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RoboParty dévoile RP1, un nouveau robot humanoïde pour la recherche open source en robotique
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RoboParty dévoile RP1, un nouveau robot humanoïde pour la recherche open source en robotique

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RoboParty dévoile RP1, un nouveau robot humanoïde pour la recherche open source en robotique
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La société chinoise RoboParty a dévoilé RP1, un robot humanoïde bipède présenté comme une plateforme open source « full-stack » destinée à la recherche en robotique, à l'enseignement et au développement d'IA embarquée. Le robot a fait ses débuts publics le 28 septembre lors de l'IROS 2026 (IEEE/RSJ International Conference on Intelligent Robots and Systems), à travers une démonstration interactive baptisée « Kick Me » : les visiteurs pouvaient pousser ou frapper le robot, qui ajustait sa posture pour retrouver l'équilibre au lieu de rejouer des mouvements préprogrammés. La démonstration repose sur PartyOS, la plateforme de R&D ouverte de RoboParty, qui intègre le framework UFO (« A General Unsupervised Reinforcement Learning Framework for Humanoid Control »). Ce dernier entraîne par apprentissage par renforcement non supervisé des politiques de mouvement bas niveau pour les transitions entre compétences, la récupération après perturbation et le relevé après chute. RP1 atteint un couple articulaire crête de 160 Nm et s'appuie sur les modules d'actionneurs maison Romomo, une structure mécanique et un système de contrôle temps réel. L'entreprise ne communique, dans ce qui a été présenté, ni nombre de DOF, ni masse, ni payload, ni prix, ni calendrier de commercialisation.

Pour les laboratoires et les intégrateurs, l'enjeu tient moins à la performance brute qu'à l'accès. Une plateforme humanoïde dont le matériel, le contrôle bas niveau, les environnements de simulation, les SDK et les outils d'entraînement seraient réellement ouverts offrirait une base reproductible, là où la plupart des humanoïdes de recherche restent fermés ou n'ouvrent qu'une couche logicielle. La démonstration de robustesse aux poussées illustre aussi l'avancée des politiques de locomotion apprises en simulation puis transférées au robot réel, un sujet où le fossé entre démo et usage réel reste à documenter. Il faut toutefois rester prudent : une démonstration publique de quelques minutes, sans protocole de test, force de poussée mesurée ni taux de réussite, ne prouve pas une fiabilité sur la durée. Surtout, l'ouverture annoncée est progressive : RoboParty indique qu'elle « ouvrira progressivement » ses systèmes de contrôle, ses simulateurs, ses SDK et ses outils d'entraînement. À ce stade, le caractère « full-stack » relève donc d'une feuille de route plutôt que d'un fait livré.

RP1 prolonge le projet RPO (ROBOTO ORIGIN), initiative humanoïde open source lancée en janvier 2026, qui a recueilli plus de 2 500 étoiles sur GitHub. RPO a posé la base bipède, Romomo a apporté les actionneurs propriétaires et RP Hand a étendu l'ensemble à la manipulation dextre et à l'interaction homme-robot. PartyOS doit désormais couvrir la locomotion, la perception, la manipulation corps entier et l'intelligence autonome. RoboParty affirme que sa communauté de développeurs dépasse 5 000 personnes, avec une équipe issue notamment de Tsinghua, de Peking University et du Harbin Institute of Technology. Son fondateur, Yi Huang, revendique l'open source intégral comme « direction technique » depuis RPO et veut faire de RP1 une « fondation ouverte » que chacun peut modifier et entraîner. L'entreprise se positionne ainsi face aux plateformes de recherche plus fermées et aux acteurs commerciaux qui privilégient leurs propres piles propriétaires. Les prochains jalons à surveiller sont la publication effective des schémas mécaniques, des actionneurs et du code de contrôle, ainsi que la disponibilité et le prix du robot.

