Aller au contenu principal
Ambi Robotics et Pickle Robot déploient des robots dopés à l'IA pour automatiser la logistique entrante en entrepôt
IndustrielRobotics & Automation News 

Ambi Robotics et Pickle Robot déploient des robots dopés à l'IA pour automatiser la logistique entrante en entrepôt

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Ambi Robotics et Pickle Robot Company ont annoncé l'intégration de leurs systèmes robotiques respectifs afin de créer une solution automatisée de bout en bout pour la logistique entrante en entrepôt, couvrant l'ensemble de la chaîne depuis le déchargement des remorques jusqu'à l'empilement des palettes. Le système combine le robot de déchargement autonome de Pickle Robot, conçu pour retirer les colis d'une remorque ou d'un conteneur sans programmation préalable, avec la plateforme de tri et de manutention pilotée par intelligence artificielle d'Ambi Robotics, connue sous le nom d'AmbiSort. Les deux entreprises indiquent avoir développé cette intégration en réponse à une demande exprimée par des distributeurs et prestataires logistiques figurant au classement Fortune 500.

Cette annonce cible l'un des postes les plus pénibles et les plus consommateurs de main-d'œuvre de l'entrepôt, le déchargement manuel de remorques, souvent associé à un fort taux de blessures et à une rotation de personnel élevée. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, l'opération illustre une tendance de fond du secteur : plutôt que de développer une pile technologique complète en interne, les fournisseurs de robotique d'entrepôt combinent des briques spécialisées, ici la préhension et le tri par IA d'un côté, la manipulation mobile de charges lourdes de l'autre, pour couvrir un flux logistique complet. Elle traduit aussi une pression croissante sur l'automatisation du flux entrant, longtemps moins mature que le tri sortant.

Ambi Robotics est issue de recherches menées à l'AUTOLab de l'université de Californie à Berkeley et commercialise ses robots de tri AmbiSort dans des centres de distribution de la grande distribution et du e-commerce. Pickle Robot Company, basée dans le Massachusetts, développe depuis plusieurs années des robots de déchargement de conteneurs et de remorques reposant sur la vision par ordinateur. Le secteur du déchargement automatisé compte aussi des acteurs comme Boston Dynamics, avec son robot Stretch dédié à cette tâche. À ce stade, l'annonce reste une intégration commerciale entre deux fournisseurs, sans détail public sur des sites de déploiement ni des volumes traités.

Dans nos dossiers

À lire aussi

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
1Robotics & Automation News 

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
1 source
Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt
2Robotics & Automation News 

Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt

Geekplus, l'un des plus grands fournisseurs mondiaux de technologies d'automatisation d'entrepôts, a lancé RoboShuttle Hyper, nouvelle génération de sa solution d'AMR grimpants pour le tri de bacs en mode tote-to-person. Le système revendique un débit pouvant atteindre 6 000 bacs par heure pour 1 000 mètres carrés d'entrepôt. Il cible les pics de commandes du e-commerce B2C, la préparation en froid et frais, les opérations de consolidation en entrepôt, ainsi que les centres de micro-fulfillment (MFC), ces sites urbains compacts destinés à raccourcir les délais de livraison. Ce lancement traduit la place croissante du débit et de la densité de stockage comme critères déterminants dans l'automatisation logistique, alors que distributeurs et plateformes de quick-commerce cherchent à absorber des pics de commandes sans agrandir leur surface au sol. Le chiffre de 6 000 bacs par heure fixe une référence pour les intégrateurs, même si, comme souvent avec ce type de communiqué, la méthodologie et les conditions réelles de mesure n'ont pas été détaillées publiquement, ce qui invite à la prudence avant toute comparaison directe avec les systèmes concurrents. Geekplus, anciennement Geek+, est un pionnier chinois du marché des AMR d'entrepôt, avec des déploiements revendiqués dans plusieurs dizaines de pays depuis son entrée sur le segment goods-to-person au milieu des années 2010. Sur le créneau tote-to-person grimpant, l'entreprise se retrouve en concurrence avec des acteurs comme AutoStore, Attabotics ou le français Exotec, également positionné sur le stockage dense à haute cadence. À ce stade, l'annonce reste un lancement produit, sans site pilote, date de déploiement ni tarification rendus publics.

UELe lancement de Geekplus intensifie la concurrence sur le stockage dense et le tri de bacs à haute cadence, un segment où le français Exotec est positionné.

