Aller au contenu principal
Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée
Chine/AsieRobotics & Automation News47min

Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Voici l'article en français, 3 paragraphes, ~220 mots :

Robbyant, filiale d'IA incarnée d'Ant Group (maison mère d'Alipay), a dévoilé LingBot-Depth 2.0, un modèle de nouvelle génération dédié à la perception spatiale robotique, accompagné de LingBot-Vision, son modèle visuel fondation. Ces deux briques logicielles visent à doter les robots d'une compréhension fine de l'espace physique qui les entoure, condition préalable à une navigation autonome fiable. LingBot-Depth 2.0 succède à une première version dont Robbyant revendique le succès, sans toutefois détailler publiquement les métriques précises de précision de profondeur, la latence de traitement ou le matériel de référence compatible, éléments qui restent à confirmer par des tests indépendants.

Cette annonce s'inscrit dans une course technologique où la perception spatiale constitue l'un des verrous majeurs freinant le déploiement des robots humanoïdes et des AMR en environnement réel : sans estimation de profondeur robuste, la manipulation fine et l'évitement d'obstacles restent fragiles hors laboratoire. En misant sur un modèle de vision fondation couplé à un module de profondeur dédié, Robbyant cherche à se positionner sur le segment logiciel de la pile robotique, plutôt que sur le hardware, un pari que suivent aussi des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2).

Robbyant s'appuie sur les ressources cloud et IA d'Ant Group, groupe technologique chinois pesant lourd dans la fintech et l'IA, ce qui lui donne une capacité de calcul et de distribution significative face aux start-ups occidentales du secteur. Les prochaines étapes, notamment une éventuelle ouverture à des partenaires industriels ou une intégration dans des plateformes robotiques tierces, restent à préciser.

À lire aussi

Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique
1SCMP Tech 

Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique

Alibaba et Tencent ont annoncé un virage stratégique majeur : déployer leurs modèles d'IA générative dans des systèmes robotiques physiques, plutôt que de rester cantonnés aux interfaces conversationnelles. Alibaba a lancé la semaine dernière le modèle Qwen3.7-Max, doté de capacités dites de "tool-calling" qui lui permettent de fonctionner comme cerveau numérique d'un robot, en orchestrant des composants logiciels et matériels externes. Concrètement, le modèle peut déclencher des séquences d'actions physiques comme la navigation autonome, le bras articulé ou la prise d'objet, sans reprogrammation manuelle à chaque tâche. Ce positionnement signale un déplacement du front concurrentiel de l'IA en Chine : la différenciation ne se joue plus sur les benchmarks de raisonnement textuel, mais sur la capacité des VLA (Vision-Language-Action models) à passer du simulateur à l'environnement réel. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela implique que des briques d'IA disponibles en open ou semi-open source pourraient bientôt remplacer des stacks robotiques propriétaires coûteux, accélérant les cycles de déploiement tout en abaissant les barrières à l'entrée. Alibaba avait déjà positionné la famille Qwen comme alternative aux modèles occidentaux, avec des versions multimodales compétitives face à GPT-4o et Gemini. Tencent suit une trajectoire similaire avec ses propres initiatives robotiques encore peu documentées publiquement. Les deux groupes se retrouvent en concurrence directe avec Figure AI, Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et Unitree, ainsi qu'avec les efforts de Nvidia (GR00T N2) pour standardiser les pipelines d'entraînement robotique. Les prochaines étapes annoncées restent pour l'instant au stade de la démonstration technique, sans déploiement industriel confirmé.

UEL'émergence de briques VLA open/semi-open source chinoises (Qwen3.7-Max) pourrait abaisser les coûts d'intégration pour les industriels européens, tout en intensifiant la pression concurrentielle sur les acteurs EU face aux géants technologiques chinois.

