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FR/EU ecosystemeRobotics Business Review 

Teradyne Robotics s'associe à Sereact pour déployer l'IA physique à grande échelle dans le commerce et la logistique

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Teradyne Robotics, maison mère de Universal Robots (bras collaboratifs) et de Mobile Industrial Robots (AMR), a annoncé un partenariat avec la start-up allemande Sereact lors de NVIDIA GTC Berlin 2026. Le logiciel de physical AI de Sereact, baptisé Cortex, pilote désormais des bras UR dans des systèmes à deux bras destinés aux tâches non structurées: gestion des retours, pièce picking, tri, induction de commandes, machine tending, consolidation de bacs, kitting et emballage. Les partenaires affirment avoir déjà livré des centaines de robots UR en configuration dual-arm chez des clients européens. Premier cas cité: CEVA Logistics déploie le système pour Zalando dans ses centres de Greven (Allemagne) et Świebodzin (Pologne), où les robots traitent de façon autonome des articles de mode retournés. Il s'agit de la première phase d'une extension prévue à l'échelle européenne. Sereact a par ailleurs ouvert cet été son siège américain à Charlestown (Massachusetts) pour préparer l'arrivée sur le marché nord-américain.

Pour les intégrateurs et les directeurs logistiques, l'intérêt tient moins à la technologie qu'à son mode de distribution. Un modèle unique, sans réentraînement par article ou par tâche, et dont les apprentissages sont partagés entre robots, est adossé à la base installée d'Universal Robots (plus de 100 000 déploiements industriels, selon Teradyne) et à son réseau mondial de distributeurs. C'est un canal que peu de start-ups de manipulation par IA peuvent mobiliser. Les retours e-commerce constituent un bon test: séquence imprévisible, formes, orientations et emballages variables, mix qui change en continu. La contrainte réglementaire ajoute un moteur économique, puisque la réglementation européenne interdit la destruction ou la mise en décharge des invendus retournés, ce qui oblige à les reconditionner vite. Il faut toutefois rester prudent: le communiqué, rédigé par les deux partenaires, n'avance ni taux de prise réussie, ni cadence, ni taux d'intervention humaine, ni nombre précis de sites. Le « bien au-delà du pilote » reste donc une affirmation à confirmer par des chiffres d'exploitation, et « des centaines de robots » ne dit pas combien sont en production réelle.

Côté technique, NVIDIA est partie prenante de la chaîne: Cortex est entraîné dans Isaac Sim avec les modèles de monde ouverts Cosmos, post-entraîné par apprentissage par renforcement avec Isaac Lab, puis évalué sur le matériel de Teradyne avant déploiement. Cette approche simulation puis réel confirme la place croissante des jumeaux numériques dans l'industrialisation des modèles de manipulation. Teradyne positionne ses bras comme une plateforme ouverte et connectée pour l'ère de l'IA, face à des acteurs qui intègrent verticalement matériel et modèle, comme les fabricants d'humanoïdes, et à d'autres éditeurs de logiciels de picking (Covariant, Dexterity, Nomagic, entre autres). Le point à suivre sera l'extension annoncée des déploiements Zalando en Europe, puis les premiers sites nord-américains portés par le bureau du Massachusetts.

Impact France/UE

Le déploiement de robots UR pilotés par Sereact chez CEVA Logistics pour Zalando en Allemagne et en Pologne, avec une extension européenne prévue, concerne directement la logistique e-commerce européenne et sa contrainte réglementaire sur les invendus retournés.

