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Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année
Chine/AsiePandaily 

Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année

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InSpace Technology, la société robotique fondée par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi en charge du hardware intelligent, a présenté le 30 juin trois nouveaux robots de service alimentaire lors d'un événement de lancement : le XBot C3 pour le café, le XBot I3 pour la glace, et le très attendu XBot X1, un robot humanoïde dédié à la restauration. L'entreprise vise une production de masse du X1 d'ici la fin de l'année. Le XBot C3, facturé 219 000 yuans, sera disponible sur JD.com en juillet ; il occupe 1,83 m², un tiers de moins que son prédécesseur, prépare un americano en environ 45 secondes et peut produire 80 tasses par heure grâce à un bras robotique industriel doté d'une pince certifiée pour plus de 500 000 cycles, complété par une stérilisation UV, un suivi de température et un système de latte art qui imprime des photos fournies par le client sur la mousse. Le XBot I3, à 179 000 yuans et lancé mi-juillet sur JD.com, produit plus de 60 portions par heure avec 256 combinaisons possibles à partir de quatre sauces et quatre garnitures ; Tang Mu indique que certaines unités glace dépassent déjà les ventes des robots café, citant un centre commercial de Xiamen où 250 coupes ont été vendues en une seule journée. Le XBot X1 repose sur une base mobile à roues intégrant un compartiment de stockage plutôt que des jambes, avec deux bras humanoïdes à sept axes, une charge utile de 3 à 4 kg par effecteur, une précision de positionnement coordonné d'environ ±1 mm et une répétabilité de ±0,5 mm, complétés par des capteurs de force six axes pour détecter le poids et les efforts lors de la saisie ou du versement.

Le choix des roues plutôt que des jambes est un signal notable dans un secteur où la bipédie généraliste domine le discours des acteurs comme Optimus ou Figure : Tang Mu justifie ce choix par un rapport coût-énergie-complexité peu pertinent en restauration, une approche pragmatique typique du raisonnement "électronique grand public" qu'il revendique. Plus significatif encore, InSpace affiche une traction commerciale déjà réelle avec plus de 1 000 robots café déployés dans plus de 100 villes, plus de 4 millions de tasses produites et un taux de disponibilité de 99,4 %, ce qui contraste avec de nombreuses annonces humanoïdes qui restent au stade de la démonstration ou de la vidéo sélectionnée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce positionnement suggère que les cas d'usage mono-tâches à ROI démontrable précèdent, dans les faits, l'arrivée de l'humanoïde généraliste polyvalent.

L'entreprise, dont le nom chinois est Yingzhi Technology, a déjà installé ses robots café dans des lieux aussi variés que la place Tiananmen, la Commission indépendante contre la corruption de Hong Kong, des stations de métro britanniques et des clubs australiens, une stratégie de montée en charge progressive avant l'humanoïde. Elle évolue dans un paysage chinois de la robotique de service dense, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou Pudu Robotics, mais mise sur sa spécialisation alimentaire plutôt que sur la polyvalence. Outre la production en série du X1 prévue fin d'année, InSpace a aussi présenté un concept de food truck combinant le X1 à un véhicule autonome pour créer une unité de restauration mobile et à la demande.

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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production
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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production