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Xiaomi a annoncé de nouveaux progrès dans le déploiement de son robot humanoïde sur une chaîne de production automobile en Chine. Après quatre mois d'optimisations continues, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage de vis autotaraudeuses est passé de 90,2 % à 98 %, ramenant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à seulement un point de pourcentage. Ce chiffre de 90,2 % avait été annoncé en mars 2026, lors du premier déploiement du robot en usine d'assemblage de véhicules électriques. Xiaomi a également étendu les tâches confiées au robot avec deux nouvelles applications: le tri des panneaux latéraux de console centrale et le pliage et recyclage de bacs à pièces, toutes deux atteignant 90 % de réussite. Le tri des panneaux latéraux constitue une étape notable puisque, selon Xiaomi, il s'agit de la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces flexibles dans une usine automobile, des composants plus difficiles à manipuler que les pièces rigides car ils peuvent se déformer et changer de position. Ces progrès, avancés par communiqué et rapportés par Technode, illustrent le déplacement progressif de la compétition humanoïde industrielle des vidéos promotionnelles courtes vers des démonstrations prolongées en conditions réelles d'usine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si ces taux de réussite, mesurés sur des tâches spécifiques et sur des durées limitées, reflètent une fiabilité réellement transposable à une production en volume, plutôt qu'une performance optimisée pour la communication. La manipulation de pièces flexibles sur une durée prolongée reste un indicateur technique pertinent, car elle teste la robustesse de la perception et du contrôle moteur au-delà des scénarios rigides plus simples à automatiser. Le contexte est celui d'une course serrée entre acteurs chinois du robot humanoïde industriel. Figure a fait tourner son robot Figure 02 pendant plus de 20 heures en continu sur des tâches logistiques, sans communiquer de taux de réussite formel, misant plutôt sur la gestion de flotte et la fiabilité longue durée. AgiBot, de son côté, a revendiqué un taux de réussite de 99,99 % avec son robot G2 ayant exécuté 64 828 tâches sur une ligne de production de tablettes pendant 64 heures consécutives, avant d'annoncer récemment des résultats quasiment identiques à ceux de Xiaomi sur l'assemblage automobile, avec 98 % en vissage et 90 % sur le tri et le pliage. Cette convergence de chiffres entre concurrents chinois suggère une course à la communication de métriques autant qu'une course technologique, sans qu'aucun protocole de mesure indépendant ne soit encore public.

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La ville de Shanghai a lancé en mai 2026 le premier programme pilote chinois d'application du droit urbain associant agents municipaux et robot humanoïde dans un espace public. Le déploiement se déroule dans le quartier d'innovation en IA de Zhangjiang, dans l'arrondissement de Pudong, et met en scène le Lingxi X2, robot humanoïde développé par AgiBot, entreprise shanghaïenne fondée en 2023. Le dispositif repose sur une chaîne tripartite : des drones de surveillance identifient en temps réel les infractions commises par des commerçants de rue et transmettent l'information aux agents de patrouille et au Lingxi X2. Le robot se charge ensuite des interactions répétitives à faible valeur décisionnelle, à savoir expliquer les réglementations de voirie, les obligations des exploitants de commerces en façade, et répondre aux questions des marchands. Les agents humains conservent l'intégralité du pouvoir d'évaluation juridique et d'exécution des sanctions. AgiBot décrit la machine comme un "assistant intelligent" et non comme un remplaçant, une précision qui, dans ce contexte politique, est autant un positionnement commercial qu'une garantie opérationnelle. Ce que ce déploiement teste concrètement, c'est la capacité des systèmes d'IA incarnée à tenir un rôle de contact public structuré, avec un corpus de connaissances réglementaires consultable en temps réel, dans un environnement non contrôlé. Pour les intégrateurs et les décideurs en charge de services publics, le cas d'usage est délibérément choisi pour son haut volume de tâches répétitives et son faible risque décisionnel : le robot ne verbalise pas, ne sanctionne pas, n'interprète pas. Il informe. Pan Weijia, responsable de Pudong ayant supervisé l'opération, a explicitement indiqué que l'évaluation portera sur les performances pratiques plutôt que sur le simple volume de déploiement, ce qui signale une approche plus mesurée que le discours habituel sur la scalabilité. Pan Helin, membre du comité d'experts du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, a qualifié le pilote de "jalon majeur" dans la commercialisation de l'IA incarnée en administration publique, avec l'objectif affiché de passer des robots capables de "se déplacer" à des robots capables de "travailler efficacement". AgiBot a été fondé en 2023 et s'est positionné rapidement sur le segment des humanoïdes à usage professionnel, avec le Lingxi X2 comme produit phare pour les environnements semi-publics. L'entreprise s'inscrit dans un écosystème chinois d'humanoïdes très dense, qui inclut Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence (GR-1), et dans une moindre mesure les ambitions de UBTECH et de Kepler. À l'international, les comparaisons les plus directes sont Figure (01, 02), 1X Technologies (NEO), et Boston Dynamics (Atlas), tous positionnés sur des environnements industriels ou logistiques plutôt que sur l'espace public. Le vrai enjeu du pilote de Pudong n'est pas la performance du robot dans une démonstration maîtrisée, mais sa robustesse sur la durée dans un contexte d'interactions non scénarisées avec des usagers non entraînés. Les prochaines étapes annoncées par Pan Helin visent une extension à d'autres scénarios de service public, sans échéance précisée.

