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Faraday Future et Jia Yueting lancent neuf robots EAI à partir de 9 990 dollars
HumanoïdesPandaily 

Faraday Future et Jia Yueting lancent neuf robots EAI à partir de 9 990 dollars

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Faraday Future a organisé le 20 septembre un lancement de robots à intelligence artificielle incarnée (EAI), dévoilant neuf configurations corporelles et quatre solutions métiers réparties sur trois gammes, Futurist, Master et Aegis, avec des prix de liste démarrant à 9 990 dollars. Le fondateur Jia Yueting présente l'ensemble comme un écosystème multi-corps piloté par un "cerveau" EAI généralisable, des agents, des compétences et des données de scènes réelles. Le modèle phare All-New Futurist, humanoïde professionnel grande taille, affiche 51 degrés de liberté actifs, extensibles à 71 avec une main dextre optionnelle, deux batteries totalisant 1 152 Wh pour environ huit heures d'autonomie et une recharge autonome ; sa version Ultra embarque un NVIDIA Jetson Thor pour environ 700 TOPS, facturée 89 900 dollars en standard et 129 900 dollars en Ultra. Le Master Mini, destiné à l'éducation et aux compétitions sportives, mesure environ 95 cm pour 19,5 kg et se décline en trois paliers de puissance (48, 117, 200 TOPS) à 9 990, 12 990 et 17 990 dollars. Côté quadrupèdes à roues-pattes Aegis, le Classic Ultra-W (22 kg, sécurité légère) coûte 12 990 dollars, le Mega (usage industriel, jusqu'à 50 kg de charge utile, 25 cm d'escaliers en continu, obstacles de 80 cm, batteries interchangeables) 74 990 dollars, et le Hyper, pour charges lourdes extrêmes, démarre à 137 900 dollars. Quatre offres logicielles complètent le catalogue : éducation avec Blockly, Python et ROS, recherche, sécurité avec patrouille multi-robots et alertes multimodales, et inspection pour l'énergie, l'industrie et les mines.

Le signal principal est le positionnement tarifaire : un point d'entrée sous les 10 000 dollars vise une démocratisation du marché éducatif et grand public, pendant que les configurations enterprise à 90 000-130 000 dollars ciblent la R&D et l'industrie, une segmentation prix inhabituellement large pour un même lancement. Il s'agit toutefois d'une annonce de tarification et de gamme, pas d'un déploiement terrain documenté ; aucune donnée de production en volume ni de client industriel nommé n'accompagne ces chiffres.

Ce pivot s'inscrit dans la trajectoire chaotique de Faraday Future, constructeur automobile électrique fondé par Jia Yueting après l'effondrement financier de son groupe chinois LeEco, marqué par des retards chroniques sur son SUV FF 91 et des difficultés de financement récurrentes. L'entreprise revendique désormais une "EAI robot world 2.0" couvrant onze modèles et 24 produits sous les familles Futurist, Master, Aegis, Navi et Faber, un repositionnement qui la place face à des acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, UBTech ou AgiBot, et plus largement face à Tesla Optimus, Figure AI ou aux plateformes logicielles GR00T de NVIDIA et Pi-0 de Physical Intelligence.

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Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY
1Robotics Business Review 

Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY

Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

HumanoïdesOpinion
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Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus
2New Atlas Robotics 

Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus

Une startup basée à San Francisco a ouvert les précommandes pour un robot humanoïde domestique facturé 1 688 dollars, un prix nettement inférieur à celui pratiqué jusqu'ici sur ce segment. L'entreprise promet une machine capable d'exécuter des tâches ménagères courantes : faire la lessive, ranger un salon, et plus largement assister au quotidien dans la maison. Le robot est présenté comme un assistant humanoïde reposant en partie sur la téléopération, c'est-à-dire un contrôle à distance par un opérateur humain plutôt qu'une autonomie complète pilotée par IA. Aucune date de livraison précise, aucune spécification technique détaillée (charge utile, degrés de liberté, autonomie de la batterie) n'accompagne pour l'instant l'annonce, qui reste au stade de la précommande plutôt que du produit livré. Ce prix casse les repères établis dans l'industrie, où les humanoïdes domestiques ou industriels se négocient généralement en dizaines de milliers de dollars, ce qui relance le débat sur la viabilité économique d'un robot compagnon vraiment grand public. Mais la mention de la téléopération est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B : un tarif aussi bas suggère probablement que l'autonomie promise dans les tâches ménagères repose largement sur une intervention humaine à distance, et non sur un modèle vision-langage-action pleinement autonome. Cela illustre un écart persistant entre les démonstrations marketing du secteur humanoïde grand public et la réalité opérationnelle, un point de vigilance alors que plusieurs acteurs multiplient les annonces de robots domestiques abordables sans toujours détailler le niveau réel d'autonomie embarquée. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large de startups cherchant à démocratiser le robot humanoïde pour le grand public, après des années où les projets restaient soit des prototypes de laboratoire, soit des produits industriels hors de portée des particuliers. Plusieurs fabricants, notamment en Chine, ont déjà entamé une course aux prix sur les plateformes humanoïdes généralistes, une dynamique qui semble désormais s'étendre au segment domestique. Pour l'instant, l'offre à 1 688 dollars n'est disponible qu'en précommande, sans calendrier de livraison communiqué ni détail sur les volumes de production prévus, ce qui invite à attendre les premières livraisons effectives avant de juger de sa fiabilité réelle en usage domestique.

