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Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes
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Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Figure atteint désormais une cadence de production de 55 robots humanoïdes par semaine, selon une annonce publiée fin avril 2026. Ces unités sont, selon la startup américaine, destinées aux équipes internes de R&D, à la collecte de données, au développement de tâches domestiques de bout en bout et à des "cas d'usage commerciaux en développement", une formulation qui interroge sur la destination réelle de cette production alors que les déploiements commerciaux restent à maturité. En parallèle, 1X Technologies a officiellement ouvert la NEO Factory à Hayward, en Californie : une usine de 58 000 pieds carrés (environ 5 400 m²) employant plus de 200 personnes, avec une chaîne entièrement intégrée couvrant moteurs, batteries, transmissions, capteurs, structures et assemblage final. Les premières unités NEO sortent déjà des lignes de production, avec des livraisons grand public annoncées pour 2026. Sur le plan technique, Agility Robotics a publié des tests d'équilibre dynamique sur une seule jambe pour son robot Digit, et une équipe de recherche a présenté HTD (Humanoid Transformer with Touch Dreaming), un système de manipulation humanoïde combinant téleopération VR, apprentissage par renforcement pour le bas du corps et capteurs tactiles distribués.

La montée en cadence simultanée de Figure et 1X marque un glissement du secteur humanoïde vers la production industrielle, mais chaque annonce appelle une lecture critique. Produire 55 unités par semaine sans contrats commerciaux confirmés suggère soit une stratégie de collecte de données à grande échelle, ressource clé pour l'entraînement des politiques VLA (Vision-Language-Action), soit une anticipation agressive de la demande avant une prochaine levée de fonds. L'intégration verticale revendiquée par 1X, inspirée du modèle Tesla, offre une flexibilité d'itération et réduit la dépendance aux fournisseurs, mais mobilise des capitaux considérables. Les travaux d'Agility sur l'équilibre dynamique illustrent par ailleurs que le gap sim-to-real reste un verrou technique central : la moindre divergence entre modèle simulé et robot réel peut provoquer une instabilité en conditions réelles, limitant directement la fiabilité en milieu industriel.

Figure, fondée en 2022 par Brett Adcock, a levé plus de 750 millions de dollars avec BMW, Microsoft et Amazon comme partenaires, et opère un pilote chez BMW Manufacturing en Caroline du Sud depuis 2024, bien que les vidéos publiées restent en conditions contrôlées. 1X, société norvégienne soutenue par OpenAI et Tiger Global, se positionne sur le marché résidentiel face à Tesla Optimus (déployé progressivement dans les usines Tesla), aux robots Agility Digit (opérés chez Amazon) et aux fabricants chinois comme Unitree (G1, H1) qui exercent une pression tarifaire croissante. Aucun acteur européen, ni Wandercraft, ni Enchanted Tools, ni Pollen Robotics, n'annonce de production à ce volume pour l'instant. Les prochains trimestres détermineront si ces cadences correspondent à des commandes fermes ou à une stratégie de positionnement avant financement.

Impact France/UE

La montée en cadence de Figure et 1X exerce une pression concurrentielle sur les acteurs européens (Wandercraft, Enchanted Tools, Pollen Robotics), qui n'annoncent pas de volumes de production comparables à ce stade.

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Figure AI revendique avoir franchi un seuil critique dans la fabrication en série de son robot humanoïde Figure 02, après des années de prototypes soigneusement mis en scène. La société californienne affirme produire des centaines d'unités de manière fiable et répétable, une étape que peu d'acteurs humanoïdes ont atteinte. Déployé dans l'usine BMW de Spartanburg (Caroline du Sud) depuis 2024, le Figure 02 effectue des tâches de manutention en environnement industriel réel, aux côtés d'opérateurs humains, et la cadence de production annoncée marque un tournant net par rapport aux démonstrations contrôlées qui ont longtemps dominé le secteur. Cette montée en cadence répond à la question centrale du secteur : la transition de la démonstration au déploiement industriel à grande échelle. Si Figure confirme ses chiffres, cela valide un modèle économique difficile à atteindre, celui d'un humanoïde viable non plus comme exploit isolé, mais comme produit industriel reproductible. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est un signal concret que la fenêtre de déploiement s'ouvre, même si les métriques précises de cadence restent à vérifier indépendamment des communications de la société. Fondée en 2022 par Brett Adcock, Figure AI a levé 675 millions de dollars en février 2024, avec Microsoft, OpenAI, NVIDIA et Intel comme investisseurs. Le partenariat BMW reste le déploiement de référence du secteur. La concurrence est dense : Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics et Apptronik avancent sur leurs propres feuilles de route, tandis que Figure préparerait l'élargissement de ses contrats industriels au-delà de son partenaire automobile.

