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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production
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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production

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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production
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UBTech, fabricant robotique basé à Shenzhen, a présenté le Cruzr Y1, un humanoïde industriel à roues, lors d'une exposition technologique en Chine, où le robot a effectué en démonstration live du déstackage de caisses et de la palettisation de manière autonome. L'engin embarque des puces domestiques chinoises Digua S100P et S600, la plateforme logicielle propriétaire ROSA, et un modèle VLA (Vision-Language-Action) couplant perception, prise de décision et contrôle moteur. Sa mobilité repose sur des roues omnidirectionnelles à 360 degrés combinées à un mécanisme d'élévation verticale, permettant une circulation dans des allées de fabrication étroites. Les bras doubles utilisent des joints harmoniques avec capteurs de couple, tandis qu'un système multi-capteurs composé de lidar et de caméras de profondeur, disposés sur la tête, les poignets et le châssis, assure une couverture situationnelle à 360 degrés. L'autonomie dépasse quatre heures en charge maximale, avec recharge automatique et swap rapide de batterie pour un fonctionnement continu. En parallèle, UBTech a lancé la série U1 sous sa nouvelle marque grand public UWORLD, affiché à environ 30 000 dollars: plus de 2 100 précommandes en une semaine sur JD.com, livraisons annoncées pour mi-septembre, 88 degrés de liberté, revêtement en silicone réaliste, 183 cm pour la version masculine et 168 cm pour la féminine.

L'intégration d'un modèle VLA dans un robot logistique à déploiement industriel est techniquement notable: elle substitue la programmation par trajectoire fixe par une perception adaptative, ce qui réduit théoriquement le temps de reconfiguration pour les intégrateurs. La plateforme Cruzr Y1 n'est ni un AMR classique ni un bras industriel fixe, mais une unité hybride combinant mobilité, manipulation bilatérale et levage vertical en un seul système. Pour un COO logistique, cela représente une alternative potentielle aux architectures AMR plus bras dédiés. Cela dit, UBTech n'a publié aucune métrique de cadence de cycle, taux d'erreur ou volume déployé en conditions réelles: la démonstration reste un proof-of-concept en environnement contrôlé, ce qui rend toute comparaison avec des systèmes en production comme ceux d'Exotec (Skypod) ou de Berkshire Grey prématurée.

Fondée en 2012, UBTech compte parmi ses clients industriels Airbus, Texas Instruments, NIO, ZEEKR, Dongfeng Liuzhou Motor et FAW-Volkswagen. Le Cruzr Y1 s'inscrit dans une stratégie de diversification face à la concurrence humanoïde croissante, avec Figure AI et son Figure 03, Tesla et l'Optimus Gen 3, Physical Intelligence avec Pi-0, et NVIDIA avec GR00T N2. Le lancement simultané de la gamme U1 grand public signale une bifurcation stratégique: UBTech vise à la fois le B2B industriel et un marché B2C émergent en Chine, où la demande pour des robots compagnons commence à se structurer. Les prochaines étapes clés seront les retours terrain des pilotes industriels du Cruzr Y1 et les premiers usages réels de la U1 après les livraisons de mi-septembre.

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Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle
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Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle

