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IndustrielRobotics Business Review 

Eli Lilly et Purdue partageront leurs retours de terrain sur l'interaction homme-robot à RoboBusiness

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Eli Lilly et l'université Purdue présenteront leurs retours de terrain sur l'interaction homme-robot (HRI) lors de RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. La conférence, intitulée « Human-Robot Interaction: Bridging Academia and Industry », aura lieu le premier jour à 11h45 (heure du Pacifique). Elle sera donnée par Faraz Yousuf, ingénieur principal senior en applications robotiques chez Eli Lilly, et par la Dr Anastasia Kouvaras Ostrowski, professeure assistante à la School of Applied and Creative Computing de Purdue, avec une nomination associée en génie mécanique. Les deux intervenants exposeront les enseignements d'études HRI menées avec des opérateurs de sites de fabrication et d'entrepôts, au contact de véhicules à guidage automatique (AGV) en fonctionnement. Ils présenteront aussi des premiers résultats sur la perception des robots par les personnes sur le plancher de production, ainsi que la méthode qu'ils ont construite pour rendre ce partenariat reproductible. Aucun chiffre sur la taille des échantillons, les sites ou les résultats n'est communiqué à ce stade : il s'agit d'une annonce de programme, pas d'une publication de données.

L'enjeu tient à un écart bien connu. La recherche en HRI se déroule surtout sur les campus et produit des données qui survivent rarement à l'épreuve d'une ligne de production réelle. Mener des études dans un site industriel en activité est assez lourd, sur le plan logistique et réglementaire, pour que la plupart des partenariats académie-industrie n'aboutissent pas. Un protocole documenté et réutilisable, issu d'un site pharmaceutique en exploitation, intéresserait donc les intégrateurs et les responsables sécurité qui déploient des AGV et des AMR près d'opérateurs humains. L'HRI est présentée comme l'un des derniers leviers importants pour améliorer la sécurité en automatisation industrielle. Cette affirmation reste celle de l'organisateur de l'événement. La valeur de la session dépendra de la qualité des données présentées, que l'annonce ne permet pas d'évaluer.

Le profil des intervenants éclaire le contexte. Chez Eli Lilly, Faraz Yousuf travaille sur l'HRI, la sécurité robotique, la robotique d'inspection et l'intégration de systèmes dans des environnements de production pharmaceutique. Il a conçu, déployé et supporté des ASRS, des AGV, des AMR et des quadrupèdes d'inspection. Il contribue aussi aux comités de normalisation ANSI R15.08 partie 3, ISO 25785-1 et TR R15.108, consacrés à la sécurité des robots dynamiquement stables, catégorie qui inclut les robots à pattes et, à terme, les humanoïdes. Anastasia Kouvaras Ostrowski travaille sur la co-conception et la conception participative de robots et d'IA en contexte industriel, manufacturier et domestique, ainsi que sur les politiques encadrant ces technologies. Elle a été chercheuse postdoctorale au MIT Schwarzman College of Computing et au Personal Robots Group du MIT Media Lab, et est docteure en media arts and sciences du MIT. Cette session s'inscrit dans un salon qui réunit des développeurs de robotique commerciale, avec des offres de tarifs réduits pour l'académie, les associations et les groupes d'entreprises.

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Raise Robotics discute du passage à l'échelle des robots de terrain à RoboBusiness
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Raise Robotics discute du passage à l'échelle des robots de terrain à RoboBusiness

Raise Robotics, société de robotique de construction basée à San Francisco, présentera une conférence lors de RoboBusiness 2026, qui se tient les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Kenrick Tjandra, responsable du déploiement robotique chez Raise, interviendra le premier jour à 13h15 (heure de l'Est) sur le thème « Closing the Capability Gap: A Leadership Framework for Scaling Field Robotics ». Raise détient le record commercial américain de robots autonomes installant des enveloppes de bâtiments en façade de chantiers en cours de construction, via son Autonomous Mobile Fabricator, un système qui fonctionne soit comme véhicule autonome au sol (AGV), soit monté directement sur une nacelle élévatrice Genie. L'entreprise revendique 10 projets menés dans huit États américains, plus de 4 528 heures de fonctionnement robotique cumulées, et zéro incident de sécurité. Tjandra a formalisé cette expérience en un cadre de décision évalué par des pairs via le Project Production Institute en 2026. Il est par ailleurs titulaire d'un M.S. en génie mécanique de Carnegie Mellon, a été intervenant invité à ICRA 2026 et à Stanford, et a conçu le programme de formation des opérateurs adopté par l'International Union of Painters and Allied Trades, aujourd'hui enseigné dans plus de 100 centres aux États-Unis et au Canada. Le message central du talk dépasse le cas Raise et vise les équipes qui tentent de faire passer un robot du prototype de laboratoire à un déploiement terrain généralisé. Selon Tjandra, un robot arrivant chez un client atteint typiquement environ 80% des capacités requises, et combler les 20% restants n'est pas un problème d'ingénierie matérielle mais un arbitrage de leadership : investir dans une correction produit ou construire une discipline opérationnelle chez l'opérateur. Le cadre s'appuie sur deux échecs identifiés : le biais d'échantillonnage, où les trois premiers sites ne représentent pas les trente suivants, et l'empilement de marges, où des tolérances individuellement acceptables (camion, chariot élévateur, palan, porte, sol) se cumulent en série jusqu'à épuiser toute marge de sécurité. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce cadrage rappelle que le vrai goulot d'étranglement du passage à l'échelle en robotique de terrain se situe rarement dans la fiabilité brute du matériel, mais dans l'allocation des ressources d'ingénierie et la formation des opérateurs, un signal utile face à l'hypothèse répandue que la mise à l'échelle se résout uniquement par de meilleurs capteurs ou algorithmes. Le cadre proposé comprend une taxonomie des ressources, un modèle à trois niveaux pour arbitrer entre correction produit et solution de contournement opérationnelle, ainsi qu'une méthode comparant l'enveloppe de capacité théorique du système à la variance observée sur le terrain, censée anticiper les points de rupture futurs. RoboBusiness 2026, organisé par WTWH Media, reste l'un des rendez-vous majeurs du secteur robotique commercial aux États-Unis, réunissant recherche, tendances industrielles et applications sectorielles en manufacturing, santé, agriculture et logistique. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, centrée sur le marché nord-américain de la robotique de chantier.

