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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage
Chine/Asie36Kr 

Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage

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Près de 500 millions de yuans levés en tour d'amorçage "angel++", sixième tour de financement en seulement six mois d'existence pour la jeune pousse chinoise Delta Intelligence (德塔智能), fondée en janvier 2026 à Pékin. L'entreprise développe des modèles de fondation pour robots humanoïdes (Humanoid Foundation Models, HFMs), visant une manipulation locomotrice généraliste corps entier plutôt qu'une simple démonstration de marche. Le tour réunit des groupes industriels cotés en bourse, des fonds financiers de premier plan (Hillhouse Ventures/GL Ventures, Yuanhe Holdings, Fosun RZ Capital, Huaying Capital, Lenovo Capital) et, fait notable, plusieurs constructeurs de robots humanoïdes eux-mêmes: Zhiyuan Robotics (AgiBot), Leju Robotics, Galbot et Unitree. Les trois cofondateurs, dont le CEO Ma Xiaojian, sont tous docteurs de l'UCLA, formés à Tsinghua et Peking University, et sont passés par Google Robotics, NVIDIA Research, DeepMind, Meta ainsi que l'Institut de recherche en intelligence artificielle générale de Pékin, avec une expérience sur des projets DARPA, ONR et NSF. Techniquement, Delta Intelligence mise sur un moteur de monde 3D natif traitant nuages de points et gaussian splatting plutôt que des représentations visuelles 2D, couplé à un dispositif de capture propriétaire purement visuel qui enregistre en une seule prise les mouvements corps entier (mains, pieds, bassin, épaules) et reconstruit la scène 3D en temps réel, en mode téléopération ou sans robot physique. Le contrôle repose sur une architecture à trois couches: un "cerveau" pour la perception et la planification longue durée, un "cervelet" entraîné par renforcement en simulation massive pour le pilotage moteur fin à des fréquences de dizaines à centaines de hertz, et une couche hybride force-position pour la fluidité du geste.

L'argument central de Delta Intelligence répond à une limite documentée du secteur: la plupart des modèles d'IA incarnée raisonnent encore sur des représentations 2D, insuffisantes pour juger la profondeur ou la géométrie nécessaires pour ouvrir une porte ou grimper un escalier, ce qui accumule des erreurs sur les tâches longues en conditions réelles. En entraînant le "cerveau" uniquement sur données réelles (la simulation ne modélisant pas fidèlement les contacts multiples de préhension et d'appui) et le "cervelet" surtout en simulation, l'entreprise illustre une fragmentation croissante du secteur entre fournisseurs de modèles de fondation et constructeurs de robots. Son partenariat direct avec Zhiyuan, Leju, Galbot et Unitree, via un pipeline standardisé de retargeting inter-plateformes, en fait un fournisseur de socle logiciel transférable d'un robot à l'autre sans réentraînement complet, un enjeu central pour l'industrialisation du secteur.

Ce rythme de levées reflète l'appétit du capital chinois pour les modèles de fondation robotique, où les constructeurs de robots préfèrent désormais investir chez leurs futurs fournisseurs logiciels plutôt que tout développer en interne. Delta Intelligence se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), en misant sur un moteur 3D natif et un dispositif de capture censé lever le goulot d'étranglement des données corps entier, souvent limitées aux mains chez les concurrents. Les fonds serviront à industrialiser ce dispositif de capture, construire la boucle de données associée et étoffer l'équipe de recherche, sans calendrier précis de déploiement client communiqué à ce stade.

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IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage
1Pandaily 

IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage

La startup chinoise Zenbot, spécialisée dans l'infrastructure d'IA embodied, a bouclé un tour de financement d'amorçage de près de 100 millions de yuans (environ 14 millions de dollars). Le tour est co-piloté par trois industriels cotés de la fabrication de précision : ChangYing Precision (300115.SZ), Kedali (002850.SZ) et Zhaoming Technology (301000.SZ), auxquels s'ajoutent le fonds entrepreneurial L2F Light Source et Sirius Capital. L'utilisation des fonds cible quatre axes : le développement d'un world model à vocation généraliste pour l'IA embodied, la production en série de modules articulaires exploitant des drivers GaN de troisième génération, le déploiement d'une architecture de communication temps réel dite "cerveau-colonne vertébrale" (brain-spine), et le renforcement des capacités de conception full-stack pour la production de masse de produits complets. Ce financement signale une tendance structurelle dans l'écosystème robotique chinois : les équipementiers de précision entrent directement au capital des startups d'IA embodied, cherchant à sécuriser un accès précoce aux briques technologiques critiques. L'intégration de drivers GaN dans les modules articulaires est un pari technique notable, ces composants semi-conducteurs de troisième génération promettent une densité de puissance supérieure et des pertes réduites par rapport au silicium classique, ce qui est déterminant pour l'autonomie et la compacité des robots humanoïdes. L'architecture brain-spine en temps réel répond à un verrou bien identifié du secteur : la latence de communication entre le contrôleur central et les actionneurs périphériques, souvent citée comme obstacle au déploiement industriel fiable. Zenbot s'inscrit dans une vague dense de startups chinoises d'IA embodied qui cherchent à concurrencer Figure, Boston Dynamics ou 1X Technologies sur le terrain des briques d'infrastructure plutôt que sur celui des robots finis. Le co-fondateur Dr. Jia Zhenzhong, diplômé du département d'instruments de précision de Tsinghua et docteur de l'Université du Michigan, positionne l'entreprise à l'intersection de la robotique, de la vision par ordinateur et des grands modèles d'IA. Aucun prototype public, ni timeline de production en série, ni client annoncé à ce stade : ce tour reste une annonce d'intention, avec des jalons technologiques ambitieux encore à démontrer.

