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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler

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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
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Boston Dynamics a doté la version industrielle de son robot humanoïde Atlas, filiale du groupe coréen Hyundai, d'un système de remplacement autonome de batterie: le robot détecte lui-même une batterie déchargée, rejoint une station dédiée, effectue l'échange et reprend sa tâche en moins de trois minutes, selon les spécifications communiquées par l'entreprise. Atlas offre environ quatre heures d'autonomie en usage courant et près de deux heures lors de tâches de levage lourd, contre environ 90 minutes pour une recharge classique. Le robot mesure environ 1,88 mètre pour 90 kg, porte en charge soutenue jusqu'à 30 kg et peut soulever brièvement jusqu'à 50 kg. Il embarque un système tactile dans les mains et une couverture caméra à 360 degrés. Cette annonce fait suite à une présentation récente détaillant comment Atlas a appris à manipuler des charges lourdes par apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle, acquérant en quelques semaines des capacités de levage, de transport et d'équilibrage adaptatif.

Pour les intégrateurs et décideurs industriels qui envisagent le déploiement d'humanoïdes en usine, l'autonomie énergétique reste l'un des principaux freins à une exploitation continue en plusieurs équipes. En réduisant l'immobilisation liée à la batterie de 90 minutes à moins de trois, Boston Dynamics cible directement ce goulot d'étranglement plutôt que la seule démonstration de dextérité. L'entreprise met aussi en avant un transfert simulation-vers-robot réel en environ une heure, ce qui suggérerait une réduction notable de l'écart sim-to-real qui a longtemps limité le passage de compétences apprises virtuellement au monde physique. Ces chiffres restent toutefois ceux communiqués par le fabricant, sans validation indépendante ni confirmation publique de déploiements clients à grande échelle: il s'agit pour l'instant d'une capacité produit annoncée, pas d'un usage industriel documenté sur site.

Cette évolution s'inscrit dans la trajectoire d'Atlas, passé en 2024 d'un robot hydraulique de démonstration à une plateforme entièrement électrique pensée pour la manutention industrielle. L'architecture a été volontairement simplifiée: deux types d'actionneurs seulement pour tout le corps, une conception symétrique des bras et des jambes, et des articulations sans câbles traversants permettant une rotation continue et réduisant l'usure, autant de choix qui facilitent la modélisation et l'entraînement en simulation. Lors de tests, le robot est parvenu à déplacer un réfrigérateur de plus de 45 kg après un entraînement effectué avec des charges nettement plus légères, et des mouvements dynamiques comme des coups de pied, des appuis renversés ou des backflips sont utilisés pour muscler son équilibre et sa récupération. Boston Dynamics évolue dans un marché de l'humanoïde industriel de plus en plus disputé, face à Figure AI et son Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore les plateformes logicielles Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de Nvidia, qui misent elles aussi sur l'apprentissage par simulation massive. Aucune date de déploiement client ni volume de production n'a pour l'instant été précisé pour cette fonction de changement de batterie autonome.

