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Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique
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Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Alibaba et Tencent ont annoncé un virage stratégique majeur : déployer leurs modèles d'IA générative dans des systèmes robotiques physiques, plutôt que de rester cantonnés aux interfaces conversationnelles. Alibaba a lancé la semaine dernière le modèle Qwen3.7-Max, doté de capacités dites de "tool-calling" qui lui permettent de fonctionner comme cerveau numérique d'un robot, en orchestrant des composants logiciels et matériels externes. Concrètement, le modèle peut déclencher des séquences d'actions physiques comme la navigation autonome, le bras articulé ou la prise d'objet, sans reprogrammation manuelle à chaque tâche.

Ce positionnement signale un déplacement du front concurrentiel de l'IA en Chine : la différenciation ne se joue plus sur les benchmarks de raisonnement textuel, mais sur la capacité des VLA (Vision-Language-Action models) à passer du simulateur à l'environnement réel. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela implique que des briques d'IA disponibles en open ou semi-open source pourraient bientôt remplacer des stacks robotiques propriétaires coûteux, accélérant les cycles de déploiement tout en abaissant les barrières à l'entrée.

Alibaba avait déjà positionné la famille Qwen comme alternative aux modèles occidentaux, avec des versions multimodales compétitives face à GPT-4o et Gemini. Tencent suit une trajectoire similaire avec ses propres initiatives robotiques encore peu documentées publiquement. Les deux groupes se retrouvent en concurrence directe avec Figure AI, Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et Unitree, ainsi qu'avec les efforts de Nvidia (GR00T N2) pour standardiser les pipelines d'entraînement robotique. Les prochaines étapes annoncées restent pour l'instant au stade de la démonstration technique, sans déploiement industriel confirmé.

Impact France/UE

L'émergence de briques VLA open/semi-open source chinoises (Qwen3.7-Max) pourrait abaisser les coûts d'intégration pour les industriels européens, tout en intensifiant la pression concurrentielle sur les acteurs EU face aux géants technologiques chinois.

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Le 16 juin 2026, Alibaba a lancé Qwen-Robot, sa première famille complète de modèles d'IA incarnée intégrée à la série Qwen. Elle regroupe trois composants distincts : Qwen-RobotManip pour la manipulation physique, Qwen-RobotNav pour la navigation autonome, et Qwen-RobotWorld comme modèle de monde, c'est-à-dire un moteur de raisonnement contextuel sur l'environnement physique. Ces modules peuvent être déployés séparément ou en coordination, selon le type de robot ciblé. Le positionnement d'Alibaba est explicitement logiciel : l'entreprise ne vise pas à construire des corps robotiques, mais à fournir le "cerveau intelligent" à des fabricants tiers. Simultanément, ByteDance a réorganisé ses efforts en robotique incarnée en élevant Seed Robotics au rang de division stratégique principale, désormais sous la supervision de Zhou Chang, responsable multi-modal du groupe. ByteDance a déjà produit plus de 1 000 robots, majoritairement des robots mobiles à roues pour la logistique en entrepôt et en usine, et compte parmi ses clients externes SF Express et BYD Electronics. Ce double mouvement illustre un changement structurel dans la course aux humanoïdes et à la robotique généraliste : les géants de l'internet entrent dans le secteur non par la mécanique, mais par la donnée et l'intelligence. La valeur qu'ils apportent repose sur trois piliers. D'abord, leurs grands modèles de langage compressent le temps d'adaptation à de nouvelles tâches : là où un ingénieur robotique traditionnel passerait plusieurs semaines à reprogrammer un bras ou un AGV pour un nouveau scénario, une approche VLA (vision-language-action) peut réduire cette itération à quelques jours. Ensuite, leur infrastructure opérationnelle génère des données d'entraînement à une échelle inaccessible aux startups : le réseau de livraison instantanée de Meituan, les entrepôts de JD Logistics, les chaînes d'approvisionnement e-commerce de ByteDance accumulent chaque jour des millions d'interactions physiques réelles. Enfin, et c'est peut-être le facteur le plus sous-estimé, ces entreprises sont leurs propres premiers clients. JD a validé ses robots logistiques dans ses propres entrepôts "Asia No.1" avant de les commercialiser. ByteDance fait circuler ses AMR sur de vraies routes opérationnelles avant de les vendre. Ce raccourci entre laboratoire et déploiement à l'échelle est ce qui manque le plus aux startups hardware-first. Pour autant, les analystes du secteur rappellent que l'avantage logiciel ne dissout pas les contraintes physiques. Les composants critiques comme les actionneurs, les capteurs de force ou les joints à haute précision restent des goulots d'étranglement de supply chain qui ne s'effacent pas parce qu'un géant tech entre dans la pièce. Alibaba et ByteDance font face à une concurrence à deux niveaux : d'un côté les acteurs hardware-first américains comme Figure AI, 1X, Boston Dynamics ou Agility Robotics qui avancent en parallèle sur la couche IA ; de l'autre les constructeurs chinois comme Unitree ou Fourier Intelligence qui maîtrisent déjà la chaîne de fabrication. La prochaine étape pour évaluer ces annonces sera de mesurer si les modèles Qwen-Robot passent l'épreuve du déploiement industriel répété en dehors des environnements contrôlés d'Alibaba, ce qui reste à ce stade une démonstration en cours, pas un produit livré.

