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Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars

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Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars
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La startup chinoise GigaAI, fondée en 2023 avec le soutien du bras d'investissement de Huawei, a annoncé le déploiement de 100 unités pilotes de son robot domestique SeeLight S1 dès fin mai 2026 dans les foyers de ses propres employés. Une diffusion plus large est prévue à Wuhan au premier semestre 2027, d'abord gratuite, avec un ciblage prioritaire des familles comptant des personnes âgées, des enfants ou des animaux de compagnie. La commercialisation grand public est fixée à juin 2027 pour un prix cible d'environ 15 000 dollars. Le SeeLight S1 est un robot humanoïde à deux bras monté sur base roulante. En démonstration, il accomplit des tâches domestiques variées : couper des légumes, faire revenir des oeufs, charger un lave-linge, étendre du linge, faire un lit, ouvrir des rideaux. Il repose sur un modèle d'intelligence incarnée (embodied AI) : un cerveau numérique connecté directement au corps physique, capable de percevoir son environnement et de planifier ses mouvements sans instructions pas-à-pas. Le système intègre un contrôle à compliance immédiate, interrompant tout mouvement au contact d'une personne ou d'un animal.

Le SeeLight S1 illustre un défi central de la robotique domestique : contrairement aux robots industriels programmés pour des tâches répétitives dans des environnements maîtrisés, un humanoïde bi-bras doit naviguer dans des espaces tridimensionnels non structurés, constamment reconfigurés. Les environnements domestiques restent parmi les plus difficiles à généraliser, et les experts cités dans les rapports soulignent que passer de vidéos sélectionnées à une autonomie fiable au quotidien représente un écart considérable. La question des données d'entraînement est précisément identifiée comme le prochain verrou : OneRobotics, concurrent basé à Shenzhen et coté à Hong Kong depuis décembre dernier, a signé un contrat de 45 millions de yuans pour collecter des données embodied AI dans des environnements réels, cuisines, chambres, salles de bain et balcons, des espaces à haute fréquence de tâches encore sous-représentés dans les datasets robotiques actuels.

GigaAI s'insère dans une dynamique industrielle et politique chinoise plus large : le gouvernement pousse activement le déploiement de l'IA incarnée dans les environnements du quotidien pour répondre aux défis démographiques du pays. Le projet est développé en collaboration avec le Hubei Humanoid Robot Innovation Centre et le Hubei Humanoid Robotics Industry Alliance, deux structures soutenues par l'État. Midea Group avait présenté dès l'an dernier un prototype de robot-majordome humanoïde capable d'interaction vocale et de manipulation basique, sans annonce de commercialisation. Le marché mondial des robots domestiques pesait environ 41 milliards de dollars en 2025, dopé quasi exclusivement par les aspirateurs robotisés, avec une croissance attendue d'environ 20% par an jusqu'en 2027. Le créneau des robots multi-tâches à 15 000 dollars reste non validé à l'échelle : le pilote wuhanais de 2027 sera le premier test grandeur réelle.

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UELa montée en puissance des quadrupèdes chinois (AgiQuad, Unitree) à coûts structurellement inférieurs accroît la pression concurrentielle sur les intégrateurs et constructeurs européens positionnés sur l'inspection industrielle et la surveillance.

