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IndustrielRobotics Business Review 

ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness

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Robert Brooks, fondateur et PDG de ForceN, donnera une conférence intitulée « A Crash Course in Force & Torque Sensing for Humanoids » lors de RoboBusiness 2026, à Santa Clara (Californie). L'événement se tient les 20 et 21 octobre, et l'intervention est programmée le premier jour à 14h15 (heure du Pacifique). ForceN conçoit des capteurs de force et de couple destinés aux poignets et autres articulations de robots. L'entreprise dit avoir équipé des robots chirurgicaux, logistiques et humanoïdes, et travaille aussi pour la robotique spatiale, nucléaire et agricole. Brooks doit y résumer trois ans de collaboration avec « plusieurs des principaux constructeurs d'humanoïdes ». Il y ajoutera les enseignements tirés de la chirurgie, de la logistique et de la robotique de terrain, avec deux axes : les usages possibles de ces capteurs sur un humanoïde et les moyens de ne pas les endommager. Il s'agit d'une annonce de présentation, sans nouveau produit, sans chiffre de performance ni nom de client. Les « top humanoid companies » ne sont pas identifiées.

Le sujet dépasse la promotion d'un fournisseur. À mesure que les humanoïdes visent des tâches industrielles, ils doivent manipuler aussi bien des charges lourdes que des objets fragiles. Sans mesure d'effort au poignet ou à la cheville, le robot ignore la pression qu'il applique. Les démonstrations actuelles reposent surtout sur la vision et la proprioception des actionneurs, ce qui masque une partie de l'écart entre démo et déploiement réel. Le fait qu'un fournisseur de composants consacre une session à la fragilité de ces capteurs (surcharges, chocs, chutes) suggère que la fiabilité mécanique de l'instrumentation reste un point dur pour passer du prototype à la série. Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, la question est de savoir où placer ces capteurs, et à quel coût de robustesse et de calibration.

ForceN est issue des travaux de doctorat de Brooks à l'Université de Toronto et à l'hôpital SickKids, sur la détection et l'actionnement de nouvelle génération pour la robotique chirurgicale. Brooks y a ajouté une expérience préalable dans le nucléaire, la fabrication lourde et la robotique médicale. Le marché est déjà occupé par des acteurs établis, comme ATI Industrial Automation, OnRobot et Robotiq, ainsi que par Bota Systems, société suisse qui vise elle aussi la robotique collaborative et mobile. La capacité de ForceN à se faire une place dans la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes dépendra de volumes de production qui restent, pour l'instant, non publiés. Aucun pilote ni calendrier n'est annoncé. La conférence sera surtout l'occasion de recueillir des retours de terrain, à défaut de données vérifiables sur les performances.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness
1Robotics Business Review 

Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness

Kollmorgen, marque du groupe Regal Rexnord spécialisée dans les systèmes de motion control, annonce que Yoshi Umeno, son directeur mondial du développement commercial pour la robotique, interviendra à RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Sa conférence, intitulée « A Joint-by-Joint Guide to Humanoid Motion », est programmée le premier jour de l'événement à 11h30 heure du Pacifique. Umeno y présentera une architecture zone par zone du robot humanoïde plutôt qu'une approche générique, en détaillant les contraintes propres à chaque segment corporel et les défis spécifiques du passage à l'échelle industrielle. Il proposera aussi un cadre pratique pour évaluer les partenaires de motion control, avec un accent sur le co-engineering pour simplifier le chemin du prototype à la production en volume. Umeno cumule une expertise en actionneurs, moteurs, réducteurs, drives et composants de précision, et travaille déjà avec plusieurs fabricants d'humanoïdes à l'échelle mondiale. L'inscription complète à la conférence, avec une réduction de 200 dollars jusqu'au 31 août, inclut l'accès aux keynotes, sessions techniques et événements de networking comme le Mix and Mingle du premier jour et le Women in Robotics Luncheon du second. Le message de Kollmorgen touche un point sensible du secteur : le logiciel des humanoïdes progresse en quelques semaines, porté par des modèles de type VLA (vision-language-action), tandis que le hardware de motion (actionneurs, transmissions, capteurs de couple) met des mois à passer du papier à un échantillon fonctionnel, et des années à atteindre la production en volume. Ce décalage, plus que la conception elle-même, constituerait selon l'entreprise le véritable goulot d'étranglement pour des acteurs comme Figure AI avec son Figure 03, Apptronik avec Apollo, Agility Robotics avec Digit, ou Unitree avec son G2, tous engagés dans la course à la commercialisation d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela déplace le curseur d'évaluation : au-delà des démonstrations spectaculaires, la vraie question devient la fiabilité et la manufacturabilité des articulations sur des cycles de production industriels, un angle rarement mis en avant dans les annonces grand public des OEM humanoïdes, davantage centrées sur les capacités logicielles et cognitives des robots. Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de Kollmorgen visant à se positionner comme fournisseur de composants critiques auprès des grands noms de la robotique humanoïde, un marché dominé par des start-ups et laboratoires nord-américains (Figure AI, Apptronik, Agility Robotics) et chinois (Unitree), aux côtés d'acteurs plus établis comme Boston Dynamics et son Atlas. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce, centrée sur l'écosystème nord-américain des fournisseurs de motion control pour humanoïdes. RoboBusiness 2026 couvrira aussi d'autres secteurs applicatifs comme la santé, l'agriculture et la logistique, avec des espaces de networking dédiés. Pour l'heure, il s'agit d'une conférence et d'un cadre méthodologique présentés par un fournisseur de composants, non d'un lancement produit ni d'un déploiement client vérifié, une nuance à garder en tête face au ton promotionnel habituel de ce type d'annonce événementielle.

IndustrielActu
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Les robots humanoïdes à l'épreuve des tâches de finition de surface
2Robotics Business Review 

Les robots humanoïdes à l'épreuve des tâches de finition de surface

Dans les applications de traitement de surface, qu'il s'agisse de ponçage, polissage, sablage, meulage, revêtement ou peinture, les conditions de travail sont parmi les plus pénibles de l'industrie manufacturière : exposition aux poussières, vibrations prolongées, postures contraignantes. Depuis l'essor des robots humanoïdes, la question revient régulièrement dans les cercles industriels : ces plateformes bipèdes à mains articulées pourraient-elles automatiser le traitement de grandes pièces, là où un bras fixe ne suffit pas à couvrir toute la surface ? L'analyse systématique des composants d'un humanoïde face aux exigences réelles de ces procédés aboutit à une réponse sans ambiguïté : non. Les jambes, peu efficaces sur les sols plats d'usine et incompatibles avec un câblage nécessaire pour alimenter les outils de process, n'apportent aucune valeur par rapport à des rails au sol ou à une base mobile dédiée. Les mains multi-doigts, coûteuses et conçues pour la manipulation d'objets, offrent une prise insuffisante pour tenir un disque de meulage à haute vitesse : un connecteur direct outil-bras est plus robuste et moins onéreux. Les caméras intégrées dans la tête d'un humanoïde sont trop rapprochées pour une couverture de scène efficace ; des capteurs positionnés dans la cellule ou au plus près de l'outil sont systématiquement plus performants. Seuls les bras doubles présentent un intérêt réel, mais leur espacement optimal sur une grande pièce est fondamentalement différent de la morphologie humanoïde. L'argument économique souvent avancé pour justifier l'humanoïde, celui des économies d'échelle, ne résiste pas à l'examen. Une cellule de traitement de surface bien conçue repose sur des bras industriels polyvalents, des rails, des caméras et des capteurs d'effort, soit des composants déjà produits en grandes séries et bénéficiant pleinement des effets de volume. L'humanoïde n'est pas nécessaire pour accéder à ces économies. Plus fondamentalement, les robots industriels actuels opèrent à des vitesses quatre à cinq fois supérieures aux capacités humaines, avec des forces d'application significativement plus élevées, et leur fiabilité dans des environnements abrasifs et contraignants est éprouvée depuis des décennies. Dans une logique de réduction des temps de cycle et d'amélioration du débit, le robot industriel configuré dans la bonne géométrie spatiale reste la solution dominante, et l'analyse ne relève aucun avantage compensatoire de la morphologie humanoïde dans ces cas d'usage précis. Cette conclusion intervient dans un contexte de forte pression médiatique autour des humanoïdes : Figure, Tesla Optimus, Agility Robotics, Boston Dynamics Atlas ou encore 1X accumulent les démonstrateurs et les levées de fonds, avec le narratif que la forme humaine permettrait de déployer des robots dans n'importe quel environnement conçu pour l'humain, y compris l'usine. Les acteurs traditionnels du robot industriel, FANUC, KUKA, ABB ou Universal Robots, répondent implicitement avec des configurations duales sur base mobile sans prétention bipède. Le vrai terrain de jeu des humanoïdes reste les environnements non structurés, la logistique de dernière rangée ou les tâches générales en entrepôt, là où la polyvalence morphologique compense le déficit de performance brute. Pour les process de surface en milieu manufacturier, le débat semble tranché en faveur des solutions spécialisées, un verdict que les pilotes industriels des prochaines années auront la charge de confirmer ou d'infirmer à l'échelle.