Pudu Robotics, entreprise fondée à Shenzhen spécialisée jusqu'ici dans les robots de service (livraison en restaurant, nettoyage), a présenté une version actualisée de son D7, robot semi-humanoïde industriel initialement dévoilé en 2024. La plateforme associe un châssis omnidirectionnel, deux bras manipulateurs et un torse anthropomorphe, le tout piloté par PuduFM 1.0, un modèle de fondation propriétaire entraîné sur des données opérationnelles réelles. Le D7 prend en charge des charges utiles jusqu'à 14 kg et peut atteindre des hauteurs de 2 mètres, ce qui lui permet d'interagir avec des systèmes de stockage en hauteur. Il est équipé de capteurs tactiles offrant une précision de contrôle de force au millimètre, d'un double LiDAR avant-arrière pour la navigation en environnement dynamique, et d'un système de remplacement autonome des batteries permettant une opération 24 h/24 sans intervention humaine. Les applications visées incluent la manutention, le picking en étagères, le réapprovisionnement de stocks et le transport interne en entrepôt ou en usine. Ce qui distingue la proposition de Pudu des AMR (autonomous mobile robots) classiques, c'est l'ambition d'un apprentissage continu en production : l'architecture collecte des données opérationnelles en boucle fermée, les transmet à faible latence et réentraîne le modèle sur les tâches réellement effectuées. Si ce mécanisme fonctionne à l'échelle, cela représente un changement notable pour les intégrateurs industriels qui gèrent aujourd'hui des flottes de robots aux capacités figées après déploiement. La plateforme PuduAgent, annoncée comme prochaine étape, viserait la coordination multi-robots sur des flux de travail complexes. Il convient toutefois de nuancer : la présentation repose sur des affirmations du fabricant, sans données tierces sur les taux d'apprentissage effectifs ni sur la performance en conditions de production réelle. La distinction entre ce qui est opérationnel aujourd'hui et ce qui reste en développement n'est pas clairement établie dans les communications officielles. Pudu s'est construit une base industrielle avec ses robots de livraison déployés dans des milliers de restaurants en Chine et à l'international, ce qui lui confère une expérience opérationnelle terrain que n'ont pas tous ses concurrents dans le segment humanoïde. Sur ce marché, le D7 se positionne face à des acteurs comme Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), Figure (Figure 02), 1X Technologies ou Fourier Intelligence, tous engagés dans la même course au robot humanoïde pour la logistique. Côté modèles de fondation pour la manipulation (VLA), la concurrence inclut Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et les équipes de recherche de DeepMind. Aucun déploiement client ni pilote industriel n'a été annoncé à ce stade pour la version actualisée du D7, ce qui place cette présentation davantage dans la catégorie annonce produit que déploiement réel.

Chine/AsieOpinion
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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production
2Interesting Engineering 

Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production

Seres, constructeur automobile chinois connu pour ses SUV électriques sous la marque AITO, a présenté son premier robot humanoïde, baptisé Xiaosai. L'annonce a été faite par Kang Bo, directeur et vice-président du groupe, via une vidéo officielle. Le robot embarque des capacités de reconnaissance visuelle, d'accueil autonome de visiteurs et d'interaction vocale. L'usine Seres intègre déjà deux variantes spécialisées : Xiaosai 01, chargé de l'inspection qualité pour l'assemblage de châssis, et Xiaosai 02, dédié au contrôle de la configuration extérieure des véhicules finis. L'installation est coordonnée par un hub intelligent gérant plus de 1 600 dispositifs connectés, avec plus de 3 000 robots industriels opérant en synchronisation dans un écosystème combinant IoT, big data, jumeaux numériques, 5G et IA. Plusieurs autres robots d'intelligence incarnée sont annoncés pour le second semestre 2025. L'entrée de Seres dans la robotique humanoïde illustre une tendance structurelle : les constructeurs automobiles chinois mobilisent leur maîtrise de la fabrication de masse, des chaînes d'approvisionnement et de l'automatisation pour s'imposer sur le marché de l'IA incarnée. Le déploiement des variantes Xiaosai 01 et 02 en production réelle, et non en phase pilote, constitue un signal du passage du stade démonstrateur à celui de l'intégration opérationnelle. Cela dit, les données techniques du robot humanoïde généraliste restent absentes du communiqué : aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté ou de temps de cycle n'est fourni, ce qui invite à nuancer le niveau de maturité réel du système. La communication de Seres mélange robots spécialisés déjà en service et humanoïde généraliste encore en développement, sans toujours distinguer clairement les deux catégories. Ce virage s'appuie sur un partenariat signé en octobre 2024 avec Volcengine, filiale de ByteDance, portant sur les systèmes de décision, le contrôle de robots et la collaboration homme-machine en mode cloud-edge multimodal. Seres n'est pas seul dans cette course : Xpeng a récemment placé son PDG He Xiaopeng à la tête de la division robotique du groupe pour accélérer la commercialisation ; BYD confirme développer des humanoïdes et envisage leur distribution via son réseau de concessionnaires ; Aimoga, soutenu par Chery, commercialise déjà un humanoïde grand public à 285 800 yuans (environ 42 260 dollars). À l'international, Hyundai a annoncé le déploiement de plus de 25 000 robots Atlas aux États-Unis, visant 30 000 unités annuelles d'ici 2028 avec des composants fabriqués localement. La robotique humanoïde s'impose comme le prochain terrain de compétition des constructeurs automobiles, transformant des industriels établis en nouveaux entrants sur un marché encore en formation.

