Aller au contenu principal

Actualités robotique — page 119

5 908 articles au fil, du plus récent au plus ancien.

Maniformer lance une plateforme de données d'IA physique tout-en-un pour préparer l'ère de l'AGI
5901Pandaily 

Maniformer lance une plateforme de données d'IA physique tout-en-un pour préparer l'ère de l'AGI

Maniformer, startup chinoise spécialisée dans l'infrastructure de données pour l'IA physique, a officiellement lancé sa plateforme de services de données en un seul guichet, accompagnée de la gamme matérielle MEgo et du système de gouvernance MEgo Engine. La gamme MEgo comprend trois composants : le MEgo Gripper pour la capture de données de manipulation robotique, le MEgo View, un dispositif de collecte portable à tête montée, et le MEgo Engine pour le traitement et la gouvernance des données. Ces outils affichent une précision millimétrique, une synchronisation sub-milliseconde et une perception panoramique supérieure à 300 degrés. Le système est nativement compatible avec le robot G2 Air, garantissant la cohérence entre environnements simulés et réels. Selon Yao Maoqing, président-directeur général, l'entreprise vise une capacité de production de dizaines de millions d'heures de données d'ici 2026, puis des dizaines de milliards d'heures d'ici 2030. Le problème que Maniformer cherche à résoudre est structurel : les données d'interaction physique réelle disponibles pour l'IA incarnée représentent moins de 1/20 000 de ce qui existe pour les grands modèles de langage. Ce déficit, combiné à l'absence de standards, à des problèmes de qualité hétérogène et à des inadéquations entre offre et demande, freine concrètement la commercialisation des robots autonomes. En proposant une infrastructure full-stack couvrant la télé-opération réelle, la collecte sans robot dédié et la génération synthétique par simulation, Maniformer cherche à décorréler la production de données de la disponibilité des plateformes robotiques elles-mêmes, une approche qui, si elle tient ses promesses, pourrait accélérer significativement le cycle sim-to-real pour les intégrateurs et les équipes R&D. L'analogie revendiquée avec l'électricité ou l'eau comme utilities est ambitieuse ; elle reste à valider à l'échelle industrielle. L'entreprise s'inscrit dans un contexte de course mondiale aux données d'entraînement pour robots humanoïdes et manipulateurs, où des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), Boston Dynamics, Figure AI ou Unitree investissent massivement dans leurs propres pipelines de données propriétaires. La stratégie de Maniformer est différente : se positionner en fournisseur tiers d'infrastructure, à la manière d'un AWS pour la donnée physique. L'initiative "Hive" annoncée vise à fédérer des partenaires mondiaux pour co-construire des standards sectoriels, une démarche de standardisation qui, si elle aboutit, pourrait bénéficier à l'ensemble de l'écosystème, y compris aux acteurs européens comme Enchanted Tools ou Wandercraft qui peinent à constituer des datasets suffisants. La prochaine étape annoncée est le déploiement d'un réseau global de collecte de données, sans calendrier précis communiqué au-delà de l'horizon 2026.

Chine/AsieActu
1 source
JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans
5902Pandaily 

JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans

JD.com, le géant chinois du e-commerce, a lancé officiellement son service baptisé "robot ambulance", un réseau de maintenance et de réparation dédié aux robots commerciaux. Le service couvre les robots humanoïdes, quadrupèdes et robots compagnons IA, et propose une gamme complète de prestations : diagnostics de pannes, remplacement de batteries, tests de performance, maintenance esthétique et recyclage d'équipements. Déjà opérationnel à Pékin, le dispositif doit s'étendre à plus de 50 grandes villes chinoises d'ici trois ans. JD.com vise également une expansion internationale vers l'Europe, l'Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l'Asie-Pacifique, avec des opérations déjà amorcées dans certains pays européens. Pour soutenir cette croissance, l'entreprise s'est fixé l'objectif de recruter plus de 10 000 ingénieurs spécialisés en robotique sur la même période. Ce lancement signale une mutation structurelle dans l'industrie robotique chinoise : le marché ne se limite plus à la fabrication et à la vente de robots, il génère désormais une demande de services après-vente à l'échelle industrielle. Pour les intégrateurs et les opérateurs B2B qui déploient des flottes humanoïdes ou quadrupèdes, l'absence d'infrastructure de maintenance fiable reste l'un des principaux freins à l'adoption. En positionnant une offre de service centralisée et multi-marques, JD.com comble un vide réel, tout en consolidant sa position de plateforme logistique dans l'écosystème robot. C'est aussi un signal que le volume de robots déployés en conditions réelles est désormais suffisant pour justifier une économie de la maintenance. JD.com n'est pas un acteur robotique au sens strict : c'est un opérateur logistique qui utilise des robots dans ses propres entrepôts depuis des années, et qui capitalise maintenant sur cette expertise opérationnelle pour en faire un service tiers. Les partenariats annoncés avec Unitree Robotics, Songyan Dynamics, Deep Robotics et AGIBOT, tous des acteurs majeurs du marché humanoïde et quadrupède chinois, donnent au service une couverture multi-constructeurs crédible. Aucun équivalent de cette échelle n'existe à ce jour en Europe, où des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft opèrent encore sans réseau de service structuré. La prochaine étape déclarée est l'extension internationale, dont le calendrier précis reste à confirmer.

