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Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots
Chine/AsieTechNode 

Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots

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Gewu Tongzhi, une jeune pousse hangzhouaise spécialisée dans l'IA pour la manipulation robotique dextre, a bouclé un tour de table d'amorçage (angel) de près de 100 millions de RMB, soit environ 13 à 14 millions d'euros, selon des informations publiées le 18 octobre. Les investisseurs sont Hongfu Asset Management, Peak Investment, Hangzhou Capital et Hangzhou Talent Group. Fondée en 2026, l'entreprise développe des modèles qui associent des « world models » (modèles internes qui prédisent l'évolution d'une scène physique) à un apprentissage fondé sur les interactions réelles avec les objets. Son fondateur et PDG, Cai Jia, vient des laboratoires de recherche de Huawei et de sa division automobile, où il a participé au développement des systèmes de conduite assistée ADS. Les fonds serviront à l'entraînement des modèles, au développement matériel, au recrutement et à la collecte de données en conditions réelles. Gewu Tongzhi mène des preuves de concept avec des clients du textile, des modules optiques et des composants automobiles. Une première livraison est attendue d'ici fin 2026.

Ce tour illustre la place croissante de la dextérité, et non plus de la seule locomotion, dans les paris des investisseurs chinois sur la robotique. La manipulation d'objets déformables comme les tissus, ou de pièces fragiles comme les modules optiques, reste l'un des points de blocage de l'automatisation industrielle, là où les systèmes classiques programmés trouvent leurs limites. Le choix de ces trois verticales est cohérent avec cette logique, mais il faut rester prudent : il s'agit à ce stade de preuves de concept, sans volumes, tarifs ni indicateurs de performance publiés (taux de réussite, temps de cycle, robustesse sur la durée). L'écart entre démonstration et exploitation en production demeure entier, et la promesse d'une livraison dans les deux mois qui viennent mérite d'être vérifiée, sans que l'on sache s'il s'agira d'un produit, d'un logiciel ou d'une cellule complète.

Le profil du fondateur s'inscrit dans une tendance nette : des ingénieurs issus de la conduite autonome, désormais rompus aux données massives et aux architectures de bout en bout, migrent vers l'IA incarnée. Le soutien de fonds publics et parapublics de Hangzhou confirme l'ambition de la ville de consolider un pôle robotique autour de ses acteurs déjà installés, dont Unitree. Sur le créneau de la manipulation fondée sur des modèles généralistes, Gewu Tongzhi croise des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), Figure (Helix) ou NVIDIA (GR00T), ainsi que plusieurs startups chinoises. En Europe, des équipes comme Enchanted Tools travaillent aussi sur la manipulation. Les prochains jalons à surveiller sont la conversion des pilotes en commandes, la nature du matériel retenu et un éventuel tour de série A en 2027.

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IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage
1Pandaily 

IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage

La startup chinoise Zenbot, spécialisée dans l'infrastructure d'IA embodied, a bouclé un tour de financement d'amorçage de près de 100 millions de yuans (environ 14 millions de dollars). Le tour est co-piloté par trois industriels cotés de la fabrication de précision : ChangYing Precision (300115.SZ), Kedali (002850.SZ) et Zhaoming Technology (301000.SZ), auxquels s'ajoutent le fonds entrepreneurial L2F Light Source et Sirius Capital. L'utilisation des fonds cible quatre axes : le développement d'un world model à vocation généraliste pour l'IA embodied, la production en série de modules articulaires exploitant des drivers GaN de troisième génération, le déploiement d'une architecture de communication temps réel dite "cerveau-colonne vertébrale" (brain-spine), et le renforcement des capacités de conception full-stack pour la production de masse de produits complets. Ce financement signale une tendance structurelle dans l'écosystème robotique chinois : les équipementiers de précision entrent directement au capital des startups d'IA embodied, cherchant à sécuriser un accès précoce aux briques technologiques critiques. L'intégration de drivers GaN dans les modules articulaires est un pari technique notable, ces composants semi-conducteurs de troisième génération promettent une densité de puissance supérieure et des pertes réduites par rapport au silicium classique, ce qui est déterminant pour l'autonomie et la compacité des robots humanoïdes. L'architecture brain-spine en temps réel répond à un verrou bien identifié du secteur : la latence de communication entre le contrôleur central et les actionneurs périphériques, souvent citée comme obstacle au déploiement industriel fiable. Zenbot s'inscrit dans une vague dense de startups chinoises d'IA embodied qui cherchent à concurrencer Figure, Boston Dynamics ou 1X Technologies sur le terrain des briques d'infrastructure plutôt que sur celui des robots finis. Le co-fondateur Dr. Jia Zhenzhong, diplômé du département d'instruments de précision de Tsinghua et docteur de l'Université du Michigan, positionne l'entreprise à l'intersection de la robotique, de la vision par ordinateur et des grands modèles d'IA. Aucun prototype public, ni timeline de production en série, ni client annoncé à ce stade : ce tour reste une annonce d'intention, avec des jalons technologiques ambitieux encore à démontrer.