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1Robotics & Automation News 

Les robots de Sereact automatisent le traitement des retours Zalando dans des centres logistiques en Allemagne et en Pologne

Sereact, le détaillant en ligne Zalando et CEVA Logistics ont lancé le traitement automatisé des retours de mode sur deux sites logistiques : Greven en Allemagne et Świebodzin en Pologne. Les systèmes robotiques à deux bras, pilotés par Cortex, la plateforme de physical AI de Sereact, sont entrés en exploitation réelle. Ils prennent en charge de façon autonome des articles retournés par des clients. Les partenaires présentent ce déploiement comme la phase initiale d'un programme plus large. Le communiqué ne précise ni cadence, ni taux de réussite, ni nombre de cellules, ni périmètre exact des références traitées. L'enjeu est considérable. Les retours de vêtements sont un cas d'usage difficile pour la manipulation robotique : textiles déformables, emballages variables, états hétérogènes, tâches de tri et de contrôle. Un déploiement en production chez un grand e-commerçant européen, sur deux pays, suggère que les modèles de manipulation guidés par l'IA quittent le stade du pilote pour s'intégrer à des flux logistiques réels. Il faudra toutefois attendre des chiffres de débit, de disponibilité et de coût par pièce pour juger de la rentabilité face au travail manuel. À ce stade, il s'agit d'un lancement en conditions réelles, sans données de performance publiées. Sereact, start-up allemande de Stuttgart, mise sur un modèle fondation généraliste pour la manipulation, là où des concurrents comme Dexterity, Mujin ou Pickle misent sur des solutions plus spécialisées. CEVA Logistics, filiale de CMA CGM basée à Marseille, apporte une visibilité française dans ce projet et un accès à de nombreux sites. Zalando, de son côté, traite de gros volumes de retours. L'extension à d'autres sites des trois partenaires sera le vrai test de la généralisation.

UEDéploiement en production d'une start-up allemande avec Zalando et CEVA Logistics (filiale de CMA CGM, Marseille) sur deux sites européens, illustrant l'arrivée de la manipulation robotique par IA dans la logistique de l'UE.

FR/EU ecosystemeActu
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Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels
2Robotics Business Review 

Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels

Comau SpA, le spécialiste italien de l'automatisation industrielle basé à Turin, et OMRON Robotics, filiale robotique d'Omron Industrial Automation dont le siège est à Pleasanton (Californie), ont annoncé un partenariat stratégique visant à accélérer conjointement le déploiement de l'automatisation dans l'industrie mondiale. L'accord, annoncé le 11 mai 2026, cible en priorité quatre secteurs à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. Les deux PDG, Pietro Gorlier pour Comau et Olivier Welker pour OMRON Robotics, ont confirmé l'initiative sans en préciser les modalités financières ni les engagements de chiffre d'affaires commun. Les sociétés prévoient d'intégrer du matériel robotique, des technologies de contrôle avancées et des plateformes logicielles d'automatisation, avec des initiatives conjointes supplémentaires à l'étude. OMRON a par ailleurs élargi le mois dernier les options de configuration mât de son AMR OL-450S, illustrant une dynamique produit active en parallèle du rapprochement. Ce partenariat répond à une tension réelle du marché : les intégrateurs et les industriels cherchent des solutions qui s'insèrent aussi bien dans des lignes de production existantes que dans des environnements de nouvelle génération, sans multiplier les intégrateurs spécialisés. En combinant le portefeuille OMRON, reconnu pour ses robots industriels, collaboratifs et mobiles ainsi que ses environnements de programmation à déploiement rapide, avec la base installée de Comau dans l'automobile, l'e-mobilité, la pharmacie et la logistique, les deux acteurs visent une offre plus large et accessible à l'échelle mondiale. La portée réelle de la collaboration reste à vérifier dans la pratique : l'annonce est, pour l'instant, une déclaration d'intention sans déploiement client documenté ni métriques de performance communes publiées. Comau, présent dans plus de 30 pays et anciennement dans l'orbite de Stellantis, a engagé depuis deux ans une diversification active hors de l'automobile, notamment avec l'acquisition d'Automha SpA (Bergame, Italie), spécialiste de l'intralogistique globale présenté à MODEX en avril. OMRON Robotics s'appuie sur l'écosystème mondial d'Omron, groupe japonais pesant plusieurs milliards de dollars dans l'automatisation industrielle. Sur ce segment de la robotique légère et de la manutention flexible, les deux entreprises se retrouvent en concurrence directe avec des alliances similaires impliquant Universal Robots, Fanuc ou Yaskawa Motoman. Roberto Mendes Cutrupi, directeur de la business unit Amérique du Nord de Comau, prendra la parole lors du Robotics Summit & Expo de Boston le 28 mai 2026, première occasion publique de préciser la feuille de route opérationnelle de cette collaboration.