UELa montée en puissance des constructeurs automobiles chinois (Seres, BYD, Xpeng) dans la robotique humanoïde industrielle intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'automatisation, sans impact direct immédiat sur le marché français ou une réglementation UE.

Chine/AsieOpinion
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Soutien politique et production de masse propulsent les ETF de robots humanoïdes à l'aube d'une phase critique
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Soutien politique et production de masse propulsent les ETF de robots humanoïdes à l'aube d'une phase critique

La Chine accélère sa stratégie dans la robotique humanoïde : le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information (MIIT), en coordination avec la SASAC (Commission de supervision des actifs d'État), a fixé un objectif contraignant de plus de 10 000 unités humanoïdes déployées d'ici fin 2026, signalant un passage de l'incitation à la R&D vers une obligation de déploiement industriel. Sur le plan production, le Centre d'innovation en robotique humanoïde de Pékin a confirmé que le Tiangong 3.0 entrera en fabrication en série au second semestre 2026, avec des réductions de coûts attendues supérieures à 50 %. UBTECH a formalisé une coentreprise pour développer des puces d'intelligence incarnée, avec un capital enregistré de 100 millions de yuans. Côté chaîne d'approvisionnement, Wanma et Langxin Electric ont commencé des livraisons en volume de composants critiques. À l'international, GenesisAI, soutenu par l'ex-PDG de Google Eric Schmidt, a lancé son robot industriel Eno, tandis que Faraday Future affirme avoir livré 157 unités réparties sur quatre modèles. Dans ce contexte, l'ETF Robot d'Invesco Great Wall (code 159559), indexé sur le Guozheng Robot Industry Index (980022), affiche une exposition de plus de 73 % aux valeurs du secteur humanoïde, avec une allocation sectorielle dominée par les équipements mécaniques à 47,23 % (réducteurs, vis à billes, moteurs) et les équipements électriques à 14,68 %. Ce moment marque une inflexion structurelle : la Chine ne pilote plus la filière par subventions symboliques mais par objectifs de déploiement chiffrés et datés, ce qui force les intégrateurs et les acheteurs industriels à anticiper des volumes réels dès 2026. La maturité affichée de la chaîne d'approvisionnement, notamment autour des composants à haute valeur (actionneurs, chips embarqués), réduit un des principaux goulets d'étranglement identifiés lors des phases pilotes. Toutefois, il convient de rester prudent : l'article source est en grande partie un texte promotionnel pour le fonds 159559 lui-même, dont la performance de 60,81 % sur deux ans est mise en avant face aux 34,02 % du CSI 300. Les chiffres de déploiement restent des objectifs politiques, pas des confirmations de livraisons effectives, et les vidéos de démonstration des robots ne constituent pas une preuve de passage à l'échelle industrielle. La trajectoire de la robotique humanoïde chinoise s'inscrit dans un effort stratégique accéléré depuis 2023, avec des acteurs comme Unitree, AgiBot et UBTECH qui avancent en parallèle. À l'international, Tesla (Optimus Gen 3), Figure (Figure 03), Physical Intelligence (pi0), Agility Robotics et Boston Dynamics maintiennent une pression concurrentielle forte, principalement sur les cas d'usage logistique et manufacture. Le second semestre 2026 et l'année 2027 sont désignés comme la première fenêtre de réalisation de revenus réels pour le secteur, sous réserve que les objectifs de déploiement se confirment en commandes fermes plutôt qu'en annonces de pilotes.

