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Un allié des États-Unis prévoit une armée de robots humanoïdes pour des opérations à risque avec des drones et booster la guerre high-tech
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Un allié des États-Unis prévoit une armée de robots humanoïdes pour des opérations à risque avec des drones et booster la guerre high-tech

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Un allié des États-Unis prévoit une armée de robots humanoïdes pour des opérations à risque avec des drones et booster la guerre high-tech
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Mykhailo Fedorov, ancien vice-premier ministre et ministre de la Transformation numérique de l'Ukraine, a dévoilé fin septembre 2026 une nouvelle initiative baptisée « Army of Robots », présentée comme le prolongement de l'« Army of Drones » qui a fait de l'Ukraine le plus gros producteur mondial de drones de combat depuis le début de la guerre. Le projet, encore à un stade très précoce (pas de robot construit, pas de démonstration publique), vise à développer des robots humanoïdes et d'autres systèmes autonomes capables de reprendre des tâches aujourd'hui assurées par des soldats sur le front : recharger des armes, remplacer des batteries, poser des capteurs, livrer des munitions, évacuer des blessés, poser ou déminer des mines, faire de la reconnaissance, défendre des positions et mener des frappes. Fedorov recrute actuellement ingénieurs, équipes de robotique, entreprises technologiques et investisseurs pour bâtir cet écosystème. Selon Ukrainska Pravda, les objectifs affichés sont qu'un robot humanoïde parvienne à tuer un soldat russe dans les six mois suivant le lancement du programme, et qu'une première opération combinant robots et drones, coordonnés par logiciel, ait lieu dans la première année. Fedorov rappelle que les drones représentent déjà plus de 95 % des frappes en Ukraine, avec plus de 700 fabricants d'UAV actifs dans le pays.

À ce stade, il s'agit d'une annonce de positionnement et de levée de fonds, pas d'un produit livré : aucune plateforme, aucun degré de liberté, aucune autonomie embarquée ni aucun calendrier de fabrication n'a été précisé, et l'objectif « tuer un soldat en six mois » relève davantage de la communication offensive que d'une spécification technique vérifiable. Le signal reste néanmoins notable pour le secteur : après avoir démontré avec les drones qu'elle pouvait industrialiser très vite une filière de guerre technologique low-cost et à haut volume, l'Ukraine cherche à reproduire ce modèle sur la robotique terrestre et humanoïde, un segment où les acteurs occidentaux (Boston Dynamics, Figure, Tesla) restent surtout positionnés sur la logistique et l'industrie civile. Si l'écosystème se concrétise, il pourrait accélérer les allers-retours entre robotique militaire et marché privé et inciter investisseurs et intégrateurs occidentaux à s'intéresser davantage à la robotique de défense à bas coût.

Le projet prolonge la trajectoire personnelle de Fedorov depuis son départ du gouvernement ukrainien. Il a récemment annoncé la création d'une société de technologie de défense dont Alex Karp, PDG de Palantir, serait le premier investisseur majeur, destinée à transformer l'expérience ukrainienne de guerre technologique en produits commercialisables, sans que sa structure précise ait été détaillée. Un fonds d'investissement distinct basé à Kyiv est par ailleurs en cours de constitution pour financer start-ups et fabricants de défense ukrainiens. Fedorov justifie l'urgence par la capacité de la Russie à copier et industrialiser rapidement les technologies adverses, ce qui l'oblige, dit-il, à lancer en permanence un nouveau cycle technologique avant l'ennemi. Aucun partenaire robotique nommé ni calendrier de déploiement opérationnel n'a été communiqué pour l'instant.

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Aucun acteur européen n'est implique, mais l'initiative pourrait a terme accroitre l'intérêt des investisseurs occidentaux, dont européens, pour la robotique de défense low-cost.