UEBMW étant l'adopteur industriel de référence et acteur européen central, une montée en cadence confirmée de Figure AI pourrait accélérer les décisions de déploiement pilote dans les usines automobiles européennes à horizon 2026-2027.

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Vidéo : les robots humanoïdes de Figure rangent une pièce, accrochent des vêtements et font le lit seuls
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Figure AI a publié en mai 2026 une vidéo montrant deux robots humanoïdes Helix-02 réinitialiser une chambre à coucher de façon autonome en moins de deux minutes. Les robots ouvrent une porte, accrochent un manteau, ferment un ordinateur portable, rangent un casque, repositionnent des meubles, gèrent une poubelle, et confectionnent ensemble le lit en lissant la couette. L'ensemble de la séquence repose sur un unique modèle Vision-Language-Action (VLA) partagé, le système Helix développé en interne. Aucun planificateur central, aucun contrôleur partagé, aucune communication directe entre les deux unités : chaque robot n'utilise que ses caméras embarquées et sa politique apprise pour inférer les intentions de son partenaire via le mouvement observé. En parallèle, Figure a annoncé que son usine BotQ en Californie produit désormais un robot Figure 03 par heure, contre un par jour quatre mois plus tôt, une cadence de production qui change la discussion sur la scalabilité industrielle des humanoïdes. Ce que cette démonstration prouve, avec les réserves habituelles sur les vidéos sélectionnées, c'est que la coordination multi-robot sans communication explicite devient opérationnelle dans des environnements non structurés. Le défi de la couette est illustratif : un objet déformable sans géométrie stable ni point de préhension prédéfini, tenu simultanément par deux agents qui doivent anticiper les mouvements l'un de l'autre en temps réel. C'est précisément le type de tâche que les approches par script ou par planification centralisée échouent à généraliser. L'intégration du whole-body control, locomotion dynamique sur un seul appui, utilisation de pédales, manipulation d'objets articulés, dans le même modèle VLA suggère que le gap sim-to-real se réduit concrètement : Figure affirme que les comportements entraînés en simulation par reinforcement learning se transfèrent sans calibration supplémentaire sur le robot physique, une affirmation qui mérite confirmation sur des volumes de déploiement plus larges. Figure AI, fondée en 2022 et ayant levé plus d'un milliard de dollars auprès d'investisseurs dont OpenAI, Microsoft et NVIDIA, positionne Helix comme une alternative aux approches modulaires de Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 3) et Physical Intelligence (Pi-0). Agility Robotics (Digit) et Apptronik (Apollo) ciblent davantage la logistique en entrepôt, tandis que Figure et 1X Technologies visent explicitement le domicile et les environnements non structurés. La mise à jour récente de Helix ajoute des caméras stéréo RGB pour une compréhension 3D temps réel via le modèle S0, combinant perception visuelle et proprioception là où les versions précédentes ne s'appuyaient que sur cette dernière. Aucun déploiement commercial en milieu résidentiel n'a encore été annoncé, mais le rythme de production de BotQ et les jalons techniques publiés positionnent un pilote industriel en environnement semi-contrôlé comme horizon réaliste à 12-18 mois.

UELa montée en cadence industrielle de Figure AI (1 robot/heure chez BotQ) et la coordination multi-robot sans communication explicite fixent un étalon technique que les acteurs européens de l'humanoïde comme Enchanted Tools devront intégrer dans leurs feuilles de route concurrentielles.

