Aller au contenu principal
IndustrielRobotics & Automation News 

Multiway Robotics automatise un entrepôt de 5 000 emplacements pour un fabricant malaisien

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Multiway Robotics a achevé le déploiement d'un système d'automatisation intelligente pour l'entrepôt d'un fabricant malaisien, associant chariots élévateurs autonomes (AMR) et logiciel de gestion d'entrepôt (WMS). Le site couvre plus de 5 000 emplacements de stockage, répartis entre l'entrepôt de matières premières, le stock de produits finis, les zones de préparation des matériaux et les zones de quarantaine. Le communiqué ne précise toutefois ni le nom du client, ni la date de mise en service, ni le montant investi.

Ce type de projet illustre la maturation de l'automatisation d'entrepôt en Asie du Sud-Est, où les sites manufacturiers cherchent à densifier leur stockage sans agrandir leur empreinte au sol. Pour les intégrateurs, le cas confirme que l'association chariots autonomes et WMS devient une offre standard capable de piloter plusieurs typologies de zones depuis un seul système, plutôt qu'un pilote isolé. Le communiqué reste cependant avare en indicateurs vérifiables, sans gain de productivité chiffré ni délai de retour sur investissement communiqué, ce qui invite à le lire comme une communication commerciale plutôt qu'un cas d'étude indépendant.

Multiway Robotics évolue sur un marché des chariots élévateurs autonomes déjà disputé par des acteurs comme Hai Robotics, Geek+ ou Quicktron, tous positionnés sur l'automatisation d'entrepôts manufacturiers en Asie. La Malaisie, hub industriel majeur pour l'électronique et les biens de consommation, constitue pour ces fournisseurs un terrain d'expansion privilégié face à la pénurie de main d'oeuvre logistique. Le communiqué ne détaille ni calendrier de futurs déploiements ni sites pilotes additionnels.

À lire aussi

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
1Robotics & Automation News 

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
1 source
LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts
2Interesting Engineering 

LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts

LG CNS, filiale IT du conglomérat sud-coréen LG, a présenté le 6 mai 2026 une démonstration de logistique multi-robots sur son campus Magok, dans l'ouest de Séoul. Quatre robots de fabricants différents ont exécuté une chaîne de manutention complète sans téléopération ni intervention humaine : un humanoïde bipède a saisi des colis sur un tapis roulant et les a transmis à un robot quadrupède à roues, qui les a acheminés jusqu'à un humanoïde sur plateforme roulante, lequel a positionné les boîtes sur des étagères situées à plus de deux mètres de hauteur. Le cycle complet, entre stations espacées de deux à trois mètres, s'est bouclé en environ 90 secondes. L'ensemble repose sur la plateforme Physical Works de LG CNS, articulée en deux briques : Physical Works Forge (entraînement par simulation et données vidéo) et Physical Works Baton (orchestration centralisée de flottes multi-marques). La plateforme prend en charge les humanoïdes bipèdes et sur roues, les quadrupèdes, les AMR et les AGV via une interface unifiée. LG Display a par ailleurs dévoilé en parallèle un écran P-OLED courbe de 7,2 pouces (technologie Tandem OLED troisième génération) destiné à l'affichage facial des robots humanoïdes. Ce qui rend la démonstration techniquement notable, c'est moins la performance individuelle de chaque robot que la couche logicielle de coordination inter-marques. La plateforme intègre un mécanisme de réaffectation dynamique des tâches : lors de la simulation d'un incident, le quadrupède a été basculé vers une mission de patrouille de sécurité, et un AMR de remplacement a pris le relais de transport sans interrompre le flux. LG CNS annonce que cette approche ramène les délais de déploiement de plusieurs mois à un à deux mois, avec des projections de gains de productivité supérieurs à 15 % et de réduction des coûts opérationnels allant jusqu'à 18 % dans des environnements de flottes mixtes d'environ 100 unités. Ces chiffres restent des projections internes, non encore validés en production à grande échelle, et le cycle de 90 secondes a été mesuré sur une distance très courte, ce qui en limite la portée comme indicateur de performance industrielle réelle. LG CNS positionne Physical Works dans un marché où la concurrence se structure autour de plateformes d'orchestration robotique plutôt que d'hardwares isolés. Aux États-Unis, Boston Dynamics propose Orbit pour la gestion de flottes Spot, tandis qu'Amazon et ses partenaires intègrent déjà des flottes mixtes AMR-humanoïdes (Digit d'Agility Robotics) dans leurs entrepôts. En Corée du Sud, Samsung et Hyundai (actionnaire de Boston Dynamics) sont également présents sur ce terrain. LG CNS a annoncé mener des projets pilotes avec 20 clients industriels et déployer la plateforme dans le cadre du projet Busan Smart City. Le groupe a aussi pris des participations dans des entreprises de contrôle humanoïde et de robot foundation models, sans en préciser les noms, ce qui suggère une stratégie d'intégration verticale en cours de consolidation.