UEComau, acteur industriel italien majeur anciennement dans l'orbite Stellantis, étend son portefeuille hors automobile via ce partenariat, renforçant potentiellement la compétitivité des intégrateurs européens face aux alliances concurrentes portées par Universal Robots, Yaskawa ou Fanuc.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir
3Robotics Business Review 

Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir

Robot.com, entreprise basée à San Francisco fondée en 2017 sous le nom Kiwibot, a annoncé un accord commercial de sept ans avec le groupe français de restauration collective Sodexo, qui prolonge un partenariat entamé en 2021 sur plusieurs campus universitaires nord-américains gérés par Sodexo. Selon Felipe Chavez Cortes, cofondateur et PDG de Robot.com, cité par The Robot Report, Sodexo emploie environ 400 000 personnes dans le monde dont 120 000 à temps plein aux États-Unis, et fait face à des pénuries de main-d'œuvre sur certains postes. Ce contrat de sept ans constitue, selon Cortes, le plus grand déploiement d'entreprise unique jamais signé par Robot.com. La flotte de robots de livraison R-Kiwi de la société a réalisé 2,4 millions de tâches sur des campus et des trottoirs urbains, avec plus de 500 unités actuellement en service à travers le pays, chiffres communiqués par l'entreprise elle-même et non vérifiés de façon indépendante. Robot.com prévoit d'ajouter à sa gamme le R-Dog, un robot quadrupède à roues et pattes capable, selon Cortes, de déposer directement les colis, de monter des escaliers, et de s'installer dans un véhicule autonome sans modification de celui-ci. Pour la fiabilité opérationnelle de ses flottes, l'entreprise s'appuie sur sa plateforme logicielle interne baptisée Remi et sur des partenariats avec Field AI et Physical Intelligence. Ce contrat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur reculent sur la livraison en campus universitaire: Starship Technologies, l'un des pionniers du secteur, a récemment annoncé l'arrêt progressif de ses opérations sur les campus pour se recentrer sur la livraison de courses alimentaires. Robot.com fait donc un pari inverse, misant sur le campus comme environnement de test intermédiaire entre l'intérieur contrôlé et la rue urbaine dense. L'argument économique avancé par Cortes, une plateforme logicielle mêlant robotique classique et briques d'IA tierces, en partie financée par de la publicité embarquée sur les robots, illustre une recherche plus large de modèles de revenus hybrides pour rentabiliser des flottes dont le coût d'exploitation reste élevé. L'arrivée annoncée du R-Dog, capable de livrer sans intervention manuelle du destinataire, répond à une limite structurelle des robots à roues actuels, qui nécessitent que le client ouvre lui-même le compartiment. Mais à ce stade, le R-Dog demeure une annonce de produit à venir et non un système effectivement déployé, contrairement au R-Kiwi. Robot.com a été fondée en 2017 à San Francisco sous le nom Kiwibot avant de se rebaptiser. La relation avec Sodexo remonte à 2021, lorsque le groupe est devenu, selon Cortes, la première entreprise à déployer des robots de livraison alimentaire sur des campus universitaires américains, avant d'étendre ce type de déploiement plus largement dans le secteur de la restauration collective. Le marché de la livraison autonome sur trottoir reste dominé par un petit nombre d'acteurs, dont Starship Technologies, dont le repositionnement récent vers les courses alimentaires souligne les difficultés de rentabilité du modèle campus. Robot.com mise désormais sur la diversification de sa flotte, avec le R-Dog en complément du R-Kiwi, ainsi que sur ses partenariats technologiques avec Field AI et Physical Intelligence pour sécuriser le déploiement de nouvelles formes de robots. Aucune date précise n'a été communiquée pour le lancement opérationnel du R-Dog. L'entreprise doit par ailleurs être présente à l'événement RoboBusiness 2026, où ces développements devraient être détaillés.

