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Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle
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Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle

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Deep Robotics a annoncé le 23 avril 2026 le déploiement de son robot quadrupède Jueying X30 sur un site industriel du groupe FAW (First Automobile Works), l'un des plus grands constructeurs automobiles chinois. Les robots assurent des missions d'inspection automatisée au sein du parc manufacturier, opérant en continu 24h/24 et 7j/7, y compris en conditions de faible luminosité grâce à un module multi-capteurs embarqué. Le Jueying X30 s'intègre aux systèmes de contrôle d'accès du site pour franchir les portes de manière autonome et navigue indifféremment en environnements intérieurs et extérieurs. Les données collectées et les alertes sont centralisées sur une plateforme dédiée pour le suivi et le reporting. L'annonce ne précise pas les métriques clés habituellement attendues dans ce type de déploiement : vitesse de déplacement, autonomie de la batterie, superficie couverte, nombre d'unités déployées ou résultats opérationnels mesurés.

Le déploiement chez FAW constitue un signal intéressant pour le marché de l'inspection industrielle quadrupède, qui cherche depuis plusieurs années à dépasser le stade du pilote isolé. L'intégration native au contrôle d'accès et la capacité à opérer en extérieur comme en intérieur répondent à des contraintes réelles des sites manufacturiers à grande échelle, notamment la couverture incomplète des rondes humaines et les difficultés de recrutement pour les postes de nuit. Pour un intégrateur ou un responsable maintenance industrielle, ce type de déploiement valide le cas d'usage "inspection de site" sur un terrain exigeant, même si l'absence de KPI publics rend difficile l'évaluation de la maturité réelle de la solution versus une démonstration commerciale.

Deep Robotics, fondée à Hangzhou, développe la gamme Jueying depuis plusieurs années et positionne le X30 comme sa référence pour l'inspection industrielle lourde. La concurrence sur ce segment est dense : Boston Dynamics Spot reste la référence mondiale la plus déployée, Unitree pousse ses modèles B2 sur les marchés sensibles au prix, et ANYbotics (Zurich) avec son ANYmal C est le principal acteur européen actif sur les sites Oil & Gas et manufacturiers. Ghost Robotics (Philadelphie) cible quant à lui les applications défense et sécurité. La prochaine étape pour Deep Robotics sera de publier des données de performance terrain pour crédibiliser ce déploiement au-delà du communiqué de presse.

Impact France/UE

Le déploiement valide le cas d'usage inspection industrielle quadrupède sur lequel ANYbotics (Zurich) est le principal acteur européen, renforçant la pression concurrentielle des fabricants chinois sur ce segment.

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Pudu Robotics lève près de 150 millions de dollars pour cibler les applications industrielles
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Pudu Technology Inc., fabricant de robots de service basé à Shenzhen, a annoncé le 23 avril 2026 avoir levé près de 150 millions de dollars lors d'un nouveau tour de financement. Cette opération porte la valorisation de l'entreprise au-delà de 1,5 milliard de dollars, et son financement cumulé à plus de 300 millions de dollars depuis sa création en 2016. Pudu structure son offre autour de trois gammes de produits -- robots de livraison intérieure, systèmes de nettoyage commercial, et plateformes logistiques -- déployées dans dix secteurs d'activité incluant la restauration, le retail, l'hôtellerie, la santé, l'éducation et l'industrie. Sur le plan produit, la société a lancé en 2024 le PUDU T300, un robot mobile conçu pour évoluer dans des allées étroites avec des charges lourdes, avant de dévoiler début 2026 le PUDU T150, un AMR à faible charge utile ciblant la manutention en environnements d'entrepôt et de fabrication. Le T150 est disponible en Chine continentale et dans les régions de Hong Kong, Macao et Taïwan, avec un déploiement prévu dans plusieurs marchés à forte croissance : Vietnam, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Indonésie, Corée du Sud et Turquie. Ce tour de table illustre un mouvement structurel dans la robotique de service : la migration vers l'industrie. Pudu, longtemps cantonné aux robots de livraison en restauration et hôtellerie, accélère son repositionnement sur la manutention industrielle et l'IA incarnée (embodied AI), un segment où les marges et les contrats sont plus solides qu'en service grand public. Les fonds seront affectés au développement de technologies d'IA embarquée, à l'élargissement du portefeuille produit, à l'expansion internationale et à la montée en capacité de production. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce pivot signifie une concurrence accrue sur le segment AMR léger, traditionnellement occupé par des acteurs comme Geek+, Hai Robotics ou le français Exotec -- qui reste cependant positionné sur un créneau plus automatisé et dense. Aucune métrique de performance n'a été communiquée sur le T150 (vitesse, charge utile exacte, temps de cycle), ce qui rend toute comparaison technique prématurée à ce stade. Pudu n'est pas un cas isolé : D-Robotics, également basé à Shenzhen et spécialisé dans les plateformes matérielles et logicielles pour robots grand public et IA incarnée, a levé 270 millions de dollars en Série B quelques semaines plus tôt, en avril 2026. Ces levées massives de capitaux dans la robotique chinoise reflètent une course à l'échelle mondiale, soutenue par une chaîne d'approvisionnement locale compétitive et une pression croissante des gouvernements asiatiques pour automatiser leur secteur manufacturier. Fondée en 2016 par Felix Zhang, Pudu a d'abord conquis le marché de la restauration avant d'élargir progressivement son empreinte ; la prochaine étape déclarée est l'accélération hors de Chine, avec un focus sur l'Asie du Sud-Est et potentiellement l'Europe, sans calendrier précis annoncé à ce jour.