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Boston Dynamics a présenté lors de la Coupe du monde de la FIFA une démonstration de son humanoïde Atlas exécutant un "Ghost Rabona", un tir de football complexe mêlant feinte et frappe enchaînée, tandis que des robots quadrupèdes Spot assurent des missions de sécurité sur les sites du tournoi. Cette initiative s'inscrit dans la campagne "School of Football" et prolonge un partenariat vieux de 27 ans entre Hyundai Motor, propriétaire de Boston Dynamics depuis 2021, et la FIFA. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique, et Merry Frayne, directrice produit senior pour Spot, ont détaillé au Robot Report la méthode employée: capture de mouvement (mocap) d'un joueur expérimenté, injection des données dans un moteur de simulation, puis génération d'une politique de contrôle en quelques heures à une journée grâce à l'apprentissage par renforcement (RL). Contrairement à la RoboCup, où d'autres humanoïdes s'affrontent directement, Hyundai laisse ici la compétition sportive aux humains et se concentre sur une vitrine technologique. L'enjeu dépasse le simple coup marketing. Boston Dynamics explique avoir abandonné, il y a environ un an, son contrôle prédictif basé modèle, pourtant considéré comme la référence mondiale pour l'équilibre humanoïde, au profit du RL appris en simulation. Ce choix technique permet des comportements que la démonstration humaine ne pourrait pas transmettre directement, comme le déplacement d'un réfrigérateur, et les mêmes techniques serviraient déjà à la manipulation mobile en entrepôt, par exemple le transport de cartons. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce signal est significatif: il suggère que l'apprentissage par renforcement en simulation devient la voie privilégiée pour généraliser des comportements dynamiques au delà de ce qui a été démontré, plutôt qu'un exercice isolé de motion capture. Reste que la démonstration filmée pour un événement sportif grand public relève avant tout d'une vitrine soignée, et non d'un déploiement opérationnel comparable aux usages en entrepôt. Cette communication s'inscrit dans la longue série de démonstrations spectaculaires de Boston Dynamics, danse, parkour, sauts et sauts périlleux, qui ont construit sa réputation avant même l'acquisition par Hyundai en 2021. Elle intervient aussi dans un contexte de concurrence croissante sur les humanoïdes, où d'autres acteurs mettent en avant des compétitions comme la RoboCup plutôt que des vitrines chorégraphiées. Rodriguez évoque déjà des pistes d'amélioration futures, notamment l'ajustement des recettes de simulation pour renforcer la fiabilité des comportements appris, sans toutefois fixer de calendrier précis pour d'éventuels prochains déploiements ou nouvelles démonstrations.

HumanoïdesActu
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Atlas de Boston Dynamics montrerait des signes d'intelligence générale pour le travail en usine
2Interesting Engineering 

Atlas de Boston Dynamics montrerait des signes d'intelligence générale pour le travail en usine

Selon un rapport publié par KB Securities, l'humanoïde Atlas de Boston Dynamics franchit un seuil décisif vers le déploiement industriel. L'analyste Kang Sung-jin y documente des progrès significatifs dans ce que le secteur appelle l'«intelligence générale robotique», soit la capacité à s'adapter à des environnements inconnus et à accomplir des tâches variées sans instructions exclusivement préprogrammées. Le facteur technique central : un pipeline d'entraînement accéléré permettant de simuler l'équivalent de millions d'heures de formation robotique en une seule journée, puis de transférer les comportements appris sur le robot physique en environ une heure. Lors de démonstrations récentes, Atlas a déplacé un réfrigérateur de plus de 45 kg alors qu'il avait été entraîné sur des charges de 23 à 32 kg, illustrant une capacité de généralisation au-delà des conditions d'entraînement initiales. La filiale robotique du groupe Hyundai Motor a également montré Atlas exécutant des mouvements de frappe dynamiques nécessitant équilibre, agilité et contrôle moteur précis. Ces avancées reposent sur des partenariats stratégiques avec Google DeepMind, qui contribue son expertise en systèmes d'apprentissage, et Nvidia, qui fournit l'infrastructure de calcul haute performance nécessaire aux simulations à grande échelle. La réduction du «sim-to-real gap», l'écart historiquement problématique entre performances simulées et comportement réel, constitue l'argument technique le plus solide mis en avant par Boston Dynamics. La société l'attribue à une architecture matérielle délibérément simplifiée : Atlas n'utilise que deux types d'actionneurs sur l'ensemble de son corps, avec bras et jambes symétriques. Cette homogénéité facilite la création de simulations fidèles et accélère le transfert des compétences. La suppression des câbles traversant les articulations permet en outre une rotation continue des joints et réduit les exigences de maintenance. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, ces caractéristiques signifient concrètement que les cycles de qualification de nouvelles tâches pourraient passer de plusieurs mois à quelques semaines. KB Securities projette que Boston Dynamics pourrait capturer 15 % du marché mondial des humanoïdes d'ici 2035 et jusqu'à 60 % du segment premium industriel, des estimations ambitieuses à considérer avec précaution sur un marché encore naissant. Boston Dynamics, fondée en 1992 au MIT et acquise par Hyundai Motor Group en 2021 pour 1,1 milliard de dollars, présente avec cet Atlas une rupture architecturale par rapport à ses générations précédentes, entièrement hydrauliques. Sur le terrain concurrentiel, la société fait face à Figure (accords industriels avec BMW et son robot 02), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0, approche VLA), et Agility Robotics (Digit, déployé dans des entrepôts Amazon). En Europe, Enchanted Tools avec son Mirokaï et Wandercraft avec l'Atalante ciblent des niches spécifiques mais restent loin de la polyvalence industrielle visée par Atlas. Les prochains déploiements pilotes annoncés concernent des installations du groupe Hyundai, sans calendrier précis communiqué à ce stade.

