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Chine/AsiePandaily 

AgiBot propose Worken pour mesurer le travail des robots, et vise 1 ingénieur pour 10 robots d'ici fin d'année

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Résumé IASource uniqueImpact UE

AgiBot a profité de son Innovation Day 2026, le 29 octobre à Shanghai, pour proposer une nouvelle unité de mesure du travail robotique : le Worken, pour « effective intelligent work hours ». Défini par le cofondateur, président et directeur technique Peng Zhihui, il correspond au nombre de robots actifs multiplié par les heures de travail autonomes et par un ratio d'efficacité de sortie. Le raisonnement : un robot allumé huit heures n'a pas forcément créé huit heures de valeur, et un taux de réussite élevé sur une tâche isolée ne garantit pas une tenue comparable à celle d'un humain pendant un mois. AgiBot a livré trois jeux de chiffres. Quatre robots d'accueil à Kuanzhai Alley (Chengdu) ont cumulé 310 heures pour 744 Worken ; huit robots de chargement et déchargement sur une ligne de production de l'usine Longcheer, 528 heures pour 2 956,8 Worken ; 120 robots guidant les voyageurs aux contrôles de sécurité du métro de Canton, 240 heures pour 14 400 Worken. Le constructeur n'a toutefois publié aucune méthode commune pour fixer le ratio d'efficacité, notamment sur la déduction des reprises en main humaines, de la maintenance et des arrêts.

L'intérêt du message tient à l'autre moitié de l'annonce : réduire le nombre d'humains nécessaires par robot. Depuis septembre, AgiBot a déployé plus de 300 robots sur plus de 100 postes au parc Chimelong Spaceship, à Hengqin, pour des visites guidées, des jeux (échecs, tennis de table) et d'autres animations. Près de 500 y tournent désormais en routine, et l'entreprise vise 1 000 d'ici la fin de l'année. Selon le partenaire Wang Chuang, presque chaque robot exigeait au départ son propre ingénieur, notamment parce que les enfants les serraient dans leurs bras, les poussaient et ne respectaient pas toujours les règles des jeux. Le ratio robots par ingénieur est passé de 1 pour 1 à 3 pour 1, avec un objectif de 10 pour 1 fin 2026 et 20 pour 1 en 2027. À 20 pour 1, un client n'aurait besoin que d'environ 5 % de budget de personnel supplémentaire sur ce poste. Ce déplacement du débat, de la prouesse de démonstration vers le coût d'exploitation par robot, est le vrai sujet pour un intégrateur ou un COO : c'est le ratio de supervision, et non la spécification, qui décide de la rentabilité d'une flotte.

Ces chiffres restent déclaratifs et issus d'AgiBot lui-même, sur des cas d'usage de service dont certains (accueil, guidage) sont moins exigeants que la manipulation industrielle. Les dirigeants ont d'ailleurs reconnu des limites : Wang a indiqué que le nouveau modèle d'interaction WITA-OMNI doit encore progresser en cohérence et en stabilité à l'échelle de grandes flottes, et le cofondateur Yao Maoqing a présenté comme jalon sectoriel clé plus de 10 000 robots travaillant durablement en usine en Chine. Peng a résumé l'enjeu : sans production mesurable et coûts en baisse, chaque robot vendu aurait encore besoin de sa « nounou ». La proposition arrive dans un secteur chinois où AgiBot rivalise avec Unitree, UBTech et d'autres sur les volumes, tandis que les acteurs américains comme Figure ou Tesla restent plus discrets sur les métriques d'exploitation. Reste à voir si le Worken, faute de standard indépendant, sera adopté au-delà d'AgiBot, et si les cibles de 10 pour 1 puis 20 pour 1 seront tenues. L'entreprise a par ailleurs présenté un aperçu de son modèle GO-3 et son système Genie Master, qui permet aux robots G2 de diagnostiquer leurs propres pannes.