UELe pivot de Pudu vers l'AMR industriel léger intensifie la pression concurrentielle sur Exotec (FR), acteur de référence sur ce segment, bien que positionné sur un créneau plus automatisé et dense.

Chine/AsieActu
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Le 22 avril, Horizon Robotics a dévoilé trois produits majeurs qui complètent sa stratégie full-stack pour l'intelligence embarquée dans les véhicules : la puce Horizon Starry, le système d'exploitation KaKaClaw, et la version 1.6 de son système de conduite assistée HSD. La puce Starry, gravée en 5 nm selon des standards automobiles, est le premier composant chinois à intégrer cockpit et conduite autonome sur une architecture mémoire unifiée. Dans sa version 6P, elle délivre 650 TOPS de puissance de calcul et 273 Go/s de bande passante mémoire, permettant de faire tourner simultanément des modèles d'IA pour l'habitacle et pour la conduite. Sur le plan commercial, plus de dix constructeurs ont déjà signé des partenariats de production en série, dont Volkswagen, BYD et Chery, ainsi que des équipementiers de rang 1 comme Bosch et Denso. KaKaClaw, présenté comme le premier système d'exploitation agentique pour véhicule en Chine, introduit un modèle d'interaction par commandes en langage naturel, permettant de piloter simultanément les fonctions de conduite et de cockpit via des agents physiques, numériques et des modèles IA cloud-edge. HSD V1.6, quant à lui, est décrit comme la première solution de conduite assistée end-to-end en production de masse en Chine, marquant le passage des systèmes à base de règles vers des architectures entièrement pilotées par l'IA. L'impact concret est immédiat et chiffré. L'architecture unifiée de la puce Starry réduit l'encombrement physique de 50 % et fait baisser le coût par véhicule de 1 500 à 4 000 yuans, soit environ 210 à 560 dollars. Les cycles de développement tombent de 18 à 8 mois, et le délai d'intégration des systèmes cockpit-conduite diminue de 56 %. Côté usage réel, 77 % des acheteurs de véhicules proposant HSD en option payante ont choisi de l'activer, et le taux de kilométrage parcouru en conduite assistée approche le seuil symbolique de 50 %, signe d'une confiance utilisateur en forte progression. HSD V1.6 mise délibérément sur la fiabilité quotidienne plutôt que sur des démonstrations spectaculaires, ciblant les trajets domicile-travail avec une conduite plus fluide et plus sûre. Horizon Robotics s'inscrit dans une course mondiale à l'intelligence véhiculaire où les géants technologiques cherchent à reproduire, dans l'automobile, la domination exercée par les puces et systèmes d'exploitation dans le smartphone. Le fondateur Yu Kai parle d'un "saut stratégique majeur" : l'entreprise ne se positionne plus comme fournisseur de composants, mais comme infrastructure complète de l'ère agentique. Cette vision place Horizon en concurrence directe avec des acteurs comme Qualcomm, Nvidia et Mobileye sur le marché des puces auto, tout en rivalisant avec les OS embarqués de Tesla ou Huawei. Avec la Chine comme marché de validation à grande échelle, Horizon cherche désormais à faire du véhicule la prochaine grande plateforme de calcul, après le mobile.

UEVolkswagen et Bosch, déjà partenaires d'Horizon Robotics en production en série, pourraient intégrer ces puces et systèmes chinois dans des véhicules commercialisés en Europe, soulevant des enjeux de dépendance technologique et de compétitivité pour les acteurs européens de l'automobile.