HumanoïdesActu
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La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars
3Interesting Engineering 

La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars

La NASA structure une approche de la robotique humanoïde pour l'exploration lunaire et martienne autour de la Dexterous Robotics Team du Johnson Space Center, à Houston. Cette équipe de 16 personnes, dirigée par Shaun Azimi, s'appuie sur l'héritage de Robonaut 2, resté sept ans à bord de la Station spatiale internationale, et de Valkyrie, premier humanoïde bipède de l'agence. Son banc d'essai principal est iMETRO (Integrated Mobile Evaluation Testbed for Robotics Operations), qui réunit des maquettes d'habitats, des outils de simulation et un « rock yard » extérieur, ouvert aux ingénieurs de la NASA comme aux partenaires privés. Deux essais sont cités. Le logiciel de PickNik Inc. a permis à un bras robotique de repérer l'écoutille d'un vaisseau, de tourner le loquet, d'ouvrir la lourde porte et d'y transférer du fret. Un stagiaire de la NASA a pour sa part écrit le code permettant à un bras commercial d'inspecter et d'entretenir un congélateur de stockage à froid de type station spatiale. L'article ne donne aucun chiffre de performance (taux de réussite, temps d'exécution, nombre d'essais), ni de calendrier de déploiement. L'enjeu est moins l'humanoïde en lui-même que l'autonomie qui le pilote. Avec un délai radio de quelques secondes vers la Lune et de plus de 20 minutes vers Mars, la téléopération directe est inopérante. Le modèle testé à iMETRO est donc semi-autonome : astronautes ou contrôle au sol donnent des ordres de haut niveau, et le robot gère seul la coordination œil-main. C'est la même logique que celle des modèles vision-langage-action (VLA) développés pour l'industrie terrestre, mais dans un cadre où l'erreur ne se rattrape pas. Le discours de la NASA est aussi à lire pour ce qu'il est : les démonstrations décrites sont des tâches isolées en environnement de test contrôlé, loin d'une qualification pour le vol. Elles montrent toutefois un effet de retour sur la conception : des poignées plus grandes ou un éclairage plus fort, utiles aux robots comme aux astronautes. Pour les concepteurs d'habitats et les intégrateurs, cela annonce des exigences de « robot-compatibilité » dans les cahiers des charges. Ce programme s'inscrit dans une lignée de plus de dix ans de robotique dextre à la NASA, de Robonaut 2 à Valkyrie, désormais prolongée par des collaborations avec le secteur privé, qui fournit logiciels et bras du commerce. L'objectif immédiat est le premier avant-poste lunaire, la « Moon Base », puis de futures missions habitées vers Mars. Le texte ne cite ni calendrier ni partenaire industriel d'humanoïdes, et ne situe pas ces travaux face aux acteurs commerciaux comme Figure, Tesla (Optimus) ou Apptronik, qui ont eux aussi des liens avec l'agence ou ses sous-traitants. La suite dépendra de la capacité de ces briques logicielles à passer des essais au sol à des démonstrations en orbite ou sur la surface lunaire, étape que la NASA n'a pas encore annoncée.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

HumanoïdesActu
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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série
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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série

PrimeBot, marque grand public adossée au groupe chinois coté à Shanghai Swancor Advanced Materials, a lancé le 20 septembre 2026 deux robots personnels, le Q1 et le T1, autour d'une articulation quasi-direct-drive produite en série, dite "en forme d'œuf", de 47 millimètres de diamètre, 260 grammes, pour une densité de couple de pointe revendiquée de 85 N·m/kg. Le Q1 est un humanoïde pliable de 88 centimètres pour 15 kilogrammes, transportable en sac à dos, avec contrôle de force corps entier et SDK/HDK ouverts pour personnaliser apparence, mouvements et voix. Le T1, environ un mètre pour 16 kilogrammes, se transforme entre mode humanoïde à roues et jambes et mode quadrupède, pour un usage intérieur et extérieur. Les versions standard sont à 19 999 yuans, les variantes Q1 Explorer et T1 Pro à 26 999 et 29 999 yuans. Les précommandes ont ouvert le 23 août, avec livraisons échelonnées à partir du 1er octobre, et des magasins d'exposition dans sept villes chinoises. En misant sur le compagnonnage domestique, l'éducation et les usages créatifs plutôt que sur l'automatisation industrielle, PrimeBot cible un segment encore peu structuré, celui du robot personnel grand public, à un prix très inférieur aux humanoïdes industriels. Mettre en avant une petite articulation quasi-direct-drive produite en série, plutôt que des capacités de charge utile, suggère une stratégie de banalisation du composant clé des humanoïdes légers, potentiellement reproductible par d'autres fabricants chinois à bas coût, tandis que l'ouverture du SDK et du HDK vise les bricoleurs, chercheurs et créateurs de contenu. Les chiffres de couple et de masse, comme souvent dans ce type d'annonce, proviennent du seul fabricant et restent à vérifier de façon indépendante, tout comme la réalité de la production en série alors que les livraisons doivent commencer moins de six semaines après l'ouverture des précommandes. PrimeBot s'inscrit dans l'orbite de Swancor Advanced Materials, dont la présidence est occupée par Peng Zhihui, connu sous le pseudonyme Zhihui Jun et par ailleurs cofondateur et directeur technique du fabricant d'humanoïdes AgiBot, ce qui place la marque dans la mouvance des ingénieurs chinois déjà actifs sur la robotique humanoïde industrielle. Ce lancement grand public intervient alors que la Chine multiplie les annonces de robots humanoïdes commerciaux, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou AgiBot elle-même, mais déplace la compétition vers le foyer et l'éducation plutôt que vers l'usine. Aucune feuille de route au-delà des livraisons d'octobre n'a été communiquée et l'annonce ne porte que sur les caractéristiques techniques, les prix à partir d'environ 20 000 yuans et le calendrier commercial, sans volet financement.

HumanoïdesActu
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