Seres, constructeur automobile chinois connu pour ses SUV électriques sous la marque AITO, a présenté son premier robot humanoïde, baptisé Xiaosai. L'annonce a été faite par Kang Bo, directeur et vice-président du groupe, via une vidéo officielle. Le robot embarque des capacités de reconnaissance visuelle, d'accueil autonome de visiteurs et d'interaction vocale. L'usine Seres intègre déjà deux variantes spécialisées : Xiaosai 01, chargé de l'inspection qualité pour l'assemblage de châssis, et Xiaosai 02, dédié au contrôle de la configuration extérieure des véhicules finis. L'installation est coordonnée par un hub intelligent gérant plus de 1 600 dispositifs connectés, avec plus de 3 000 robots industriels opérant en synchronisation dans un écosystème combinant IoT, big data, jumeaux numériques, 5G et IA. Plusieurs autres robots d'intelligence incarnée sont annoncés pour le second semestre 2025. L'entrée de Seres dans la robotique humanoïde illustre une tendance structurelle : les constructeurs automobiles chinois mobilisent leur maîtrise de la fabrication de masse, des chaînes d'approvisionnement et de l'automatisation pour s'imposer sur le marché de l'IA incarnée. Le déploiement des variantes Xiaosai 01 et 02 en production réelle, et non en phase pilote, constitue un signal du passage du stade démonstrateur à celui de l'intégration opérationnelle. Cela dit, les données techniques du robot humanoïde généraliste restent absentes du communiqué : aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté ou de temps de cycle n'est fourni, ce qui invite à nuancer le niveau de maturité réel du système. La communication de Seres mélange robots spécialisés déjà en service et humanoïde généraliste encore en développement, sans toujours distinguer clairement les deux catégories. Ce virage s'appuie sur un partenariat signé en octobre 2024 avec Volcengine, filiale de ByteDance, portant sur les systèmes de décision, le contrôle de robots et la collaboration homme-machine en mode cloud-edge multimodal. Seres n'est pas seul dans cette course : Xpeng a récemment placé son PDG He Xiaopeng à la tête de la division robotique du groupe pour accélérer la commercialisation ; BYD confirme développer des humanoïdes et envisage leur distribution via son réseau de concessionnaires ; Aimoga, soutenu par Chery, commercialise déjà un humanoïde grand public à 285 800 yuans (environ 42 260 dollars). À l'international, Hyundai a annoncé le déploiement de plus de 25 000 robots Atlas aux États-Unis, visant 30 000 unités annuelles d'ici 2028 avec des composants fabriqués localement. La robotique humanoïde s'impose comme le prochain terrain de compétition des constructeurs automobiles, transformant des industriels établis en nouveaux entrants sur un marché encore en formation.

UELa montée en puissance des constructeurs automobiles chinois (Seres, BYD, Xpeng) dans la robotique humanoïde industrielle intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'automatisation, sans impact direct immédiat sur le marché français ou une réglementation UE.

Chine/AsieOpinion
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Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang
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Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang

La startup chinoise Yingzhi XBOT, fondée en 2022 par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi, a levé plusieurs centaines de millions de yuans sur deux tours : 200 millions en tour A menés par le fonds hongkongais GPTX, puis 300 à 500 millions en tour B auprès de fonds publics chinois et d'investisseurs en dollars, avec plus tôt un tour d'amorçage réunissant Zhang Xiaolong (Tencent) et plusieurs cofondateurs de Xiaomi. Plutôt que l'humanoïde domestique, l'entreprise construit des robots de restauration pour centres commerciaux, sur une architecture « un cerveau, plusieurs corps » baptisée XOS 3.0. Son robot à café C3 (bras 6 axes, précision ±0,02 mm) produit 80 tasses par heure pour 219 000 yuans ; le I3 fabrique des glaces à plus de 60 unités par heure pour 179 000 yuans. Un humanoïde à double bras 7 axes, le X1, doit entrer en production fin 2026. Fin 2025, la société revendiquait plus de 1000 robots dans plus de 100 villes, 4 millions de tasses produites, plus de 100 millions de yuans de chiffre d'affaires annuel et un carnet de commandes 2026 estimé entre 300 et 500 millions de yuans. Ce choix tranche avec la course à l'humanoïde généraliste qui domine le secteur. Tang Mu revendique avoir écarté le foyer, jugé trop imprévisible, et l'usine, où les bras industriels classiques restent plus efficaces, pour concentrer l'effort sur un usage commercial fréquent et standardisé : le café. En limitant le périmètre d'action, l'entreprise affirme contourner la principale faiblesse reconnue des modèles VLA, leur difficulté à généraliser entre tâches différentes, en ne les sollicitant qu'en secours lors d'anomalies. Elle avance aussi une économie unitaire vérifiée : dans un centre commercial de Yiwu, un robot vendu environ 100 000 yuans générait 200 tasses par jour pour un panier moyen de 20 yuans, soit plus de 60 000 yuans de chiffre d'affaires mensuel et plus de 30 000 yuans de profit net, un retour sur investissement en 6 à 8 mois pour une durée de vie annoncée de 5 ans. La société facture un abonnement mensuel plutôt qu'une location, modèle RaaS rendu possible par sa licence nationale d'exploitation alimentaire, une exclusivité qu'elle revendique dans le secteur. Avant de fonder Yingzhi XBOT, Tang Mu a cumulé 25 ans dans le design produit, chez Kingsoft puis au centre d'expérience utilisateur de Tencent, avant de diriger l'écosystème produit de Xiaomi et de lancer des best-sellers comme le routeur Xiaomi ou l'enceinte Xiao Ai. L'équipe technique est dirigée par Wang Jiali, docteur en mécatronique de Harbin, passé par CASIC, Sany et Siasun, tandis que l'exploitation s'appuie sur des cadres issus de Luckin Coffee. L'entreprise dispose de sites à Nankin, Yueyang, Shanghai et Pékin pour une capacité annuelle de 20 000 unités, et fournit déjà JD Seven Fresh Coffee ou la chaîne FICO Coffee, tout en explorant les marchés étrangers avec une chaîne de café asiatique de plus de 4000 points de vente. Un chariot robotisé, le CUBE, reste sans date de lancement, tandis que Tang Mu parie sur une coexistence durable entre bras spécialisés et humanoïdes généralistes selon les usages.