UELa montée en puissance industrielle chinoise dans les humanoïdes (objectif 10 000 unités d'ici fin 2026, passage aux mandats de déploiement) crée une pression concurrentielle indirecte sur les fabricants et intégrateurs européens de composants robotiques critiques (actionneurs, réducteurs, chips embarqués).

Chine/AsieActu
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La Chine présente un robot ouvrier de 100 kg conçu pour utiliser des outils humains sur la Lune
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La Chine présente un robot ouvrier de 100 kg conçu pour utiliser des outils humains sur la Lune

La Chine a présenté un robot destiné à servir d'ouvrier de chantier sur la Lune dans le cadre de la mission Chang'e-8. Développé par la Hong Kong University of Science and Technology (HKUST) sous la direction de la professeure Gao Yang, l'engin pèse 100 kg et repose sur quatre roues conçues pour naviguer sur le sol lunaire accidenté. Sa caractéristique distinctive est sa paire de bras robotiques, qui lui permettent de manipuler des outils conçus initialement pour les mains humaines, évitant ainsi de devoir repenser l'ensemble des équipements spatiaux existants. Doté d'une intelligence artificielle embarquée, il fonctionne en mode semi-autonome. Ses missions prévues incluent le transport d'instruments scientifiques, le déploiement de capteurs à des emplacements précis, l'installation d'équipements et la collecte d'échantillons de sol et de roches lunaires. La mission Chang'e-7, distincte, devrait quant à elle tester le premier robot humanoïde au pôle Sud lunaire, mais dans une zone différente de celle ciblée par Chang'e-8. Ce projet marque un tournant dans la conception des missions lunaires : l'objectif n'est plus seulement l'observation et le prélèvement d'échantillons, mais une véritable ingénierie sur site. Le choix d'une architecture hybride, combinant la robustesse et l'efficacité énergétique des roues avec la dextérité de bras articulés, répond à une contrainte réelle : les outils et systèmes spatiaux actuels sont calibrés sur la morphologie humaine. Adapter le robot à ces outils plutôt que l'inverse représente un gain de temps et de coûts considérable. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce robot constitue un démonstrateur concret de polyvalence robotique en environnement extrême, un banc d'essai pour les futurs systèmes d'entretien et de construction de bases permanentes. Il reste toutefois à préciser que les performances annoncées reposent sur des éléments de conception et non sur des tests en conditions réelles. La mission Chang'e-8 s'inscrit dans la stratégie lunaire à long terme de la Chine, qui vise le pôle Sud en raison des cratères supposés contenir de la glace d'eau, une ressource potentielle pour l'eau potable, l'oxygène et la production de carburant de fusée in situ. Ce site bénéficie en outre d'un ensoleillement quasi continu, favorable à l'alimentation solaire. Sur le plan de la concurrence internationale, la NASA et ses partenaires Artemis ciblent également le pôle Sud lunaire, et des acteurs privés comme Astrobotic ou ispace multiplient les missions de service. La Chine positionne ainsi Chang'e-8 non pas comme une mission d'exploration pure, mais comme une étape de préparation à l'infrastructure permanente, avec des équipes de robots appelées à construire, maintenir et exploiter les ressources lunaires. Les prochaines étapes dépendront des résultats de ce démonstrateur, dont la date de lancement n'a pas encore été confirmée publiquement.

Chine/AsieActu
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