UELes acteurs européens Enchanted Tools et Wandercraft accusent un retard marqué sur la polyvalence industrielle visée par Atlas, accentuant la pression concurrentielle sur l'écosystème humanoïde FR/EU avant même les premiers déploiements pilotes Hyundai.

HumanoïdesOpinion
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Les robots humanoïdes Figure AI atteignent un jalon de 24h/7 de travail continu en conditions réelles
3Interesting Engineering 

Les robots humanoïdes Figure AI atteignent un jalon de 24h/7 de travail continu en conditions réelles

Trois robots humanoïdes de Figure AI ont dépassé 24 heures de fonctionnement autonome continu le 14 mai 2026, sur une tâche de tri de colis dans un entrepôt dont la localisation exacte n'a pas été précisée. L'opération, initialement prévue comme un test de 8 heures, a été prolongée sans interruption après une première journée sans incident signalé. Brett Adcock, fondateur et PDG de la startup californienne, a diffusé l'opération en direct sur internet, où les internautes ont surnommé les trois machines "Bob", "Frank" et "Gary". Les robots, pilotés par le système embarqué Helix-02, ont trié plus de 28 000 colis pendant l'opération, à raison d'environ 3 secondes par colis, soit la parité annoncée avec un opérateur humain. La tâche consiste à détecter les codes-barres par caméra, saisir les paquets et les déposer face vers le bas sur des tapis roulants, sans aucune télé-opération. Helix-02 est décrit comme un réseau de neurones unifié intégrant vision, toucher, proprioception et contrôle du corps entier, fonctionnant entièrement en embarqué. Figure AI affirme également que si un robot se retrouve hors de sa distribution d'entraînement, Helix-02 déclenche une réinitialisation autonome, et que les machines peuvent quitter la zone de travail d'elles-mêmes en cas de problème matériel, pendant qu'un congénère prend le relais. Ce résultat constitue une réponse directe au reproche chronique du secteur : le "demo-to-reality gap", l'écart entre démonstrations de quelques minutes en conditions maîtrisées et déploiements industriels réels. Une opération de 24 heures sur une tâche répétitive à cadence humaine dépasse ce que la majorité des concurrents a rendu public à ce jour, et change structurellement l'argumentaire commercial : un intégrateur ou un COO logistique peut commencer à modéliser un ROI sur des shifts complets plutôt que sur des pilotes vitrines. L'architecture à modèle unique de Helix-02, qui fusionne déplacement, manipulation et coordination dans un seul réseau, s'inscrit dans la tendance VLA (Vision-Language-Action) et contraste avec les approches modulaires classiques de la robotique industrielle. Il convient néanmoins de noter que les métriques présentées sont autodéclarées par Figure AI, dans un environnement filmé et contrôlé par l'entreprise ; la diversité réelle des colis, les conditions ambiantes et le taux d'échec détaillé restent insuffisamment documentés pour une validation rigoureuse. Figure AI a été fondée en 2022 à Sunnyvale et avait précédemment testé ses humanoïdes sur les lignes de BMW en Caroline du Sud, une référence industrielle qui lui a apporté visibilité et crédibilité. La startup se positionne sur le même segment que Tesla avec Optimus Gen 3, Agility Robotics (filiale d'Amazon) avec Digit, et Apptronik avec Apollo, tous en lice pour les marchés de la logistique entrepôt et de l'assemblage industriel. L'annonce intervient dans un contexte de course à la preuve opérationnelle, avant les premiers déploiements commerciaux à l'échelle, dont Figure AI n'a pas encore communiqué de dates ni de volumes précis. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools avec Mirokaï ou Wandercraft progressent sur des segments adjacents, mais aucun n'a publié de métriques d'endurance comparables à ce stade.

