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IndustrielRobotics Business Review 

Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness

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Kollmorgen, marque du groupe Regal Rexnord spécialisée dans les systèmes de motion control, annonce que Yoshi Umeno, son directeur mondial du développement commercial pour la robotique, interviendra à RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Sa conférence, intitulée « A Joint-by-Joint Guide to Humanoid Motion », est programmée le premier jour de l'événement à 11h30 heure du Pacifique. Umeno y présentera une architecture zone par zone du robot humanoïde plutôt qu'une approche générique, en détaillant les contraintes propres à chaque segment corporel et les défis spécifiques du passage à l'échelle industrielle. Il proposera aussi un cadre pratique pour évaluer les partenaires de motion control, avec un accent sur le co-engineering pour simplifier le chemin du prototype à la production en volume. Umeno cumule une expertise en actionneurs, moteurs, réducteurs, drives et composants de précision, et travaille déjà avec plusieurs fabricants d'humanoïdes à l'échelle mondiale. L'inscription complète à la conférence, avec une réduction de 200 dollars jusqu'au 31 août, inclut l'accès aux keynotes, sessions techniques et événements de networking comme le Mix and Mingle du premier jour et le Women in Robotics Luncheon du second.

Le message de Kollmorgen touche un point sensible du secteur : le logiciel des humanoïdes progresse en quelques semaines, porté par des modèles de type VLA (vision-language-action), tandis que le hardware de motion (actionneurs, transmissions, capteurs de couple) met des mois à passer du papier à un échantillon fonctionnel, et des années à atteindre la production en volume. Ce décalage, plus que la conception elle-même, constituerait selon l'entreprise le véritable goulot d'étranglement pour des acteurs comme Figure AI avec son Figure 03, Apptronik avec Apollo, Agility Robotics avec Digit, ou Unitree avec son G2, tous engagés dans la course à la commercialisation d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela déplace le curseur d'évaluation : au-delà des démonstrations spectaculaires, la vraie question devient la fiabilité et la manufacturabilité des articulations sur des cycles de production industriels, un angle rarement mis en avant dans les annonces grand public des OEM humanoïdes, davantage centrées sur les capacités logicielles et cognitives des robots.

Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de Kollmorgen visant à se positionner comme fournisseur de composants critiques auprès des grands noms de la robotique humanoïde, un marché dominé par des start-ups et laboratoires nord-américains (Figure AI, Apptronik, Agility Robotics) et chinois (Unitree), aux côtés d'acteurs plus établis comme Boston Dynamics et son Atlas. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce, centrée sur l'écosystème nord-américain des fournisseurs de motion control pour humanoïdes. RoboBusiness 2026 couvrira aussi d'autres secteurs applicatifs comme la santé, l'agriculture et la logistique, avec des espaces de networking dédiés. Pour l'heure, il s'agit d'une conférence et d'un cadre méthodologique présentés par un fournisseur de composants, non d'un lancement produit ni d'un déploiement client vérifié, une nuance à garder en tête face au ton promotionnel habituel de ce type d'annonce événementielle.

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Le premier robot autonome au monde testé par Hyundai à bord d'un navire en mouvement

