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Le quadrupède LINXAI D30 porte 33 kg au sommet des tours jumelles Galaxy de Shenzhen
Chine/AsiePandaily 

Le quadrupède LINXAI D30 porte 33 kg au sommet des tours jumelles Galaxy de Shenzhen

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La firme chinoise LINXAI (Shenzhen), aussi appelée LINXAI Robotics, annonce que son quadrupède de taille moyenne D30 a gravi les Galaxy Twin Towers de Shenzhen, les plus hautes tours jumelles de Chine de hauteur égale (environ 356 mètres), en portant une charge continue de 33 kilogrammes sur 73 étages et plus de 2000 marches. L'ascension a emprunté l'escalier d'évacuation formel non modifié de la tour ouest, avec six transferts par paliers de repli, reproduisant les conditions réelles de circulation dans un immeuble de grande hauteur. Selon LINXAI, ces 33 kg correspondent à une charge de travail dynamique et continue sur toute la montée, à distinguer d'une charge statique en position debout, plus flatteuse, habituellement mise en avant dans les fiches commerciales. Sur le papier, la plateforme d'environ 36 kg affiche une charge continue de 30 kg et une charge statique instantanée jusqu'à 100 kg. Le PDG et CTO Lin Qinhong affirme que les spécifications marketing sont volontairement sous-évaluées par rapport à la performance réelle observée dans la tour, et que l'exercice visait la capacité de franchissement d'obstacles plutôt qu'un record de vitesse. Côté matériel, LINXAI met en avant ses modules d'articulation maison : des réducteurs intégrés réduisant la masse d'environ 15 %, des moteurs sur mesure offrant environ 30 % de couple supplémentaire à poids égal et environ 40 % de meilleure dissipation thermique, avec une gestion thermique permettant de tenir en pleine charge pendant environ 2,5 heures. Le contrôle repose sur la pile d'apprentissage par renforcement SVIP, combinant perception visuelle et lidar multimodale, une intelligence de locomotion adaptative et une plateforme d'entraînement en simulation avec calibration Real2Sim et transfert Sim2Real.

Pour les intégrateurs et décideurs industriels évaluant des robots quadrupèdes, cette démonstration se veut une preuve de terrain plutôt qu'un coup marketing : elle teste la stabilité d'une charge proche du poids du robot lui-même sur de longues séquences d'escaliers et de paliers, en conditions proches de l'urgence, sans mise en scène. C'est précisément le type de scénario, marches creuses, transferts de palier, collisions d'obstacles, où les démonstrations filmées et sélectionnées échouent généralement à convaincre, et où l'écart entre vidéo promotionnelle et usage réel se creuse le plus. L'exercice reste toutefois communiqué et mesuré par l'entreprise elle-même, sans validation indépendante ni détail sur le temps de cycle complet de l'ascension, ce qui invite à la prudence sur la portée exacte du résultat. S'il tient la route en exploitation réelle, l'argument intéresse directement les opérateurs d'infrastructures où les ascenseurs peuvent tomber en panne : inspection en hauteur, vérification de risques et livraison de matériel lors d'incidents, un marché où les robots à roues classiques ne peuvent pas suivre.

Le D30 s'inscrit dans une gamme déjà déployée par LINXAI sur des corridors électriques, des sites pétrochimiques et des missions de patrouille de sécurité. La famille de produits comprend le D30 à pattes pures, les versions à roues et pattes D30W et D30WS, ainsi qu'une ligne plus lourde D50 dotée d'interfaces de fixation ouvertes pour capteurs et outils. Ce positionnement s'inscrit dans une compétition croissante, portée par plusieurs fabricants chinois de robots à pattes, autour des usages industriels d'inspection et de logistique d'urgence en environnement difficile, un segment distinct de la course aux humanoïdes généralistes. LINXAI présente cette ascension des tours jumelles comme un jalon d'ingénierie destiné à convaincre les opérateurs industriels que sa plateforme moyenne peut maintenir une charge quasi égale à son propre poids sur de longues séquences d'escaliers, sans toutefois annoncer de calendrier de déploiement pilote spécifique lié directement à ce test.