IndustrielActu
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ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness
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ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness

Robert Brooks, fondateur et PDG de ForceN, donnera une conférence intitulée « A Crash Course in Force & Torque Sensing for Humanoids » lors de RoboBusiness 2026, à Santa Clara (Californie). L'événement se tient les 20 et 21 octobre, et l'intervention est programmée le premier jour à 14h15 (heure du Pacifique). ForceN conçoit des capteurs de force et de couple destinés aux poignets et autres articulations de robots. L'entreprise dit avoir équipé des robots chirurgicaux, logistiques et humanoïdes, et travaille aussi pour la robotique spatiale, nucléaire et agricole. Brooks doit y résumer trois ans de collaboration avec « plusieurs des principaux constructeurs d'humanoïdes ». Il y ajoutera les enseignements tirés de la chirurgie, de la logistique et de la robotique de terrain, avec deux axes : les usages possibles de ces capteurs sur un humanoïde et les moyens de ne pas les endommager. Il s'agit d'une annonce de présentation, sans nouveau produit, sans chiffre de performance ni nom de client. Les « top humanoid companies » ne sont pas identifiées. Le sujet dépasse la promotion d'un fournisseur. À mesure que les humanoïdes visent des tâches industrielles, ils doivent manipuler aussi bien des charges lourdes que des objets fragiles. Sans mesure d'effort au poignet ou à la cheville, le robot ignore la pression qu'il applique. Les démonstrations actuelles reposent surtout sur la vision et la proprioception des actionneurs, ce qui masque une partie de l'écart entre démo et déploiement réel. Le fait qu'un fournisseur de composants consacre une session à la fragilité de ces capteurs (surcharges, chocs, chutes) suggère que la fiabilité mécanique de l'instrumentation reste un point dur pour passer du prototype à la série. Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, la question est de savoir où placer ces capteurs, et à quel coût de robustesse et de calibration. ForceN est issue des travaux de doctorat de Brooks à l'Université de Toronto et à l'hôpital SickKids, sur la détection et l'actionnement de nouvelle génération pour la robotique chirurgicale. Brooks y a ajouté une expérience préalable dans le nucléaire, la fabrication lourde et la robotique médicale. Le marché est déjà occupé par des acteurs établis, comme ATI Industrial Automation, OnRobot et Robotiq, ainsi que par Bota Systems, société suisse qui vise elle aussi la robotique collaborative et mobile. La capacité de ForceN à se faire une place dans la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes dépendra de volumes de production qui restent, pour l'instant, non publiés. Aucun pilote ni calendrier n'est annoncé. La conférence sera surtout l'occasion de recueillir des retours de terrain, à défaut de données vérifiables sur les performances.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielActu
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Communication multimodale des états et intentions du robot, lisible et intuitive, validée en ligne et sur le terrain
3arXiv cs.RO 

Communication multimodale des états et intentions du robot, lisible et intuitive, validée en ligne et sur le terrain

