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La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars
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La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars

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La NASA structure une approche de la robotique humanoïde pour l'exploration lunaire et martienne autour de la Dexterous Robotics Team du Johnson Space Center, à Houston. Cette équipe de 16 personnes, dirigée par Shaun Azimi, s'appuie sur l'héritage de Robonaut 2, resté sept ans à bord de la Station spatiale internationale, et de Valkyrie, premier humanoïde bipède de l'agence. Son banc d'essai principal est iMETRO (Integrated Mobile Evaluation Testbed for Robotics Operations), qui réunit des maquettes d'habitats, des outils de simulation et un « rock yard » extérieur, ouvert aux ingénieurs de la NASA comme aux partenaires privés. Deux essais sont cités. Le logiciel de PickNik Inc. a permis à un bras robotique de repérer l'écoutille d'un vaisseau, de tourner le loquet, d'ouvrir la lourde porte et d'y transférer du fret. Un stagiaire de la NASA a pour sa part écrit le code permettant à un bras commercial d'inspecter et d'entretenir un congélateur de stockage à froid de type station spatiale. L'article ne donne aucun chiffre de performance (taux de réussite, temps d'exécution, nombre d'essais), ni de calendrier de déploiement.

L'enjeu est moins l'humanoïde en lui-même que l'autonomie qui le pilote. Avec un délai radio de quelques secondes vers la Lune et de plus de 20 minutes vers Mars, la téléopération directe est inopérante. Le modèle testé à iMETRO est donc semi-autonome : astronautes ou contrôle au sol donnent des ordres de haut niveau, et le robot gère seul la coordination œil-main. C'est la même logique que celle des modèles vision-langage-action (VLA) développés pour l'industrie terrestre, mais dans un cadre où l'erreur ne se rattrape pas. Le discours de la NASA est aussi à lire pour ce qu'il est : les démonstrations décrites sont des tâches isolées en environnement de test contrôlé, loin d'une qualification pour le vol. Elles montrent toutefois un effet de retour sur la conception : des poignées plus grandes ou un éclairage plus fort, utiles aux robots comme aux astronautes. Pour les concepteurs d'habitats et les intégrateurs, cela annonce des exigences de « robot-compatibilité » dans les cahiers des charges.

Ce programme s'inscrit dans une lignée de plus de dix ans de robotique dextre à la NASA, de Robonaut 2 à Valkyrie, désormais prolongée par des collaborations avec le secteur privé, qui fournit logiciels et bras du commerce. L'objectif immédiat est le premier avant-poste lunaire, la « Moon Base », puis de futures missions habitées vers Mars. Le texte ne cite ni calendrier ni partenaire industriel d'humanoïdes, et ne situe pas ces travaux face aux acteurs commerciaux comme Figure, Tesla (Optimus) ou Apptronik, qui ont eux aussi des liens avec l'agence ou ses sous-traitants. La suite dépendra de la capacité de ces briques logicielles à passer des essais au sol à des démonstrations en orbite ou sur la surface lunaire, étape que la NASA n'a pas encore annoncée.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes
1IEEE Spectrum Robotics 

Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes

Figure atteint désormais une cadence de production de 55 robots humanoïdes par semaine, selon une annonce publiée fin avril 2026. Ces unités sont, selon la startup américaine, destinées aux équipes internes de R&D, à la collecte de données, au développement de tâches domestiques de bout en bout et à des "cas d'usage commerciaux en développement", une formulation qui interroge sur la destination réelle de cette production alors que les déploiements commerciaux restent à maturité. En parallèle, 1X Technologies a officiellement ouvert la NEO Factory à Hayward, en Californie : une usine de 58 000 pieds carrés (environ 5 400 m²) employant plus de 200 personnes, avec une chaîne entièrement intégrée couvrant moteurs, batteries, transmissions, capteurs, structures et assemblage final. Les premières unités NEO sortent déjà des lignes de production, avec des livraisons grand public annoncées pour 2026. Sur le plan technique, Agility Robotics a publié des tests d'équilibre dynamique sur une seule jambe pour son robot Digit, et une équipe de recherche a présenté HTD (Humanoid Transformer with Touch Dreaming), un système de manipulation humanoïde combinant téleopération VR, apprentissage par renforcement pour le bas du corps et capteurs tactiles distribués. La montée en cadence simultanée de Figure et 1X marque un glissement du secteur humanoïde vers la production industrielle, mais chaque annonce appelle une lecture critique. Produire 55 unités par semaine sans contrats commerciaux confirmés suggère soit une stratégie de collecte de données à grande échelle, ressource clé pour l'entraînement des politiques VLA (Vision-Language-Action), soit une anticipation agressive de la demande avant une prochaine levée de fonds. L'intégration verticale revendiquée par 1X, inspirée du modèle Tesla, offre une flexibilité d'itération et réduit la dépendance aux fournisseurs, mais mobilise des capitaux considérables. Les travaux d'Agility sur l'équilibre dynamique illustrent par ailleurs que le gap sim-to-real reste un verrou technique central : la moindre divergence entre modèle simulé et robot réel peut provoquer une instabilité en conditions réelles, limitant directement la fiabilité en milieu industriel. Figure, fondée en 2022 par Brett Adcock, a levé plus de 750 millions de dollars avec BMW, Microsoft et Amazon comme partenaires, et opère un pilote chez BMW Manufacturing en Caroline du Sud depuis 2024, bien que les vidéos publiées restent en conditions contrôlées. 1X, société norvégienne soutenue par OpenAI et Tiger Global, se positionne sur le marché résidentiel face à Tesla Optimus (déployé progressivement dans les usines Tesla), aux robots Agility Digit (opérés chez Amazon) et aux fabricants chinois comme Unitree (G1, H1) qui exercent une pression tarifaire croissante. Aucun acteur européen, ni Wandercraft, ni Enchanted Tools, ni Pollen Robotics, n'annonce de production à ce volume pour l'instant. Les prochains trimestres détermineront si ces cadences correspondent à des commandes fermes ou à une stratégie de positionnement avant financement.

