Aller au contenu principal
Vidéo : le nouveau personnel de robots humanoïdes de Figure fait ses premiers pas hors des usines américaines
HumanoïdesInteresting Engineering 

Vidéo : le nouveau personnel de robots humanoïdes de Figure fait ses premiers pas hors des usines américaines

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
Vidéo : le nouveau personnel de robots humanoïdes de Figure fait ses premiers pas hors des usines américaines
▶ Voir sur YouTube

Figure a diffusé le 2 novembre 2026, via son fondateur Brett Adcock sur X, une vidéo d'environ 19 secondes montrant plusieurs Figure 03 tout juste assemblés quittant l'usine BotQ, en Californie, et traversant le campus de l'entreprise. Les robots, blancs et noirs, avancent à la file vers un bâtiment, l'un d'eux empruntant un passage piéton peint près d'un parking, avec des personnes à proximité. Adcock n'a précisé ni le nombre d'unités visibles, ni la destination (test, déploiement ou autre), ni si la marche était autonome ou supervisée à distance. Aucun chiffre actualisé de capacité de production ou de livraisons clients n'accompagne la vidéo. Les derniers jalons connus sont les suivants. En avril, BotQ avait dépassé les 350 Figure 03 et démontré une cadence d'un robot par heure, contre un par jour auparavant (un gain de 24 fois en moins de 120 jours). En juillet, Figure a annoncé la 1 000e unité sortie de chaîne. Une autre vidéo récente montrait un Figure 03 achevant un test d'endurance de neuf jours sur tapis roulant, soit 560 km (348 miles) et 1,2 million de pas.

Cette séquence est surtout une pièce de communication, mais elle s'inscrit dans un signal plus tangible: Figure revendique une production en série réelle, et non plus des prototypes montrés au compte-gouttes. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence. Les 1 000 robots sont un cumul de fabrication, pas un nombre de machines livrées ou travaillant en production chez des clients. La vidéo ne dit rien de l'autonomie des machines, et le test d'endurance, présenté sans conditions détaillées, reste une démonstration contrôlée. Pour les intégrateurs et les directeurs d'exploitation, la question décisive n'est donc plus la capacité à assembler des humanoïdes, mais la fiabilité sur la durée, le coût par unité et la part de la flotte qui travaille réellement en conditions commerciales. Figure indique d'ailleurs utiliser sa flotte en interne pour la recherche, l'entraînement de l'IA, le développement de tâches domestiques et la collecte de données, afin de détecter les défauts matériels et logiciels apparus à l'usage prolongé.

Figure 03 a été présenté en octobre 2025 et repose sur une architecture matérielle repensée autour de Helix, le modèle VLA (vision-langage-action) maison de l'entreprise. Les caméras offrent un débit d'images doublé, une latence divisée par quatre et un champ de vision élargi de 60 % par rapport à la génération précédente. Chaque main embarque une caméra de paume, qui conserve un retour visuel lorsque l'objet échappe aux caméras principales. Figure a aussi conçu ses capteurs tactiles de bout de doigt, sensibles à des forces de trois grammes, pour ajuster la prise sur des objets fragiles ou irréguliers. Face à Tesla (Optimus), Agility Robotics, Apptronik ou Unitree, la course se joue désormais sur le volume réellement déployé et la preuve de valeur chez les clients. Les prochains signaux à surveiller sont la publication de chiffres de livraisons, l'identité des sites clients et la démonstration d'un fonctionnement autonome prolongé hors des murs de l'entreprise.

