Aller au contenu principal
IndustrielRobotics & Automation News 

Teradyne Robotics et Sereact s'associent pour développer des solutions d'IA physique pour le commerce de détail et la logistique

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Teradyne Robotics et Sereact ont annoncé un partenariat associant la plateforme d'IA physique de Sereact aux robots collaboratifs (cobots) de Universal Robots, filiale de Teradyne. Les applications visées sont le commerce de détail, la logistique et la manufacture, plus précisément des opérations réelles jusqu'ici difficiles à automatiser. Le communiqué ne donne ni payload, ni temps de cycle, ni nombre de sites, ni calendrier, ni prix. Il s'agit donc d'une annonce de partenariat commercial, sans déploiement client chiffré ni produit conjoint livré à ce stade.

Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, l'intérêt tient à la répartition des rôles. Le matériel cobot est déjà éprouvé et largement installé, tandis que la couche logicielle d'IA, qui gère la perception et la préhension d'objets variés et non structurés, reste le point de blocage des applications de picking et de manipulation hors cadre. Si l'intégration fonctionne, elle abaisserait le coût de programmation et d'adaptation pour des références changeantes. Seuls des chiffres de taux de prise réussie, de cadence et de disponibilité sur site client permettront de trancher entre promesse et réalité industrielle.

Sereact est une start-up allemande basée à Stuttgart, spécialisée dans les modèles d'IA pour la manipulation robotique, ce qui donne une visibilité européenne à ce rapprochement avec Universal Robots, d'origine danoise. Teradyne Robotics regroupe Universal Robots et les robots mobiles autonomes MiR. Le groupe cherche à enrichir son offre logicielle face à des concurrents qui misent sur des modèles de fondation pour la manipulation, comme Physical Intelligence ou Covariant. Les pilotes et jalons commerciaux restent à annoncer.

Impact France/UE

Partenariat associant la start-up allemande Sereact et Universal Robots (Danemark), renforçant l'offre européenne de cobots dotés d'IA physique pour la logistique et la manufacture.

À lire aussi

Teradyne Robotics s'associe à Sereact pour déployer l'IA physique à grande échelle dans le commerce et la logistique
1Robotics Business Review 

Teradyne Robotics s'associe à Sereact pour déployer l'IA physique à grande échelle dans le commerce et la logistique

Teradyne Robotics, maison mère de Universal Robots (bras collaboratifs) et de Mobile Industrial Robots (AMR), a annoncé un partenariat avec la start-up allemande Sereact lors de NVIDIA GTC Berlin 2026. Le logiciel de physical AI de Sereact, baptisé Cortex, pilote désormais des bras UR dans des systèmes à deux bras destinés aux tâches non structurées: gestion des retours, pièce picking, tri, induction de commandes, machine tending, consolidation de bacs, kitting et emballage. Les partenaires affirment avoir déjà livré des centaines de robots UR en configuration dual-arm chez des clients européens. Premier cas cité: CEVA Logistics déploie le système pour Zalando dans ses centres de Greven (Allemagne) et Świebodzin (Pologne), où les robots traitent de façon autonome des articles de mode retournés. Il s'agit de la première phase d'une extension prévue à l'échelle européenne. Sereact a par ailleurs ouvert cet été son siège américain à Charlestown (Massachusetts) pour préparer l'arrivée sur le marché nord-américain. Pour les intégrateurs et les directeurs logistiques, l'intérêt tient moins à la technologie qu'à son mode de distribution. Un modèle unique, sans réentraînement par article ou par tâche, et dont les apprentissages sont partagés entre robots, est adossé à la base installée d'Universal Robots (plus de 100 000 déploiements industriels, selon Teradyne) et à son réseau mondial de distributeurs. C'est un canal que peu de start-ups de manipulation par IA peuvent mobiliser. Les retours e-commerce constituent un bon test: séquence imprévisible, formes, orientations et emballages variables, mix qui change en continu. La contrainte réglementaire ajoute un moteur économique, puisque la réglementation européenne interdit la destruction ou la mise en décharge des invendus retournés, ce qui oblige à les reconditionner vite. Il faut toutefois rester prudent: le communiqué, rédigé par les deux partenaires, n'avance ni taux de prise réussie, ni cadence, ni taux d'intervention humaine, ni nombre précis de sites. Le « bien au-delà du pilote » reste donc une affirmation à confirmer par des chiffres d'exploitation, et « des centaines de robots » ne dit pas combien sont en production réelle. Côté technique, NVIDIA est partie prenante de la chaîne: Cortex est entraîné dans Isaac Sim avec les modèles de monde ouverts Cosmos, post-entraîné par apprentissage par renforcement avec Isaac Lab, puis évalué sur le matériel de Teradyne avant déploiement. Cette approche simulation puis réel confirme la place croissante des jumeaux numériques dans l'industrialisation des modèles de manipulation. Teradyne positionne ses bras comme une plateforme ouverte et connectée pour l'ère de l'IA, face à des acteurs qui intègrent verticalement matériel et modèle, comme les fabricants d'humanoïdes, et à d'autres éditeurs de logiciels de picking (Covariant, Dexterity, Nomagic, entre autres). Le point à suivre sera l'extension annoncée des déploiements Zalando en Europe, puis les premiers sites nord-américains portés par le bureau du Massachusetts.

