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Robot Talk Épisode 160 : la forge robotisée, avec Edward Mehr
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Robot Talk Épisode 160 : la forge robotisée, avec Edward Mehr

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Machina Labs, startup californienne spécialisée dans la fabrication avancée, a participé à l'épisode 160 du podcast Robot Talk pour présenter son système RoboCraftsman, une plateforme robotique pilotée par IA conçue pour former des pièces métalliques complexes à la demande. Le système cible principalement les secteurs aérospatial, défense et automobile, des industries où la fabrication de pièces en faibles volumes et géométries complexes représente un goulot d'étranglement traditionnel. L'épisode, animé par Claire, met en lumière l'approche d'Edward Mehr, co-fondateur et CEO de l'entreprise, sans toutefois fournir de métriques opérationnelles précises (cycles, tolérances, cadences), le format podcast limitant naturellement la granularité technique.

Ce que propose Machina Labs est structurellement intéressant pour les intégrateurs industriels : substituer les outillages dédiés, coûteux et longs à produire, par une cellule robotique reconfigurable via IA. Dans des filières comme l'aérospatiale ou la défense, où les séries courtes et les modifications fréquentes de design sont la norme, un système capable de former des tôles sans moule physique peut compresser significativement les délais de prototypage et de petite série. C'est la promesse du "flexible forming", encore à confirmer à l'échelle industrielle.

Machina Labs a été fondée par Edward Mehr, ancien ingénieur chez SpaceX, Relativity Space, Google et Microsoft, ce qui explique le positionnement fort à l'intersection robotique/IA/fabrication. La startup s'inscrit dans un écosystème naissant de fabrication additive et soustractive robotisée, en concurrence indirecte avec des acteurs comme Velo3D ou Conflux Technology côté métal avancé. Aucune date de déploiement commercial ni levée de fonds n'est mentionnée dans la source disponible.

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Robot Talk épisode 158 : livraisons autonomes par robot, avec Ahti Heinla
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Robot Talk épisode 158 : livraisons autonomes par robot, avec Ahti Heinla

Starship Technologies a franchi le cap des 10 millions de livraisons autonomes réalisées par une flotte de plus de 2 700 robots terrestres déployés sur voies publiques et trottoirs. Ces engins à six roues, pilotés par des algorithmes d'IA embarquée, opèrent sans intervention humaine dans des environnements urbains réels, par toutes conditions météorologiques et en présence de piétons. La société, cofondée par Ahti Heinla, l'un des ingénieurs originaux derrière Skype, s'est imposée comme le principal acteur mondial du segment livraison autonome de dernier kilomètre. Ce volume de 10 millions de livraisons constitue un signal concret de résolution partielle du fossé démo-réalité qui plombe depuis des années les promesses de la robotique de service. Pour un décideur B2B ou un intégrateur logistique, c'est la preuve qu'un déploiement à l'échelle est techniquement viable sans superviseur dédié par robot, ce qui change fondamentalement l'économie unitaire du service. Le modèle Starship challenge directement les hypothèses des acteurs de la livraison par drone ou par véhicule autonome de taille véhicule, en privilégiant un format compact, peu coûteux et opérant exclusivement en zone piétonne. Heinla, après avoir construit Skype en tant qu'ingénieur fondateur jusqu'à son rachat par Microsoft pour 8,5 milliards de dollars en 2011, a pivoté vers la robotique grand public il y a une décennie. Starship affronte une concurrence structurée : Nuro aux États-Unis sur le segment véhicule, Kiwibot sur les campus universitaires, et Amazon Scout aujourd'hui suspendu. Le podcast Robot Talk Episode 158 diffuse l'échange complet avec Heinla, mais l'épisode ne dévoile pas de nouvelle annonce produit ou de timeline d'expansion géographique précise.

UEStarship Technologies, co-fondée par des Estoniens et déjà déployée sur des trottoirs européens, franchit un seuil de 10 millions de livraisons qui valide l'économie unitaire du robot livreur autonome, un signal concret pour les intégrateurs logistiques et collectivités EU en phase d'évaluation de pilotes.

IndustrielActu
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Robot Talk, épisode 156 : des robots robustes pour missions dangereuses, avec Gavin Kenneally
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Robot Talk, épisode 156 : des robots robustes pour missions dangereuses, avec Gavin Kenneally

Ghost Robotics, startup fondée à Philadelphie par Gavin Kenneally et ses associés, spécialisée dans les robots quadrupèdes à usage défense, sécurité et sécurité publique, s'est exprimée dans le podcast Robot Talk (épisode 156). Kenneally, PhD en ingénierie mécanique de l'Université de Pennsylvanie et auteur de six publications académiques, a notamment piloté la conception mécanique de la Vision 60 Q-UGV (Quadruped Unmanned Ground Vehicle), plateforme phare de la société. Cet entretien porte sur le déploiement de robots quadrupèdes dans des environnements dégradés et à risque, là où les robots à roues ou les drones aériens atteignent leurs limites opérationnelles. L'intérêt de ce positionnement pour les intégrateurs B2B et les donneurs d'ordres militaires est direct : la locomotion quadrupède permet de franchir des obstacles, gravir des escaliers, et opérer sur terrain accidenté sans infrastructure dédiée. Ghost Robotics cible explicitement les missions de surveillance périmétrique, d'inspection en zone dangereuse et d'appui aux forces de sécurité, des cas d'usage où la téléopération ou l'autonomie partielle réduit l'exposition humaine. Le sujet illustre la transition progressive du quadrupède, passé de démonstrateur académique à outil opérationnel documenté. Ghost Robotics a émergé des laboratoires GRASP de l'Université de Pennsylvanie au milieu des années 2010, dans le sillage des travaux fondateurs sur la locomotion à pattes. La société se positionne directement en compétition avec Boston Dynamics (Spot), ANYbotics (ANYmal) et, sur le segment défense, avec Unitree et des acteurs issus du marché MOTS américain. Les prochaines étapes probables incluent l'extension des capacités de charge utile, l'intégration de capteurs ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) et le déploiement élargi auprès d'agences gouvernementales.