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Yuejia Dynamics, startup de Shenzhen, déploie ses robots quadrupèdes dans le métro, vise une capacité de 10 000 unités
1Pandaily 

Yuejia Dynamics, startup de Shenzhen, déploie ses robots quadrupèdes dans le métro, vise une capacité de 10 000 unités

Yuejia Dynamics, startup chinoise de robots quadrupèdes fondée à Shenzhen en juillet 2025, a présenté quatre modèles à pattes lors de la World Robot Conference, accompagnés d'un flux en direct d'un déploiement réel dans le métro de Shenzhen. Selon le cofondateur et PDG Liu Liang, la gamme comprend deux robots industriels de grande taille, certifiés IP67, capables de porter plus de 35 kg pour des usages en centrales électriques et sites chimiques, ainsi que des unités plus petites, à roues ou à pattes, portant jusqu'à 15 kg pour l'intérieur, le tout conçu sur du hardware et des algorithmes maison. Les modèles industriels embarquent une articulation à faible rapport de réduction développée en interne, délivrant un couple de crête de 180 N·m et une densité de puissance 1,3 fois supérieure à la concurrence. Tous intègrent des modules 4G et 5G permettant un suivi à distance en temps réel. Les caractéristiques annoncées incluent l'ascension de pentes à 55 degrés, le franchissement d'obstacles de 60 cm, la gestion d'escaliers de 20 à 30 cm et une autonomie de quatre à cinq heures. Le déploiement phare se situe à la station Qianhaiwan du métro de Shenzhen, où un robot chien patrouille de façon entièrement automatique toutes les deux heures, sept jours sur sept, inspectant portillons, escalators, éclairages et équipements incendie, avec détection d'anomalies par IA. Liu affirme qu'il s'agit du premier robot quadrupède d'inspection à fonctionner en routine dans un métro chinois, le projet ayant passé une validation complète en conditions réelles avant un déploiement plus large. Cette annonce marque une étape notable dans le passage de la robotique quadrupède de la démonstration ponctuelle vers l'exploitation opérationnelle récurrente en environnement urbain critique, un terrain jusqu'ici dominé par les projections plutôt que par des cycles de service effectifs et documentés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le cas d'usage métro apporte une preuve concrète que l'inspection automatisée par quadrupède peut tenir un rythme de service régulier plutôt qu'une simple vitrine technologique, ce qui pèse dans l'arbitrage entre robots à pattes et solutions à roues (AMR) pour les infrastructures à géométrie contrainte (escaliers, obstacles). Les chiffres de couple et de densité de puissance restent toutefois des déclarations du fabricant, non vérifiées de façon indépendante, et la validation « pleine échelle » évoquée n'a pas encore débouché sur un déploiement multi-sites confirmé. La stratégie affichée, dite du « modèle métro de Shenzhen » consistant à valider sur un site pilote avant standardisation et réplication, est une approche classique de mise à l'échelle industrielle plutôt qu'une rupture technologique. Créée il y a un peu plus d'un an, Yuejia Dynamics s'inscrit dans la vague de startups chinoises de robotique legged qui a suivi Unitree, en misant sur des cas d'usage industriels et d'infrastructure publique plutôt que sur le grand public. L'entreprise cite déjà des références antérieures, notamment des inspections dans des installations non habitées à risque de China Resources Power et un pilote de sécurité publique avec les autorités d'urgence de Shenzhen, orienté vers la détection d'obstructions de voies incendie. La production monte en cadence dans la région du Grand Baie, avec un objectif de capacité annuelle de 10 000 unités d'ici fin octobre 2026, destinées aux réseaux de métro ainsi qu'aux déploiements standards dans l'énergie et l'urgence. La société met également en avant une plateforme d'entraînement d'IA incarnée reposant sur du calcul parallèle à grande échelle mais à coût matériel réduit, environ un cinquième de celui de ses concurrents, et prépare une prochaine génération de technologie humanoïde.

UEImpact indirect: la montée en cadence industrielle chinoise (10 000 unités visées) intensifie la pression concurrentielle sur les fabricants européens de robots quadrupèdes et d'inspection, sans déploiement ni acteur européen concerné ici.