Chine/AsieActu
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L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde
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L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde

CATL, premier fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques, a annoncé le déploiement du Galbot S1 dans ses lignes de production dans le cadre d'un partenariat stratégique avec le développeur chinois de robotique humanoïde Galbot. Le Galbot S1 est un robot humanoïde à charge lourde doté de bras capables de soulever jusqu'à 50 kilogrammes en charge combinée, d'un système de positionnement centimétrique par vision seule et d'une navigation omnidirectionnelle à 360 degrés. Déployé dans les usines de fabrication intelligente de CATL, il prend en charge les tâches de manutention, de transport de matériaux et de logistique répétitives lors de la production de modules et packs de batteries, avec des sessions continues pouvant atteindre huit heures. Le pack batterie embarqué intègre des matériaux cathode à gradation de particules, des anodes à faible consommation de lithium et un électrolyte bio-inspiré à auto-réparation, visant un taux de défaillance cellule à l'échelle des parties par milliard (ppb). Ce déploiement marque une étape concrète dans la commercialisation des humanoïdes industriels à charge lourde, un segment distinct des plateformes légères comme le Tesla Optimus Gen 3 ou le Figure 03, dont les capacités de manutention restent inférieures à 20 kg. Avec un payload de 50 kg, le Galbot S1 cible directement les tâches logistiques que les robots collaboratifs à bras fixes ou les AMR ne peuvent pas réaliser. Le fait que CATL maîtrise simultanément la production de batteries et leur intégration dans le robot crée une boucle verticale rare: le fabricant est à la fois client, fournisseur énergétique et partenaire de déploiement. L'annonce d'un réseau après-vente dédié aux robots humanoïdes, présenté comme un premier mondial, indique que CATL anticipe un marché de maintenance à grande échelle, au-delà de l'automatisation interne, même si aucun volume ni calendrier précis n'a été communiqué. CATL s'est engagé dans la robotique humanoïde depuis décembre 2025, date à laquelle il a présenté Xiaomo, un robot conçu pour les tests End-of-Line et les mesures de résistance interne en courant continu (DCIR) sur les packs batteries, développé par Spirit AI, une startup de Hangzhou financée par CATL. Xiaomo, animé par un modèle Vision-Language-Action (VLA) de bout en bout, affiche un taux de succès de connexion supérieur à 99% et des temps de cycle comparables à ceux d'un opérateur humain expérimenté, selon les données déclarées par CATL. La première ligne de production utilisant des humanoïdes avait été inaugurée à l'usine de Luoyang, dans la province du Henan. Sur le plan concurrentiel, CATL se retrouve dans une position ambivalente: il fournit des technologies batteries à des acteurs comme Figure AI ou Tesla, tout en développant sa propre capacité robotique en parallèle d'entreprises comme 1X Technologies ou Agility Robotics. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension du Galbot S1 au réseau de service après-vente mondial de CATL et sur l'accélération du déploiement à grande échelle de l'IA incarnée dans ses sites industriels.

