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Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible
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Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible

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Minerva Humanoids, société basée à San Francisco, développe Roger, un humanoïde semi-autonome que son PDG décrit comme « le meilleur avatar possible ». Le robot est conçu pour que l'opérateur humain puisse se substituer physiquement à lui là où la présence d'un corps humain est coûteuse ou dangereuse. L'entreprise vise des tâches où ce remplacement a un intérêt immédiat, parfois vital. Le matériel disponible ne détaille ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni prix, ni volumes ou sites de déploiement. Roger relève donc pour l'instant de l'annonce de positionnement, pas d'un produit dont les performances en conditions réelles seraient documentées.

Ce choix tranche avec la course au robot généraliste menée par Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Agility Robotics, qui misent sur des modèles VLA (vision-langage-action) capables d'enchaîner des tâches sans supervision. Minerva part de l'hypothèse inverse : l'autonomie complète reste incertaine, et un humain dans la boucle apporte une valeur commerciale dès maintenant. Pour un intégrateur ou un responsable d'exploitation, c'est une proposition plus facile à valider, car la fiabilité repose sur la téléopération et l'autonomie ne s'ajoute que progressivement. La question à surveiller est la part réelle d'autonomie, qui détermine si un opérateur peut superviser plusieurs robots ou doit en piloter un seul.

Minerva s'inscrit dans une lignée de robots téléopérés, qui ont longtemps servi de source de données d'entraînement pour les modèles d'imitation. Le positionnement « avatar » les place face aux généralistes, mais aussi face aux acteurs européens comme Enchanted Tools, qui développe son humanoïde Mirokaï. Les prochaines étapes à suivre sont les pilotes clients, les spécifications techniques publiées et la démonstration d'un fonctionnement hors vidéo choisie.

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Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
1Interesting Engineering 

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
2Interesting Engineering 

Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler

Boston Dynamics a doté la version industrielle de son robot humanoïde Atlas, filiale du groupe coréen Hyundai, d'un système de remplacement autonome de batterie: le robot détecte lui-même une batterie déchargée, rejoint une station dédiée, effectue l'échange et reprend sa tâche en moins de trois minutes, selon les spécifications communiquées par l'entreprise. Atlas offre environ quatre heures d'autonomie en usage courant et près de deux heures lors de tâches de levage lourd, contre environ 90 minutes pour une recharge classique. Le robot mesure environ 1,88 mètre pour 90 kg, porte en charge soutenue jusqu'à 30 kg et peut soulever brièvement jusqu'à 50 kg. Il embarque un système tactile dans les mains et une couverture caméra à 360 degrés. Cette annonce fait suite à une présentation récente détaillant comment Atlas a appris à manipuler des charges lourdes par apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle, acquérant en quelques semaines des capacités de levage, de transport et d'équilibrage adaptatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels qui envisagent le déploiement d'humanoïdes en usine, l'autonomie énergétique reste l'un des principaux freins à une exploitation continue en plusieurs équipes. En réduisant l'immobilisation liée à la batterie de 90 minutes à moins de trois, Boston Dynamics cible directement ce goulot d'étranglement plutôt que la seule démonstration de dextérité. L'entreprise met aussi en avant un transfert simulation-vers-robot réel en environ une heure, ce qui suggérerait une réduction notable de l'écart sim-to-real qui a longtemps limité le passage de compétences apprises virtuellement au monde physique. Ces chiffres restent toutefois ceux communiqués par le fabricant, sans validation indépendante ni confirmation publique de déploiements clients à grande échelle: il s'agit pour l'instant d'une capacité produit annoncée, pas d'un usage industriel documenté sur site. Cette évolution s'inscrit dans la trajectoire d'Atlas, passé en 2024 d'un robot hydraulique de démonstration à une plateforme entièrement électrique pensée pour la manutention industrielle. L'architecture a été volontairement simplifiée: deux types d'actionneurs seulement pour tout le corps, une conception symétrique des bras et des jambes, et des articulations sans câbles traversants permettant une rotation continue et réduisant l'usure, autant de choix qui facilitent la modélisation et l'entraînement en simulation. Lors de tests, le robot est parvenu à déplacer un réfrigérateur de plus de 45 kg après un entraînement effectué avec des charges nettement plus légères, et des mouvements dynamiques comme des coups de pied, des appuis renversés ou des backflips sont utilisés pour muscler son équilibre et sa récupération. Boston Dynamics évolue dans un marché de l'humanoïde industriel de plus en plus disputé, face à Figure AI et son Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore les plateformes logicielles Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de Nvidia, qui misent elles aussi sur l'apprentissage par simulation massive. Aucune date de déploiement client ni volume de production n'a pour l'instant été précisé pour cette fonction de changement de batterie autonome.