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AGIBOT présente Worken pour mesurer la productivité des robots lors de l'AGIBOT Innovation Day 2026
1Robotics Business Review 

AGIBOT présente Worken pour mesurer la productivité des robots lors de l'AGIBOT Innovation Day 2026

AGIBOT a présenté à Shanghai, lors de son Innovation Day 2026, Worken, un cadre proposé pour mesurer la productivité des robots en conditions réelles. Le nom associe « Work » et « Token ». Selon la formule du constructeur, Worken équivaut au nombre de robots actifs, multiplié par les heures de travail autonome, multiplié par un ratio d'efficacité de production. Les robots actifs sont ceux qui exécutent réellement des tâches, et non ceux qui sont fabriqués ou stockés. Les heures autonomes excluent le simple temps d'allumage. Le ratio compare la production acceptable à une référence définie pour une tâche donnée, par exemple le travail d'un opérateur humain selon des standards établis. Peng Zhihui, cofondateur, président et directeur technologique, présente l'unité comme des « heures de travail intelligent effectif ». Le même événement a aussi vu l'annonce de la plateforme matérielle AHA3 (« trois intelligences en une »), d'une capacité d'agent auto-évolutif au sein du framework AGILE de motion intelligence, du modèle de fondation GO-3 Preview, du modèle d'interaction omni-modal WITA-Omni 1.0, du robot industriel G2 Max et de Link-U OS 1.0. Le communiqué ne détaille ni charge utile, ni degrés de liberté, ni prix, ni chiffre Worken mesuré sur un site client. GO-3 n'est présenté qu'en préversion. Le déplacement du débat est pertinent. Le secteur se compare surtout au nombre d'unités produites ou livrées, des chiffres qui ne disent rien de l'utilité d'un parc de robots. AGIBOT revendique pourtant 20 000 robots sortis de ligne le mois dernier et la tête des livraisons mondiales de humanoïdes au premier semestre 2026 selon IDC. Mesurer l'autonomie réelle, la fréquence des interventions humaines et la qualité du résultat répond directement à la question que se posent les COO industriels : combien de travail utile obtient-on par robot déployé ? Il faut toutefois rester prudent. Worken est une métrique maison, non auditée, dont les termes sensibles restent à définir : ce qui compte comme intervention humaine, le choix de la tâche de référence, le seuil de production « acceptable ». Un ratio calculé sur une tâche choisie par le constructeur peut flatter n'importe quel parc. Tant qu'AGIBOT ne publie pas de valeurs Worken par site, l'indicateur reste un cadre conceptuel, pas une preuve de rentabilité. AGIBOT, fondée en 2023 sous le nom de Zhiyuan Xinchuang Technology, couvre les humanoïdes, les quadrupèdes, les systèmes dextres et le nettoyage commercial. Sa stratégie de volume face à Unitree, UBTech ou aux acteurs américains comme Figure, Tesla (Optimus) et Agility, l'amène naturellement à contester le terrain de la comparaison, puisque le nombre d'unités ne la différencie plus seule. Les acteurs européens tels que Wandercraft ou Enchanted Tools, qui visent des déploiements plus ciblés, auraient intérêt à des indicateurs proches, fondés sur le travail réalisé plutôt que sur les volumes. La suite dépendra de l'adoption de Worken hors d'AGIBOT, d'une éventuelle publication de résultats chiffrés en usine ou en entrepôt, et de la date de sortie de GO-3 en version définitive.

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Chine/AsieOpinion
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Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année
2Pandaily 

Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année

InSpace Technology, la société robotique fondée par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi en charge du hardware intelligent, a présenté le 30 juin trois nouveaux robots de service alimentaire lors d'un événement de lancement : le XBot C3 pour le café, le XBot I3 pour la glace, et le très attendu XBot X1, un robot humanoïde dédié à la restauration. L'entreprise vise une production de masse du X1 d'ici la fin de l'année. Le XBot C3, facturé 219 000 yuans, sera disponible sur JD.com en juillet ; il occupe 1,83 m², un tiers de moins que son prédécesseur, prépare un americano en environ 45 secondes et peut produire 80 tasses par heure grâce à un bras robotique industriel doté d'une pince certifiée pour plus de 500 000 cycles, complété par une stérilisation UV, un suivi de température et un système de latte art qui imprime des photos fournies par le client sur la mousse. Le XBot I3, à 179 000 yuans et lancé mi-juillet sur JD.com, produit plus de 60 portions par heure avec 256 combinaisons possibles à partir de quatre sauces et quatre garnitures ; Tang Mu indique que certaines unités glace dépassent déjà les ventes des robots café, citant un centre commercial de Xiamen où 250 coupes ont été vendues en une seule journée. Le XBot X1 repose sur une base mobile à roues intégrant un compartiment de stockage plutôt que des jambes, avec deux bras humanoïdes à sept axes, une charge utile de 3 à 4 kg par effecteur, une précision de positionnement coordonné d'environ ±1 mm et une répétabilité de ±0,5 mm, complétés par des capteurs de force six axes pour détecter le poids et les efforts lors de la saisie ou du versement. Le choix des roues plutôt que des jambes est un signal notable dans un secteur où la bipédie généraliste domine le discours des acteurs comme Optimus ou Figure : Tang Mu justifie ce choix par un rapport coût-énergie-complexité peu pertinent en restauration, une approche pragmatique typique du raisonnement "électronique grand public" qu'il revendique. Plus significatif encore, InSpace affiche une traction commerciale déjà réelle avec plus de 1 000 robots café déployés dans plus de 100 villes, plus de 4 millions de tasses produites et un taux de disponibilité de 99,4 %, ce qui contraste avec de nombreuses annonces humanoïdes qui restent au stade de la démonstration ou de la vidéo sélectionnée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce positionnement suggère que les cas d'usage mono-tâches à ROI démontrable précèdent, dans les faits, l'arrivée de l'humanoïde généraliste polyvalent. L'entreprise, dont le nom chinois est Yingzhi Technology, a déjà installé ses robots café dans des lieux aussi variés que la place Tiananmen, la Commission indépendante contre la corruption de Hong Kong, des stations de métro britanniques et des clubs australiens, une stratégie de montée en charge progressive avant l'humanoïde. Elle évolue dans un paysage chinois de la robotique de service dense, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou Pudu Robotics, mais mise sur sa spécialisation alimentaire plutôt que sur la polyvalence. Outre la production en série du X1 prévue fin d'année, InSpace a aussi présenté un concept de food truck combinant le X1 à un véhicule autonome pour créer une unité de restauration mobile et à la demande.

Chine/AsieOpinion
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Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots
3TechNode 

Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots

Gewu Tongzhi, une jeune pousse hangzhouaise spécialisée dans l'IA pour la manipulation robotique dextre, a bouclé un tour de table d'amorçage (angel) de près de 100 millions de RMB, soit environ 13 à 14 millions d'euros, selon des informations publiées le 18 octobre. Les investisseurs sont Hongfu Asset Management, Peak Investment, Hangzhou Capital et Hangzhou Talent Group. Fondée en 2026, l'entreprise développe des modèles qui associent des « world models » (modèles internes qui prédisent l'évolution d'une scène physique) à un apprentissage fondé sur les interactions réelles avec les objets. Son fondateur et PDG, Cai Jia, vient des laboratoires de recherche de Huawei et de sa division automobile, où il a participé au développement des systèmes de conduite assistée ADS. Les fonds serviront à l'entraînement des modèles, au développement matériel, au recrutement et à la collecte de données en conditions réelles. Gewu Tongzhi mène des preuves de concept avec des clients du textile, des modules optiques et des composants automobiles. Une première livraison est attendue d'ici fin 2026. Ce tour illustre la place croissante de la dextérité, et non plus de la seule locomotion, dans les paris des investisseurs chinois sur la robotique. La manipulation d'objets déformables comme les tissus, ou de pièces fragiles comme les modules optiques, reste l'un des points de blocage de l'automatisation industrielle, là où les systèmes classiques programmés trouvent leurs limites. Le choix de ces trois verticales est cohérent avec cette logique, mais il faut rester prudent : il s'agit à ce stade de preuves de concept, sans volumes, tarifs ni indicateurs de performance publiés (taux de réussite, temps de cycle, robustesse sur la durée). L'écart entre démonstration et exploitation en production demeure entier, et la promesse d'une livraison dans les deux mois qui viennent mérite d'être vérifiée, sans que l'on sache s'il s'agira d'un produit, d'un logiciel ou d'une cellule complète. Le profil du fondateur s'inscrit dans une tendance nette : des ingénieurs issus de la conduite autonome, désormais rompus aux données massives et aux architectures de bout en bout, migrent vers l'IA incarnée. Le soutien de fonds publics et parapublics de Hangzhou confirme l'ambition de la ville de consolider un pôle robotique autour de ses acteurs déjà installés, dont Unitree. Sur le créneau de la manipulation fondée sur des modèles généralistes, Gewu Tongzhi croise des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), Figure (Helix) ou NVIDIA (GR00T), ainsi que plusieurs startups chinoises. En Europe, des équipes comme Enchanted Tools travaillent aussi sur la manipulation. Les prochains jalons à surveiller sont la conversion des pilotes en commandes, la nature du matériel retenu et un éventuel tour de série A en 2027.

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Chine/AsieActu
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes. Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur. Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

UEAucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

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