UELa montée en cadence de Figure et 1X exerce une pression concurrentielle sur les acteurs européens (Wandercraft, Enchanted Tools, Pollen Robotics), qui n'annoncent pas de volumes de production comparables à ce stade.

HumanoïdesActu
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Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent
2Robotics & Automation News 

Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent

Figure AI revendique avoir franchi un seuil critique dans la fabrication en série de son robot humanoïde Figure 02, après des années de prototypes soigneusement mis en scène. La société californienne affirme produire des centaines d'unités de manière fiable et répétable, une étape que peu d'acteurs humanoïdes ont atteinte. Déployé dans l'usine BMW de Spartanburg (Caroline du Sud) depuis 2024, le Figure 02 effectue des tâches de manutention en environnement industriel réel, aux côtés d'opérateurs humains, et la cadence de production annoncée marque un tournant net par rapport aux démonstrations contrôlées qui ont longtemps dominé le secteur. Cette montée en cadence répond à la question centrale du secteur : la transition de la démonstration au déploiement industriel à grande échelle. Si Figure confirme ses chiffres, cela valide un modèle économique difficile à atteindre, celui d'un humanoïde viable non plus comme exploit isolé, mais comme produit industriel reproductible. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est un signal concret que la fenêtre de déploiement s'ouvre, même si les métriques précises de cadence restent à vérifier indépendamment des communications de la société. Fondée en 2022 par Brett Adcock, Figure AI a levé 675 millions de dollars en février 2024, avec Microsoft, OpenAI, NVIDIA et Intel comme investisseurs. Le partenariat BMW reste le déploiement de référence du secteur. La concurrence est dense : Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics et Apptronik avancent sur leurs propres feuilles de route, tandis que Figure préparerait l'élargissement de ses contrats industriels au-delà de son partenaire automobile.

UEBMW étant l'adopteur industriel de référence et acteur européen central, une montée en cadence confirmée de Figure AI pourrait accélérer les décisions de déploiement pilote dans les usines automobiles européennes à horizon 2026-2027.

HumanoïdesOpinion
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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite
3Interesting Engineering 

Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite

La startup canadienne Orbit Robotics a dévoilé HELIOS, un robot humanoïde à quatre bras conçu pour des missions en orbite basse, dans une vidéo teaser publiée sur YouTube. Le robot présente un châssis noir allégé suspendu dans un banc de test, avec un système mécanique à câbles et poulies tendineux, en rupture nette avec les actionneurs rigides industriels classiques. Les moteurs sont positionnés près des articulations d'épaule afin de réduire la masse en mouvement, tandis que la force est transmise via des câbles et des bobines vers les articulations des bras. L'articulation du coude intègre un joint à contact roulant offrant un mouvement fluide à faible friction, alliant rigidité et compliance. HELIOS ne dispose pas de jambes : Orbit considère la locomotion bipède comme peu pertinente en micropesanteur, où la mobilité repose sur la préhension de surfaces et la stabilisation corporelle. Le robot cible des tâches telles que la gestion de fret, la maintenance répétitive et les opérations de construction orbitale. Les chiffres avancés pour justifier le besoin sont substantiels : les astronautes consacreraient environ 35 % de leur temps à des tâches de maintenance, un cycle de déchargement de fret mobiliserait près de 50 heures d'équipage, et le coût horaire d'un astronaute est estimé à 140 000 dollars. L'architecture à quatre bras d'HELIOS constitue une proposition de conception distincte du courant dominant de la robotique humanoïde terrestre. En ciblant la manipulation multimodale dans un environnement sans gravité, Orbit adresse un segment de niche mais à fort potentiel économique : les stations orbitales commerciales prévues pour cette décennie. L'utilisation d'une transmission par câbles plutôt que d'actionneurs rigides ou hydrauliques est cohérente avec les contraintes spatiales (masse, compliance, robustesse aux vibrations), et rappelle les principes des bras Canadarm ou des robots Astrobee de la NASA, bien que la robotique humanoïde autonome en orbite reste à un stade très expérimental. Il faut souligner que la présentation se limite à un teaser vidéo : aucun test en conditions de micropesanteur réelle n'est documenté à ce stade, et les métriques de performance concrètes (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) ne sont pas encore publiées. Orbit Robotics est une jeune entreprise canadienne en phase précoce ; HELIOS est décrit comme le résultat de deux semestres de développement. En parallèle, la société développe IKARUS, sa première plateforme opérationnelle bimanuelle, construite en deux mois et utilisée comme banc d'essai pour la téléopération, l'apprentissage par imitation et l'itération matérielle rapide. Sur le plan concurrentiel, le segment de la robotique spatiale autonome inclut des acteurs comme Gitai (Japon) ou les programmes ESA dédiés aux robots de service orbital. Aucun calendrier de déploiement ni partenariat avec des agences (NASA, ESA, JAXA) ou des opérateurs de stations commerciales tels qu'Axiom Space ou Vast n'a été annoncé. Les prochaines étapes logiques impliqueraient des essais en flottabilité neutre ou en vol parabolique, avant toute perspective d'intégration sur une infrastructure orbitale réelle.

HumanoïdesOpinion
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Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison
4Hackaday Robots Hacks 

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non. Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante. Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

UELes laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

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