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Guide du premier jour du Robotics Summit & Expo 2026
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Guide du premier jour du Robotics Summit & Expo 2026

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Le Robotics Summit & Expo 2026 a ouvert ses portes le 27 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston, réunissant plus de 5 000 développeurs issus de l'aérospatiale et défense, de la santé, de la logistique et de l'industrie manufacturière. La journée a débuté à 9h00 ET avec deux keynotes consécutives en salle 253 ABC. La première, intitulée "Building the Next Era of Robot Autonomy", a réuni Aaron Parness (directeur des sciences appliquées chez Amazon Robotics), Anders Beck (vice-président produits IA et robotique chez Universal Robots), Hamid Montazeri (SVP software et IA chez Locus Robotics) et John Wall (président de QNX). La seconde, "The State of Humanoids", démarrée à 10h00, a mis en scène Alberto Rodriguez (directeur du comportement robotique pour Atlas chez Boston Dynamics) et Pras Velagapudi (CTO d'Agility), aux côtés de représentants de Schaeffler, RealSense et ASTM International. Le show floor a également ouvert à 10h00, avec MassRobotics animant son Startup Alley, son Form & Function Challenge et son Physical AI Accelerator.

L'agenda des sessions de la journée révèle les trois tensions structurantes du secteur en 2026 : le fossé sim-to-real (maxon, session 1h45), la commercialisation post-démo (TITAN Robotics, RedZone Robotics, Symbotic avec Teddy Ort en SVP robotics software), et la constitution de data flywheels pour robots AI-natifs (Agtonomy, Semaphor Surgical, Roboto AI, Cambridge Consultants). Deux sessions méritent l'attention des intégrateurs B2B : "Building Warehouse Robots People Actually Want to Work With" par Anthony Jules, co-fondateur de Robust AI, qui adresse frontalement les problèmes d'adoption terrain, et "The Robot MCP Ecosystem" par Contoro Robotics, qui explore les standards ouverts entre IA et robotique. La présence de Conor Walsh (Harvard SEAS) sur la robotique souple portable signal que le marché médical reste une verticale stratégique distincte des humanoïdes.

Le Robotics Summit & Expo est l'un des principaux événements industriels robotiques en Amérique du Nord, historiquement centré sur les applications pratiques plutôt que sur la recherche fondamentale, ce qui explique la dominance des profils commerciaux et d'intégration dans le line-up. Cette édition 2026 reflète un marché en transition : après plusieurs années de démos médiatisées, le discours dominant se déplace vers la scalabilité, la fiabilité opérationnelle et la rentabilité. Boston Dynamics (Atlas), Agility (Digit) et Locus Robotics représentent trois approches distinctes de la commercialisation humanoïde et AMR, et leur coprésence sur scène illustre l'absence de standard dominant à ce stade. Les sessions de l'après-midi, plus techniques, s'adressent aux équipes d'ingénierie qui doivent livrer des systèmes en production dans les 12 à 24 prochains mois.

Impact France/UE

La présence de Universal Robots (danois, leader EU du cobot) en keynote principale confirme la compétitivité européenne, mais l'événement se tient à Boston sans déploiement ni initiative directement applicable au marché français ou européen.

À lire aussi

Guide complet des événements du Robotics Summit & Expo 2026
1The Robot Report 

Guide complet des événements du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 ouvre ses portes le 27 mai à Boston, au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. L'événement réunit plus de 5 000 experts de la robotique et 200 exposants sur deux jours, avec plus de 50 sessions réparties en cinq tracks : intelligence artificielle, design et développement, technologies habilitantes, santé et logistique. Plus de 70 intervenants représentent des acteurs comme Amazon Robotics, Universal Robots, Locus Robotics, Boston Dynamics, Agility, Tesla, le Toyota Research Institute, Harmonic Drive, maxon, PickNik Robotics et Intrinsic. La première journée s'ouvre à 9h par le panel "Building the Next Era of Robot Autonomy", avec Aaron Parness (directeur de la science appliquée chez Amazon Robotics), Anders Beck (VP produits AI robotics chez Universal Robots), Hamid Montazeri (SVP software et IA chez Locus Robotics) et John Wall (président de QNX). À 10h suivra le panel "The State of Humanoids", incluant Alberto Rodriguez (directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics) et Pras Velagapudi (CTO d'Agility Robotics). Le 28 mai, Brian Gerkey (board chair d'Open Robotics et CTO d'Intrinsic) livrera la keynote "An Open Foundation for the Age of AI-Powered Robots", et la conférence se clôturera par le témoignage de Noland Arbaugh, premier utilisateur d'un implant cérébral Neuralink. La concentration de sessions de haut niveau sur l'autonomie et les humanoïdes reflète le basculement du secteur d'une phase de démonstration vers une phase de commercialisation active. La présence d'Alberto Rodriguez (Boston Dynamics) et de Pras Velagapudi (Agility) sur le même panel humanoïde est révélatrice : ces deux entreprises sont actuellement les seules à pouvoir revendiquer des déploiements clients documentés à échelle industrielle, et leur coprésence sur scène illustre une compétition directe pour les contrats pilotes. Le thème porté par Gerkey (Intrinsic, filiale Alphabet) sur les fondations logicielles ouvertes pour robots IA pointe une tension structurelle du secteur : la fragmentation des stacks ROS freine l'interopérabilité, et plusieurs acteurs cherchent à imposer un middleware de référence avant que le marché ne se verrouille autour d'un standard propriétaire. Le Robotics Summit est organisé par The Robot Report et Peerless Media, et constitue l'un des deux grands rendez-vous professionnels de la robotique aux États-Unis avec RoboBusiness. L'édition 2026 se tient dans un contexte de forte pression concurrentielle sur le segment humanoïde : Figure AI, 1X, Apptronik, Unitree et Fourier Intelligence ont multiplié les annonces depuis dix-huit mois, tandis que les déploiements réels documentés restent rares. L'absence dans le programme de représentants de Figure AI ou de 1X peut indiquer un positionnement délibéré de ces acteurs en dehors des canaux de conférence traditionnels, ou simplement un agenda non finalisé. Les RBR50 Innovation Awards, remis lors du dîner du soir du 27 mai, constitueront un baromètre utile des projets jugés les plus significatifs par la communauté professionnelle cette année.