Des chercheurs ont publié le 24 juin 2026 une étude comparative systématique sur la lisibilité des stratégies de communication robot-vers-humain pour des robots mobiles non-humanoïdes en environnement industriel partagé. L'équipe a confronté deux approches : une stratégie expressive minimale basée uniquement sur des LEDs (unimodale), et une stratégie hautement expressive multimodale combinant regard robotique, gestes et voix. Cinq types de messages ont été testés, conformément aux standards industriels existants pour les robots industriels : signalisation d'intention de virage, demande d'attention, état d'erreur, robot bloqué, et fonctionnement normal. La validation s'est déroulée en deux phases parallèles, une étude en ligne à grande échelle et des expériences en présentiel, permettant de mesurer l'écart entre les deux contextes d'évaluation. Les résultats montrent des preuves solides que la communication multimodale expressive est perçue comme significativement plus lisible et intuitive que la signalisation par LEDs seule. Mais la contribution la plus importante de cette étude est ailleurs : elle quantifie un écart virtuel-réel notable dans la légibilité perçue. La lisibilité globale baisse de manière significative lors des évaluations en présentiel par rapport aux études en ligne, avec un effet particulièrement marqué pour les LEDs. La confiance des participants dans l'interprétation des messages diminue également en conditions réelles. Pour les intégrateurs industriels qui s'appuient sur des études de validation en ligne pour choisir leurs interfaces AMR, ce résultat est un signal d'alerte concret : les benchmarks virtuels surestiment la lisibilité des systèmes purement lumineux. Cette recherche s'inscrit dans un chantier plus large sur la sécurité cognitive dans les espaces de travail humain-robot partagés, un enjeu croissant avec le déploiement massif d'AMRs (autonomous mobile robots) en logistique et en manufacture. Les standards actuels pour les robots industriels prescrivent des typologies de messages, mais laissent largement ouverte la question des modalités d'expression. Les acteurs européens comme Exotec, dont les systèmes Skypod opèrent aux côtés d'humains dans des entrepôts à haute densité, ou Enchanted Tools avec son robot Miroki, sont directement concernés par ces conclusions. L'étape suivante naturelle serait une validation avec des populations d'utilisateurs plus diverses, opérateurs non-formés, seniors, personnes en situation de handicap, pour généraliser les recommandations au-delà des panels universitaires.

UEExotec (Skypod) et Enchanted Tools (Miroki) sont explicitement cités comme directement concernés : leurs robots mobiles opèrent en environnement industriel partagé en France, et cette étude remet en cause la validité des benchmarks en ligne sur lesquels s'appuient les intégrateurs pour choisir leurs interfaces AMR.

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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness
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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness

Kollmorgen, marque du groupe Regal Rexnord spécialisée dans les systèmes de motion control, annonce que Yoshi Umeno, son directeur mondial du développement commercial pour la robotique, interviendra à RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Sa conférence, intitulée « A Joint-by-Joint Guide to Humanoid Motion », est programmée le premier jour de l'événement à 11h30 heure du Pacifique. Umeno y présentera une architecture zone par zone du robot humanoïde plutôt qu'une approche générique, en détaillant les contraintes propres à chaque segment corporel et les défis spécifiques du passage à l'échelle industrielle. Il proposera aussi un cadre pratique pour évaluer les partenaires de motion control, avec un accent sur le co-engineering pour simplifier le chemin du prototype à la production en volume. Umeno cumule une expertise en actionneurs, moteurs, réducteurs, drives et composants de précision, et travaille déjà avec plusieurs fabricants d'humanoïdes à l'échelle mondiale. L'inscription complète à la conférence, avec une réduction de 200 dollars jusqu'au 31 août, inclut l'accès aux keynotes, sessions techniques et événements de networking comme le Mix and Mingle du premier jour et le Women in Robotics Luncheon du second. Le message de Kollmorgen touche un point sensible du secteur : le logiciel des humanoïdes progresse en quelques semaines, porté par des modèles de type VLA (vision-language-action), tandis que le hardware de motion (actionneurs, transmissions, capteurs de couple) met des mois à passer du papier à un échantillon fonctionnel, et des années à atteindre la production en volume. Ce décalage, plus que la conception elle-même, constituerait selon l'entreprise le véritable goulot d'étranglement pour des acteurs comme Figure AI avec son Figure 03, Apptronik avec Apollo, Agility Robotics avec Digit, ou Unitree avec son G2, tous engagés dans la course à la commercialisation d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela déplace le curseur d'évaluation : au-delà des démonstrations spectaculaires, la vraie question devient la fiabilité et la manufacturabilité des articulations sur des cycles de production industriels, un angle rarement mis en avant dans les annonces grand public des OEM humanoïdes, davantage centrées sur les capacités logicielles et cognitives des robots. Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de Kollmorgen visant à se positionner comme fournisseur de composants critiques auprès des grands noms de la robotique humanoïde, un marché dominé par des start-ups et laboratoires nord-américains (Figure AI, Apptronik, Agility Robotics) et chinois (Unitree), aux côtés d'acteurs plus établis comme Boston Dynamics et son Atlas. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce, centrée sur l'écosystème nord-américain des fournisseurs de motion control pour humanoïdes. RoboBusiness 2026 couvrira aussi d'autres secteurs applicatifs comme la santé, l'agriculture et la logistique, avec des espaces de networking dédiés. Pour l'heure, il s'agit d'une conférence et d'un cadre méthodologique présentés par un fournisseur de composants, non d'un lancement produit ni d'un déploiement client vérifié, une nuance à garder en tête face au ton promotionnel habituel de ce type d'annonce événementielle.

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