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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série
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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série

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PrimeBot, marque grand public adossée au groupe chinois coté à Shanghai Swancor Advanced Materials, a lancé le 20 septembre 2026 deux robots personnels, le Q1 et le T1, autour d'une articulation quasi-direct-drive produite en série, dite "en forme d'œuf", de 47 millimètres de diamètre, 260 grammes, pour une densité de couple de pointe revendiquée de 85 N·m/kg. Le Q1 est un humanoïde pliable de 88 centimètres pour 15 kilogrammes, transportable en sac à dos, avec contrôle de force corps entier et SDK/HDK ouverts pour personnaliser apparence, mouvements et voix. Le T1, environ un mètre pour 16 kilogrammes, se transforme entre mode humanoïde à roues et jambes et mode quadrupède, pour un usage intérieur et extérieur. Les versions standard sont à 19 999 yuans, les variantes Q1 Explorer et T1 Pro à 26 999 et 29 999 yuans. Les précommandes ont ouvert le 23 août, avec livraisons échelonnées à partir du 1er octobre, et des magasins d'exposition dans sept villes chinoises.

En misant sur le compagnonnage domestique, l'éducation et les usages créatifs plutôt que sur l'automatisation industrielle, PrimeBot cible un segment encore peu structuré, celui du robot personnel grand public, à un prix très inférieur aux humanoïdes industriels. Mettre en avant une petite articulation quasi-direct-drive produite en série, plutôt que des capacités de charge utile, suggère une stratégie de banalisation du composant clé des humanoïdes légers, potentiellement reproductible par d'autres fabricants chinois à bas coût, tandis que l'ouverture du SDK et du HDK vise les bricoleurs, chercheurs et créateurs de contenu. Les chiffres de couple et de masse, comme souvent dans ce type d'annonce, proviennent du seul fabricant et restent à vérifier de façon indépendante, tout comme la réalité de la production en série alors que les livraisons doivent commencer moins de six semaines après l'ouverture des précommandes.

PrimeBot s'inscrit dans l'orbite de Swancor Advanced Materials, dont la présidence est occupée par Peng Zhihui, connu sous le pseudonyme Zhihui Jun et par ailleurs cofondateur et directeur technique du fabricant d'humanoïdes AgiBot, ce qui place la marque dans la mouvance des ingénieurs chinois déjà actifs sur la robotique humanoïde industrielle. Ce lancement grand public intervient alors que la Chine multiplie les annonces de robots humanoïdes commerciaux, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou AgiBot elle-même, mais déplace la compétition vers le foyer et l'éducation plutôt que vers l'usine. Aucune feuille de route au-delà des livraisons d'octobre n'a été communiquée et l'annonce ne porte que sur les caractéristiques techniques, les prix à partir d'environ 20 000 yuans et le calendrier commercial, sans volet financement.