Chine/AsieOpinion
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La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage
2TechNode 

La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage

La startup chinoise PHYMI, spécialisée dans l'IA incarnée, a levé près de 100 millions de dollars en seed. Le tour est mené par IDG Capital, avec la participation de Yunqi Capital, du groupe de VTC DiDi, de Fosun RZ Capital, de Glory Ventures et du fabricant de LiDAR Hesai Technology. Fondée en 2026 par Liu Nianqiu, ancien cadre de la société de conduite autonome DeepRoute.ai, PHYMI développe des « Physical Agents » censés comprendre des objectifs, se déplacer et manipuler des objets pour accomplir des tâches dans des environnements ouverts et changeants. Selon un communiqué relayé par Yunqi Partners, lui-même investisseur au capital, les fonds financeront la recherche sur les technologies de base, des infrastructures de données réelles, l'ingénierie produit et le recrutement, sans qu'aucune démonstration ni fiche technique n'ait été rendue publique. Un tel montant à un stade seed illustre la course aux valorisations qui touche désormais la robotique généraliste chinoise, comme aux Etats-Unis autour de Figure AI ou Physical Intelligence. Le mélange d'investisseurs financiers et industriels, DiDi pour la mobilité, Hesai pour la perception 3D, suggère une convergence entre conduite autonome et robotique physique plutôt qu'un simple pari spéculatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, PHYMI reste pour l'instant une équipe et une thèse d'investissement : ni degré de liberté, ni charge utile, ni temps de cycle, ni site de déploiement n'ont été communiqués, signe que l'argent circule ici plus vite que les preuves de fonctionnement réel. Liu Nianqiu apporte l'expérience de DeepRoute.ai, société chinoise de conduite autonome. PHYMI arrive sur un marché déjà dense, entre acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, AgiBot ou UBTech, et modèles vision-langage-action occidentaux tels que Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Aucun pilote client, partenaire de déploiement ni calendrier produit n'a été annoncé à ce stade, l'entreprise se concentrant pour l'instant sur la constitution de ses équipes et de ses infrastructures de données réelles.

Chine/AsieOpinion
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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage
336Kr 

Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage

Près de 500 millions de yuans levés en tour d'amorçage "angel++", sixième tour de financement en seulement six mois d'existence pour la jeune pousse chinoise Delta Intelligence (德塔智能), fondée en janvier 2026 à Pékin. L'entreprise développe des modèles de fondation pour robots humanoïdes (Humanoid Foundation Models, HFMs), visant une manipulation locomotrice généraliste corps entier plutôt qu'une simple démonstration de marche. Le tour réunit des groupes industriels cotés en bourse, des fonds financiers de premier plan (Hillhouse Ventures/GL Ventures, Yuanhe Holdings, Fosun RZ Capital, Huaying Capital, Lenovo Capital) et, fait notable, plusieurs constructeurs de robots humanoïdes eux-mêmes: Zhiyuan Robotics (AgiBot), Leju Robotics, Galbot et Unitree. Les trois cofondateurs, dont le CEO Ma Xiaojian, sont tous docteurs de l'UCLA, formés à Tsinghua et Peking University, et sont passés par Google Robotics, NVIDIA Research, DeepMind, Meta ainsi que l'Institut de recherche en intelligence artificielle générale de Pékin, avec une expérience sur des projets DARPA, ONR et NSF. Techniquement, Delta Intelligence mise sur un moteur de monde 3D natif traitant nuages de points et gaussian splatting plutôt que des représentations visuelles 2D, couplé à un dispositif de capture propriétaire purement visuel qui enregistre en une seule prise les mouvements corps entier (mains, pieds, bassin, épaules) et reconstruit la scène 3D en temps réel, en mode téléopération ou sans robot physique. Le contrôle repose sur une architecture à trois couches: un "cerveau" pour la perception et la planification longue durée, un "cervelet" entraîné par renforcement en simulation massive pour le pilotage moteur fin à des fréquences de dizaines à centaines de hertz, et une couche hybride force-position pour la fluidité du geste. L'argument central de Delta Intelligence répond à une limite documentée du secteur: la plupart des modèles d'IA incarnée raisonnent encore sur des représentations 2D, insuffisantes pour juger la profondeur ou la géométrie nécessaires pour ouvrir une porte ou grimper un escalier, ce qui accumule des erreurs sur les tâches longues en conditions réelles. En entraînant le "cerveau" uniquement sur données réelles (la simulation ne modélisant pas fidèlement les contacts multiples de préhension et d'appui) et le "cervelet" surtout en simulation, l'entreprise illustre une fragmentation croissante du secteur entre fournisseurs de modèles de fondation et constructeurs de robots. Son partenariat direct avec Zhiyuan, Leju, Galbot et Unitree, via un pipeline standardisé de retargeting inter-plateformes, en fait un fournisseur de socle logiciel transférable d'un robot à l'autre sans réentraînement complet, un enjeu central pour l'industrialisation du secteur. Ce rythme de levées reflète l'appétit du capital chinois pour les modèles de fondation robotique, où les constructeurs de robots préfèrent désormais investir chez leurs futurs fournisseurs logiciels plutôt que tout développer en interne. Delta Intelligence se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), en misant sur un moteur 3D natif et un dispositif de capture censé lever le goulot d'étranglement des données corps entier, souvent limitées aux mains chez les concurrents. Les fonds serviront à industrialiser ce dispositif de capture, construire la boucle de données associée et étoffer l'équipe de recherche, sans calendrier précis de déploiement client communiqué à ce stade.

Chine/AsieActu
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Kaiwang Data, startup d'infrastructure de données pour l'IA incarnée, lève plus de 100 millions de RMB
4TechNode 

Kaiwang Data, startup d'infrastructure de données pour l'IA incarnée, lève plus de 100 millions de RMB

Kaiwang Data (恺望数据), startup chinoise spécialisée dans l'infrastructure de données pour l'IA incarnée, vient de boucler un tour de financement stratégique de plus de 100 millions de yuans (environ 13,9 millions de dollars). L'opération a été menée conjointement par le Beijing E-Town Industrial Upgrade Fund, Huafang Capital et Skyline Capital (天际资本), avec la participation de plusieurs entreprises de robotique : Lumai Robotics, Songyan Power, Zizibianliang Robotics et Mifeng Technology, cette dernière affiliée à AGIBOT. Kaiwang Data collecte, annote et gère des données multimodales destinées à la conduite autonome, aux world models et aux robots humanoïdes : vidéos en vue subjective de mains nues, données de gants tactiles, manipulations par pinces et prises de vue panoramiques. L'entreprise affirme produire désormais environ 100 000 heures de données exploitables par mois, un volume qu'elle dit stabilisé, et avoir signé des accords d'achat en gros avec plusieurs grands groupes. Ce tour de table illustre un phénomène qui prend de l'ampleur dans l'écosystème robotique chinois : la donnée d'entraînement devient elle-même un marché à part entière, distinct de la fabrication des robots. Les modèles vision-langage-action (VLA) et les world models qui alimentent les humanoïdes de nouvelle génération réclament des volumes massifs de données de manipulation réelle, coûteuses et lentes à collecter en interne. Que des fabricants comme Songyan Power ou une filiale d'AGIBOT investissent directement dans un fournisseur de données suggère une logique d'intégration verticale défensive, destinée à sécuriser l'approvisionnement plutôt qu'à le laisser au marché spot. Les chiffres avancés par Kaiwang, notamment les 100 000 heures mensuelles, restent toutefois auto déclarés et non audités. Les fonds levés serviront à développer une plateforme d'échange de données, à faire progresser la technologie des world models et à étendre la capacité de collecte dans des environnements commerciaux, industriels et domestiques. L'opération s'inscrit dans une vague plus large d'investissements chinois dans l'infrastructure de l'IA incarnée, portée notamment par l'écosystème AGIBOT, alors que Pékin cherche à structurer une chaîne de valeur complète, de la donnée brute jusqu'au robot humanoïde déployé sur le terrain.

Chine/AsieActu
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