UESodexo, groupe français, est partie prenante centrale de cet accord mais le déploiement des robots reste limite aux campus nord-américains, sans impact direct sur le marche français ou européen de la robotique.

FR/EU ecosystemeActu
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NEURA Robotics crée NEURA Gym RWTH Aachen pour entraîner l'IA physique
4The Robot Report 

NEURA Robotics crée NEURA Gym RWTH Aachen pour entraîner l'IA physique

NEURA Robotics, fabricant allemand de robotique cognitive basé à Metzingen, a annoncé cette semaine un partenariat avec l'université RWTH Aachen pour créer le "NEURA Gym RWTH Aachen", une installation dédiée à l'entraînement de ses robots par données réelles. Le site sera implanté sur le Hightech Campus Melaten et couvrira environ 3 000 m². Il s'agit du premier maillon allemand d'un réseau de dix centres prévus en Europe, aux États-Unis et en Chine, dont la moitié devrait être opérationnelle d'ici fin 2026. Un second centre allemand ouvrira à l'aéroport de Munich, en collaboration avec la Technical University of Munich (TUM) et son Munich Institute of Robotics and Machine Intelligence (MIRMI) ; il s'étendra sur plus de 2 300 m² et testera des flottes de robots cognitifs et humanoïdes. Ce réseau de "gyms" est financé par la levée Série C de NEURA Robotics, qui a atteint jusqu'à 1,4 milliard de dollars, et alimentera directement Neuraverse, la plateforme de développement cloud ouverte de l'entreprise. L'enjeu affiché est celui de la rareté des données réelles pour l'entraînement des robots physiques : contrairement aux grands modèles de langage, entraînés sur des milliers de milliards de points de données, les robots ne disposent que d'une fraction de ce volume, et la simulation seule ne reproduit pas la friction, la variabilité et l'imprévisibilité d'un environnement réel. En combinant entraînement physique et simulation haute fidélité, NEURA cherche à générer des jeux de données multimodales exploitables à grande échelle, un problème central pour toute l'industrie de la robotique humanoïde et cognitive, où l'écart entre démonstration et déploiement réel reste l'un des principaux points de friction. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt est de pouvoir valider un cas d'usage avant tout engagement de déploiement, réduisant le risque d'adoption. Des secteurs comme l'industrie manufacturière, l'automobile, la santé et l'automatisation industrielle ont déjà manifesté leur intérêt pour ces installations. NEURA Robotics, fondée en 2019 par David Reger, s'est fait connaître avec ses cobots MAiRA et son projet de robot humanoïde 4NE1. La stratégie de "gyms" physiques s'inscrit dans une tendance plus large du secteur, où plusieurs acteurs de la robotique humanoïde investissent dans des infrastructures dédiées à la collecte de données réelles pour entraîner leurs modèles vision-langage-action. Si l'installation d'Aachen n'existe pour l'instant que sous forme de rendu et de partenariat annoncé, NEURA prévoit une montée en puissance rapide, avec huit autres sites à ouvrir en Europe, aux États-Unis et en Chine, et une répartition des spécialités selon les partenaires académiques et industriels de chaque région.

UELe projet renforce l'écosystème robotique européen avec deux centres d'entraînement en Allemagne (RWTH Aachen et TUM Munich), positionnant l'Allemagne comme hub de collecte de données réelles pour l'IA physique en Europe.

FR/EU ecosystemeActu
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