Chine/AsieOpinion
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La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage
2TechNode 

La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage

La startup chinoise PHYMI, spécialisée dans l'IA incarnée, a levé près de 100 millions de dollars en seed. Le tour est mené par IDG Capital, avec la participation de Yunqi Capital, du groupe de VTC DiDi, de Fosun RZ Capital, de Glory Ventures et du fabricant de LiDAR Hesai Technology. Fondée en 2026 par Liu Nianqiu, ancien cadre de la société de conduite autonome DeepRoute.ai, PHYMI développe des « Physical Agents » censés comprendre des objectifs, se déplacer et manipuler des objets pour accomplir des tâches dans des environnements ouverts et changeants. Selon un communiqué relayé par Yunqi Partners, lui-même investisseur au capital, les fonds financeront la recherche sur les technologies de base, des infrastructures de données réelles, l'ingénierie produit et le recrutement, sans qu'aucune démonstration ni fiche technique n'ait été rendue publique. Un tel montant à un stade seed illustre la course aux valorisations qui touche désormais la robotique généraliste chinoise, comme aux Etats-Unis autour de Figure AI ou Physical Intelligence. Le mélange d'investisseurs financiers et industriels, DiDi pour la mobilité, Hesai pour la perception 3D, suggère une convergence entre conduite autonome et robotique physique plutôt qu'un simple pari spéculatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, PHYMI reste pour l'instant une équipe et une thèse d'investissement : ni degré de liberté, ni charge utile, ni temps de cycle, ni site de déploiement n'ont été communiqués, signe que l'argent circule ici plus vite que les preuves de fonctionnement réel. Liu Nianqiu apporte l'expérience de DeepRoute.ai, société chinoise de conduite autonome. PHYMI arrive sur un marché déjà dense, entre acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, AgiBot ou UBTech, et modèles vision-langage-action occidentaux tels que Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Aucun pilote client, partenaire de déploiement ni calendrier produit n'a été annoncé à ce stade, l'entreprise se concentrant pour l'instant sur la constitution de ses équipes et de ses infrastructures de données réelles.

Chine/AsieOpinion
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Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots
3TechNode 

Un ancien ingénieur de Huawei lève près de 100 millions de RMB pour Gewu Tongzhi, sa startup d'IA pour robots

Gewu Tongzhi, une jeune pousse hangzhouaise spécialisée dans l'IA pour la manipulation robotique dextre, a bouclé un tour de table d'amorçage (angel) de près de 100 millions de RMB, soit environ 13 à 14 millions d'euros, selon des informations publiées le 18 octobre. Les investisseurs sont Hongfu Asset Management, Peak Investment, Hangzhou Capital et Hangzhou Talent Group. Fondée en 2026, l'entreprise développe des modèles qui associent des « world models » (modèles internes qui prédisent l'évolution d'une scène physique) à un apprentissage fondé sur les interactions réelles avec les objets. Son fondateur et PDG, Cai Jia, vient des laboratoires de recherche de Huawei et de sa division automobile, où il a participé au développement des systèmes de conduite assistée ADS. Les fonds serviront à l'entraînement des modèles, au développement matériel, au recrutement et à la collecte de données en conditions réelles. Gewu Tongzhi mène des preuves de concept avec des clients du textile, des modules optiques et des composants automobiles. Une première livraison est attendue d'ici fin 2026. Ce tour illustre la place croissante de la dextérité, et non plus de la seule locomotion, dans les paris des investisseurs chinois sur la robotique. La manipulation d'objets déformables comme les tissus, ou de pièces fragiles comme les modules optiques, reste l'un des points de blocage de l'automatisation industrielle, là où les systèmes classiques programmés trouvent leurs limites. Le choix de ces trois verticales est cohérent avec cette logique, mais il faut rester prudent : il s'agit à ce stade de preuves de concept, sans volumes, tarifs ni indicateurs de performance publiés (taux de réussite, temps de cycle, robustesse sur la durée). L'écart entre démonstration et exploitation en production demeure entier, et la promesse d'une livraison dans les deux mois qui viennent mérite d'être vérifiée, sans que l'on sache s'il s'agira d'un produit, d'un logiciel ou d'une cellule complète. Le profil du fondateur s'inscrit dans une tendance nette : des ingénieurs issus de la conduite autonome, désormais rompus aux données massives et aux architectures de bout en bout, migrent vers l'IA incarnée. Le soutien de fonds publics et parapublics de Hangzhou confirme l'ambition de la ville de consolider un pôle robotique autour de ses acteurs déjà installés, dont Unitree. Sur le créneau de la manipulation fondée sur des modèles généralistes, Gewu Tongzhi croise des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), Figure (Helix) ou NVIDIA (GR00T), ainsi que plusieurs startups chinoises. En Europe, des équipes comme Enchanted Tools travaillent aussi sur la manipulation. Les prochains jalons à surveiller sont la conversion des pilotes en commandes, la nature du matériel retenu et un éventuel tour de série A en 2027.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes
4Pandaily 

Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes

Près de vingt fabricants chinois de moteurs cotés en bourse se sont positionnés sur le marché des robots humanoïdes, révèlent leurs rapports annuels 2025. Parmi eux : Step Electronics, Haozhi Electromechanical, Leadshine Technology, Hechuan Technology, Jiangsu Leili et Weichuang Electric. Deux technologies ont émergé comme voies de référence dans le secteur : les moteurs couple sans cadre (frameless torque motors) pour l'actionnement des articulations majeures, couplés à des réducteurs harmoniques et encodeurs haute précision, et les moteurs à coupelle creuse (hollow cup motors) pour les mains dextres. Les volumes livrés témoignent d'une croissance très rapide : Leadshine Technology a expédié plus de 120 000 moteurs couple sans cadre en 2025, soit une multiplication par plus de 20 en un an. Step Electronics a vendu environ 83 000 unités sur l'année, en hausse de 247 % par rapport à 2024, puis 35 000 unités supplémentaires au premier trimestre 2026, soit encore +246 % sur un an. Step a développé une quatrième génération de moteurs sans cadre couvrant des diamètres extérieurs de 25 à 160 mm, spécifiquement optimisés pour les 26 articulations d'un humanoïde complet. Haozhi Electromechanical revendique une capacité de surcharge de 3,5x et une réduction de masse de 15 % par rapport aux produits concurrents. Du côté des moteurs à coupelle creuse, Mingzhi Electric se place parmi les leaders mondiaux en moteurs sans balais sans encoches (brushless slotless), avec une croissance des revenus robotique supérieure à 40 % deux années consécutives ; Zhaowei Electromechanical pousse la miniaturisation jusqu'à 4 mm de diamètre pour les actionneurs de doigts. Ces volumes industriels signalent un passage de seuil pour la chaîne d'approvisionnement humanoïde : on sort des petites séries de prototypes pour entrer dans une logique de production de masse naissante. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela signifie que les composants critiques d'actionnement, longtemps considérés comme un goulot d'étranglement, commencent à se standardiser autour de deux architectures consensus. La convergence vers les moteurs sans cadre et à coupelle creuse facilite la qualification des fournisseurs, réduit les délais d'approvisionnement et permet des comparaisons tarifaires directes. En revanche, la disparité visible entre les acteurs révèle un marché encore fragmenté : une poignée d'entreprises livre à grande échelle, un second groupe est en petite série, et d'autres restent au stade d'échantillons clients, ce qui anticipe une consolidation à mesure que les volumes passeront de milliers à millions d'unités. La course actuelle s'inscrit dans le contexte de l'industrialisation accélérée des humanoïdes en Chine, portée par des plateformes comme l'Unitree H1, le Fourier GR-1 et plusieurs projets étatiques liés au plan "Made in China 2025". Face à ces acteurs chinois, les concurrents occidentaux positionnés sur les mêmes composants, notamment des fournisseurs allemands et japonais de motoréducteurs pour la robotique collaborative, se retrouvent sous pression tarifaire. Aucun acteur européen ou français n'est directement mentionné dans ce segment de composants d'actionnement. Les prochaines étapes déterminantes seront la capacité des fournisseurs de premier rang à tenir leurs cadences de livraison lorsque les fabricants d'humanoïdes comme Figure, Agility ou leurs équivalents chinois passeront à des volumes annuels à cinq ou six chiffres, un test grandeur nature que les chiffres de 2026 commenceront à révéler.

UELes fournisseurs européens de motoréducteurs pour la robotique collaborative (notamment allemands et japonais) se retrouvent sous pression tarifaire face à la montée en puissance et à la standardisation rapide des composants d'actionnement chinois pour humanoïdes.

Chine/AsieActu
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