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Les robots dans la société, les affaires et la culture : septembre 2026
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Les robots dans la société, les affaires et la culture : septembre 2026

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Résumé IASource uniqueImpact UE

La Fédération internationale de la robotique (IFR) a publié son rapport World Robotics 2026. Plus de cinq millions de robots industriels fonctionnent désormais dans les usines du monde. Plus de 600 000 unités ont été installées en 2025, soit 11% de plus qu'en 2024, et le parc opérationnel a progressé de 9%. La Chine a installé 354 000 robots, soit 59% du total mondial, et ses fabricants ont fourni 55% de leur marché intérieur. Les États-Unis passent devant le Japon au rang de deuxième marché, avec près de 38 500 installations. L'Inde en a installé près de 10 500 (+15%). L'Europe recule : -8% en Allemagne, -11% en Italie, -8% en France et -15% en Espagne. L'IFR prévoit 655 000 installations en 2026 et 806 000 en 2029. Toyota a par ailleurs indiqué à ses investisseurs que la modernisation de ses usines, de celles de ses filiales et de ses grands fournisseurs pourrait mobiliser environ 400 000 robots. Ce chiffre inclut le remplacement de machines, de nouveaux robots industriels, la logistique automatisée et d'éventuels humanoïdes. Le coût pourrait atteindre 1 000 milliards de yens (environ 6,4 milliards de dollars) par an dès 2028, sans engagement budgétaire ferme à ce stade. Universal Robots a lancé Gen 7, une plateforme de cobots repensée, au salon IMTS de Chicago. Elle offre plus de puissance de calcul, davantage de connectivité sur la bride outil, une meilleure intégration de capteurs et la prise en charge d'applications assistées par IA.

Ces chiffres montrent que la robotique industrielle classique, et non l'humanoïde, porte la croissance réelle du secteur. Ils confirment aussi un décrochage géographique : l'Europe, y compris la France, perd du terrain pendant que la Chine consolide sa domination, y compris avec des fournisseurs locaux. Pour un intégrateur ou un COO, le signal est que la demande dépend du cycle industriel et de la politique d'investissement régionale. L'estimation de Toyota reste une enveloppe indicative, et la part des humanoïdes y est probablement marginale. Elle ne vaut donc pas commande.

Dans le même temps, la donnée d'entraînement devient une filière à part entière. Selon une enquête de Decode, des femmes du Rajasthan sont rémunérées pour filmer des gestes domestiques (cuisine, ménage, pliage) avec des caméras fixées sur la tête. Ces séquences, découpées en actions élémentaires, servent à apprendre aux robots à manipuler des objets dans des foyers réels. Decode estime qu'entre 20 000 et 30 000 personnes pourraient faire ce travail en Inde, mais il s'agit d'une extrapolation, et l'enquête n'établit pas quelles entreprises reçoivent ces enregistrements. Sur le terrain réglementaire, trois ans de travaux du groupe d'experts gouvernementaux de l'ONU se sont achevés en septembre. Selon Human Rights Watch, 76 États soutiennent désormais des négociations sur des règles contraignantes pour les armes autonomes. Le rapport final a toutefois été édulcoré : les mentions éthiques et la conception des systèmes ont été retirées ou réduites après des objections de la Russie et des États-Unis. La question sera examinée en novembre à la conférence d'examen de la Convention sur certaines armes classiques, qui pourrait décider d'un mandat de négociation. La campagne Stop Killer Robots juge que la discussion ne suffit plus.

Impact France/UE

Les installations de robots industriels reculent de 8% en France et de 8% en Allemagne, 11% en Italie et 15% en Espagne en 2025, signe d'un décrochage de l'Europe face à la Chine.