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Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis
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Foundation, société américaine dirigée par son PDG Sankaet Pathak, dit avoir présenté son robot humanoïde Phantom à des responsables du Department of Homeland Security (DHS) et être en discussion avec plusieurs agences de sécurité nationale pour surveiller la frontière sud dans des zones accidentées, difficiles d'accès pour les patrouilles, véhicules, drones et caméras fixes. Le DHS dément cependant tout accord, pilote ou contrat actif avec l'entreprise à ce stade, selon Fox News. Premier robot humanoïde de production de Foundation, Phantom mesure 1,80 mètre pour 80 kilogrammes, compte 29 degrés de liberté, atteint 1,7 m/s et porte jusqu'à 40 kilogrammes de charge utile. Ses actionneurs cycloïdaux propriétaires délivrent jusqu'à 160 Nm de couple de pointe, un couple de rétro-entraînement inférieur à 1 Nm et un temps de réponse sous 10 millisecondes. Son IA embarquée, Cortex, combine modèles de langage, de vision et multimodaux avec des filtres bayésiens variationnels profonds pour encoder les données sensorielles et anticiper les actions, une méthode que l'entreprise présente comme moins gourmande en données que l'apprentissage par renforcement ou par imitation. Foundation a aussi montré récemment une main robotique à tendons attrapant une balle de baseball, mise en avant comme preuve de dextérité et de précision. Ce projet illustre la tentative des fabricants de robots humanoïdes de sortir de l'usine pour investir des marchés de défense et de sécurité intérieure, où la promesse porte sur la reconnaissance autonome de terrain plutôt que sur la manipulation d'objets. L'écart entre la communication de Foundation, qui évoque un pilote proche, et le démenti du DHS sur l'existence de tout contrat rappelle que l'annonce reste, pour l'instant, commerciale plutôt qu'opérationnelle. Pathak précise que les robots ne prendraient pas de décision d'usage de la force de façon autonome, celle-ci restant entre les mains d'agents humains, tout en n'excluant pas une version armée si le gouvernement le demandait. La résistance aux intempéries, limitation reconnue par l'entreprise elle-même, souligne l'écart entre le prototype montré et un système réellement déployable toute l'année sur le terrain. Foundation positionne Phantom face aux humanoïdes développés pour la logistique et l'industrie par des acteurs comme Figure AI ou Tesla avec Optimus, mais vise d'emblée les applications de défense et de sécurité, segment encore peu occupé par les humanoïdes commerciaux. L'entreprise prévoit une seconde génération étanche à l'eau et à la poussière dans les prochains mois, condition jugée nécessaire avant un déploiement extérieur prolongé. Pathak évoque un pilote possible à court terme suivi d'un déploiement plus large, sans calendrier précis ni confirmation côté DHS. La démonstration de préhension avec la balle de baseball s'inscrit dans une stratégie visant à démontrer une maturité technique avant la signature d'un premier contrat gouvernemental.

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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité
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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité

Lors d'un événement baptisé "Dexterity Night" organisé par la startup sud-coréenne RLWRLD à l'Exploratorium de San Francisco, un robot humanoïde du japonais Enactic a exécuté un tri de chaussettes noires sur tapis roulant, parmi un flux mélangé de chaussettes noires et blanches. Le robot identifiait la couleur de chaque chaussette par caméra embarquée, saisissait l'objet avec des mains antropomorphes, puis le déposait dans le bon bac, tout en conservant en mémoire les couleurs précédemment détectées pour enchaîner les décisions sans recalibrage. D'autres robots étaient présents, WIRobotics (Corée du Sud) et Origami Robotics (États-Unis), tous pilotés par le même modèle de fondation RLDX-1 développé par RLWRLD. En parallèle, RLWRLD accélère la collecte de données réelles en filmant des travailleurs qualifiés (hôtellerie, logistique, commerce de proximité) via caméras et capteurs, pour constituer des datasets couvrant des gestes de pliage, préhension et organisation en conditions réelles. L'intérêt de la démonstration réside moins dans le tri de chaussettes en lui-même que dans l'architecture technique sous-jacente. RLDX-1 repose sur un Multi-Stream Action Transformer (MSAT) qui traite en flux parallèles les signaux visuels, de mouvement, de mémoire et de couple avant de les fusionner pour générer des actions coordonnées. Un module de cognition compresse les entrées perceptuelles en tokens mémoire, ce qui permet un suivi de tâche sur un horizon long, un point de friction récurrent dans les modèles de fondation robotiques actuels, que RLWRLD identifie explicitement comme sa cible. Pour enrichir la diversité d'apprentissage, le système combine motion capture de mains humaines et un moteur de données synthétiques. Les benchmarks annoncés sont décrits comme "state-of-the-art" en simulation et en conditions réelles, affirmation usuelle dans les communiqués de ce secteur, et qu'il faudra vérifier sur des déploiements documentés en production. RLWRLD s'inscrit dans une dynamique coréenne qui cherche à se différencier d'un marché humanoïde dominé à deux extrêmes: les États-Unis sur les modèles d'IA haute performance (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, Boston Dynamics, Tesla avec Optimus Gen 3), la Chine sur la compétitivité hardware. La stratégie coréenne misait sur la manipulation fine et la dextérité des doigts: Robotis développe des mains à entraînement direct (moteur relié directement aux articulations, sans câbles ni engrenages) et aurait reçu des précommandes de Google et Apple; Edin Robotics travaille sur des capteurs reproduisant la sensation tactile du bout des doigts. RLWRLD accélère désormais le déploiement de RLDX-1 sur plusieurs sites réels simultanément, une étape qui distingue un produit en test d'un produit opérationnel. La prochaine question concrète pour les intégrateurs industriels sera de connaître les taux de succès en conditions non contrôlées, les temps de cycle réels, et les coûts de déploiement.