Chine/AsieOpinion
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Alibaba lance Qwen-Robot, sa première famille de modèles d'IA incarnée
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Alibaba lance Qwen-Robot, sa première famille de modèles d'IA incarnée

Alibaba a publié mardi la suite Qwen-Robot, sa première famille de modèles d'IA incarnée, destinée à relier les grands modèles de langage à l'action robotique dans le monde physique. La suite comprend trois modèles : Qwen-RobotNav pour la navigation visuo-langagière, entraîné sur 15,6 millions d'échantillons en unifiant instruction following, navigation par cible et suivi d'objets ; Qwen-RobotManip pour la manipulation robotique via une architecture VLA (Visual Language Action) basée sur un backbone Qwen3.5-4B VL couplé à une tête de diffusion par flow matching, entraîné sur plus de 38 100 heures de données issues exclusivement de sources open source ; et Qwen-RobotWorld, un modèle de monde prédit des futurs physiquement cohérents pour la manipulation, la conduite et la navigation via une interface en langage naturel. La démonstration centrale met en scène un robot quadrupède Unitree Go2 sur hardware NVIDIA Jetson Thor, équipé d'une unique caméra basse résolution : sans cartographie préalable, il navigue dans un appartement inconnu en suivant des instructions verbales, avec une latence d'inférence de 196 millisecondes. Alibaba a également présenté Qwen-RobotClaw, un framework agent permettant aux modèles Qwen VLM d'appeler les outils Qwen-Robot pour gérer des tâches longues et la mémoire de contexte, et mis en open source Chat2Robot, une plateforme d'évaluation navigateur supportant Qwen-RobotManip sur 50 tâches via le dataset RoboTwin-Clean. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, deux points méritent attention. L'entraînement de Qwen-RobotManip exclusivement sur des données open source est un choix architectural significatif : il abaisse les barrières de reproduction et contourne le verrou des données propriétaires qui bloque nombre d'acteurs du secteur. La latence de 196 ms sur Jetson Thor illustre la viabilité de l'inférence embarquée pour la navigation, même si cette performance a été mesurée dans un environnement contrôlé et non en production industrielle. La robustesse à grande échelle reste à démontrer : les vidéos présentées constituent une preuve de concept, pas un déploiement validé. L'architecture Qwen-RobotClaw adresserait un problème concret si elle tient ses promesses en production : la gestion de tâches multi-étapes sans reprogrammation manuelle, qui reste le verrou central de l'adoption robotique en environnements non structurés. Alibaba entre tardivement dans l'espace des modèles de fondation robotiques face à des acteurs déjà positionnés : Physical Intelligence (pi0, levée de 400 M$ en 2024), Figure AI (Figure 03, partenariat BMW), Google DeepMind et NVIDIA avec GR00T N2. En Chine, Unitree (fournisseur du Go2 de la démo), Zhiyuan Robot et Agibot développent leurs propres stacks logicielles embarquées. En Europe, Enchanted Tools et Pollen Robotics avancent sur des plateformes collaboratives, mais sans modèle VLA de cette envergure à ce stade. Les prochaines étapes annoncées incluent l'extension de Chat2Robot à de nouvelles plateformes et tâches robotiques, ainsi qu'une intégration commerciale potentielle via Alibaba Cloud.

UEL'entrée d'Alibaba avec une suite VLA entraînée sur données open source creuse l'écart technologique avec les acteurs européens (Enchanted Tools, Pollen Robotics) qui ne disposent pas encore de modèles de fondation robotiques comparables, même si la stack open source pourrait leur servir de base de développement.