UESignal stratégique indirect pour les décideurs européens de la robotique de service public : la Chine ouvre un précédent réglementaire et opérationnel pour le déploiement d'humanoïdes en espace civil non contrôlé, domaine où aucun acteur FR/EU n'est encore positionné.

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Nouveau robot humanoïde conçu pour la compagnie, reconnaît les émotions avec 90% de précision
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UBTech a présenté le 30 juin 2026 lors de son UBTech Global Launch Event à Shenzhen la série UWORLD U1, un robot humanoïde grandeur nature que l'entreprise chinoise qualifie de premier robot "ultra-bionique" conçu pour la production de masse. La plateforme repose sur une architecture intégrée combinant une peau biomimétique propriétaire, du matériel d'intelligence incarnée, un système d'exploitation, des modèles de langage pilotés par l'émotion et une chaîne de fabrication pensée à l'échelle du système. Le robot dispose de 88 degrés de liberté et d'une colonne cervicale biomimétique à double pivot, lui permettant de reproduire jusqu'à 90 % des mouvements humains fondamentaux. Son modèle de langage, présenté comme le premier au monde dédié à la compagnie de long terme, détecterait plus de 20 états émotionnels fins avec une précision annoncée supérieure à 90 %. L'architecture "cerveau rapide et lent" combine réponses réflexes en environ 500 millisecondes et raisonnement approfondi via des modèles de plusieurs centaines de milliards de paramètres, tandis qu'un système d'actuation faciale synchronise parole et mouvements des lèvres avec moins de 20 millisecondes de latence. UBTech ajoute un système de mémoire persistante (Agent Memory OS), un moteur d'attention contextuelle sans mot-clé de réveil, et une architecture de confidentialité en trois couches privilégiant le traitement local. Parallèlement, la société lance le Human-Robot Companionship Initiative, un programme visant à donner 100 robots U1 personnalisés en 2026 pour accompagner des personnes vulnérables, chaque unité intégrant reconnaissance faciale 3D et reproduction vocale d'un proche désigné. Cette annonce marque un déplacement notable du positionnement des humanoïdes chinois, jusqu'ici concentrés sur la logistique et l'industrie, vers le marché de la compagnie et de l'aide psychologique, un segment que UBTech justifie par des chiffres démographiques chinois frappants : plus de 90 millions d'adultes vivant seuls, 118 millions de seniors isolés, et une part estimée entre 10 et 20 % de personnes seules répondant aux critères cliniques de troubles mentaux. Les métriques de précision émotionnelle et de mouvement, non vérifiées de façon indépendante, restent à confirmer en conditions réelles, un écart classique entre démonstration contrôlée et déploiement effectif dans ce secteur. La technologie de réplication d'identité par reconstruction faciale et empreinte vocale soulève aussi des questions de confidentialité pour des publics vulnérables. UBTech, coté à Hong Kong et déjà connu pour sa série industrielle Walker déployée chez des partenaires comme Foxconn, élargit ainsi son ambition vers le grand public, dans la lignée d'une feuille de route en trois étapes allant des tâches dangereuses vers l'assistance quotidienne puis l'interaction généralisée. Face à Figure AI, Tesla Optimus ou aux acteurs chinois Unitree et Fourier Intelligence, ce virage vers l'humanoïde émotionnel positionne UBTech sur un axe différent, dont la crédibilité dépendra des retours d'usage des 100 premières unités promises pour 2026.

