cas d'usage commerciaux en développement", une formulation qui interroge sur la destination réelle de cette production alors que les déploiements commerciaux restent à maturité. En parallèle, 1X Technologies a officiellement ouvert la NEO Factory à Hayward, en Californie : une usine de 58 000 pieds carrés (environ 5 400 m²) employant plus de 200 personnes, avec une chaîne entièrement intégrée couvrant moteurs, batteries, transmissions, capteurs, structures et assemblage final. Les premières unités NEO sortent déjà des lignes de production, avec des livraisons grand public annoncées pour 2026. Sur le plan technique, Agility Robotics a publié des tests d'équilibre dynamique sur une seule jambe pour son robot Digit, et une équipe de recherche a présenté HTD (Humanoid Transformer with Touch Dreaming), un système de manipulation humanoïde combinant téleopération VR, apprentissage par renforcement pour le bas du corps et capteurs tactiles distribués. La montée en cadence simultanée de Figure et 1X marque un glissement du secteur humanoïde vers la production industrielle, mais chaque annonce appelle une lecture critique. Produire 55 unités par semaine sans contrats commerciaux confirmés suggère soit une stratégie de collecte de données à grande échelle, ressource clé pour l'entraînement des politiques VLA (Vision-Language-Action), soit une anticipation agressive de la demande avant une prochaine levée de fonds. L'intégration verticale revendiquée par 1X, inspirée du modèle Tesla, offre une flexibilité d'itération et réduit la dépendance aux fournisseurs, mais mobilise des capitaux considérables. Les travaux d'Agility sur l'équilibre dynamique illustrent par ailleurs que le gap sim-to-real reste un verrou technique central : la moindre divergence entre modèle simulé et robot réel peut provoquer une instabilité en conditions réelles, limitant directement la fiabilité en milieu industriel. Figure, fondée en 2022 par Brett Adcock, a levé plus de 750 millions de dollars avec BMW, Microsoft et Amazon comme partenaires, et opère un pilote chez BMW Manufacturing en Caroline du Sud depuis 2024, bien que les vidéos publiées restent en conditions contrôlées. 1X, société norvégienne soutenue par OpenAI et Tiger Global, se positionne sur le marché résidentiel face à Tesla Optimus (déployé progressivement dans les usines Tesla), aux robots Agility Digit (opérés chez Amazon) et aux fabricants chinois comme Unitree (G1, H1) qui exercent une pression tarifaire croissante. Aucun acteur européen, ni Wandercraft, ni Enchanted Tools, ni Pollen Robotics, n'annonce de production à ce volume pour l'instant. Les prochains trimestres détermineront si ces cadences correspondent à des commandes fermes ou à une stratégie de positionnement avant financement.

UELa montée en cadence de Figure et 1X exerce une pression concurrentielle sur les acteurs européens (Wandercraft, Enchanted Tools, Pollen Robotics), qui n'annoncent pas de volumes de production comparables à ce stade.

HumanoïdesActu
1 source