Chine/AsieOpinion
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La startup chinoise Xynova a dévoilé la Flex 2, sa main robotique de deuxième génération, conçue pour équiper les robots humanoïdes de capacités de manipulation proches de celles de la main humaine. Le système embarque 23 degrés de liberté pour un poids de 400 grammes, et atteint une cadence de deux extensions de poing par seconde. Sa répétabilité est annoncée à ±0,1 mm, avec une précision de contrôle de force descendant à 0,05 newtons, ce qui lui permet de saisir des objets fragiles ou de forme irrégulière sans les endommager. La charge utile en préhension atteint 12 kg en pic et 4 kg en continu. Xynova revendique un score parfait au test de Kapandji, référence clinique pour évaluer l'opposition du pouce, ainsi qu'une résistance à la poussière, aux chutes et aux impacts compatible avec des millions de cycles opérationnels. La main intègre un système de perception multi-modal comprenant capteurs tactiles, proprioception et un module de détection de glissement, que l'entreprise qualifie de "cervelet artificiel" adaptatif. La Flex 2 illustre une tendance de fond dans la conception des mains robotiques : l'hybridation des modes d'actionnement. Le système combine des tendons à câbles, qui apportent compliance et légèreté, avec une actuation directe qui fournit le couple nécessaire aux tâches de contact précis. Ce compromis cherche à surmonter l'un des obstacles persistants du secteur : la manipulation dite "au dernier centimètre", soit la capacité à exécuter des gestes contact-riches hors d'environnements contrôlés. Xynova a également repositionné la caméra du système de vision depuis la paume vers le poignet, ce qui réduit les problèmes d'occlusion lors de la saisie et améliore la qualité des données collectées pour entraîner des pipelines VLA (vision-language-action) utilisés dans les systèmes d'IA incarnée. C'est une décision architecturale modeste en apparence, mais potentiellement significative pour quiconque développe des politiques d'imitation learning sur données visuelles. Xynova s'inscrit dans une vague de startups chinoises spécialisées dans la manipulation dextre, un segment en croissance rapide depuis que les grands intégrateurs humanoïdes comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence (Pi-0) ont montré les limites des préhenseurs rigides industriels sur des tâches non structurées. Le précédent modèle de Xynova, la Flex 1, affichait 25 DOF, 380 grammes et une force d'extrémité de doigt de 20 N pour une charge de 30 kg, positionnant déjà la marque sur le segment haute performance. Avec la Flex 2, l'entreprise pivote explicitement vers la fidélité de contrôle lors des interactions physiques plutôt que vers les seules métriques hardware. Aucun prix public ni calendrier de livraison commerciale n'ont été communiqués à ce stade : la Flex 2 reste pour l'instant une annonce produit sans déploiement confirmé.

Chine/AsieActu
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La première entreprise chinoise de puces cérébrales pour robots lève des centaines de millions de yuans

Beijing Weifan Intelligent Technology a levé plusieurs centaines de millions de yuans lors d'un tour de table seed, co-dirigé par Zhongguancun Capital et sa filiale Qihang Investment, avec la participation du Shanghai Future Industry Fund, Shixi Capital, Biwin Storage, Yanhuang Group et deux autres fonds. Fondée en mai 2025 et issue du laboratoire PAICORE Lab de l'Université de Pékin, spécialisé dans les puces neuromorphiques, la société développe une architecture de puce unifiée "grand cerveau / petit cerveau" pour robots humanoïdes et systèmes à intelligence incarnée. Son co-fondateur Yin Jilei regroupe plus de vingt ans d'expérience semiconducteur, avec des passages chez IBM, GlobalFoundries, MediaTek et VIA, puis comme COO de Zhicun Technology ; l'équipe compte également d'anciens ingénieurs de Huawei et Tencent. La puce centrale repose sur une architecture propriétaire baptisée BiGPU (Brain-Inspired GPU), qui fusionne dans un seul bloc matériel calcul neuromorphique par réseau de neurones impulsionnels (SNN, Spiking Neural Network) et GPU généraliste (ANN), sur un jeu d'instructions et une chaîne d'outils logiciels partagés. La mise en production est prévue pour le deuxième trimestre 2027, à l'issue d'un cycle de R&D de deux ans actuellement à mi-parcours. L'enjeu principal est la réduction de la dépendance de la robotique chinoise envers la gamme Jetson de Nvidia, aujourd'hui quasi-incontournable pour l'inférence embarquée dans les robots humanoïdes, mais jugée trop coûteuse, peu localisée et exposée aux restrictions américaines à l'exportation. Aucune puce domestique ne propose encore d'alternative mature. La valeur ajoutée de BiGPU réside dans sa résolution du trilemme puissance de calcul / efficacité énergétique / coût : en convertissant les opérations de multiplication-accumulation matricielle (GEMM), qui représentent plus de 80 % du calcul dans les réseaux de neurones, en additions SNN à faible consommation, Weifan vise une réduction significative de la puissance dissipée sans sacrifier la compatibilité avec les frameworks existants. L'intégration isomorphe, c'est-à-dire un seul ISA partagé pour ANN et SNN plutôt que deux systèmes hétérogènes maintenus en parallèle, simplifie l'intégration côté équipementier. La prise en charge native des architectures Transformer, VLA (Vision-Language-Action) et des modèles du monde ancre BiGPU comme cible industrielle plutôt que démonstrateur académique. Weifan est une spin-off directe du laboratoire PAICORE de l'Université de Pékin, ce qui lui confère une crédibilité technique solide mais aussi la trajectoire classique d'un acteur académique en phase de validation industrielle. La puce ne sera pas disponible avant le deuxième trimestre 2027, laissant une fenêtre ouverte à des concurrents déjà en production : Nvidia Jetson Thor pour les humanoïdes, Qualcomm RB-series côté international, et Cambricon côté chinois. La société annonce des discussions en cours avec plusieurs fabricants de robots humanoïdes de premier plan, certaines ayant dépassé la phase exploratoire, sans divulguer de noms. Les fonds levés sont destinés à finaliser l'architecture du jeu d'instructions, étoffer l'équipe R&D et structurer la définition produit. À ce stade, il s'agit d'un pari sur une architecture prometteuse et une équipe expérimentée, pas encore sur un produit livré.