Le groupe Hyundai Motor Group (HMG) a fait la démonstration réussie de ce qu'il présente comme le premier robot autonome au monde capable de naviguer à bord d'un navire en mouvement. L'essai s'est déroulé à Changwon, en Corée du Sud, à bord du navire polyvalent HYUNDAI DUBAI, dans le cadre d'une démonstration conjointe réunissant Korean Register (KR), HMM, HMM Ocean Service et Goseong Engineering. Le robot testé, MobED (Mobile Eccentric Droid), est une plateforme compacte à quatre roues dévoilée par HMG en décembre 2025, conçue à l'origine pour des usages terrestres. Elle repose sur la technologie propriétaire Drive and Lift (DnL), dont les roues à contrôle indépendant s'ajustent automatiquement pour maintenir une surface de niveau sur rampes, seuils et terrains inégaux. Lors des essais, MobED a exécuté plusieurs tâches dans les cales du navire (conduite en ligne droite et en courbe, déplacement à basse et haute vitesse, apprentissage d'itinéraire, navigation totalement autonome), malgré les vibrations constantes et le mouvement du navire. Dans les passages étroits, les opérateurs ont dû basculer en mode téléopéré faute d'espace suffisant pour l'autonomie complète. Deux versions existent: MobED Basic, téléopéré et destiné aux chercheurs, avec une charge utile de 47 kg, et MobED Pro, doté de LiDAR et de caméras pour une navigation assistée par IA, avec un mode "follow-me", une charge utile de 57 kg et une vitesse de pointe de 10 km/h. Pour l'industrie maritime et les intégrateurs robotiques, cette démonstration illustre un cas d'usage concret et ciblé plutôt qu'une percée générale de la robotique mobile: l'inspection de cales de cargo, la surveillance d'état et le transport de matériel dans des zones potentiellement dangereuses ou toxiques pour les équipages. L'enjeu principal démontré ici n'est pas l'autonomie en tant que telle, mais la robustesse mécanique et logicielle face à un environnement dynamique (vibrations, roulis, sols irréguliers) sans modification de l'infrastructure existante du navire, un critère décisif pour l'adoption par les armateurs. Le recours au mode téléopéré dans les espaces confinés rappelle toutefois que l'autonomie complète reste limitée aux zones dégagées, une nuance que la communication de HMG passe sous silence en parlant de "premier mondial". Il s'agit à ce stade d'un essai de démonstration technologique et non d'un déploiement commercial ou d'une certification opérationnelle. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de HMG de développer des robots polyvalents via son Robotics Lab, MobED ayant été positionné dès son lancement comme une plateforme préparant une future production de masse pour des usages aussi variés que la logistique du dernier kilomètre, l'inspection d'installations, le support de diffusion ou l'affichage publicitaire mobile. L'essai maritime s'appuie sur un partenariat avec des acteurs du secteur naval coréen, dont le classificateur Korean Register et l'armateur HMM, positionnant HMG face à d'autres initiatives de robotique navale et industrielle dans un marché où l'inspection de cargo à distance reste un besoin peu couvert. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de pilote élargi n'a été communiqué à ce stade, l'essai restant une preuve de concept technique avant d'éventuelles suites.

IndustrielOpinion
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?

Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), les usines ont installé 542 000 robots industriels en 2024, portant le parc mondial en service à environ 4,66 millions d'unités, avec des installations annuelles supérieures à 500 000 pour la quatrième année consécutive. Les cobots, capables de travailler près des humains et d'être reprogrammés pour différentes tâches, représentaient 10,5% des installations de robots industriels en 2023. Du côté des humanoïdes, les déploiements restent embryonnaires et concentrés sur des tâches répétitives de manutention. Mercedes-Benz teste actuellement l'humanoïde Apollo d'Apptronik pour déplacer des composants et effectuer des contrôles qualité de premier niveau, en se limitant à des opérations de logistique interne plutôt qu'à l'assemblage central des véhicules. Dans la logistique, le prestataire GXO a signé un accord pluriannuel avec Agility Robotics pour déployer son humanoïde Digit ; sur un site de la marque Spanx, ce robot transfère des bacs depuis des robots mobiles autonomes vers des convoyeurs. Ces déploiements illustrent l'écart persistant entre les démonstrations soigneusement montées des fabricants d'humanoïdes et la réalité industrielle actuelle : aucun humanoïde ne circule encore de façon autonome entre des dizaines de postes de travail différents. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : le bras robotique fixe reste, pour l'instant, le choix économique dominant. Un bras spécialisé ne nécessite ni marche, ni équilibre, ni compréhension globale de l'usine ; il exécute un mouvement défini avec rapidité et précision, parfois des milliers de fois par jour, ce qui le rend généralement plus rapide, plus fiable et plus facile à entretenir qu'une plateforme polyvalente. Les humanoïdes ne trouvent un intérêt économique que lorsque la restructuration d'une ligne de production pour une tâche irrégulière ou ponctuelle ne se justifie pas. Leur promesse tient dans leur capacité à évoluer dans des environnements conçus pour le corps humain (escaliers, chariots, étagères, outils) sans convoyeurs ni cages de protection, et à cumuler plusieurs fonctions sur une seule plateforme logicielle reconfigurable. Cette dynamique s'inscrit dans une industrie où les robots industriels classiques bénéficient de décennies d'avance : un écosystème mature de fabricants, développeurs logiciels, fournisseurs de composants, spécialistes de la sécurité et techniciens de maintenance permet déjà de calculer précisément le retour sur investissement d'un bras dédié au soudage, à la peinture, à la palettisation ou à l'assemblage. Les humanoïdes, portés par des acteurs comme Apptronik et Agility Robotics, doivent donc se positionner non pas contre les robots d'hier, mais contre une technologie établie qui devient elle-même plus sûre et plus adaptable grâce aux cobots. Des obstacles techniques subsistent, notamment l'autonomie des batteries : Agility Robotics a indiqué en 2025 travailler sur des mises à niveau pour prolonger le temps de fonctionnement de Digit. La suite dépendra largement des résultats économiques des pilotes en cours chez Mercedes-Benz et GXO, qui détermineront si les humanoïdes élargissent réellement le périmètre de l'automatisation industrielle ou s'ils restent cantonnés à combler les tâches que les robots industriels classiques ne peuvent pas justifier économiquement.