UELe déploiement de robots UR pilotés par Sereact chez CEVA Logistics pour Zalando en Allemagne et en Pologne, avec une extension européenne prévue, concerne directement la logistique e-commerce européenne et sa contrainte réglementaire sur les invendus retournés.

FR/EU ecosystemeActu
1 source
FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots
2Robotics Business Review 

FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots

FANUC Corp. a annoncé cette semaine un partenariat stratégique avec Google visant à accélérer le déploiement de l'IA physique dans ses robots industriels. L'initiative s'appuie sur les technologies d'intelligence artificielle de Google, notamment les grands modèles de langage (LLM), pour doter les robots FANUC de capacités de perception environnementale, de prise de décision autonome et d'exécution adaptative. Mike Cicco, président et CEO de FANUC America, a résumé l'enjeu sans détour : "Les fabricants ne se demandent plus s'ils doivent utiliser l'IA, mais comment l'appliquer là où ça compte le plus, soit sur le sol de l'usine." Depuis la présentation de son système d'IA physique à l'IREX de Tokyo en décembre 2025, FANUC affirme avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications liées à l'IA physique, une donnée qui distingue ce partenariat d'une simple annonce commerciale. La gamme concernée s'étend des petits bras avec une charge utile de 3 kg jusqu'aux robots industriels lourds supportant 2 300 kg, ainsi que la série collaborative CRX. Sur le plan technique, la compatibilité de FANUC avec le standard ROS (Robot Operating System) via des pilotes open-source constitue le socle de l'intégration. La société prend en charge le langage Python pour le développement IA, des interfaces de communication haute vitesse pour le contrôle externe, et des passerelles vers les automates programmables (PLC), ce qui facilite l'insertion dans des lignes de production existantes sans refonte d'architecture. En parallèle, FANUC annonce un resserrement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, un signal fort vers le sim-to-real, l'un des verrous techniques majeurs de la robotique adaptative. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement signifie que les outils IA grand public deviennent directement utilisables sur des cellules robotisées certifiées production, ce qui réduit significativement la distance entre prototype et déploiement réel. FANUC, fondée au Japon et dont la filiale américaine est basée à Rochester Hills, Michigan, est l'un des leaders mondiaux du contrôle numérique (CNC) et de la robotique industrielle, avec des implantations sur tout le continent américain. Google s'implique dans la robotique principalement via Intrinsic, son unité dédiée à l'IA robotique et l'un des contributeurs majeurs à l'écosystème ROS. Ce partenariat positionne les deux acteurs dans une course qui s'intensifie entre les fournisseurs de robots industriels traditionnels (ABB, KUKA, Yaskawa) et les nouveaux entrants humanoïdes comme Figure ou Agility Robotics, qui misent eux aussi sur des LLM pour la flexibilité d'exécution. FANUC, fort de 1 000 unités déjà expédiées, cherche à démontrer que l'IA physique n'est plus un sujet de R&D mais une réalité commerciale intégrable à grande échelle. Les prochaines démonstrations sont attendues au Robotics Summit & Expo de Boston dans les prochains jours.