IndustrielActu
1 source
LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts
3Interesting Engineering 

LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts

LG CNS, filiale IT du conglomérat sud-coréen LG, a présenté le 6 mai 2026 une démonstration de logistique multi-robots sur son campus Magok, dans l'ouest de Séoul. Quatre robots de fabricants différents ont exécuté une chaîne de manutention complète sans téléopération ni intervention humaine : un humanoïde bipède a saisi des colis sur un tapis roulant et les a transmis à un robot quadrupède à roues, qui les a acheminés jusqu'à un humanoïde sur plateforme roulante, lequel a positionné les boîtes sur des étagères situées à plus de deux mètres de hauteur. Le cycle complet, entre stations espacées de deux à trois mètres, s'est bouclé en environ 90 secondes. L'ensemble repose sur la plateforme Physical Works de LG CNS, articulée en deux briques : Physical Works Forge (entraînement par simulation et données vidéo) et Physical Works Baton (orchestration centralisée de flottes multi-marques). La plateforme prend en charge les humanoïdes bipèdes et sur roues, les quadrupèdes, les AMR et les AGV via une interface unifiée. LG Display a par ailleurs dévoilé en parallèle un écran P-OLED courbe de 7,2 pouces (technologie Tandem OLED troisième génération) destiné à l'affichage facial des robots humanoïdes. Ce qui rend la démonstration techniquement notable, c'est moins la performance individuelle de chaque robot que la couche logicielle de coordination inter-marques. La plateforme intègre un mécanisme de réaffectation dynamique des tâches : lors de la simulation d'un incident, le quadrupède a été basculé vers une mission de patrouille de sécurité, et un AMR de remplacement a pris le relais de transport sans interrompre le flux. LG CNS annonce que cette approche ramène les délais de déploiement de plusieurs mois à un à deux mois, avec des projections de gains de productivité supérieurs à 15 % et de réduction des coûts opérationnels allant jusqu'à 18 % dans des environnements de flottes mixtes d'environ 100 unités. Ces chiffres restent des projections internes, non encore validés en production à grande échelle, et le cycle de 90 secondes a été mesuré sur une distance très courte, ce qui en limite la portée comme indicateur de performance industrielle réelle. LG CNS positionne Physical Works dans un marché où la concurrence se structure autour de plateformes d'orchestration robotique plutôt que d'hardwares isolés. Aux États-Unis, Boston Dynamics propose Orbit pour la gestion de flottes Spot, tandis qu'Amazon et ses partenaires intègrent déjà des flottes mixtes AMR-humanoïdes (Digit d'Agility Robotics) dans leurs entrepôts. En Corée du Sud, Samsung et Hyundai (actionnaire de Boston Dynamics) sont également présents sur ce terrain. LG CNS a annoncé mener des projets pilotes avec 20 clients industriels et déployer la plateforme dans le cadre du projet Busan Smart City. Le groupe a aussi pris des participations dans des entreprises de contrôle humanoïde et de robot foundation models, sans en préciser les noms, ce qui suggère une stratégie d'intégration verticale en cours de consolidation.

IndustrielOpinion
1 source
Multiway Robotics automatise un entrepôt de 5 000 emplacements pour un fabricant malaisien
4Robotics & Automation News 

Multiway Robotics automatise un entrepôt de 5 000 emplacements pour un fabricant malaisien

Multiway Robotics a achevé le déploiement d'un système d'automatisation intelligente pour l'entrepôt d'un fabricant malaisien, associant chariots élévateurs autonomes (AMR) et logiciel de gestion d'entrepôt (WMS). Le site couvre plus de 5 000 emplacements de stockage, répartis entre l'entrepôt de matières premières, le stock de produits finis, les zones de préparation des matériaux et les zones de quarantaine. Le communiqué ne précise toutefois ni le nom du client, ni la date de mise en service, ni le montant investi. Ce type de projet illustre la maturation de l'automatisation d'entrepôt en Asie du Sud-Est, où les sites manufacturiers cherchent à densifier leur stockage sans agrandir leur empreinte au sol. Pour les intégrateurs, le cas confirme que l'association chariots autonomes et WMS devient une offre standard capable de piloter plusieurs typologies de zones depuis un seul système, plutôt qu'un pilote isolé. Le communiqué reste cependant avare en indicateurs vérifiables, sans gain de productivité chiffré ni délai de retour sur investissement communiqué, ce qui invite à le lire comme une communication commerciale plutôt qu'un cas d'étude indépendant. Multiway Robotics évolue sur un marché des chariots élévateurs autonomes déjà disputé par des acteurs comme Hai Robotics, Geek+ ou Quicktron, tous positionnés sur l'automatisation d'entrepôts manufacturiers en Asie. La Malaisie, hub industriel majeur pour l'électronique et les biens de consommation, constitue pour ces fournisseurs un terrain d'expansion privilégié face à la pénurie de main d'oeuvre logistique. Le communiqué ne détaille ni calendrier de futurs déploiements ni sites pilotes additionnels.

IndustrielActu
1 source