UELe jalon de 24h de Figure AI fixe un nouveau benchmark opérationnel que les acteurs européens comme Enchanted Tools et Wandercraft n'ont pas encore atteint, renforçant la pression concurrentielle sur l'écosystème humanoïde européen.

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Boston Dynamics révèle comment Atlas soulève des charges industrielles de 45 kg en production
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Boston Dynamics révèle comment Atlas soulève des charges industrielles de 45 kg en production

Boston Dynamics a publié début 2025 un billet technique détaillant comment son robot humanoïde Atlas a appris à manipuler des charges industrielles lourdes grâce au reinforcement learning et à la simulation à grande échelle. La démonstration montre Atlas effectuer une rotation du torse à 180 degrés, se baisser pour saisir un mini-réfrigérateur, puis le transporter sur plusieurs mètres en compensant le déplacement du poids interne de l'objet. La charge nominale d'entraînement se situe entre 23 et 32 kg (50-70 lb), mais le robot a réussi à déplacer un réfrigérateur dépassant les 45 kg (100 lb) lors des tests. Pour percevoir le poids, l'équilibre et la résistance, Atlas s'appuie principalement sur la proprioception, c'est-à-dire la conscience interne de son propre corps, plutôt que sur la vision seule. L'entraînement repose sur des millions d'heures de simulation parallèle sur GPU, où l'on fait varier le poids de l'objet, le frottement au sol, la force de préhension et la position initiale de la charge pour forcer le robot à généraliser ses comportements. Ce que cette publication révèle, au-delà de la performance brute, c'est une avancée méthodologique sur le problème dit du "sim-to-real gap" : l'écart historique entre les comportements appris en simulation et leur transposition sur le robot physique. Boston Dynamics affirme l'avoir réduit grâce à une architecture matérielle délibérément simplifiée : Atlas n'utilise que deux types d'actionneurs sur l'ensemble du corps, les bras et les jambes sont symétriques, et les câbles ont été éliminés au niveau des articulations, autorisant une rotation continue des joints et réduisant les sources d'usure et de latence. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela signifie que la simulation devient un outil de développement comportemental fiable, raccourcissant potentiellement les cycles de mise en production. Le fait que le comportement de levage ait été développé en quelques semaines seulement après le lancement public d'Atlas est un signal fort sur la scalabilité du pipeline d'entraînement. Il faut toutefois noter que la démonstration reste une vidéo sélectionnée en laboratoire : aucun déploiement terrain ni données de fiabilité sur durée longue ne sont communiqués. Boston Dynamics, rachetée par Hyundai en 2021 pour 1,1 milliard de dollars, a rebooté Atlas en version entièrement électrique début 2024, abandonnant la plateforme hydraulique utilisée depuis 2013. Ce nouvel Atlas se positionne explicitement comme un "outil polyvalent pour le travail physique", en concurrence directe avec Figure (Figure 02 et 03 annoncés), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics (Digit), et NVIDIA dans l'écosystème GR00T N2. La décision de lier les démonstrations athlétiques d'Atlas, dont des figures au sol et des backflips, à des cas d'usage industriels est une communication stratégique visant à montrer que l'agilité n'est pas une fin en soi mais un proxy pour la robustesse en environnement difficile. Les prochaines étapes annoncées concernent des pilotes en environnement industriel réel, notamment avec BMW, sans calendrier précis communiqué.

UEUn pilote industriel avec BMW (groupe allemand) est évoqué sans calendrier précis, signal pertinent pour les intégrateurs européens qui évaluent les humanoides en environnement de production.

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