À lire aussi

Robots dans la société, les affaires et la culture : juillet 2026
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Robots dans la société, les affaires et la culture : juillet 2026

Le 28 juillet 2026, la Federal Communications Commission américaine a bloque l'autorisation d'équipement nécessaire a la vente aux Etats-Unis de nouveaux robots avances fabriques a l'étranger, invoquant des risques de chaine d'approvisionnement et de cybersécurité. La mesure vise les humanoïdes connectes, les quadrupèdes et tout robot mobile de plus de 4,4 livres (environ 2 kg) dote de connectivité réseau ; la FCC a également restreint, dans le même mouvement, les onduleurs de puissance connectes d'origine étrangère. Les modèles déjà autorises restent commercialisables pour l'instant, et des exemptions ou autorisations conditionnelles demeurent possibles. Le 30 juillet, Reuters rapportait que le ministère chinois du Commerce menaçait de "riposter résolument" si Washington maintenait ces restrictions, exigeant leur retrait immédiat. La décision marque une extension du contrôle des exportations, déjà applique aux semi-conducteurs, au matériel robotique. Georg Stieler, conseiller en robotique et directeur pour l'Asie chez STM, juge qu'a court terme elle pourrait freiner l'innovation américaine en IA physique en coupant startups et chercheurs de plateformes chinoises bon marche avant l'existence d'alternatives occidentales comparables, tout en ouvrant des opportunités aux fournisseurs américains et allies capables de localiser leur production ou d'obtenir une autorisation conditionnelle ; il previent toutefois qu'exclure la concurrence étrangère ne suffit pas a bâtir une base industrielle compétitive. Pour les intégrateurs, cela implique de vérifier le statut d'homologation FCC des robots déployés aux Etats-Unis et anticipe un risque d'approvisionnement pour les plateformes low-cost, notamment celles d'Unitree Robotics, qui vient de lancer son humanoïde Super Athlete AS2-W. John Moolenaar, élu républicain du Michigan a la tête de la commission spéciale de la Chambre sur la Chine, défend une mesure qui "protégé notre pays et renforce notre industrie robotique", tandis que Pekin promet des representailles. Le bras de fer prolonge les tensions sino-americaines déjà vives sur les semi-conducteurs, désormais étendues aux humanoïdes et quadrupèdes, segment ou des fabricants chinois comme Unitree dominent l'entrée de gamme. Le mois a aussi vu émerger, hors de ce contexte géopolitique, plusieurs robots bio-inspires : un drone quasi invisible de l'université Northwestern, un engin volant-plongeur de 250 grammes du MIT et de l'EPFL inspire des macareux, et un robot vigne du KAIST capable d'habiller une personne sans les mains, autant de rappels que la recherche robotique continue d'explorer bien au-delà des humanoïdes. Note : le texte source fourni s'interrompt en plein milieu de la dernière section ("following a showcase of the Orig..."), je n'ai donc pas inclus cet épisode pour ne pas inventer de détails manquants.

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Les robots dans la société, l'entreprise et la culture : août 2026
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Les robots dans la société, l'entreprise et la culture : août 2026

En août 2026, The Information a rapporté que des fondateurs, investisseurs et startups américains achètent servomoteurs, capteurs, contrôleurs et gimbals à Shenzhen, et que des robots complets d'Unitree et de Zhiyuan y sont acquis puis démontés pour en rapporter les pièces aux Etats-Unis en valise. Fin août, TechCrunch a révélé qu'un laboratoire du Department of Energy américain, financé par des acteurs du véhicule électrique et autonome, enquête sur les risques de sécurité posés par les capteurs LiDAR chinois en cas de déploiement massif aux Etats-Unis. Des ingénieurs de Princeton ont par ailleurs dévoilé un robot sans moteur inspiré de l'origami, qui roule, rampe et change de forme grâce à un contrôle magnétique et à une géométrie multistable, son responsable Glaucio Paulino y voyant "le véritable actionneur". Selon l'Association for Advancing Automation, les entreprises nord-américaines ont commandé 8 940 robots pour 622 millions de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 4,3% en unités et de 21,3% en chiffre d'affaires sur un an. Une étude de l'université Drexel publiée dans Science Robotics, menée sur 50 hommes, montre que les participants s'attachaient davantage à un robot Pepper expressif qu'à une version statique, mais que ses erreurs déclenchaient une réaction cérébrale de transgression sociale et une hausse d'ocytocine, interprétée comme un signal d'alerte plutôt qu'un lien de confiance. Ces informations illustrent une tension persistante entre les préoccupations de sécurité américaines et la dépendance continue de l'industrie robotique locale au matériel chinois, y compris chez les startups les mieux financées, qui s'approvisionnent directement à Shenzhen. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, les chiffres de l'A3 confirment une diversification réelle de la demande robotique au-delà de l'automobile, secteur historique dont la part continue de reculer, ce qui élargit le marché adressable. L'étude Drexel apporte, elle, une donnée concrète à un débat souvent spéculatif sur l'anthropomorphisme des humanoïdes : plus un robot paraît social et expressif, plus ses erreurs sont vécues comme des transgressions plutôt que comme de simples pannes techniques, un signal d'alerte pour les entreprises qui misent sur l'expressivité pour favoriser l'adoption en environnement humain. Ce panorama s'inscrit dans une nouvelle série mensuelle d'IEEE Spectrum signée Emmet Cole, qui documente le basculement de la robotique de la machine industrielle spécialisée vers un phénomène social visible. Le sourcing à Shenzhen et l'enquête du Department of Energy sur les LiDAR chinois font écho aux restrictions déjà appliquées aux drones et véhicules connectés chinois aux Etats-Unis, et pourraient annoncer un examen réglementaire étendu aux capteurs robotiques. Le robot origami de Princeton reste un prototype de laboratoire sans calendrier de commercialisation, tandis qu'aucun acteur français ou européen n'apparaît dans ce tour d'horizon, dominé par les dynamiques américano-chinoises et les résultats trimestriels compilés par l'Association for Advancing Automation.