IndustrielOpinion
1 source
Des quadrillages aux entrepôts : adapter la planification multi-agents légère en un coup pour les robots à guidage automatique
3arXiv cs.RO 

Des quadrillages aux entrepôts : adapter la planification multi-agents légère en un coup pour les robots à guidage automatique

Une équipe de chercheurs a publié le 21 mai 2026 (arXiv:2605.15799) un nouveau cadre algorithmique baptisé MAWPF (Multi-Agent Warehouse Pathfinding), conçu pour adapter les méthodes classiques de planification multi-agents (MAPF) aux véhicules guidés automatisés (AGV) à transmission différentielle réellement déployés en entrepôt. Contrairement aux formulations MAPF standards qui supposent une grille 2D à quatre connexions avec des déplacements unitaires, MAWPF intègre quatre contraintes physiques réalistes : les agents ne peuvent effectuer que des mouvements rectilignes ou des rotations sur place, les rotations ont un coût multi-étapes (non unitaire), les phases d'accélération et de décélération sont modélisées explicitement, et les collisions par l'arrière entre robots suiveurs sont interdites. Les auteurs ont adapté et comparé quatre algorithmes sous-optimaux représentatifs issus de la littérature MAPF : PP (Prioritized Planning), LNS2 (Large Neighborhood Search 2), PIBT (Priority Inheritance with Backtracking) et LaCAM. Les benchmarks montrent que PP et LNS2 peinent à résoudre des instances à grand nombre d'agents, tandis que les approches basées sur PIBT offrent une meilleure scalabilité, au prix d'un coût de solution plus élevé. Ce travail comble un écart concret entre la recherche en planification combinatoire et les contraintes opérationnelles des entrepôts automatisés, où les AGV à transmission différentielle dominent le marché (flottes Locus Robotics, 6 River Systems, Exotec Skypod). Le fait que les rotations et la cinématique soient désormais intégrées dans le modèle de collision élimine une source fréquente d'échec au déploiement, le "sim-to-real gap" cinématique, sans abandonner la tractabilité de la recherche combinatoire discrète. Pour un intégrateur ou un COO, cela signifie que les algorithmes de planification peuvent être qualifiés sur des métriques proches du comportement réel des véhicules, réduisant les ajustements coûteux en production. Le MAPF classique, formalisé depuis les années 2010 avec des algorithmes comme CBS (Conflict-Based Search) et ses variantes, a longtemps été critiqué pour son manque de réalisme physique. Des travaux récents comme MAPF avec agents de taille variable ou avec contraintes temporelles ont ouvert cette direction, mais la cinématique différentielle restait peu traitée. Sur le plan concurrentiel, Amazon Robotics et Waymo Via investissent dans des approches d'optimisation de flotte propriétaires, tandis que des startups comme Exotec (France) ou Autostore misent sur des architectures matérielles contraintes qui simplifient le problème de planification. La prochaine étape naturelle serait l'extension à la planification lifecycle (avec objectifs de livraison dynamiques) et des tests sur des entrepôts physiques instrumentés, non encore annoncés par les auteurs.

UELes intégrateurs de flottes AGV en Europe, et notamment Exotec (France, Skypod), peuvent s'appuyer sur ce cadre MAWPF pour qualifier leurs planificateurs sur des métriques cinématiques réalistes, réduisant les coûteux ajustements de production liés au sim-to-real gap différentiel.

IndustrielPaper
1 source
Brightpick présente sa feuille de route vers les entrepôts entièrement automatisés au Robotics Summit
4The Robot Report 

Brightpick présente sa feuille de route vers les entrepôts entièrement automatisés au Robotics Summit

Jan Zizka, co-fondateur et PDG de Brightpick, présentera le 27 mai 2026 à 14h45 lors du Robotics Summit & Expo de Boston une conférence intitulée "When Robots Don't Sleep: The Path Toward Lights-Out Warehouses". L'exposé portera sur une feuille de route concrète vers les entrepôts en fonctionnement autonome total, dits "lights-out", sans opérateurs humains présents. Brightpick, fondée en 2021 par essaimage depuis l'éditeur de vision machine Photoneo (racheté par Zebra Technologies en 2024), développe des robots d'order picking basés sur l'IA. Son produit phare, l'Autopicker, lauréat du RBR50 Robotics Innovation Award 2024, s'installe en quelques semaines dans des entrepôts de toute taille et couvre le picking, le buffering, la consolidation, l'expédition et le réapprovisionnement de stock. La société est basée à Austin, Texas. Le message central de Zizka est délibérément pragmatique : le lights-out total reste hors de portée économique à court terme, mais un mode hybride est déjà opérationnel. Dans ce modèle, les robots assurent la majorité des tâches répétitives de nuit sans supervision, tandis que les humains interviennent le jour pour les pics de volume et les cas exceptionnels. Le vrai verrou n'est pas technique mais économique : automatiser les derniers 10 à 20 % des flux, là où se concentrent les cas limites et les décisions de jugement, coûte disproportionnellement cher par rapport au gain. La stratégie rationnelle consiste donc à maximiser le ROI sur les flux à fort volume, préserver la flexibilité humaine là où elle crée de la valeur, et réduire progressivement l'ensemble des exceptions à mesure que la technologie mature. C'est une posture moins spectaculaire que les annonces "révolutionnaires" du secteur, mais plus alignée avec les contraintes réelles des opérateurs logistiques. Brightpick s'inscrit dans une course à la commercialisation des robots d'entrepôt autonomes où les acteurs sont nombreux : Exotec (France, systèmes Skypod pour le stockage dense), Symbotic, Locus Robotics, ou encore Grey Orange sur le segment des AMR de fulfillment. La particularité de Brightpick est son héritage en vision 3D via Photoneo, qui lui confère une expertise en manipulation autonome plutôt que sur le simple transport. Zizka cumule plus de 20 brevets couvrant la détection 3D, la robotique mobile et la manipulation, et a conduit des recherches sur les caméras computationnelles au MIT. La conférence de Boston permettra de calibrer où en est réellement la technologie par rapport aux promesses marketing du secteur, un exercice d'autant plus utile que les déploiements lights-out effectifs restent rares et souvent cantonnés à des environnements très contraints (température, SKU limités, flux prévisibles).

UELa présence d'Exotec comme concurrent direct positionne les acteurs européens face à cette offre américaine, mais aucun déploiement en France/UE n'est documenté dans l'article.

IndustrielActu
1 source