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BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine
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BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine

Xiao Di, le robot humanoïde du constructeur chinois de véhicules électriques BYD, fait son entrée dans les showrooms du groupe en Chine, en commençant par Zhengzhou avant Shenzhen et Shanghai, au sein des centres d'expérience Di Space. Selon des informations rapportées par Sina et relayées par Startup Fortune, Xiao Di mesure 1,61 mètre pour 58 kilogrammes et dispose de 31 degrés de liberté, dont sept par main. Le robot est conçu pour des tâches d'accueil client : saluer les visiteurs, présenter les modèles de véhicules et répondre aux questions. Il reconnaît six dialectes chinois et six langues étrangères, et embarque des fonctions de reconnaissance faciale, de reconnaissance gestuelle et de lecture labiale. BYD prévoit de déployer deux à trois unités par magasin, avec un déploiement à grande échelle envisagé sous un à deux ans. Le concurrent chinois Xpeng suit une trajectoire similaire avec son robot Iron, visant plus de 1 000 unités produites par mois d'ici fin 2026 et un déploiement comme assistant de vente dans les showrooms chinois au premier trimestre 2027, avant une extension internationale. Ce déploiement, circonscrit au retail et non à l'industriel ou au domestique, illustre une stratégie où le réseau de concessions existant sert de terrain de test grandeur nature pour la robotique humanoïde, plutôt qu'un déploiement usine classique. Pour les acteurs du secteur, ce choix confirme que le B2C en showroom devient un cas d'usage privilégié pour prouver la viabilité commerciale des humanoïdes avant l'industriel, où les exigences de fiabilité et de sécurité sont plus strictes. Le timing n'est pas neutre : l'annonce intervient quelques jours après que la Federal Communications Commission américaine a ajouté les robots avancés fabriqués à l'étranger, humanoïdes et quadrupèdes inclus, à sa liste des équipements couverts le 28 juillet, bloquant l'importation de nouveaux modèles nécessitant une autorisation FCC pour des raisons de sécurité nationale liées aux capteurs et caméras connectés. Pékin a dénoncé une politisation du commerce technologique. Ce contraste souligne une divergence stratégique croissante entre la Chine, qui accélère le déploiement commercial de ses humanoïdes sur son propre marché, et les États-Unis, qui restreignent l'accès à leur marché aux modèles étrangers. Le lancement de Xiao Di s'inscrit aussi dans un contexte de difficultés commerciales pour BYD, qui enregistre un quatrième mois consécutif de baisse de ses ventes automobiles domestiques. Reuters rapportait des ventes mondiales en hausse de 5,5% en juin en glissement annuel, à 403 472 véhicules, mais un recul de 22% sur le marché intérieur ; sur le premier semestre, les ventes de véhicules à énergies nouvelles ont chuté de 15,72% par rapport à l'année précédente, partiellement compensées par une hausse de 70,65% des ventes à l'international. Le groupe a par ailleurs récemment communiqué sur les avancées de sa plateforme de conduite intelligente God's Eye, combinant IA, caméras, radars et capteurs pour réduire les erreurs de conduite humaine. Xiao Di apparaît ainsi comme un double pari pour BYD : une expérimentation robotique et une tentative de redonner du dynamisme à son vaste réseau de concessions, dans un marché domestique qui se contracte.

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