Chine/AsieActu
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Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3
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Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3

L'Association for Advancing Automation (A3) a publié ses chiffres du deuxième trimestre 2026 pour le marché nord-américain de la robotique industrielle. Les entreprises d'Amérique du Nord ont commandé 8 940 robots pour une valeur de 622 millions de dollars au T2 2026, soit une hausse de 4,3% en unités et de 21,3% en valeur par rapport au T2 2025. Sur le premier semestre 2026, le total atteint 17 995 unités pour 1,166 milliard de dollars, en progression de 2,0% en volume et 6,6% en valeur sur un an. Les commandes des constructeurs automobiles (OEM) ont chuté de 25% sur le semestre, après un T1 stable, mais cette baisse a été compensée par la croissance des semi-conducteurs et de l'électronique (+35% en unités sur le semestre, +38% au T2 seul), des sciences de la vie et du pharmaceutique (+32%, +9% au T2), des équipementiers automobiles (+24%, +20% au T2), de l'agroalimentaire et des biens de consommation (+17%, +18% au T2) et de la métallurgie (+3%, +18% au T2). Les clients hors automobile ont représenté 56% des unités commandées au T2. Les cobots ont pesé pour 2 774 unités et 114 millions de dollars sur le semestre, soit 15,4% des unités et 9,8% du chiffre d'affaires, dont 1 137 unités et 44 millions de dollars au seul T2. La santé (43,7% des commandes semestrielles) et l'électronique (36,5%) restent les plus gros adopteurs de cobots. Ces chiffres confirment une tendance déjà observée depuis plusieurs trimestres: la demande en robotique industrielle se diversifie et ne dépend plus principalement de l'automobile, longtemps moteur historique du secteur. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le signal est clair: semi-conducteurs, pharma et agroalimentaire deviennent des relais de croissance aussi importants que l'automobile, ce qui redistribue les priorités d'investissement. La part croissante des cobots, notamment en santé et en électronique, illustre une adoption plus fine dans des environnements moins standardisés que les lignes automobiles classiques. Contrairement au récit dominant centré sur les robots humanoïdes et l'IA générative, ces données rappellent que l'automatisation industrielle classique, bras robotisés et cobots, reste le socle du marché en valeur comme en volume, avec une croissance adossée à des indicateurs macroéconomiques concrets plutôt qu'à des démonstrations technologiques. Ce rééquilibrage s'inscrit dans un contexte jugé porteur par A3: l'indice PMI manufacturier américain est resté en zone d'expansion pour un sixième mois consécutif en juin 2026, et les données de la Réserve fédérale indiquent une production manufacturière supérieure de 1,1% à son niveau de l'année précédente sur la même période. Alex Shikany, vice-président exécutif d'A3, souligne que l'automobile demeure un moteur de la demande mais que la croissance se diffuse désormais sur un éventail plus large de secteurs. A3 précise que ses comparaisons trimestrielles s'appuient sur une cohorte de déclarants constante, et que les résultats semestriels restent sensibles au calendrier des grands projets d'équipementiers automobiles ainsi qu'aux conditions économiques générales, une réserve méthodologique à garder à l'esprit face à ces pourcentages. L'association promeut par ailleurs sa conférence RoboBusiness 2026 auprès des professionnels du secteur.