IndustrielActu
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RBR50 Gala fait son retour au Robotics Summit & Expo 2026
2Robotics Business Review 

RBR50 Gala fait son retour au Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 accueillera le 27 mai prochain, de 18h à 20h, la cérémonie des RBR50 Robotics Innovation Awards au Thomas M. Menino Boston Convention and Exhibition Center. L'événement, organisé par The Robot Report et WTWH Media, clôture le premier jour du salon en réunissant les principaux acteurs de l'industrie robotique autour d'un dîner de remise de prix. Parmi les lauréats déjà annoncés figurent Amazon Vulcan, distingué Robot de l'Année pour son système de préhension tactile appliqué au picking et au rangement en entrepôt, et Physical Intelligence, désignée Startup de l'Année pour ses modèles PI qui modifient l'approche de l'apprentissage robotique. Le prix Application de l'Année revient à Harvard University pour son exosquelette souple porté au bras, destiné aux patients victimes d'AVC ou atteints de SLA. Tatum Robotics remporte la catégorie Robots for Good avec Tatum1, une main robotique conçue pour la communication tactile en langue des signes. En marge des prix, Aaron Parness, directeur des sciences appliquées chez Amazon Robotics, s'entretiendra avec Steve Crowe, rédacteur en chef de The Robot Report, dans une conversation centrée sur le robot Vulcan. La sélection de ces lauréats illustre les axes de développement qui structurent aujourd'hui le marché : la manipulation tactile en environnement industriel non structuré avec Vulcan, l'apprentissage par démonstration à grande échelle avec Physical Intelligence, et des applications médicales portables qui sortent le robot du sol d'usine. Pour un intégrateur ou un décideur industriel, ces distinctions signalent moins des ruptures technologiques que des vecteurs de maturité commerciale. Vulcan notamment incarne la convergence entre robotique de service, perception haptique et déploiement à l'échelle opérationnelle chez un acteur e-commerce majeur, ce qui constitue une référence de validation terrain difficile à ignorer. La présence de Physical Intelligence dans les lauréats confirme aussi l'intérêt croissant du secteur pour les approches génératives de contrôle moteur, un positionnement que se disputent également Figure AI, 1X Technologies et Agility Robotics. Le Robotics Summit & Expo est devenu en quelques éditions l'un des rendez-vous techniques de référence pour les développeurs de robotique commerciale, avec plus de 50 sessions programmées cette année sur l'IA, le design, les technologies habilitantes, la santé et la logistique. Plus de 70 intervenants confirmés représentent AWS, Brain Corp, Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics ou encore le Robotics and AI Institute. Le salon est co-localisé avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux, ce qui renforce la dimension santé de l'édition 2026. La liste complète des lauréats RBR50 n'est pas encore publiée; The Robot Report annonce une mise en ligne prochaine, accompagnée du détail de l'exposition RBR50 Showcase sur le floor du salon. Les inscriptions sont ouvertes.

BusinessActu
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Adoptez une vision systémique pour le déploiement à grande échelle des humanoïdes au Robotics Summit
3Robotics Business Review 

Adoptez une vision systémique pour le déploiement à grande échelle des humanoïdes au Robotics Summit

