Guide du premier jour de RoboBusiness 2026
RoboBusiness 2026 s'ouvre au Santa Clara Convention Center, en Californie, pour sa 20e édition. La keynote d'ouverture, « The Next 20 Years of Robotics », démarre à 9h15 (heure du Pacifique) dans le théâtre du deuxième étage. Elle réunit Rodney Brooks (cofondateur et CTO de Robust AI), Jonathan Hurst (cofondateur et « chief robot officer » d'Agility Robotics) et Ken Goldberg (titulaire de la chaire William S. Floyd Jr à UC Berkeley). Le salon ouvre à 10h00, avec démonstrations, Engineering Theater et Startup Alley. La journée se termine à 16h30 par la table ronde « Beyond the Demo: AI in Production Robotics ». Y siègent Bhavana Chandrashekhar (Amazon Robotics), James Davidson (Teradyne Robotics), Ali Raja (ABB Robotics, data centers), Ram Devarajulu (Cambridge Consultants) et Jon Battles (Cobot). Une réception networking, présentée par Harmonic Drive, suit dans le hall des exposants. Les sessions parallèles commencent à 10h30. Aaron Bromberg (Instawork) y parle de la collecte de données auprès de vrais travailleurs en conditions réelles. Mel Torrie (Autonomous Solutions Inc.) traite de l'autonomie en extérieur. Michelle Sun (Core Matter Labs) aborde la nomenclature des humanoïdes et leurs contraintes géopolitiques. Marcel Almonte (Harmonic Drive) présente les actionneurs intégrés. À 11h30, Rajat Bhageria (Chef Robotics) défend l'alimentaire comme test pour l'IA physique. MassRobotics et le cabinet Foley Hoag animent un « bootcamp » pour startups.
Il s'agit d'un programme et non d'une annonce produit : aucun chiffre de payload, de prix ou de déploiement n'est publié. Les intitulés des sessions montrent néanmoins où l'industrie place ses priorités. La table ronde finale, qui met en avant des acteurs de la production (Amazon, ABB, Teradyne, Cobot) plutôt que des vitrines de démonstration, reconnaît l'écart entre une démo et un déploiement fiable. La session sur le coût des composants d'un humanoïde, annoncée comme dénuée de « marketing hype », suggère que le goulot d'étranglement se déplace du logiciel vers la chaîne d'approvisionnement : actionneurs, réducteurs, capteurs. Les sujets sur la donnée issue de travailleurs humains filmés en poste et sur la cuisine industrielle comme référence de difficulté vont dans le même sens. Les modèles généralistes (VLA) sont attendus sur des tâches variables et des données de terrain, plus que sur des scénarios scénarisés. Ces thèmes n'établissent aucun fait, mais ils indiquent ce que les intégrateurs et les décideurs B2B jugent encore non résolu.
Pour le contexte, RoboBusiness, longtemps rendez-vous des acheteurs et fournisseurs de robotique de service et industrielle, fête vingt ans d'existence. Le plateau d'ouverture est symbolique : Rodney Brooks incarne la robotique d'avant la vague actuelle d'IA, Jonathan Hurst représente Agility Robotics, l'un des acteurs de l'humanoïde logistique, et Ken Goldberg, la recherche académique sur la manipulation et l'apprentissage. La présence de Harmonic Drive, fournisseur de réducteurs, rappelle que la composante mécanique reste un enjeu central face à la concurrence américaine et asiatique sur les humanoïdes. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans la partie connue du programme, Cambridge Consultants étant la seule présence européenne notable. Le détail de l'après-midi et des deuxième et troisième jours n'est pas couvert, et les vraies annonces de produits ou de pilotes seront à chercher dans les communiqués des exposants.