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UBTECH a commencé la livraison en série de ses humanoïdes de compagnie UWorld U1 en Chine, les premières remises client étant rapportées à la mi-septembre 2026, environ trois mois après le lancement mondial du 30 juin à Shenzhen. La gamme compte trois versions dévoilées ce jour-là : le U1 Lite, un buste semi-complet à partir de 119 800 yuans, le U1 Pro, une version pleine taille autour de 169 800 yuans, et le U1 Ultra, une configuration à haute dynamique pouvant atteindre environ 990 000 yuans, déclinées en gabarits masculin (environ 183 cm) et féminin (environ 168 cm). UBTECH revendiquait plus de 13 361 commandes cumulées dès le jour du lancement. Les fiches techniques annoncent jusqu'à 88 degrés de liberté, une peau en silicone de qualité médicale, un cou biomimétique à double pivot, une synchronisation labiale ciblée sous 20 millisecondes et, pour l'Ultra, une puce embarquée revendiquant plusieurs milliers de TOPS selon la configuration. UBTECH positionne le U1 comme un compagnon d'interaction émotionnelle plutôt qu'un robot ménager, avec traitement local des données et fonction d'effacement contrôlée par l'utilisateur. Ce basculement de la précommande vers la livraison effective est notable : il place UBTECH parmi les premiers constructeurs à livrer concrètement, et non plus seulement démontrer, un humanoïde grand public à des prix allant de plusieurs dizaines de milliers à près d'un million de yuans, sur un marché du compagnon domestique encore largement théorique. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur robotique, le signal est double : une demande mesurable existe à ce niveau de prix, et l'appareil productif chinois peut suivre en volume. Il faut toutefois rester prudent : aucune mesure indépendante de l'autonomie de batterie, de la fluidité de la démarche ou du taux de retour n'accompagne ces premières livraisons, et le ratio réel entre commandes honorées et carnet de 13 361 unités, tout comme la répartition entre Lite, Pro et Ultra, restent à vérifier auprès des canaux officiels plutôt que dans les titres consacrés aux préventes. Ce lancement grand public s'ajoute aux déploiements industriels antérieurs de UBTECH, une activité distincte notamment couverte sur son site de Liuzhou par la presse chinoise, et marque l'ouverture d'un second front face à une concurrence mondiale croissante sur les humanoïdes de service et de compagnie. Les objectifs de capacité cités pour 2026 dans des analyses secondaires dépasseraient largement les volumes d'unités pleine taille vendues aux entreprises en 2025. Restent à observer la cadence réelle de production face à ce carnet de commandes, la répartition effective des livraisons entre les trois gammes, et la publication de retours d'usage indépendants qui permettraient de confirmer les promesses de mobilité, d'autonomie et de synchronisation labiale affichées au lancement.

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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
2Interesting Engineering 

Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

HumanoïdesActu
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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes
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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes

Le fabricant chinois CubeMars a développé l'AK45-10, un actionneur robotique intégré destiné aux articulations de robots humanoïdes. Le module mesure 53mm de diamètre pour environ 260 grammes, et délivre jusqu'à 7Nm de couple de pointe grâce à un réducteur planétaire à rapport 10:1. Sa particularité tient à l'intégration en un seul bloc du moteur brushless, du réducteur, de l'encodeur et de l'électronique de contrôle, au lieu d'assembler ces composants séparément comme le veut l'approche traditionnelle. CubeMars positionne ce produit pour équiper aussi bien les articulations du haut du corps (coudes, poignets) que celles du bas du corps (hanches, genoux), avec des besoins de couple et de stabilité différents selon la charge appliquée. Cette annonce illustre une tendance de fond dans l'industrie des robots humanoïdes plutôt qu'une rupture technologique isolée : la miniaturisation et l'intégration des actionneurs deviennent un enjeu central pour rendre les plateformes humanoïdes viables commercialement. Avec des dizaines d'articulations à motoriser par robot, le poids et l'encombrement cumulés des actionneurs pèsent directement sur l'autonomie énergétique et la complexité d'assemblage. Pour les intégrateurs et fabricants de robots, disposer de modules compacts et prêts à l'emploi réduit le câblage, la maintenance et le temps de développement, un facteur déterminant alors que plusieurs acteurs cherchent à passer du prototype de démonstration à la production en série. Il faut toutefois noter que l'article ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client identifié utilisant cet actionneur dans un robot complet : il s'agit d'une présentation produit, pas d'un déploiement confirmé sur une plateforme humanoïde nommée. CubeMars s'inscrit dans un marché des actionneurs pour robotique où la concurrence s'intensifie, notamment face à des fournisseurs spécialisés dans les moteurs à couple élevé et faible encombrement pour la robotique légère et les drones, secteur d'origine de plusieurs fabricants chinois de ce type de composants. La course aux articulations compactes fait écho aux besoins exprimés par les développeurs de plateformes humanoïdes comme Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, qui doivent tous arbitrer entre couple, poids et coût par articulation. Sans annonce de partenariat ou de déploiement précis à ce stade, l'AK45-10 reste positionné comme un composant générique destiné aux développeurs de robots plutôt qu'un produit associé à un humanoïde spécifique déjà commercialisé.