IndustrielOpinion
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À Automate 2026, Güdel présente le meulage robotisé avec axes vertical et horizontal, au-delà des robots fixes
3Robotics Business Review 

À Automate 2026, Güdel présente le meulage robotisé avec axes vertical et horizontal, au-delà des robots fixes

Güdel AG, filiale américaine du groupe suisse éponyme basé à Langenthal, présentera à Automate 2026 (McCormick Place, Chicago, stand 1806) un système de meulage industriel intégrant deux degrés de liberté supplémentaires par rapport aux cellules robotiques fixes traditionnelles. La démonstration associe un robot FANUC R-1000 monté sur un système TrackMotion Vertical (TMV), lui-même intégré dans un rail au sol TrackMotion Floor (TMF), permettant à un seul bras de couvrir de grandes surfaces sans repositionnement de la pièce. L'application a été développée par l'intégrateur Titan Robotics pour un fabricant majeur d'équipements tout-terrain, confronté aux contraintes du meulage de grandes pièces soudées. L'intérêt industriel de cette configuration tient à trois leviers concrets. D'abord, la réduction du capex : une seule unité robotique desservant un enveloppe de travail étendue remplace plusieurs robots fixes, ce qui simplifie la conception de cellule, la sécurité et les architectures de contrôle. Ensuite, la stabilité de procédé : en maintenant le robot dans une posture articulaire favorable tout au long de cycles de meulage longs et à forte pression de contact, le système limite l'usure des joints et améliore la répétabilité. Enfin, la résistance aux environnements abrasifs : les modules de translation sont conçus pour éloigner les composants critiques des zones de projections de débris, point faible structurel des installations de finition de surface. Sur le plan commercial, l'argument avancé par Güdel est que les évolutions de pièces pourront être gérées par reprogrammation logicielle plutôt que par refonte mécanique de la cellule. Ces affirmations restent à confirmer en production réelle : la démonstration d'Automate est une démo salon, pas un déploiement validé à grande échelle. Güdel Group fournit depuis plusieurs décennies des modules de déplacement linéaire, des unités track motion pour robots industriels et des portiques à l'automobile, l'aérospatiale, la logistique et l'industrie lourde. Sa filiale américaine, établie sur 4 180 m² à Ann Arbor (Michigan), est l'interlocuteur nord-américain pour l'ingénierie et le support client. Dans le segment du meulage automatisé sur grandes pièces, Güdel se positionne face à des intégrateurs spécialisés comme Accentus, Path Robotics ou des configurations multi-robots FANUC/KUKA en cellules fixes. L'association avec FANUC America (dont Lou Finazzo, VP ventes, co-signe la communication) est révélatrice d'un accord de go-to-market conjoint plutôt qu'une simple collaboration technique ponctuelle. Aucune donnée de prix, de temps de cycle chiffré, ni de volume de déploiement client n'a été communiquée à ce stade, ce qui place l'annonce du côté du teaser commercial plutôt que du produit en production avérée. Les suites annoncées restent floues : pas de pilote client nommé, pas de timeline de commercialisation formalisée au-delà de la vitrine d'Automate 2026.

UEGüdel Group étant un acteur suisse historique des modules de déplacement linéaire pour l'industrie lourde, la solution TrackMotion pourrait à terme être proposée aux industriels européens, mais aucun déploiement ni pilote en Europe n'est annoncé à ce stade.

IndustrielOpinion
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Automated Tire sort de la confidentialité avec son système robotisé SmartBay de changement de pneus
4Robotics & Automation News 

Automated Tire sort de la confidentialité avec son système robotisé SmartBay de changement de pneus

Automated Tire, Inc. (ATI), startup américaine se présentant comme une entreprise de "physical AI", sort du mode stealth et annonce SmartBay, une plateforme robotique autonome destinée aux centres de service automobile. Le système cible en priorité trois opérations : le changement de pneumatiques, l'équilibrage de roues, et l'inspection de véhicules. La clientèle visée regroupe les concessions automobiles et les chaînes de service rapide. L'annonce ne communique pas encore de chiffres techniques précis (payload, degrés de liberté, temps de cycle) ni de tarification, ce qui limite l'évaluation concrète des performances réelles. L'automatisation du service bay automobile reste un segment largement sous-mécanisé : la majorité des opérations de montage et d'équilibrage sont encore réalisées manuellement dans les ateliers, avec une forte variabilité de qualité et des contraintes de pénurie de techniciens. Une solution robotique capable d'absorber ces tâches répétitives à cadence fiable représenterait un levier direct sur les coûts salariaux et la productivité pour les opérateurs multi-sites. Toutefois, l'affirmation "industry-first" avancée dans le communiqué mérite réserve : des acteurs comme Fori Automation et plusieurs intégrateurs OEM travaillent depuis des années sur la robotisation partielle de ces opérations. ATI, fondée autour du concept de modernisation du garage traditionnel, s'inscrit dans une vague plus large d'applications robotiques dans les services de proximité, aux côtés d'initiatives comme Machina Labs dans la métallurgie ou Machina Corp dans la logistique. L'entreprise n'a pas encore communiqué sur ses tours de financement, ses pilotes en cours, ni sur ses timelines de déploiement commercial, ce qui positionne cette annonce davantage comme un signal d'existence que comme un produit shipped.

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