Chine/AsieOpinion
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Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain
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Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain

Pudu Robotics, fabricant chinois de robots de service commerciaux, a finalisé en avril 2026 une levée de fonds de près d'un milliard de yuans, soit environ 140 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 10 milliards de yuans (1,4 milliard de dollars). Ce tour de table a été co-dirigé par Longgang Financial Holdings et Ya Capital, avec la participation de BAIC Capital, Lens Technology, Honghui Fund et plusieurs fonds soutenus par des institutions gouvernementales chinoises spécialisées dans les technologies de pointe. Simultanément, la société a officiellement inauguré son siège américain à Dallas, au Texas, marquant une nouvelle étape dans son déploiement structuré sur le marché des Amériques. Depuis son entrée aux États-Unis en 2018, Pudu y a déployé près de 15 000 robots et enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 285 % en glissement annuel. L'entreprise revendique plus de 120 000 unités expédiées dans le monde, une présence dans plus de 80 pays, et une part de marché mondiale de 23 % selon le cabinet Frost & Sullivan, ce qui la place en première position mondiale dans son secteur. Les fonds levés seront investis dans la recherche en IA incarnée, l'élargissement du catalogue produit, l'augmentation des capacités de fabrication et le renforcement des chaînes d'approvisionnement. L'écosystème de Pudu couvre déjà la livraison en restauration et hôtellerie avec la gamme BellaBot, le nettoyage commercial avec le PUDU CC1, et la logistique industrielle avec les robots de la série T. Cette diversification positionne la société bien au-delà du robot de restaurant qui l'a rendue célèbre, vers une plateforme d'IA embarquée à spectre large. Pour les secteurs de la santé, du commerce de détail et de la logistique, cela signifie un accès croissant à des solutions robotiques commercialement éprouvées, à grande échelle et à coût maîtrisé. Pudu Robotics s'inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance de l'IA incarnée attire des capitaux considérables vers les entreprises capables de démontrer une commercialisation réelle, et non de simples prototypes. Fondée il y a une décennie à Shenzhen, la société est devenue l'une des rares à combiner volumes industriels, rentabilité commerciale et ambitions technologiques de long terme. L'ouverture du siège de Dallas répond à une pression croissante sur les entreprises chinoises d'IA et de robotique pour localiser leurs opérations aux États-Unis dans un contexte de tensions géopolitiques et de restrictions commerciales. Le fondateur et PDG Zhang Tao a déclaré que cette levée traduit la confiance des marchés dans la stratégie globale de l'entreprise. À terme, Pudu vise à passer du statut de fournisseur de solutions sectorielles à celui de plateforme d'IA incarnée à pile complète, capable de rivaliser avec les grands acteurs mondiaux de la robotique de service.

UEPudu Robotics, déjà présent dans plus de 80 pays dont l'Europe, pourrait accélérer son déploiement dans les secteurs de la restauration, la santé et la logistique européens grâce à cette levée, mais aucune initiative spécifique France/UE n'est annoncée.

Chine/AsieOpinion
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Pony.ai lance des tests de robotaxi sans conducteur à Dubaï et vise un déploiement commercial en 2026
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Pony.ai lance des tests de robotaxi sans conducteur à Dubaï et vise un déploiement commercial en 2026

Pony.ai, entreprise chinoise spécialisée dans la conduite autonome, a lancé des tests de robotaxis entièrement sans chauffeur à Dubaï, franchissant une étape décisive dans son expansion au Moyen-Orient. La société, cotée au Nasdaq, collabore depuis plusieurs mois avec la Roads and Transport Authority (RTA) de Dubaï, et avait obtenu l'autorisation de tester sur voie publique dès septembre 2025. Les essais se déroulent désormais dans des conditions de circulation variées, sans aucun opérateur humain à bord. Le PDG James Peng a confirmé que le déploiement commercial est ciblé pour le second semestre 2026, avec un objectif de plus de 3 000 robotaxis opérationnels dans plus de 20 villes à travers le monde d'ici la fin de l'année, dont près de la moitié en dehors de la Chine. Ce cap est stratégiquement important pour Pony.ai, qui cherche à prouver que son modèle économique, déjà rentabilisé à l'échelle du véhicule à Guangzhou et Shenzhen, peut se répliquer à l'international. Dubaï représente l'un des marchés de mobilité intelligente les plus ambitieux au monde : la ville vise qu'un quart de tous ses déplacements soient autonomes d'ici 2030, dans le cadre de son programme "Smart City 2030". Réussir à Dubaï ouvre la voie à d'autres contrats régionaux et valide la capacité de l'entreprise à s'adapter à des environnements réglementaires et routiers très différents de la Chine. La stratégie internationale de Pony.ai repose sur un modèle dit "partner-driven" : ce sont des opérateurs locaux qui fournissent les véhicules et le support opérationnel, tandis que Pony.ai apporte sa technologie et son logiciel. Ce montage limite les besoins en capital propre et accélère le déploiement marché par marché. Outre Dubaï, des projets sont en cours à Doha et Zagreb. Cette expansion s'inscrit dans une stratégie "double moteur" combinant consolidation du marché chinois et internationalisation accélérée, alors que la concurrence mondiale dans le secteur des véhicules autonomes s'intensifie face à Waymo, WeRide et d'autres acteurs montants.

UEUn déploiement est évoqué à Zagreb (Croatie, UE) mais sans détails concrets, sans impact direct sur le marché français ou les régulations européennes à ce stade.

Chine/AsieOpinion
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