UELes fabricants européens de robotique industrielle (KUKA, ABB, Universal Robots) sont implicitement confortés par cette analyse qui conclut à la supériorité des bras spécialisés sur rails face aux humanoïdes pour les traitements de surface en milieu manufacturier.

IndustrielOpinion
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UBTECH met en service la super usine intelligente de robots humanoïdes de Liuzhou
3Pandaily 

UBTECH met en service la super usine intelligente de robots humanoïdes de Liuzhou

UBTECH Robotics a officiellement mis en service le 12 septembre son usine "Super Smart Factory" dédiée aux robots humanoïdes industriels, dans la zone écologique nord de Liuzhou, dans la région du Guangxi, selon China News Service. Le site couvre environ 14 000 mètres carrés et vise une capacité annuelle supérieure à 10 000 plateformes bipèdes et à roues. Les lignes mixtes assemblent la série Walker S, dont le modèle industriel Walker S2, ainsi que les plateformes à roues Cruzr S2 et Cruzr Y1, avec un takt annoncé d'environ un robot humanoïde toutes les dix minutes. L'assemblage évite le convoyeur aérien rigide au profit de postes flexibles : les pièces circulent sur des chariots rotatifs à amarrage automatique, suivis par RFID, tandis que des stations de vissage automatisées posent plus de 2 000 fixations réparties sur une cinquantaine de références, en enregistrant couple et angle de serrage dans le système d'information de l'usine. Les unités terminées rejoignent un magasin automatisé haute densité pouvant stocker une centaine de robots finis, avant plus de quatre heures de rodage portant sur les articulations, la marche et la charge utile, puis un tunnel d'inspection visuelle sous éclairage de qualité automobile. La hauteur libre d'environ 13,8 mètres permet ce stockage dense sur une emprise réduite. La manutention elle-même est robotisée : des Cruzr équipés de vision 3D gèrent le dépalettisage, le picking, le réapprovisionnement de bacs et les transferts entre postes, aux côtés d'AGV et de chariots élévateurs autonomes. L'orchestration repose sur la plateforme de gestion d'exploitation Yanshee d'UBTECH, intégrée à Intelligence Center X de Siemens ; en amont, un jumeau numérique construit avec Siemens Plant Simulation a permis de valider que le takt de dix minutes tenait sans embouteillage logistique. Cette mise en service affiche une ambition industrielle, pas un argument boursier ou une levée de fonds : discipline de cadence façon automobile, logistique de "robots qui construisent des robots" sur un même campus, et pile logicielle Siemens plus MOM derrière un objectif de plus de 10 000 unités par an. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un signal que la fabrication en série d'humanoïdes sort du stade du prototype filmé pour entrer dans une logique de lignes automobiles classiques, avec traçabilité, rodage systématique et contrôle qualité industrialisé. Reste une question que l'usine ne tranche pas : la vitesse à laquelle des carnets de commandes réels et la fiabilité logicielle des robots absorberont cette capacité annoncée, un doute légitime puisque le takt communiqué n'est à ce stade validé qu'en simulation et sur une mise en route toute récente. UBTECH, fabricant chinois coté à Hong Kong, développe la série Walker depuis plusieurs années et a déjà multiplié les annonces de déploiements pilotes chez des industriels chinois. L'implantation au Guangxi, présentée par le fondateur Zhou Jian comme un point d'ancrage vers les marchés d'Asie du Sud-Est, s'inscrit dans une compétition mondiale des humanoïdes industriels face à des acteurs comme Figure, Tesla avec Optimus ou Unitree, où le passage des vidéos de démonstration à des volumes de production réels reste l'enjeu central du secteur. L'article ne précise ni calendrier de montée en cadence ni client pilote nommé pour cette usine.