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LimX Dynamics dévoile une démo qui défie Figure : le humanoïde chinois rivalise désormais avec le meilleur de la Silicon Valley
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LimX Dynamics dévoile une démo qui défie Figure : le humanoïde chinois rivalise désormais avec le meilleur de la Silicon Valley

LimX Dynamics a diffusé une vidéo de démonstration de 3 minutes, en plan-séquence unique, montrant son robot humanoïde de taille humaine Oli exécuter de façon autonome une séquence continue de tâches ménagères : décrocher des vêtements de cintres, les ranger dans un panier à linge, trier des jouets, empiler des boîtes, se pencher profondément pour ramasser des débris au sol et jeter des déchets. La séquence est présentée comme ininterrompue, non montée et réalisée sans téléopération humaine. Cette publication intervient un jour seulement après l'annonce par LimX d'un tour de financement pré-IPO de 200 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 2,3 milliards de dollars. Le système à l'origine de cette démonstration, baptisé COSA 0.5, repose sur une architecture à trois niveaux selon Zhang Wei, fondateur de LimX : une couche cognitive S2 pour la compréhension de scène, la mémoire, le raisonnement et la planification ; une couche de compétences S1 intégrant notamment des modèles vision-langage-action (VLA) ; et une couche de contrôle moteur S0, une politique Transformer corps entier tournant à 1000 Hz pour l'équilibre et la coordination. Cette démonstration mérite d'être prise avec prudence puisqu'il s'agit d'une vidéo unique diffusée par l'entreprise elle-même, sans vérification indépendante ni détail sur le nombre de prises nécessaires en amont. Elle n'en reste pas moins significative : jusqu'ici, seul Figure avait publié des démonstrations comparables en matière de continuité des tâches, de complexité des enchaînements et de contrôle corps entier sans intervention humaine. Que LimX affiche un niveau similaire, avec un calendrier de développement plus court, interroge l'hypothèse selon laquelle Figure disposerait d'une avance technologique difficile à rattraper. L'argument de Zhang Wei, selon lequel un "cerveau" robotique doit être conçu comme un système modulaire plutôt qu'un modèle monolithique toujours plus gros, offre aussi un contrepoint à la course actuelle aux modèles fondation géants dans la robotique humanoïde : chaque couche de COSA pouvant en théorie être mise à jour indépendamment, l'architecture promet des cycles d'itération plus rapides que les approches bout-en-bout. La démonstration confirme également le positionnement stratégique de LimX, qui cible en priorité les environnements domestiques, commerciaux, hôteliers et de loisirs plutôt que les lignes de production industrielles privilégiées par la majorité des acteurs du secteur. En réussissant à montrer une gestion crédible de l'imprévisibilité d'un intérieur non structuré, LimX renforce son pari qu'un premier marché de masse pour les humanoïdes émergera du service à la personne avant l'usine. Reste à savoir si l'entreprise, forte de sa levée récente, transformera cette démonstration en déploiements pilotes concrets dans les mois à venir.

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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite
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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite

La startup canadienne Orbit Robotics a dévoilé HELIOS, un robot humanoïde à quatre bras conçu pour des missions en orbite basse, dans une vidéo teaser publiée sur YouTube. Le robot présente un châssis noir allégé suspendu dans un banc de test, avec un système mécanique à câbles et poulies tendineux, en rupture nette avec les actionneurs rigides industriels classiques. Les moteurs sont positionnés près des articulations d'épaule afin de réduire la masse en mouvement, tandis que la force est transmise via des câbles et des bobines vers les articulations des bras. L'articulation du coude intègre un joint à contact roulant offrant un mouvement fluide à faible friction, alliant rigidité et compliance. HELIOS ne dispose pas de jambes : Orbit considère la locomotion bipède comme peu pertinente en micropesanteur, où la mobilité repose sur la préhension de surfaces et la stabilisation corporelle. Le robot cible des tâches telles que la gestion de fret, la maintenance répétitive et les opérations de construction orbitale. Les chiffres avancés pour justifier le besoin sont substantiels : les astronautes consacreraient environ 35 % de leur temps à des tâches de maintenance, un cycle de déchargement de fret mobiliserait près de 50 heures d'équipage, et le coût horaire d'un astronaute est estimé à 140 000 dollars. L'architecture à quatre bras d'HELIOS constitue une proposition de conception distincte du courant dominant de la robotique humanoïde terrestre. En ciblant la manipulation multimodale dans un environnement sans gravité, Orbit adresse un segment de niche mais à fort potentiel économique : les stations orbitales commerciales prévues pour cette décennie. L'utilisation d'une transmission par câbles plutôt que d'actionneurs rigides ou hydrauliques est cohérente avec les contraintes spatiales (masse, compliance, robustesse aux vibrations), et rappelle les principes des bras Canadarm ou des robots Astrobee de la NASA, bien que la robotique humanoïde autonome en orbite reste à un stade très expérimental. Il faut souligner que la présentation se limite à un teaser vidéo : aucun test en conditions de micropesanteur réelle n'est documenté à ce stade, et les métriques de performance concrètes (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) ne sont pas encore publiées. Orbit Robotics est une jeune entreprise canadienne en phase précoce ; HELIOS est décrit comme le résultat de deux semestres de développement. En parallèle, la société développe IKARUS, sa première plateforme opérationnelle bimanuelle, construite en deux mois et utilisée comme banc d'essai pour la téléopération, l'apprentissage par imitation et l'itération matérielle rapide. Sur le plan concurrentiel, le segment de la robotique spatiale autonome inclut des acteurs comme Gitai (Japon) ou les programmes ESA dédiés aux robots de service orbital. Aucun calendrier de déploiement ni partenariat avec des agences (NASA, ESA, JAXA) ou des opérateurs de stations commerciales tels qu'Axiom Space ou Vast n'a été annoncé. Les prochaines étapes logiques impliqueraient des essais en flottabilité neutre ou en vol parabolique, avant toute perspective d'intégration sur une infrastructure orbitale réelle.

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