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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
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Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux.

Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action.

Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

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Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

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Une entreprise américaine déploie un robot humanoïde assistant dans les écoles de New York
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Realbotix, société américaine spécialisée dans les robots androïdes à vocation relationnelle, a lancé un pilote dans le Salamanca City Central School District (État de New York), associant son robot humanoïde M-Series et son assistant pédagogique IA baptisé Optio. Dans un premier temps réservé aux élèves inscrits aux cours Woz ED AI and Robotics, le programme est prévu pour s'étendre à environ 500 lycéens à la rentrée de l'automne 2026. Optio fonctionne comme assistant d'enseignement et tuteur à domicile : les élèves interagissent avec des avatars numériques personnalisés entraînés sur le curriculum approuvé par le district, avec un soutien individuel, une aide aux devoirs multilingue et un accès académique 24h/24. Le robot M-Series, lui, intègre un traitement du langage naturel, des expressions faciales animées et des capacités conversationnelles en temps réel, permettant une interaction directe sans interface écran. Le système inclut des contrôles de sécurité spécifiques à l'éducation, une supervision du district, et des parcours adaptés aux apprenants neurodivers. L'intérêt du déploiement réside moins dans une rupture technologique que dans le contexte opérationnel : un robot humanoïde entre dans une salle de classe réelle, non dans un laboratoire contrôlé. Le PDG Andrew Kiguel l'affirme explicitement, annonçant sortir "des démonstrations en laboratoire" pour prouver que la robotique avancée peut fonctionner dans des environnements éducatifs vivants. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, c'est un signal que les cas d'usage éducatifs pour les humanoïdes passent du stade du concept à celui de l'expérimentation pilotée à l'échelle d'un district. Cela dit, l'expansion à 500 élèves reste une annonce planifiée, pas un déploiement effectif, et les métriques techniques du M-Series (degrés de liberté, charge utile, taux de défaillance en conditions réelles) ne sont pas communiquées, ce qui limite toute évaluation sérieuse de la robustesse du système. Realbotix se positionne depuis ses débuts sur les robots androïdes sociaux, un segment distinct de l'automatisation industrielle dominé par Figure AI, Agility Robotics ou Tesla Optimus, où les exigences de manipulation physique sont centrales. Ce créneau éducatif, où la performance locomotrice compte peu mais où l'interaction naturelle et la sécurité des mineurs sont primordiales, constitue une niche cohérente avec son ADN produit. La collaboration avec Woz ED, réseau STEM cofondé par Steve Wozniak, lui assure une visibilité nationale et un terrain d'expérimentation structuré. Dans le segment des robots de présence en classe, le norvégien No Isolation avait ouvert la voie en décembre 2025 avec son robot AV1, conçu pour permettre aux enfants malades d'assister aux cours à distance, un usage bien plus ciblé. La suite dépendra des retours de ce pilote et de la capacité du M-Series à maintenir un engagement pédagogique crédible sur la durée, au-delà de l'effet de nouveauté.