Chine/AsieOpinion
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Alibaba se lance dans la robotique avec sa première suite de modèles d'IA pour robots
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Alibaba se lance dans la robotique avec sa première suite de modèles d'IA pour robots

Alibaba Group a dévoilé mardi le Qwen Robot Suite, sa première suite de modèles d'intelligence artificielle dédiée à la robotique. Développée par Tongyi Lab, l'unité de recherche IA du géant de Hangzhou, cette collection de modèles vise à doter les robots de capacités de perception, de raisonnement et d'interaction avec l'environnement physique, ce que le secteur désigne par le terme "embodied AI". La suite a déjà été engagée dans des phases de test pilote avec un cercle restreint de partenaires sélectionnés par Alibaba. Les métriques de performance restent à ce stade non communiquées publiquement, ce qui ne permet pas d'évaluer les capacités réelles par rapport aux annonces. L'entrée d'Alibaba dans l'embodied AI représente un signal fort pour l'industrie robotique : les grandes plateformes cloud et LLM cherchent désormais à étendre leur emprise vers le monde physique, transformant le marché des intégrateurs et des fabricants OEM. Pour les décideurs industriels, cela signifie potentiellement un accès à des couches d'IA robotique portées par une infrastructure cloud établie, avec la question ouverte du sim-to-real gap, qui reste le défi critique non résolu dans le déploiement à l'échelle des robots polyvalents. Alibaba s'inscrit dans une course mondiale déjà peuplée d'acteurs hétérogènes : Figure (Figure 03), Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T N2), Tesla (Optimus Gen 3) et 1X Technologies côté startups, auxquels s'ajoutent Huawei et Xiaomi côté géants technologiques chinois. Le Qwen Robot Suite s'appuie sur la famille de modèles Qwen, déjà bien implantée dans le paysage LLM mondial. Les prochaines étapes probables incluent un élargissement des pilotes industriels et une intégration avec l'écosystème cloud d'Alibaba (Alibaba Cloud / Aliyun).

UEL'entrée d'Alibaba dans l'IA robotique intensifie la pression concurrentielle mondiale sur les fabricants et intégrateurs européens, mais aucun déploiement ni partenariat européen n'est annoncé à ce stade.

Chine/AsieActu
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BAAI et Alibaba, tous les deux jours un nouveau modèle d'IA incarnée voit le jour

Treize nouveaux modèles fondation et modèles du monde pour la robotique embarquée ont été annoncés en juin 2026, soit environ un tous les 48 heures. Lors de la Conférence Zhiyuan 2026, le BAAI (Beijing Academy of Artificial Intelligence) a présenté deux avancées : Wujie Physis-v0.1, qui prédit l'état physique suivant en compressant vidéo, données RGB-D, nuages de points 3D et retour tactile dans un espace latent unifié, et Wujie RoboBrain Orca, un "cerveau" robotique combinant représentation unifiée, raisonnement causal et décodage multimodal. Le 16 juin, Alibaba a dévoilé la suite Qwen-Robot, composée de trois modèles complémentaires : Qwen-RobotNav pour l'allocation d'attention visuelle en navigation mobile, Qwen-RobotManip qui standardise l'espace état-action pour la manipulation, et Qwen-RobotWorld, doté d'une interface en langage naturel pour prédire la dynamique du monde. CasiaHand a lancé Brain-Si 0.5, présenté comme le premier modèle de manipulation dextre humanoïde, avec une architecture à trois niveaux allant de la planification VLA jusqu'à des modèles physiquement interprétables. GalaxyBot a de son côté publié AstraBrain-WBC 0.5, un modèle de contrôle corps entier entraîné sur environ 2 milliards d'images issues de mouvements humains, pour 80 millions de paramètres. RoboScience, Current Robotics et BoundlessPower ont complété la liste avec respectivement l'architecture Visics, le modèle Curl-0 et le modèle du monde MWA. Cette accélération marque un basculement net dans l'industrie de la robotique embarquée : la compétition ne se joue plus sur les capacités matérielles des robots, mais sur l'intelligence logicielle qui les pilote. Signe le plus révélateur, la posture d'Alibaba tranche avec l'approche dominante du "plus de données, plus de robots" : le groupe affirme que l'hétérogénéité du monde physique ne peut pas être résolue par le seul passage à l'échelle et nécessite un alignement au niveau du modèle lui-même. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est important : les équipes ne cherchent plus seulement à démontrer ce que les robots savent faire, mais à expliquer pourquoi ils échouent encore sur certaines tâches, chacune identifiant un goulot d'étranglement différent, retour tactile, coordination corps entier, transfert simulation-réel ou planification à long horizon. Ce foisonnement s'inscrit dans la course engagée depuis 2024-2025 entre laboratoires chinois et occidentaux (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T) autour des modèles vision-langage-action. La France et l'Europe restent absentes de cette vague spécifique de publications, la dynamique se concentrant pour l'instant sur les acteurs chinois (BAAI, Alibaba, CasiaHand, GalaxyBot) et américains. Les prochaines étapes attendues concernent la validation de ces architectures sur des déploiements réels au-delà des démonstrations en laboratoire, un point sur lequel la prudence reste de mise tant les métriques annoncées, notamment le nombre de paramètres ou de frames d'entraînement, restent difficiles à comparer d'un laboratoire à l'autre sans benchmarks communs.

Chine/AsieOpinion
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