UEPression concurrentielle directe sur ABB et KUKA face à un déploiement LLM-robotique industrielle désormais à échelle commerciale chez FANUC (1 000 unités expédiées), accélérant la course à l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne.

IndustrielOpinion
1 source
Promise Robotics s'associe à D.R. Horton pour appliquer l'IA physique à la construction de maisons
3Robotics Business Review 

Promise Robotics s'associe à D.R. Horton pour appliquer l'IA physique à la construction de maisons

Promise Robotics, société torontoise fondée en 2021, a signé un accord pluriannuel avec le constructeur américain D.R. Horton, qui recourra à son offre Factory-as-a-Service (FaaS) pour produire plus de 1 250 maisons aux États-Unis. Le modèle repose sur des microusines où robotique, IA, logiciels et systèmes de fabrication sont reliés sur toute la chaîne : traduction des plans, planification de production, fabrication automatisée de composants, puis installation sur site. Le fabricant utilise aujourd'hui ses propres simulations dans le cloud et des bras industriels KUKA, tout en se disant agnostique côté robots. Sa pile logicielle combine vision par ordinateur, grands modèles de langage pour la préparation initiale des flux de données et un modèle de raisonnement propre au domaine de la construction. Chaque maison produite génère selon l'entreprise 300 nouvelles images et 5 000 nouvelles sources tactiles. Les planchers atteignent 45 pieds (environ 13,7 m), les murs 20 pieds (environ 6 m), fenêtres et portes comprises, et la société fabrique aussi des cages d'escalier prêtes à poser. Sa cible principale : les maisons en rangée de trois à quatre étages. Elle est partie de la mécanique et du CVC (chauffage, ventilation, climatisation). L'enjeu dépasse le seul contrat. Le bâtiment résidentiel n'a jamais connu la standardisation de l'automobile, où un même modèle se produit à des millions d'exemplaires avec de faibles variantes : ici, chaque mur et chaque plancher diffère par ses dégagements, ses composants et son agencement. Promise Robotics en déduit que la variabilité doit être absorbée par le logiciel, qui connaît les limites de mouvement, de matériaux et d'outils, plutôt que par des lignes rigides. Le modèle FaaS cherche aussi à épargner aux constructeurs le coût et le risque d'investir eux-mêmes dans une infrastructure de production, dans un secteur fragmenté, peu enclin à former sa main-d'œuvre comme le fait l'industrie manufacturière. Un client de la taille de D.R. Horton donne de la crédibilité à l'approche, mais l'annonce ne dit rien des cadences, des délais, des coûts par maison ni du calendrier de livraison des 1 250 unités. L'affirmation selon laquelle le système s'améliore avec le temps et réduit les dépenses reste, à ce stade, déclarative. Il s'agit d'un accord signé, non d'un déploiement à grande échelle déjà démontré. Côté contexte, la demande de logements reste forte, la main-d'œuvre manque et les coûts montent, ce qui pousse les constructeurs à chercher des méthodes plus répétables. Promise Robotics défend une approche distribuée, avec des microusines dans plusieurs marchés, et veut rendre cette capacité accessible aux constructeurs d'Amérique du Nord. L'article ne cite pas de concurrents précis ni de calendrier de montée en charge, mais le secteur de la préfabrication robotisée reste ouvert. Les prochains jalons à surveiller : le nombre de sites ouverts pour servir D.R. Horton, les volumes réellement livrés, et la capacité à reproduire le modèle chez d'autres constructeurs.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielActu
1 source
NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA
4NVIDIA Blog Robotics 

NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA

NVIDIA et le conglomérat sud-coréen Doosan Group ont annoncé en juin 2026 un élargissement de leur collaboration couvrant quatre entités du groupe : Doosan Robotics, Doosan Bobcat, Doosan Enerbility et Doosan Corporation Electro-Materials BG. Côté robotique, Doosan Robotics intègre la pile physique AI de NVIDIA, dont Isaac Sim et Isaac Lab pour la simulation, les modèles de fondation Cosmos pour la génération de monde physique, le moteur de physique open source Newton, et le SoC embarqué Jetson Thor. L'objectif est de faire évoluer leur plateforme "Agentic Robot OS" -- présentée comme une couche logicielle unifiant perception, raisonnement, simulation, apprentissage et inférence on-device -- pour des tâches industrielles concrètes comme la dépalettisation et le ponçage, ainsi que pour de nouveaux facteurs de forme incluant des bras doubles et des plateformes humanoïdes. Doosan Bobcat, spécialisé dans les engins compacts (construction, agriculture, manutention), entend de son côté exploiter les mêmes technologies pour développer des world models spécialisés. Enfin, Doosan Enerbility explore l'alimentation des AI factories NVIDIA via turbines à gaz, vapeur, réacteurs modulaires de petite taille (SMR) et piles à combustible hydrogène, pendant que Doosan Electro-Materials fournit des copper clad laminates (CCL) haute performance pour les PCB des accélérateurs et serveurs IA compatibles NVIDIA MGX. Il faut lire cette annonce pour ce qu'elle est : un accord de collaboration, pas un déploiement. Aucun chiffre de production, de cycle time, ni de volume shipment n'est communiqué. Cela dit, la structure de l'accord est stratégiquement cohérente. Doosan couvre plusieurs couches de la chaîne de valeur de l'infrastructure IA simultanément : hardware embarqué (Jetson Thor sur cobots), logiciel de simulation (Isaac Lab), matériaux de base pour data centers (CCL), et production d'énergie pour alimenter ces mêmes data centers. Pour les intégrateurs industriels, le signal le plus concret est le passage revendiqué de Doosan Robotics d'un fournisseur de bras articulés vers une entreprise "AI-first full-stack" -- une ambition que partagent Universal Robots, Fanuc et Yaskawa, mais que peu ont encore matérialisée à l'échelle. L'intégration sim-to-real via Cosmos et Newton suggère une volonté de réduire le demo-to-reality gap qui plombe encore de nombreuses démonstrations de manipulation complexe. Doosan Group, fondé en Corée du Sud en 1896 et désormais actif dans l'énergie, l'industrie lourde et la robotique, a acquis Bobcat en 2007 et structuré Doosan Robotics en unité autonome cotée en 2023. Sur le terrain de la robotique collaborative, ses concurrents directs incluent Universal Robots (acquis par Teradyne), FANUC, ABB et Techman Robot, tous en train d'intégrer des couches IA similaires. Sur le segment humanoïde, auquel Doosan fait désormais référence explicitement, la concurrence est plus intense encore : Figure (qui déploie chez BMW), Agility Robotics (Amazon), 1X, Apptronik et Tesla Optimus avancent tous sur des timelines industrielles. NVIDIA, de son côté, capitalise sur cette annonce pour consolider son positionnement de "système d'exploitation de la robotique physique", après des accords similaires avec Boston Dynamics, Foxconn et Intrinsic (Alphabet). Les prochaines étapes mentionnées restent vagues : des cas d'usage de référence sont "en cours de développement", sans date ni client annoncés.

IndustrielOpinion
1 source