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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise
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Genesis AI a présenté Eno, son premier robot à usage général, en juin 2026. La machine abandonne la forme humanoïde bipède au profit d'une base à roues surmontée d'une colonne télescopique ajustable en hauteur, capable de se replier en configuration compacte lors des phases d'inactivité. Ses mains robotiques reproduisent la morphologie et la fonction de mains humaines, afin de permettre l'utilisation d'outils standards dans des espaces déjà conçus pour des opérateurs humains. Son système de contrôle est GENE, le modèle de fondation robotique développé en interne, présenté comme capable de gérer la planification de tâches longues, l'adaptation au contexte et la mémorisation entre opérations. Un écran embarqué optionnel affiche en temps réel le raisonnement et les intentions du robot. Les premiers déploiements clients sont annoncés avant fin 2026, en fabrication, logistique et laboratoires, avec une extension ultérieure à l'hôtellerie, à la santé puis au grand public. Genesis AI a levé 105 millions de dollars en financement de démarrage, avec Eric Schmidt, ancien PDG de Google, parmi ses investisseurs déclarés. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède représente un compromis délibéré : on sacrifie la polyvalence locomotrice pour la fiabilité mécanique dans des environnements industriels à sols plats et structurés, là où l'essentiel des déploiements initiaux est ciblé. Les mains humanoïdes répondent à un problème de compatibilité concret, puisque les postes de travail et les outils industriels sont dimensionnés pour des mains humaines. Sur le plan logiciel, GENE s'inscrit dans la catégorie des VLA (Vision-Language-Action models) avec l'ambition de piloter des tâches longues en autonomie, ce que le secteur cherche précisément à démontrer à grande échelle depuis deux ans avec des résultats encore inégaux. L'affichage du raisonnement en temps réel est une réponse directe aux exigences d'acceptabilité et de sécurité en environnement mixte humain-robot. Il faut cependant souligner qu'aucun chiffre de performance validé indépendamment n'accompagne l'annonce : payload, temps de cycle et taux de fiabilité sur lignes réelles restent inconnus. Eno est à ce stade une annonce, pas un produit en production. Genesis AI entre dans une course déjà bien engagée. Figure AI déploie ses robots Figure 02 sur les lignes de montage de BMW en Caroline du Nord ; Tesla vise la production de masse d'Optimus pour 2026 ; Agility Robotics teste Digit dans les entrepôts d'Amazon ; Physical Intelligence développe Pi-0 comme modèle de fondation généraliste ; NVIDIA fournit GR00T N2 et l'infrastructure de simulation Isaac Lab à l'ensemble de l'écosystème. Genesis AI se positionne avec une approche de co-conception : hardware, software et IA développés ensemble depuis l'origine plutôt qu'intégrés séquentiellement, argument central du discours de Zhou Xian, co-fondateur et PDG. Avec 105 millions de dollars de seed et un investisseur aussi visible qu'Eric Schmidt, la société dispose des ressources pour tenir ses délais. Les déploiements pilotes annoncés avant fin 2026 constitueront le premier test réel de cette promesse d'intégration systémique.

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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes
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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes

Le fabricant chinois CubeMars a développé l'AK45-10, un actionneur robotique intégré destiné aux articulations de robots humanoïdes. Le module mesure 53mm de diamètre pour environ 260 grammes, et délivre jusqu'à 7Nm de couple de pointe grâce à un réducteur planétaire à rapport 10:1. Sa particularité tient à l'intégration en un seul bloc du moteur brushless, du réducteur, de l'encodeur et de l'électronique de contrôle, au lieu d'assembler ces composants séparément comme le veut l'approche traditionnelle. CubeMars positionne ce produit pour équiper aussi bien les articulations du haut du corps (coudes, poignets) que celles du bas du corps (hanches, genoux), avec des besoins de couple et de stabilité différents selon la charge appliquée. Cette annonce illustre une tendance de fond dans l'industrie des robots humanoïdes plutôt qu'une rupture technologique isolée : la miniaturisation et l'intégration des actionneurs deviennent un enjeu central pour rendre les plateformes humanoïdes viables commercialement. Avec des dizaines d'articulations à motoriser par robot, le poids et l'encombrement cumulés des actionneurs pèsent directement sur l'autonomie énergétique et la complexité d'assemblage. Pour les intégrateurs et fabricants de robots, disposer de modules compacts et prêts à l'emploi réduit le câblage, la maintenance et le temps de développement, un facteur déterminant alors que plusieurs acteurs cherchent à passer du prototype de démonstration à la production en série. Il faut toutefois noter que l'article ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client identifié utilisant cet actionneur dans un robot complet : il s'agit d'une présentation produit, pas d'un déploiement confirmé sur une plateforme humanoïde nommée. CubeMars s'inscrit dans un marché des actionneurs pour robotique où la concurrence s'intensifie, notamment face à des fournisseurs spécialisés dans les moteurs à couple élevé et faible encombrement pour la robotique légère et les drones, secteur d'origine de plusieurs fabricants chinois de ce type de composants. La course aux articulations compactes fait écho aux besoins exprimés par les développeurs de plateformes humanoïdes comme Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, qui doivent tous arbitrer entre couple, poids et coût par articulation. Sans annonce de partenariat ou de déploiement précis à ce stade, l'AK45-10 reste positionné comme un composant générique destiné aux développeurs de robots plutôt qu'un produit associé à un humanoïde spécifique déjà commercialisé.

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