Chine/AsieActu
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Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle
2Pandaily 

Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle

Deep Robotics a annoncé le 23 avril 2026 le déploiement de son robot quadrupède Jueying X30 sur un site industriel du groupe FAW (First Automobile Works), l'un des plus grands constructeurs automobiles chinois. Les robots assurent des missions d'inspection automatisée au sein du parc manufacturier, opérant en continu 24h/24 et 7j/7, y compris en conditions de faible luminosité grâce à un module multi-capteurs embarqué. Le Jueying X30 s'intègre aux systèmes de contrôle d'accès du site pour franchir les portes de manière autonome et navigue indifféremment en environnements intérieurs et extérieurs. Les données collectées et les alertes sont centralisées sur une plateforme dédiée pour le suivi et le reporting. L'annonce ne précise pas les métriques clés habituellement attendues dans ce type de déploiement : vitesse de déplacement, autonomie de la batterie, superficie couverte, nombre d'unités déployées ou résultats opérationnels mesurés. Le déploiement chez FAW constitue un signal intéressant pour le marché de l'inspection industrielle quadrupède, qui cherche depuis plusieurs années à dépasser le stade du pilote isolé. L'intégration native au contrôle d'accès et la capacité à opérer en extérieur comme en intérieur répondent à des contraintes réelles des sites manufacturiers à grande échelle, notamment la couverture incomplète des rondes humaines et les difficultés de recrutement pour les postes de nuit. Pour un intégrateur ou un responsable maintenance industrielle, ce type de déploiement valide le cas d'usage "inspection de site" sur un terrain exigeant, même si l'absence de KPI publics rend difficile l'évaluation de la maturité réelle de la solution versus une démonstration commerciale. Deep Robotics, fondée à Hangzhou, développe la gamme Jueying depuis plusieurs années et positionne le X30 comme sa référence pour l'inspection industrielle lourde. La concurrence sur ce segment est dense : Boston Dynamics Spot reste la référence mondiale la plus déployée, Unitree pousse ses modèles B2 sur les marchés sensibles au prix, et ANYbotics (Zurich) avec son ANYmal C est le principal acteur européen actif sur les sites Oil & Gas et manufacturiers. Ghost Robotics (Philadelphie) cible quant à lui les applications défense et sécurité. La prochaine étape pour Deep Robotics sera de publier des données de performance terrain pour crédibiliser ce déploiement au-delà du communiqué de presse.

UELe déploiement valide le cas d'usage inspection industrielle quadrupède sur lequel ANYbotics (Zurich) est le principal acteur européen, renforçant la pression concurrentielle des fabricants chinois sur ce segment.

Chine/AsieActu
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Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus
3SCMP Tech 

Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus

Les entreprises chinoises de robotique misent de plus en plus sur les robots quadrupèdes comme moteur de revenus principal. AgiBot, acteur majeur de la robotique humanoïde en Chine, vient de filialiser son département quadrupède dans une entité indépendante baptisée AgiQuad. Qiu Heng, directeur des opérations de la nouvelle structure, a déclaré lors d'un briefing presse que l'objectif était d'éviter que l'unité "vive dans l'ombre du géant humanoïde" et de lui permettre une croissance à grande échelle. Dans le même temps, Amap prépare le lancement prochain d'un modèle quadrupède commercial. Ce repositionnement stratégique révèle un écart persistant entre l'attrait médiatique des humanoïdes et leur réalité commerciale. Les quadrupèdes, plus stables mécaniquement, plus simples à déployer en environnement industriel, et déjà éprouvés dans l'inspection d'infrastructure, l'agriculture ou la sécurité, génèrent des revenus concrets là où les humanoïdes restent majoritairement en phase pilote. La décision d'AgiBot de séparer les deux activités suggère que les cycles de vente et les profils clients sont suffisamment distincts pour justifier une structure dédiée, signal que le marché quadrupède arrive à maturité commerciale en Chine. AgiBot s'est imposé ces dernières années comme l'un des développeurs humanoïdes les plus actifs en Chine, aux côtés d'Unitree et de Fourier Intelligence. Sur le segment quadrupède, Unitree domine avec ses séries Go et B, tandis qu'à l'international, Boston Dynamics reste la référence avec Spot. La création d'AgiQuad positionne AgiBot sur une concurrence directe avec ces acteurs, avec l'avantage d'un écosystème industriel chinois intégré et des coûts de production structurellement inférieurs.