UELes donnees concernent le marche nord-americain sans acteur ni chiffre FR/UE cite, mais la diversification sectorielle (semi-conducteurs, pharma) observee outre-Atlantique est un signal a suivre pour l'industrie robotique europeenne.

IndustrielOpinion
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5 millions de robots sont désormais en activité dans les usines du monde entier, selon l'IFR
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5 millions de robots sont désormais en activité dans les usines du monde entier, selon l'IFR

La Fédération internationale de robotique (IFR), basée à Francfort, recense un parc mondial de robots industriels en activité de 5 millions d'unités en 2025, un record en hausse de 9% sur un an, porté par un bond de 11% des installations annuelles à plus de 600 000 nouveaux robots. La Chine concentre 59% des déploiements mondiaux avec 354 000 unités installées (+20%), dont 195 000 vendues par des fabricants chinois eux-mêmes (+15%), soit 55% de part de marché domestique contre 57% en 2024. Le Japon recule à 36 219 installations (-19%) et cède la deuxième place mondiale aux Etats-Unis, qui grimpent à environ 38 500 unités (+12%). La Corée du Sud reste quatrième avec 30 000 robots (-1%), l'Inde progresse de 15% à 10 500 unités, sixième rang mondial derrière l'Allemagne, et le Brésil bondit de 38% à 4 300 unités, porté par l'automobile (+212%, environ 2 100 unités) grâce aux investissements de constructeurs chinois. Le Mexique recule de 7% et le Canada progresse de 5%, à environ 4 000 unités. Selon Jane Heffner, présidente de l'IFR, le parc mondial de robots a plus que doublé en sept ans, confirmant une automatisation industrielle en accélération. Pour les intégrateurs et décideurs, le signal le plus structurant est la consolidation chinoise: la Chine ne se contente plus d'importer, ses fabricants captent désormais la majorité de leur propre marché, au détriment des fournisseurs étrangers. Jon Quick, PDG de Launchpad Build AI, nuance toutefois ce constat: cette domination en volume ne résout ni les difficultés chinoises à l'export ni la faiblesse de la consommation intérieure, ce qui laisse un espace pour les fabricants d'autres régions. Le passage des Etats-Unis devant le Japon marque un déplacement du centre de gravité de la robotique industrielle vers l'Amérique du Nord, pendant que la Corée du Sud stagne depuis 2019 en attendant un nouveau cycle d'investissement automobile. La percée brésilienne illustre comment l'expansion des constructeurs automobiles chinois à l'étranger génère directement des commandes de robots hors de Chine. Ces chiffres sont tirés du rapport annuel de l'IFR sur le parc mondial de robots industriels, un baromètre de référence pour le secteur, distinct des annonces de robots humanoïdes qui dominent l'actualité récente. La montée en puissance chinoise s'inscrit dans une stratégie de plusieurs années visant à bâtir une industrie domestique de composants et d'intégrateurs pour réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers. En Europe, l'IFR évoque une progression plus lente, sans détail chiffré par pays dans les extraits disponibles du rapport. Pour la Corée du Sud, l'organisation anticipe une possible reprise de la croissance dès 2027, portée par de nouveaux investissements du secteur automobile attendus en 2027 et 2028. Aucun acteur robotique français ou européen ne figure dans ce classement, dominé par les géants asiatiques et nord-américains du secteur.

UELe rapport souligne une progression européenne plus lente sans détail chiffre par pays et l'absence de tout acteur français ou européen dans ce classement domine par la Chine et les Etats-Unis.

IndustrielActu
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