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1X Technologies AS a lancé cette semaine la production en série de son robot humanoïde NEO dans une nouvelle usine de 5 388 m² (58 000 pieds carrés) à Hayward, en Californie. Conçu pour évoluer dans des espaces domestiques à un niveau sonore inférieur à celui d'un réfrigérateur moderne, NEO est animé par le processeur NVIDIA Jetson Thor via une architecture baptisée NEO Cortex. La chaîne de production s'articule autour de plusieurs zones spécialisées : enroulement automatisé de bobines de cuivre pour les moteurs personnalisés, assemblage des actionneurs à tendons et des membres amortis par une structure en treillis 3D, et un laboratoire de fiabilité chargé de faire passer chaque composant sous plus de 20 millions de cycles de contrainte avant expédition. Les robots sont livrés en combinaison en nylon lavable en machine, disponible en trois coloris. Les premières unités NEO sont déjà déployées sur le plancher de l'usine elle-même, assurant la logistique interne et la gestion des pièces, tout en collectant des données réelles pour affiner les modèles d'inférence embarqués. Les livraisons grand public sont annoncées pour 2026, après que le quota de production de la première année a été vendu en cinq jours lors du lancement commercial d'octobre 2025. Ce démarrage de production constitue un signal concret dans un secteur encore dominé par les démonstrations contrôlées : 1X passe du prototype au flux industriel, avec une intégration verticale complète gérée par un système propriétaire baptisé "factory OS". Cette approche, fabrication des moteurs, assemblage mécanique et tests de fiabilité sous un même toit, tranche avec le modèle standard qui sous-traite les composants à des fournisseurs internationaux. Pour les décideurs B2B et les intégrateurs, l'enjeu n'est pas seulement technique : c'est la démonstration qu'un acteur non-asiatique peut atteindre un volume de production crédible sur un humanoïde à vocation résidentielle. Le partenariat avec NVIDIA, via la plateforme Isaac pour l'entraînement en simulation et Jetson Thor pour l'inférence embarquée, suggère une architecture sim-to-real dont la robustesse sera éprouvée par les données terrain collectées par les unités en service interne. 1X Technologies, fondée par Bernt Børnich et dont le siège est à Palo Alto, a levé des fonds significatifs ces dernières années avec un positionnement orienté vers le marché résidentiel, là où la plupart des concurrents ciblent l'industrie lourde. Face à Figure AI et son robot 02 déployé chez BMW, à Tesla Optimus Gen 3 encore en phase de test interne, et à Boston Dynamics qui consolide son Atlas sur des applications industrielles, 1X occupe une niche distincte : l'assistance à domicile. L'usine de Hayward sert pour l'instant principalement aux programmes de R&D et de test en conditions réelles, et les chiffres de production effective restent non communiqués. La prochaine étape sera de valider si le comportement en environnement domestique non contrôlé tient les promesses affichées lors des démonstrations en laboratoire.

UE1X Technologies AS est une entreprise norvégienne (EEE) qui entre en production série avec NEO, confirmant qu'un acteur de l'écosystème européen peut atteindre un volume industriel crédible face aux concurrents américains et asiatiques dans la course aux humanoïdes résidentiels.

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Le robot humanoïde XPeng IRON entre en production en série accélérée, attendu en showroom en 2027
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Le robot humanoïde XPeng IRON entre en production en série accélérée, attendu en showroom en 2027

Le constructeur automobile chinois XPeng a officiellement lancé la phase de sprint vers la production de masse de son robot humanoïde IRON, avec un objectif de production en série d'ici fin 2026 et un déploiement commercial dès le premier trimestre 2027. Selon des sources sectorielles, IRON sera d'abord déployé dans les propres showrooms de XPeng, où il assurera des missions d'accueil, d'accompagnement client et de présentation des véhicules. La plateforme mesure moins de 1,70 mètre et embarque trois puces IA Turing, le système de vision XNGP AI Hawk Eye déjà utilisé dans les voitures XPeng, et un réseau de radars 4D à ondes millimétriques pour la perception temps réel de l'environnement. La capacité de production visée est de l'ordre de plusieurs milliers d'unités par mois, ce qui placerait IRON parmi les premiers robots humanoïdes chinois à atteindre un volume industriellement significatif. Le robot avait été présenté lors d'un événement produit antérieur, où sa démarche naturaliste avait suscité des doutes quant à son authenticité, certains spectateurs soupçonnant un humain déguisé. Le choix de déployer IRON dans des environnements commerciaux contrôlés plutôt qu'en usine ou à domicile est une décision stratégique révélatrice de l'état réel du secteur. He Xiaopeng, PDG de XPeng, l'a lui-même reconnu publiquement : les robots humanoïdes actuels ne sont pas encore capables de répondre aux exigences de précision des lignes de fabrication ni à l'imprévisibilité des environnements domestiques. Cette honnêteté tranche avec le discours marketing dominant dans le secteur. En se limitant à des scénarios à tâches répétables et cadre structuré, XPeng optimise les chances de succès opérationnel tout en utilisant ses propres points de vente comme terrain de collecte de données réelles, une boucle de feedback qui alimentera les itérations suivantes du modèle. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela confirme une règle empirique du moment : le "sim-to-real gap" reste le principal frein, et les déploiements réussis passent d'abord par des verticales à faible variabilité. XPeng, connu pour ses véhicules électriques et ses systèmes ADAS avancés, capitalise ici sur sa maîtrise de la perception embarquée pour accélérer le développement robotique. Dans le paysage concurrentiel, IRON se positionne face à des acteurs comme Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence ou encore Agibot en Chine, et à l'international contre Figure (Figure 02), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon) et Boston Dynamics (Atlas). Tesla reste un point de comparaison incontournable avec Optimus, dont la production est également annoncée pour 2025-2026 sans déploiement commercial confirmé à grande échelle. La prochaine étape décisive pour IRON sera la démonstration de fiabilité opérationnelle sur plusieurs mois en condition réelle, seul indicateur qui permettra de distinguer un déploiement commercial effectif d'une vitrine technologique.

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