Chine/AsieOpinion
1 source
X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente
2Robotics & Automation News 

X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente

Le fabricant chinois de robots humanoïdes X Square Robot, basé à Shenzhen, a récemment bouclé quatre levées de fonds consécutives, confirmant l'intérêt soutenu des investisseurs pour l'IA incarnée (embodied AI). La société développe une approche "full-stack" du robot généraliste, c'est-à-dire qu'elle conçoit à la fois le matériel (actionneurs, capteurs, plateforme mécanique) et les modèles d'IA qui pilotent la perception et la manipulation, plutôt que de s'appuyer sur des briques tierces assemblées. L'objectif affiché est de produire des machines capables d'exécuter une large variété de tâches réelles, à l'opposé des robots historiquement programmés pour une application unique et rigide. Cette stratégie d'intégration verticale illustre un basculement plus large du secteur robotique : la course ne se joue plus seulement sur le hardware, mais sur la capacité à faire tenir un modèle d'IA généraliste (de type VLA, vision-language-action) à l'échelle industrielle, du laboratoire jusqu'au déploiement en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le succès ou l'échec de ce pari conditionne directement l'arbitrage entre acheter une plateforme fermée type Optimus ou Figure, ou miser sur des acteurs émergents proposant une pile technologique propriétaire complète. Le nombre de tours de financement consécutifs, sans que les montants précis soient encore détaillés publiquement, signale une pression concurrentielle et une conviction des investisseurs chinois sur ce segment. X Square Robot s'inscrit dans un paysage chinois de plus en plus dense sur l'IA incarnée, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou UBTech, dans un contexte où Pékin pousse activement la robotique humanoïde comme filière stratégique. Face à elle, la scène occidentale reste dominée par Tesla (Optimus), Figure AI ou encore Physical Intelligence (Pi-0), tandis qu'en Europe des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools explorent des approches plus spécialisées. Les prochaines étapes à surveiller pour X Square Robot concernent la divulgation des montants levés, l'identité des investisseurs, et surtout la transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements pilotes vérifiables chez des clients industriels, seul indicateur qui permettra de distinguer l'annonce marketing du produit réellement opérationnel.

Chine/AsieOpinion
1 source
Un nouveau robot humanoïde apporte perception avancée et manipulation aux robots industriels
3Interesting Engineering 

Un nouveau robot humanoïde apporte perception avancée et manipulation aux robots industriels

VinRobotics, filiale robotique du conglomérat vietnamien Vingroup, a présenté le VR-H3 simultanément à l'ICRA 2026 de Vienne et au COMPUTEX Taipei 2026 fin mai. Ce robot humanoïde de troisième génération embarque plus de 31 actionneurs assurant la coordination corps entier, deux ordinateurs de bord pour le traitement local des données sensorielles, et une capacité de charge utile annoncée entre 6 et 8 kilogrammes. Il est conçu pour la manutention, l'assemblage et la navigation en environnement industriel dynamique. Lors de la démonstration à l'ICRA, VinRobotics a illustré une téléopération via casque de réalité virtuelle couplé à une capture de mouvement intégrée, sans équipement de tracking externe. La même semaine, VinDynamics, autre filiale de Vingroup, dévoilait Dyno, un premier humanoïde dédié à la sécurité, la surveillance urbaine et l'assistance domestique, déjà testé comme guide autonome au Vinpearl Safari Phu Quoc en dialogue multilingue avec les visiteurs. VinRobotics revendique un développement 100 % interne : architecture mécanique, infrastructure temps réel, architecture électrique et électronique, gestion de batterie et framework IA corps entier. Ce double lancement positionne Vingroup comme le premier acteur vietnamien à présenter plusieurs plateformes humanoïdes simultanément dans des conférences de rang mondial. L'intégration verticale revendiquée, si elle est confirmée, confère un avantage potentiel sur la maîtrise des coûts et les cycles d'itération, un levier que cherchent précisément les intégrateurs industriels soumis à des délais d'approvisionnement longs sur les actionneurs. La charge utile de 6 à 8 kg reste cependant modeste face aux références actuelles du secteur (Tesla Optimus Gen 3 annonce 20 kg, Figure 02 vise des tâches similaires avec un payload supérieur). Les vidéos publiées montrent des démonstrations en conditions contrôlées : aucun chiffre de temps de cycle, de taux de succès en tâche répétitive ou de volume de déploiement n'est communiqué, ce qui situe le VR-H3 clairement au stade prototype démontré, pas produit expédié. Vingroup, groupe diversifié dont la capitalisation dépasse 10 milliards de dollars et qui couvre l'automobile (VinFast), l'immobilier et la technologie, a structuré depuis 2023 une branche robotique active avec VinRobotics et VinDynamics. Le contexte global est celui d'une course humanoïde intense : en Chine, Unitree, Agibot et XPENG Robotics produisent déjà à petite série ; aux États-Unis, Agility Robotics déploie Digit chez Amazon ; en Europe, 1X Technologies et Enchanted Tools (Mirokaï) avancent sur des niches de service. Le Vietnam, qui cherche à monter en gamme dans la chaîne de valeur manufacturière, mise sur la robotique comme vitrine technologique nationale. Les prochaines étapes pour VinRobotics restent floues : aucun pilote industriel signé ni timeline de commercialisation n'a été annoncé à l'issue des deux événements.