UELa montée en puissance des quadrupèdes chinois (AgiQuad, Unitree) à coûts structurellement inférieurs accroît la pression concurrentielle sur les intégrateurs et constructeurs européens positionnés sur l'inspection industrielle et la surveillance.

Chine/AsieOpinion
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Les robots sont-ils prêts pour les lignes de production ? La voie de Galbot vers l'IA industrielle
4TechNode 

Les robots sont-ils prêts pour les lignes de production ? La voie de Galbot vers l'IA industrielle

Galbot, société chinoise de robotique fondée en mai 2023, développe des robots destinés aux lignes de production industrielles à travers deux produits phares : le Galbot G1, qui associe une plateforme mobile à un système de manipulation à deux bras, et le Galbot S1, conçu spécifiquement pour des tâches manufacturières comme le transport, la palettisation et le chargement de machines. L'entreprise a levé plus de 2,4 milliards de yuans (environ 360 millions de dollars) au total jusqu'en 2025, dont un tour de table de 1,1 milliard de yuans (160 millions de dollars) annoncé en juin 2025. En 2026, Galbot a annoncé un nouveau tour de financement de 2,5 milliards de yuans (370 millions de dollars), avec parmi ses investisseurs le Fonds national d'investissement dans l'industrie de l'intelligence artificielle, le groupe pétrolier Sinopec et CITIC Investment Holdings. Sa valorisation dépasserait désormais 22 milliards de yuans, soit environ 3,27 milliards de dollars. Ce positionnement illustre un basculement en cours dans l'industrie : les bras robotiques traditionnels, fixes à un poste de travail et programmés pour des séquences répétitives, peinent à couvrir les tâches de manutention, de tri ou de chargement encore largement confiées à des opérateurs humains dans les usines. Un robot mobile capable de se déplacer et de s'adapter à des objets variés répond à une demande réelle des industriels confrontés à la hausse des coûts de main-d'œuvre et à la recherche de lignes plus flexibles. L'usine, plus structurée qu'un environnement domestique, est aussi perçue comme le terrain le plus propice à l'accumulation de données et à la fiabilisation à long terme des robots à IA incarnée, ce qui explique pourquoi le secteur industriel est vu comme la voie la plus crédible vers la commercialisation de cette technologie. Il faut toutefois noter que la communication de Galbot met surtout en avant des montants de financement et une valorisation, mais reste silencieuse sur des indicateurs opérationnels concrets, cadence de cycle, charge utile, degrés de liberté ou volumes réellement déployés en usine, ce qui rend difficile de juger si G1 et S1 ont dépassé le stade de la démonstration pour une adoption industrielle à l'échelle. Cette trajectoire s'inscrit dans la vague d'investissement massif que connaît la robotique à IA incarnée en Chine depuis 2023, portée à la fois par des fonds privés et par des capitaux publics et industriels, comme en témoigne la présence du fonds national d'IA et de Sinopec au tour de table 2026 de Galbot. Face aux fabricants historiques de bras robotiques industriels, dont l'automatisation reste cantonnée à des tâches prédéfinies, Galbot cherche à se différencier par la mobilité et l'adaptabilité de ses plateformes, un pari partagé par plusieurs acteurs chinois de la robotique humanoïde et de la manipulation mobile. L'entreprise mise sur une intégration verticale du matériel, des modèles d'IA et des systèmes de données pour accélérer le passage du laboratoire à la ligne de production, mais les échéances de déploiement pilote, les sites industriels concernés et les clients confirmés ne sont pas précisés à ce stade, ce qui place encore Galbot du côté de l'annonce et du financement plutôt que du déploiement industriel vérifié.

Chine/AsieOpinion
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