À lire aussi

Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde
1Interesting Engineering 

Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde

Clone Robotics, la start-up américaine qui développe des humanoïdes à muscles artificiels, a publié le 1er octobre 2026 une vidéo intitulée « Teleoperation of the Hand of Torso 3 ». On y voit une main à cinq doigts piloter à distance par un opérateur humain. L'entreprise y annonce aussi le lancement en novembre de Torso 4, un buste bimanuel redessiné pour des tâches stationnaires en entreprise, c'est-à-dire exécutées à poste fixe avec les deux bras. Dans un message complémentaire, Clone précise que la main filmée date d'avril 2026 et constitue la dernière de ses conceptions héritées. Depuis, elle affirme avoir consacré six mois à repenser l'ensemble du système. Aucune donnée chiffrée n'accompagne l'annonce : ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni site de déploiement. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, il y a peu à retenir de ce contenu, et c'est précisément ce qu'il faut en dire. La vidéo ne montre aucune autonomie : c'est de la téléopération, sur du matériel que Clone considère elle-même comme dépassé. Elle ne dit rien des performances de Torso 4. L'annonce ne cite aucune tâche réalisée par la nouvelle plateforme et n'indique pas quel degré d'assistance humaine elle exige. L'ambition d'automatiser le travail bimanuel stationnaire reste donc un objectif produit, pas un résultat démontré. La seule information exploitable est d'ordre stratégique : Clone dit vouloir rendre son matériel plus simple à simuler et à commander tout en conservant des capacités de niveau humain. Cela reconnaît implicitement que l'architecture précédente, difficile à modéliser, freinait l'apprentissage en simulation et le transfert vers le réel. Le choix de Clone reste atypique. La société suit l'anatomie humaine, avec cinq doigts actionnés par des muscles artificiels et des tendons, là où Boston Dynamics a retenu pour les nouvelles mains d'Atlas quatre doigts seulement, afin de limiter coût, encombrement et points de défaillance. Les deux approches divergent sur la forme, mais convergent sur la priorité donnée à la simulabilité et à la contrôlabilité, signe que la dextérité fine se heurte désormais autant à un problème de modélisation qu'à un problème mécanique. Le lancement de novembre servira de test : il faudra y chercher des tâches documentées, la part de fonctionnement autonome, le recours à l'intervention humaine, et surtout des vidéos non sélectionnées. Tant que ces éléments manquent, Torso 4 relève de l'annonce, pas du produit livré ni du déploiement réel.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

HumanoïdesOpinion
1 source
Vidéo : les robots humanoïdes de Figure rangent une pièce, accrochent des vêtements et font le lit seuls
2Interesting Engineering 

Vidéo : les robots humanoïdes de Figure rangent une pièce, accrochent des vêtements et font le lit seuls

Figure AI a publié en mai 2026 une vidéo montrant deux robots humanoïdes Helix-02 réinitialiser une chambre à coucher de façon autonome en moins de deux minutes. Les robots ouvrent une porte, accrochent un manteau, ferment un ordinateur portable, rangent un casque, repositionnent des meubles, gèrent une poubelle, et confectionnent ensemble le lit en lissant la couette. L'ensemble de la séquence repose sur un unique modèle Vision-Language-Action (VLA) partagé, le système Helix développé en interne. Aucun planificateur central, aucun contrôleur partagé, aucune communication directe entre les deux unités : chaque robot n'utilise que ses caméras embarquées et sa politique apprise pour inférer les intentions de son partenaire via le mouvement observé. En parallèle, Figure a annoncé que son usine BotQ en Californie produit désormais un robot Figure 03 par heure, contre un par jour quatre mois plus tôt, une cadence de production qui change la discussion sur la scalabilité industrielle des humanoïdes. Ce que cette démonstration prouve, avec les réserves habituelles sur les vidéos sélectionnées, c'est que la coordination multi-robot sans communication explicite devient opérationnelle dans des environnements non structurés. Le défi de la couette est illustratif : un objet déformable sans géométrie stable ni point de préhension prédéfini, tenu simultanément par deux agents qui doivent anticiper les mouvements l'un de l'autre en temps réel. C'est précisément le type de tâche que les approches par script ou par planification centralisée échouent à généraliser. L'intégration du whole-body control, locomotion dynamique sur un seul appui, utilisation de pédales, manipulation d'objets articulés, dans le même modèle VLA suggère que le gap sim-to-real se réduit concrètement : Figure affirme que les comportements entraînés en simulation par reinforcement learning se transfèrent sans calibration supplémentaire sur le robot physique, une affirmation qui mérite confirmation sur des volumes de déploiement plus larges. Figure AI, fondée en 2022 et ayant levé plus d'un milliard de dollars auprès d'investisseurs dont OpenAI, Microsoft et NVIDIA, positionne Helix comme une alternative aux approches modulaires de Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 3) et Physical Intelligence (Pi-0). Agility Robotics (Digit) et Apptronik (Apollo) ciblent davantage la logistique en entrepôt, tandis que Figure et 1X Technologies visent explicitement le domicile et les environnements non structurés. La mise à jour récente de Helix ajoute des caméras stéréo RGB pour une compréhension 3D temps réel via le modèle S0, combinant perception visuelle et proprioception là où les versions précédentes ne s'appuyaient que sur cette dernière. Aucun déploiement commercial en milieu résidentiel n'a encore été annoncé, mais le rythme de production de BotQ et les jalons techniques publiés positionnent un pilote industriel en environnement semi-contrôlé comme horizon réaliste à 12-18 mois.