Le Robotics Summit & Expo se tiendra les 27 et 28 mai 2026 à Boston, et l'un de ses temps forts techniques sera la session intitulée "Humanoids That Scale: A Systems and Semiconductor Perspective", programmée le second jour à 14h30 ET. L'intervenant principal sera Giovanni Campanella, directeur général du segment robotique chez Texas Instruments, ingénieur diplômé de l'Université de Bologne et du Politecnico di Torino. Sa présentation s'appuiera sur des architectures de référence et des cas de conception réels pour adresser quatre verrous techniques centraux dans le développement des humanoïdes : la fusion de capteurs à haute bande passante, le traitement IA embarqué en temps réel, le contrôle moteur de précision, et la fiabilité des communications entre sous-systèmes distribués. L'événement accueillera plus de 70 intervenants confirmés, issus notamment de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Robust AI, Harmonic Drive et Fictiv, répartis sur plus de 50 sessions couvrant l'IA, le design, les technologies habilitantes, la santé et la logistique. La valeur de cette session tient à son niveau d'abstraction : alors que la plupart des annonces dans le secteur humanoïde portent sur les modèles de fondation, les VLA (Vision-Language-Action models) ou les benchmarks de locomotion, Campanella aborde la question par le bas de la pile, au niveau des chaînes de signal analogiques, de la gestion de puissance et du traitement embarqué. Pour un intégrateur ou un directeur technique qui doit concevoir un système déployable, c'est précisément là que se jouent les compromis décisifs : latence bout-en-bout, consommation énergétique par cycle de tâche, et fiabilité des communications dans un environnement industriel bruité. Le message implicite de Texas Instruments est que le "scaling" des humanoïdes n'est pas uniquement un problème logiciel, et que les semi-conducteurs restent un goulot d'étranglement sous-estimé dans la course à la commercialisation. Il faut noter que cet article est avant tout un communiqué promotionnel pour le sommet, sans métriques de déploiement ni annonce produit. Sur le fond, le Robotics Summit est produit par The Robot Report et WTWH Media, et constitue l'un des principaux rendez-vous techniques pour les développeurs de robotique commerciale aux États-Unis. Il est colocalisé cette année avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux. Dans le contexte plus large, la session TI s'inscrit dans une phase où les acteurs humanoïdes majeurs (Figure avec son robot 03, Tesla avec Optimus Gen 3, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2) ont tous publié des démonstrations convaincantes mais où les déploiements industriels à l'échelle restent rares. La question de savoir si l'infrastructure semiconducteur est prête à suivre la cadence des ambitions logicielles sera au coeur des échanges à Boston fin mai.

HumanoïdesActu
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CANIKMAN : le premier robot humanoïde de Turquie assiste à une réunion du gouvernement local
4Interesting Engineering 

CANIKMAN : le premier robot humanoïde de Turquie assiste à une réunion du gouvernement local

Le 5 mai 2026, CANIKMAN, présenté comme le premier robot humanoïde officiellement enregistré dans les registres de population turcs, a participé à la séance d'ouverture de mai du conseil municipal de Canik, dans la ville de Samsun. Selon le maire İbrahim Sandıkçı, l'humanoïde a suivi les débats, interagi avec les élus et répondu à leurs questions durant la séance, consacrée aux investissements du district, aux projets d'infrastructure et aux initiatives éducatives. Des images diffusées sur le compte X du maire montrent le robot debout face aux conseillers, traversant la salle du conseil et assis aux côtés d'élus lors des votes. Parallèlement à cette apparition institutionnelle, la municipalité a annoncé un accord pour étendre l'accès à la fibre optique à environ 20 000 foyers du district. CANIKMAN est par ailleurs déployé dans des ateliers science et technologie à destination des scolaires, notamment au campus Canik Ozdemir Bayraktar, où des formations STEM gratuites sont proposées aux enfants et jeunes adultes. Il convient de replacer cet événement dans sa juste mesure: la participation de CANIKMAN au conseil relève davantage de la démonstration symbolique que d'une intégration fonctionnelle dans un processus décisionnel. L'article source ne précise ni les spécifications techniques du robot (degrés de liberté, payload, vitesse de déplacement), ni le niveau réel d'autonomie de ses réponses, ni si celles-ci reposaient sur un contrôle téléopéré ou un système d'IA embarqué. Sur le plan de l'impact sectoriel, l'usage principal revendiqué reste l'éducation STEM, un cas d'usage bien établi pour les humanoïdes d'entrée de gamme. La valeur médiatique de l'événement -- un robot siégeant dans une instance publique élue -- est réelle pour la visibilité de la filière robotique turque, mais ne constitue pas en soi un saut technologique documenté. La Turquie investit depuis plusieurs années dans une filière robotique et défense nationale. La société AKINROBOTICS, basée à Konya, a ouvert en 2017 ce qui était alors présenté comme la première usine mondiale dédiée à la production de robots humanoïdes, destinés aux secteurs de la santé, de l'hôtellerie et de l'éducation. Dans un contexte plus large, Haluk Görgün, secrétaire de la présidence turque des industries de défense, a récemment annoncé que les exportations turques dans la défense et l'aérospatial ont atteint 10,5 milliards de dollars vers 185 pays, avec un objectif déclaré de dépasser les 11 milliards et d'intégrer le top 10 mondial. CANIKMAN s'inscrit donc dans une stratégie de communication nationale autour de la souveraineté technologique, au même titre que les drones Bayraktar. Aucun déploiement industriel ou commercial à grande échelle n'est annoncé pour cet humanoïde; les prochaines étapes semblent se concentrer sur l'élargissement des programmes STEM dans les établissements du district de Canik.

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