IndustrielOpinion
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Cirtronics va évoquer la fabrication de robots humanoïdes à grande échelle au Robotics Summit
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Cirtronics va évoquer la fabrication de robots humanoïdes à grande échelle au Robotics Summit

Cirtronics, sous-traitant américain spécialisé dans la fabrication de systèmes électroniques complexes pour la robotique, prendra part au Robotics Summit & Expo 2026 les 27 et 28 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston. L'entreprise, certifiée ISO 9001, ISO 13485, enregistrée auprès de la FDA et conforme ITAR, sponsorisera et animera un panel intitulé "Robotics Commercialization: Beyond the Breakthrough", prévu le 27 mai à 11h30 ET en salle 253 ABC. La table ronde réunira Jennifer Apicella, directrice exécutive du Pittsburgh Robotics Network (modératrice), Dave Petrosky, PDG de RedZone Robotics, le Dr. David Galati, CTO de Titan Robotics, et le Dr. John G. Blitch, président de Blitz Solutions LLC. Les thèmes abordés incluront le passage du prototype à la production, la résilience de la chaîne d'approvisionnement, le développement accéléré par l'IA physique, les contraintes réglementaires, et les leviers d'adoption par les utilisateurs finaux. Ce panel pointe un blocage structurel que le secteur robotique ne peut plus ignorer : la capacité à industrialiser les innovations. La robotique humanoïde et les systèmes autonomes accumulent les démos convaincantes, mais la chaîne entre prototype validé et unités livrables à grande échelle reste le vrai goulot d'étranglement pour les intégrateurs et les décideurs industriels. La question du manufacturing readiness, de la sourcing stratégique et de la qualification des composants en contexte de production réelle est centrale pour tout acteur qui cherche à deployer au-delà des pilotes. Ce panel ne présente pas de produit nouveau ni de déploiement concret, c'est une discussion de praticiens sur des défis opérationnels bien réels, ce qui lui confère une valeur différente des annonces produit habituelles du secteur. Cirtronics, basé dans la région de Boston, opère depuis plusieurs décennies dans la fabrication pour des secteurs exigeants : défense, médical, industriel, sécurité. Sa participation au Robotics Summit s'inscrit dans un positionnement de fournisseur de capacité de production pour les startups et scale-ups robotiques qui externalisent leur manufacturing. Le Robotics Summit & Expo, organisé par The Robot Report et WTWH Media, rassemble cette année plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Robust AI, Fictiv, Harmonic Drive et maxon, répartis en plus de 50 sessions couvrant l'IA, le design, la santé et la logistique. L'événement est co-localisé avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux. Cirtronics sera également présent au stand 513 pour des échanges sur la stratégie de commercialisation et la production locale aux États-Unis.