UELa montée en cadence industrielle de Figure AI (1 robot/heure chez BotQ) et la coordination multi-robot sans communication explicite fixent un étalon technique que les acteurs européens de l'humanoïde comme Enchanted Tools devront intégrer dans leurs feuilles de route concurrentielles.

HumanoïdesOpinion
1 source
Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
3Interesting Engineering 

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

HumanoïdesOpinion
1 source
7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles
4Interesting Engineering 

7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles

Les robots humanoïdes sortent des laboratoires pour entrer dans les usines et entrepôts, et en 2025 la Chine a capté plus de quatre installations mondiales sur cinq. Figure AI (Californie) a testé son Figure 03, piloté par le système d'IA Helix qui traduit voix et vision en gestes, sur une chaîne de production BMW active ; son prédécesseur Figure 02 a chargé plus de 90 000 composants sur 1 250 heures de fonctionnement, contribuant à plus de 30 000 véhicules. AgiBot, fondée à Shanghai en 2023, domine le marché avec 30,4 % des installations mondiales en 2025 selon des chiffres relayés par le South China Morning Post, devant Unitree Robotics (26,4 %), dont le modèle G1 démarre à environ 13 500 dollars. UBTech (Shenzhen) a livré 1 079 humanoïdes de sa série Walker en 2025, dont le Walker S2, capable de remplacer seul sa propre batterie. Tesla développe Optimus à partir des technologies de ses véhicules autonomes mais n'a pas encore atteint de déploiement commercial significatif, Elon Musk ayant reconnu que la montée en production serait très lente, tandis qu'Apptronik (Texas), issu de travaux liés au programme Valkyrie de la NASA, développe le robot Apollo pour le transport de matériaux, la livraison de composants et l'inspection de produits. Cette avance chinoise en volume nuance l'idée d'une domination américaine totale sur la robotique humanoïde : Washington garde la main sur l'IA générale et les architectures vision-langage-action comme Helix, mais Pékin a industrialisé le hardware à bas coût, à l'image du G1 d'Unitree à 13 500 dollars. Le déploiement de Figure 03 sur une vraie ligne BMW, plutôt qu'en démonstration scénarisée, suggère que l'écart entre marketing et usage industriel réel se réduit pour des tâches répétitives bien définies. La prudence reste toutefois de mise : une enquête de Reuters conclut que les humanoïdes demeurent globalement trop lents et trop sujets aux erreurs pour la plupart des tâches industrielles, ce qui relativise les volumes annoncés côté chinois. Pour les décideurs B2B, le hardware devient plus accessible et plus rapide à produire, mais la fiabilité opérationnelle à grande échelle reste à prouver, y compris pour Tesla, dont l'expérience de fabrication de masse n'a pas empêché une montée en charge très progressive d'Optimus. Cette répartition reflète des trajectoires distinctes : Figure AI et Apptronik misent sur l'intelligence artificielle incarnée et un héritage de recherche, Apptronik prolongeant directement le programme Valkyrie de la NASA, tandis que Tesla capitalise sur son savoir-faire de fabrication automobile à très grande échelle. En Chine, AgiBot, Unitree et UBTech ont privilégié la production de masse, l'ouverture des plateformes et des prix cassés pour saturer le marché avant même la pleine maturité de la technologie, une stratégie qui explique leur poids combiné de près de 57 % des installations mondiales en 2025. Les prochaines étapes attendues incluent la poursuite des essais de Figure 03 chez BMW, une montée en production toujours qualifiée de lente pour Optimus, et l'extension des usages de la série Walker d'UBTech vers davantage de manutention et de contrôle qualité, dans un secteur où la vitesse d'exécution reste, selon Reuters, le principal frein à un déploiement industriel généralisé.

UEBMW, constructeur automobile allemand, teste le Figure 03 sur une de ses chaînes de production actives, illustrant l'adoption naissante de robots humanoïdes par un grand industriel européen.

HumanoïdesActu
1 source