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RoboParty publie en open source son humanoïde RP1, de la conception mécanique aux articulations et au logiciel de contrôle
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RoboParty publie en open source son humanoïde RP1, de la conception mécanique aux articulations et au logiciel de contrôle

RoboParty a publié RP1, un humanoïde de 135 cm qu'elle présente comme une plateforme open source « full-stack ». Au lieu d'un simple SDK ou de quelques API, l'entreprise ouvre l'ensemble de la chaîne de développement : conception mécanique et électrique, modules d'articulation maison, firmware, modèles du robot, outils de déploiement et d'apprentissage. Un livre blanc est paru le 25 octobre. La version open source compte 24 degrés de liberté actifs, la version Pro 30, dont deux pour la tête et sept par bras, ce qui cible la recherche en manipulation complexe. Les modules de tête et de main sont interchangeables (éducation et recherche, collecte de données, visites guidées, divertissement). Le cœur matériel est ROMOMO, un module rotatif intégré dont le couple crête nominal va de 25 à 160 N·m, en 48 V avec bus CAN-FD. Il associe moteurs à rotor interne et réducteurs planétaires, un compromis qui sacrifie un peu de transparence mécanique au profit de la rigidité, de la tolérance aux surcharges et du coût. La hanche est non coaxiale, la cheville parallèle (deux moteurs pilotent conjointement tangage et roulis), et la fixation par bride avec câblage creux facilite le démontage. Côté logiciel, la pile embarquée relie moteurs, centrales inertielles et gestion de batterie via une interface unifiée, avec une boucle de contrôle à 500 Hz et des mises à jour de politique à 50 Hz. L'outil hhtools retarget les mouvements humains vers le robot en respectant limites articulaires et contacts au sol. L'intérêt tient à l'étendue de ce qui est ouvert. La plupart des humanoïdes dits ouverts publient un SDK, des modèles de simulation ou une partie des plans. Ici, le dépôt GitHub liste CAO mécanique, schémas, PCB, fichiers Gerber, nomenclature et documentation d'assemblage, ainsi que des modèles URDF et MJCF pour la simulation, et une main dextre (RP Hand) avec SDK C++, Python et ROS 2. Pour un laboratoire, un intégrateur ou une équipe de R&D, cela permet de reproduire, modifier ou réparer le matériel sans dépendre d'un fournisseur, ce qui change l'économie de l'expérimentation, notamment sur le couple actionneur-contrôle, souvent le goulot d'étranglement. Il faut toutefois rester prudent : l'étendue exacte de chaque dépôt doit être vérifiée au cas par cas, et la démonstration reste limitée à la marche continue, au suivi de mouvement, à la récupération après poussée et au relevé après chute. Aucun chiffre sur l'autonomie, la charge utile, le prix, la fiabilité ou le volume de production n'est fourni, et rien n'indique un déploiement industriel. Les 135 cm et le couple maximal de 160 N·m orientent plutôt vers la recherche et l'éducation que vers la logistique ou l'usine. RoboParty s'inscrit dans une tendance où des acteurs chinois, comme AgiBot (dont la locomotion Agile 2.0 vise les environnements ouverts), multiplient les plateformes accessibles, face à des concurrents occidentaux plus fermés tels que Figure, Tesla (Optimus) ou Agility. Sur la partie logicielle, les briques de mouvement de base de sa couche PartyOS sont ouvertes (hhtools, MimicLite, et UFO pour la récupération de perturbations et de chutes), tandis que les couches supérieures de représentation d'intention et d'orchestration de compétences d'agent restent à l'état de recherche. L'ouverture est donc réelle sur le matériel et le contrôle bas niveau, pas sur l'intelligence de haut niveau. L'entreprise a lancé un programme bêta pour développeurs et équipes porteuses de vrais projets, prêts à remonter des tickets et des retours. La suite dépendra de la capacité de la communauté à reproduire le robot, de la qualité de la documentation et de la tenue des modules ROMOMO hors des vidéos de démonstration.

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