UELa présentation à l'ICRA de Vienne signale l'émergence d'un concurrent asiatique supplémentaire sur le marché humanoïde, renforçant la pression concurrentielle sur les acteurs européens comme Enchanted Tools ou 1X Technologies, mais sans déploiement ni partenariat européen annoncé.

Chine/AsieOpinion
1 source
Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars
4Interesting Engineering 

Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars

La startup chinoise GigaAI, fondée en 2023 avec le soutien du bras d'investissement de Huawei, a annoncé le déploiement de 100 unités pilotes de son robot domestique SeeLight S1 dès fin mai 2026 dans les foyers de ses propres employés. Une diffusion plus large est prévue à Wuhan au premier semestre 2027, d'abord gratuite, avec un ciblage prioritaire des familles comptant des personnes âgées, des enfants ou des animaux de compagnie. La commercialisation grand public est fixée à juin 2027 pour un prix cible d'environ 15 000 dollars. Le SeeLight S1 est un robot humanoïde à deux bras monté sur base roulante. En démonstration, il accomplit des tâches domestiques variées : couper des légumes, faire revenir des oeufs, charger un lave-linge, étendre du linge, faire un lit, ouvrir des rideaux. Il repose sur un modèle d'intelligence incarnée (embodied AI) : un cerveau numérique connecté directement au corps physique, capable de percevoir son environnement et de planifier ses mouvements sans instructions pas-à-pas. Le système intègre un contrôle à compliance immédiate, interrompant tout mouvement au contact d'une personne ou d'un animal. Le SeeLight S1 illustre un défi central de la robotique domestique : contrairement aux robots industriels programmés pour des tâches répétitives dans des environnements maîtrisés, un humanoïde bi-bras doit naviguer dans des espaces tridimensionnels non structurés, constamment reconfigurés. Les environnements domestiques restent parmi les plus difficiles à généraliser, et les experts cités dans les rapports soulignent que passer de vidéos sélectionnées à une autonomie fiable au quotidien représente un écart considérable. La question des données d'entraînement est précisément identifiée comme le prochain verrou : OneRobotics, concurrent basé à Shenzhen et coté à Hong Kong depuis décembre dernier, a signé un contrat de 45 millions de yuans pour collecter des données embodied AI dans des environnements réels, cuisines, chambres, salles de bain et balcons, des espaces à haute fréquence de tâches encore sous-représentés dans les datasets robotiques actuels. GigaAI s'insère dans une dynamique industrielle et politique chinoise plus large : le gouvernement pousse activement le déploiement de l'IA incarnée dans les environnements du quotidien pour répondre aux défis démographiques du pays. Le projet est développé en collaboration avec le Hubei Humanoid Robot Innovation Centre et le Hubei Humanoid Robotics Industry Alliance, deux structures soutenues par l'État. Midea Group avait présenté dès l'an dernier un prototype de robot-majordome humanoïde capable d'interaction vocale et de manipulation basique, sans annonce de commercialisation. Le marché mondial des robots domestiques pesait environ 41 milliards de dollars en 2025, dopé quasi exclusivement par les aspirateurs robotisés, avec une croissance attendue d'environ 20% par an jusqu'en 2027. Le créneau des robots multi-tâches à 15 000 dollars reste non validé à l'échelle : le pilote wuhanais de 2027 sera le premier test grandeur réelle.

Chine/AsieActu
1 source