UELe déploiement annoncé dans le réseau mondial de CATL pourrait inclure ses usines européennes (Hongrie), créant une pression concurrentielle pour les intégrateurs robotiques et fabricants d'humanoïdes industriels de l'UE.

Chine/AsieOpinion
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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production
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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production

UBTech, fabricant robotique basé à Shenzhen, a présenté le Cruzr Y1, un humanoïde industriel à roues, lors d'une exposition technologique en Chine, où le robot a effectué en démonstration live du déstackage de caisses et de la palettisation de manière autonome. L'engin embarque des puces domestiques chinoises Digua S100P et S600, la plateforme logicielle propriétaire ROSA, et un modèle VLA (Vision-Language-Action) couplant perception, prise de décision et contrôle moteur. Sa mobilité repose sur des roues omnidirectionnelles à 360 degrés combinées à un mécanisme d'élévation verticale, permettant une circulation dans des allées de fabrication étroites. Les bras doubles utilisent des joints harmoniques avec capteurs de couple, tandis qu'un système multi-capteurs composé de lidar et de caméras de profondeur, disposés sur la tête, les poignets et le châssis, assure une couverture situationnelle à 360 degrés. L'autonomie dépasse quatre heures en charge maximale, avec recharge automatique et swap rapide de batterie pour un fonctionnement continu. En parallèle, UBTech a lancé la série U1 sous sa nouvelle marque grand public UWORLD, affiché à environ 30 000 dollars: plus de 2 100 précommandes en une semaine sur JD.com, livraisons annoncées pour mi-septembre, 88 degrés de liberté, revêtement en silicone réaliste, 183 cm pour la version masculine et 168 cm pour la féminine. L'intégration d'un modèle VLA dans un robot logistique à déploiement industriel est techniquement notable: elle substitue la programmation par trajectoire fixe par une perception adaptative, ce qui réduit théoriquement le temps de reconfiguration pour les intégrateurs. La plateforme Cruzr Y1 n'est ni un AMR classique ni un bras industriel fixe, mais une unité hybride combinant mobilité, manipulation bilatérale et levage vertical en un seul système. Pour un COO logistique, cela représente une alternative potentielle aux architectures AMR plus bras dédiés. Cela dit, UBTech n'a publié aucune métrique de cadence de cycle, taux d'erreur ou volume déployé en conditions réelles: la démonstration reste un proof-of-concept en environnement contrôlé, ce qui rend toute comparaison avec des systèmes en production comme ceux d'Exotec (Skypod) ou de Berkshire Grey prématurée. Fondée en 2012, UBTech compte parmi ses clients industriels Airbus, Texas Instruments, NIO, ZEEKR, Dongfeng Liuzhou Motor et FAW-Volkswagen. Le Cruzr Y1 s'inscrit dans une stratégie de diversification face à la concurrence humanoïde croissante, avec Figure AI et son Figure 03, Tesla et l'Optimus Gen 3, Physical Intelligence avec Pi-0, et NVIDIA avec GR00T N2. Le lancement simultané de la gamme U1 grand public signale une bifurcation stratégique: UBTech vise à la fois le B2B industriel et un marché B2C émergent en Chine, où la demande pour des robots compagnons commence à se structurer. Les prochaines étapes clés seront les retours terrain des pilotes industriels du Cruzr Y1 et les premiers usages réels de la U1 après les livraisons de mi-septembre.

Chine/AsieActu
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