HumanoïdesActu
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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée
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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée

BMW a déployé le robot humanoïde Figure 03 de Figure AI dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, pour automatiser des tâches de séquençage logistique complexes. Ce déploiement fait suite à un pilote de onze mois avec le Figure 02, qui avait contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3 en insérant des composants en tôle dans des gabarits de soudure avec haute précision et cadence soutenue. Le Figure 03 prend en charge l'organisation de composants non triés dans des chariots de séquençage avant leur acheminement vers les postes d'assemblage par des systèmes de transport autonomes, selon un mode de fabrication "just-in-sequence" garantissant que les opérateurs reçoivent les bons composants au bon moment. La nouvelle génération introduit plusieurs améliorations matérielles : revêtement extérieur souple pour la sécurité en milieu partagé, charge sans fil pour maximiser le temps de fonctionnement, communication vocale bidirectionnelle, et mains repensées équipées de capteurs tactiles et de caméras palmaires intégrées. En parallèle, BMW expérimente depuis mars 2026 le robot humanoïde AEON de Hexagon dans son usine de Leipzig pour l'assemblage de batteries haute tension et de composants de carrosserie. Le passage du Figure 02 au Figure 03, et surtout l'extension du périmètre d'application de la carrosserie vers la logistique, représente un signal sectoriel significatif : les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux tâches de soudure répétitives à faible variabilité, mais commencent à opérer dans des environnements moins structurés, où la dextérité fine et la reconnaissance d'objets variés sont requises. Les capteurs tactiles et caméras palmaires du Figure 03 sont directement conçus pour réduire ce gap de manipulation. La durée du déploiement initial, onze mois sous conditions de production réelles avec une contribution mesurable à la sortie de 30 000 véhicules, constitue une donnée plus robuste que les démonstrations en laboratoire qui dominent encore les annonces du secteur. Cela dit, BMW ne communique pas de métriques de cadence ni de taux de disponibilité comparés aux postes humains, ce qui rend l'évaluation économique difficile depuis l'extérieur. BMW positionne explicitement Spartanburg comme son principal site de développement pour l'intégration de la robotique humanoïde, dans le cadre d'une stratégie dite "Physical AI" qui vise à compléter l'automatisation classique plutôt qu'à la remplacer. Figure AI, fondée par Brett Adcock, concurrence sur ce segment Tesla (Optimus), Boston Dynamics (Atlas), Agility Robotics (Digit) et 1X Technologies. L'extension à Leipzig avec AEON de Hexagon, un acteur moins médiatisé que ses concurrents américains, suggère que BMW maintient une stratégie multi-fournisseurs plutôt que de s'engager en exclusivité avec un seul partenaire robotique. Les prochaines étapes annoncées incluent l'évaluation de la polyvalence d'AEON sur plusieurs processus de fabrication à Leipzig, notamment en production de modules énergétiques et d'éléments de carrosserie extérieure, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement à grande échelle.

UELe déploiement à Spartanburg sert de banc d'essai pour les usines BMW en Europe, notamment à Leipzig où l'AEON de Hexagon est en test depuis mars 2026, signalant une accélération potentielle de l'intégration humanoïde dans la supply chain automobile européenne.

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Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains
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Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains

ROBO Global, la société qui gère l'indice ROBO Global Robotics and Automation, a publié un guide destiné à expliquer les technologies nécessaires à la construction d'un robot humanoïde fonctionnel. Le document découpe le robot en trois briques : le "cerveau" (processeurs IA embarqués, caméras, LiDAR, capteurs tactiles), le "corps" (actionneurs rotatifs et linéaires, réducteurs harmoniques à fort couple) et l'"énergie" (batteries, avec un focus sur les batteries à état solide). Le guide ne cite aucun modèle précis ni aucune date de sortie, il reste volontairement générique : les caméras et le LiDAR servent à cartographier l'environnement en trois dimensions, les capteurs tactiles dans les mains permettent d'ajuster la force de préhension entre une casserole lourde et un verre fragile, et les puces IA embarquées font office de système nerveux central pour la perception, la planification de mouvement et l'équilibre en temps réel. L'intérêt de ce document n'est pas une percée technique mais un signal de marché : il confirme que la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes, puces IA, capteurs, actionneurs, engrenages de précision, batteries, est en train de devenir une filière commerciale à part entière, et plus seulement un empilement de prototypes maison développés en interne par chaque fabricant. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela veut dire des composants plus standardisés et potentiellement plus accessibles à court terme. Mais il faut lire ce guide pour ce qu'il est : un contenu pédagogique produit par un fournisseur d'indice boursier centré sur la robotique, donc orienté vers les investisseurs plutôt qu'un compte rendu de déploiement réel. Aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté, de temps de cycle ou de volume ne vient étayer les affirmations, ce qui limite sa valeur informative face à une annonce produit concrète. Ce guide arrive alors que le secteur des humanoïdes multiplie les annonces, entre nouveaux modèles commerciaux et modèles de fondation vision-langage-action censés leur donner de l'autonomie. ROBO Global, dont l'activité consiste à indexer et suivre les valeurs du secteur robotique et automatisation pour les marchés financiers, cherche ici à cadrer le narratif de croissance qu'elle promeut auprès de ses investisseurs. Le document anticipe une demande croissante pour les fournisseurs de composants, en parallèle du déploiement progressif des humanoïdes dans les foyers, les usines, les entrepôts et les services, sans toutefois avancer de calendrier précis ni de pilote industriel nommé.

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