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Les robots humanoïdes à l'épreuve des tâches de finition de surface
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Les robots humanoïdes à l'épreuve des tâches de finition de surface

Dans les applications de traitement de surface, qu'il s'agisse de ponçage, polissage, sablage, meulage, revêtement ou peinture, les conditions de travail sont parmi les plus pénibles de l'industrie manufacturière : exposition aux poussières, vibrations prolongées, postures contraignantes. Depuis l'essor des robots humanoïdes, la question revient régulièrement dans les cercles industriels : ces plateformes bipèdes à mains articulées pourraient-elles automatiser le traitement de grandes pièces, là où un bras fixe ne suffit pas à couvrir toute la surface ? L'analyse systématique des composants d'un humanoïde face aux exigences réelles de ces procédés aboutit à une réponse sans ambiguïté : non. Les jambes, peu efficaces sur les sols plats d'usine et incompatibles avec un câblage nécessaire pour alimenter les outils de process, n'apportent aucune valeur par rapport à des rails au sol ou à une base mobile dédiée. Les mains multi-doigts, coûteuses et conçues pour la manipulation d'objets, offrent une prise insuffisante pour tenir un disque de meulage à haute vitesse : un connecteur direct outil-bras est plus robuste et moins onéreux. Les caméras intégrées dans la tête d'un humanoïde sont trop rapprochées pour une couverture de scène efficace ; des capteurs positionnés dans la cellule ou au plus près de l'outil sont systématiquement plus performants. Seuls les bras doubles présentent un intérêt réel, mais leur espacement optimal sur une grande pièce est fondamentalement différent de la morphologie humanoïde. L'argument économique souvent avancé pour justifier l'humanoïde, celui des économies d'échelle, ne résiste pas à l'examen. Une cellule de traitement de surface bien conçue repose sur des bras industriels polyvalents, des rails, des caméras et des capteurs d'effort, soit des composants déjà produits en grandes séries et bénéficiant pleinement des effets de volume. L'humanoïde n'est pas nécessaire pour accéder à ces économies. Plus fondamentalement, les robots industriels actuels opèrent à des vitesses quatre à cinq fois supérieures aux capacités humaines, avec des forces d'application significativement plus élevées, et leur fiabilité dans des environnements abrasifs et contraignants est éprouvée depuis des décennies. Dans une logique de réduction des temps de cycle et d'amélioration du débit, le robot industriel configuré dans la bonne géométrie spatiale reste la solution dominante, et l'analyse ne relève aucun avantage compensatoire de la morphologie humanoïde dans ces cas d'usage précis. Cette conclusion intervient dans un contexte de forte pression médiatique autour des humanoïdes : Figure, Tesla Optimus, Agility Robotics, Boston Dynamics Atlas ou encore 1X accumulent les démonstrateurs et les levées de fonds, avec le narratif que la forme humaine permettrait de déployer des robots dans n'importe quel environnement conçu pour l'humain, y compris l'usine. Les acteurs traditionnels du robot industriel, FANUC, KUKA, ABB ou Universal Robots, répondent implicitement avec des configurations duales sur base mobile sans prétention bipède. Le vrai terrain de jeu des humanoïdes reste les environnements non structurés, la logistique de dernière rangée ou les tâches générales en entrepôt, là où la polyvalence morphologique compense le déficit de performance brute. Pour les process de surface en milieu manufacturier, le débat semble tranché en faveur des solutions spécialisées, un verdict que les pilotes industriels des prochaines années auront la charge de confirmer ou d'infirmer à l'échelle.

UELes fabricants européens de robotique industrielle (KUKA, ABB, Universal Robots) sont implicitement confortés par cette analyse qui conclut à la supériorité des bras spécialisés sur rails face aux humanoïdes pour les traitements de surface en milieu manufacturier.

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