UESiemens (Allemagne) fournit via Intelligence Center X et Plant Simulation la colonne vertébrale logicielle de cette usine chinoise, mais aucune usine de production de masse de robots humanoïdes comparable n'existe en France ou en UE.

IndustrielOpinion
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Force Aérienne américaine déploie drones et robots au sol pour accélérer l'inspection des avions autonomes
4Interesting Engineering 

Force Aérienne américaine déploie drones et robots au sol pour accélérer l'inspection des avions autonomes

Asylon a obtenu un contrat de Phase Trois du Warner Robins Air Logistics Complex, l'un des plus grands centres de maintien en condition opérationnelle de l'US Air Force, pour déployer son système d'inspection autonome d'aéronefs baptisé MARIA (Multi-modal Autonomous Robotics for Inspection of Aircraft). Ce contrat fait passer la technologie du stade de développement à un usage opérationnel réel sur l'une des bases de sustentation majeures de l'armée de l'air américaine. MARIA combine deux plateformes robotiques : le drone Guardian, un petit système aérien sans pilote (sUAS), et le DroneDog Q-UGV, un robot terrestre à quatre pattes. Les deux évoluent grâce au logiciel d'autonomie Range d'Asylon et remontent leurs données vers la plateforme de commandement DroneIQ, qui centralise imagerie, nuages de points LiDAR et télémétrie dans des vues 2D classiques comme dans des jumeaux numériques interactifs. Concrètement, les équipes de maintenance pourront confier des missions d'inspection visuelle générale aux robots plutôt que de réaliser uniquement des tours d'appareil manuels, les résultats étant ensuite transmis aux techniciens pour analyse. L'enjeu dépasse le simple gadget technologique : il s'agit de démontrer qu'un système robotique aérien-terrestre coordonné peut tenir la charge d'inspections répétitives sur une flotte militaire réelle, sans mobiliser davantage de personnel. Pour les intégrateurs et décideurs de la maintenance industrielle, ce déploiement à Warner Robins constitue un test grandeur nature du passage de la démonstration à l'usage récurrent, un point de bascule que beaucoup de projets de robotique d'inspection peinent à franchir. Si le système tient ses promesses de réduction du temps d'inspection et de plus grande homogénéité des relevés, cela validerait l'approche multimodale (air plus sol, données unifiées dans un même hub logiciel) comme modèle réplicable pour d'autres flottes de maintenance, militaires ou civiles. Reste que les gains annoncés en termes de rapidité et de fiabilité n'ont pas encore été chiffrés publiquement dans ce cadre opérationnel précis, ce qui invite à attendre des retours concrets avant de parler de succès avéré. Ce contrat s'inscrit dans la continuité d'une relation déjà établie entre Asylon et l'Air Force, qui utilisait jusqu'ici les plateformes robotiques de l'entreprise principalement pour des missions de sécurité autonome sur ses bases. L'extension vers la maintenance aéronautique marque une diversification stratégique pour Asylon, qui cherche à démontrer que sa pile technologique (drones, robots terrestres, logiciel de commandement) peut s'appliquer à d'autres cas d'usage industriels critiques. Anthony McCarty, vice-président senior en charge des activités gouvernementales chez Asylon, a présenté cet accord comme un signe de confiance de l'Air Force envers ses plateformes. Warner Robins servira de site pilote avant une éventuelle extension à d'autres centres de sustentation de la défense américaine, la suite dépendant des résultats de cette phase de démonstration en environnement opérationnel réel.

IndustrielActu
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