Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis

Foundation, société américaine dirigée par son PDG Sankaet Pathak, dit avoir présenté son robot humanoïde Phantom à des responsables du Department of Homeland Security (DHS) et être en discussion avec plusieurs agences de sécurité nationale pour surveiller la frontière sud dans des zones accidentées, difficiles d'accès pour les patrouilles, véhicules, drones et caméras fixes. Le DHS dément cependant tout accord, pilote ou contrat actif avec l'entreprise à ce stade, selon Fox News. Premier robot humanoïde de production de Foundation, Phantom mesure 1,80 mètre pour 80 kilogrammes, compte 29 degrés de liberté, atteint 1,7 m/s et porte jusqu'à 40 kilogrammes de charge utile. Ses actionneurs cycloïdaux propriétaires délivrent jusqu'à 160 Nm de couple de pointe, un couple de rétro-entraînement inférieur à 1 Nm et un temps de réponse sous 10 millisecondes. Son IA embarquée, Cortex, combine modèles de langage, de vision et multimodaux avec des filtres bayésiens variationnels profonds pour encoder les données sensorielles et anticiper les actions, une méthode que l'entreprise présente comme moins gourmande en données que l'apprentissage par renforcement ou par imitation. Foundation a aussi montré récemment une main robotique à tendons attrapant une balle de baseball, mise en avant comme preuve de dextérité et de précision.
Ce projet illustre la tentative des fabricants de robots humanoïdes de sortir de l'usine pour investir des marchés de défense et de sécurité intérieure, où la promesse porte sur la reconnaissance autonome de terrain plutôt que sur la manipulation d'objets. L'écart entre la communication de Foundation, qui évoque un pilote proche, et le démenti du DHS sur l'existence de tout contrat rappelle que l'annonce reste, pour l'instant, commerciale plutôt qu'opérationnelle. Pathak précise que les robots ne prendraient pas de décision d'usage de la force de façon autonome, celle-ci restant entre les mains d'agents humains, tout en n'excluant pas une version armée si le gouvernement le demandait. La résistance aux intempéries, limitation reconnue par l'entreprise elle-même, souligne l'écart entre le prototype montré et un système réellement déployable toute l'année sur le terrain.
Foundation positionne Phantom face aux humanoïdes développés pour la logistique et l'industrie par des acteurs comme Figure AI ou Tesla avec Optimus, mais vise d'emblée les applications de défense et de sécurité, segment encore peu occupé par les humanoïdes commerciaux. L'entreprise prévoit une seconde génération étanche à l'eau et à la poussière dans les prochains mois, condition jugée nécessaire avant un déploiement extérieur prolongé. Pathak évoque un pilote possible à court terme suivi d'un déploiement plus large, sans calendrier précis ni confirmation côté DHS. La démonstration de préhension avec la balle de baseball s'inscrit dans une stratégie visant à démontrer une maturité technique avant la signature d'un premier contrat gouvernemental.
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