UEÀ surveiller comme signal d'intelligence compétitive sur la stratégie d'indépendance semiconducteur de la Chine dans la robotique humanoïde, sans impact opérationnel direct pour les acteurs européens avant 2027 au plus tôt.

Chine/AsieOpinion
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Un robot humanoïde chinois grandeur nature avec 18 000 capteurs maîtrise 115 degrés de liberté
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Un robot humanoïde chinois grandeur nature avec 18 000 capteurs maîtrise 115 degrés de liberté

Kinetix AI, une entreprise de recherche en IA basée à Shenzhen, a dévoilé KAI, un robot humanoïde de taille réelle mesurant 173 cm pour 70 kg. Le robot affiche 115 degrés de liberté (DoF) au total, dont 72 concentrés dans les mains, soit 36 DoF par main combinant 22 articulations actives à commande précise et 14 articulations passives jouant le rôle d'amortisseurs mécaniques. KAI peut se déplacer à 5 km/h, soulever jusqu'à 20 kg, et fonctionne 4 heures par charge grâce à une batterie semi-solide de 1,7 kWh. Sa peau tactile synthétique embarque 18 000 points de capteurs capables de détecter des forces à partir de 0,1 newton, permettant une manipulation haptic-aware en temps réel. Le prix annoncé est inférieur à 40 000 dollars, avec une production en série prévue pour fin 2026. Il s'agit pour l'instant d'une annonce avec démonstration vidéo, sans déploiement commercial confirmé. Le nombre de degrés de liberté des mains est la donnée qui retient l'attention des intégrateurs : la majorité des humanoïdes actuels en compétition (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, Agility Digit) plafonnent à 20-30 DoF manuels, rendant la préhension d'objets complexes ou fragiles difficile à fiabiliser. Les 36 DoF par main de KAI, couplés aux 18 000 capteurs tactiles, visent directement ce goulot d'étranglement. Si les performances annoncées se confirment hors conditions de labo, cela représente un argument sérieux pour les cas d'usage de tri, d'assemblage fin et d'interaction service. Le choix de la batterie semi-solide mérite également d'être noté : en réduisant le risque d'emballement thermique par rapport aux cellules Li-ion classiques, Kinetix adresse un frein réel au déploiement en environnement humain. La cible déclarée reste le service (retail, conciergerie, assistance domicile) et non l'industrie lourde, ce qui situe KAI dans la même catégorie commerciale que Sanctuary AI ou Apptronik. Kinetix AI est une structure relativement peu connue hors de Chine, opérant dans un écosystème humanoïde domestique qui comprend des acteurs déjà bien financés comme Unitree (G1, H1), DEEP Robotics et Fourier Intelligence. Pour entraîner KAI, la société a développé un dispositif portable baptisé KAI Halo, permettant à des opérateurs humains de générer des données d'entraînement lors de tâches quotidiennes via capture vidéo première personne, mouvements corporels et données spatiales. L'architecture d'intelligence repose sur un "World Model" à trois couches (base, action, évaluation) intégrant une simulation prédictive avant exécution de mouvement, approche cohérente avec les tendances actuelles en Physical AI (pi0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA). La prochaine étape structurante sera la confirmation de pilotes industriels ou de partenariats distributeurs pour valider la transition du prototype vers le produit livrable.

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