Le vrai défi de la robotique n’est pas technique
5903Robot Magazine FR 

Le vrai défi de la robotique n’est pas technique

Dominique Carricart, expert en intégration robotique industrielle, publie le 16 avril 2026 une tribune dans laquelle il défend une thèse contre-intuitive : depuis trente ans de terrain, les projets robotiques n'échouent pas pour des raisons techniques, mais pour des raisons humaines. Son point de départ est autobiographique : en 1996, embauché chez Renault à 23 ans pour accompagner la transition des robots hydrauliques vers les robots électriques, il se heurte immédiatement à la résistance de techniciens expérimentés qui maîtrisaient une logique câblée que les écoles n'enseignaient déjà plus. Ce choc de cultures lui a appris une règle qu'il observe depuis dans chaque projet : l'intégration d'une technologie ne se réduit pas à son installation. La vraie variable d'échec, c'est la question que chaque opérateur se pose en silence dès qu'un robot entre dans l'atelier, "Est-ce que mon emploi va disparaître ?", et que les directions évitent systématiquement d'aborder. Cette peur non adressée se traduit en coûts opérationnels concrets : désengagement, sabotage passif, robots tournant durablement sous leurs capacités nominales, pannes non signalées. Carricart identifie quatre profils récurrents chez les industriels : ceux qui refusent la technologie par crainte du risque, ceux qui l'utilisent sur un périmètre très restreint sans aller plus loin, ceux qui ont investi dans un robot aujourd'hui à l'arrêt faute de compétences internes pour le reprogrammer, et enfin les plus paradoxaux, ceux qui ont éliminé tout contrôle humain au profit de l'automatisation et génèrent des taux de rebut élevés. L'enseignement commun à ces quatre cas : le problème n'est jamais la machine. C'est la gouvernance humaine qui l'entoure. Pour les intégrateurs et les directeurs industriels, cette grille de lecture est directement actionnable : le ROI d'un déploiement robotique est autant une fonction de l'accompagnement du changement que de la performance mécanique. Ce constat prend une dimension nouvelle avec l'émergence des robots humanoïdes, dont plusieurs modèles étaient visibles au salon Global Industrie 2026. Leur argument commercial central, les ateliers existants étant conçus pour des corps humains, un robot anthropomorphe s'y intègre sans refonte d'infrastructure, est réel, mais Carricart souligne un effet collatéral ignoré : l'impact psychologique d'un humanoïde mobile est radicalement différent de celui d'un bras dans une cage. Un manipulateur industriel est perçu comme un outil ; un robot qui marche et saisit des objets dans l'espace de travail humain déclenche des réponses émotionnelles d'une autre nature. L'auteur, dont la tribune s'inscrit dans un contexte de montée en puissance des acteurs du secteur, Figure, Boston Dynamics, 1X, et côté francophone des initiatives comme Enchanted Tools, ne cite pas de déploiements chiffrés ni de données comparatives, ce qui limite la portée empirique de l'argument, mais la trajectoire observée depuis 1996 donne à son propos une crédibilité de praticien que les annonces de laboratoire ne contredisent pas.

IndustrielOpinion
1 source
Alibaba lance son premier robot incarné via Amap, en débutant par un chien robot
5904TechNode 

Alibaba lance son premier robot incarné via Amap, en débutant par un chien robot

La filiale d'Alibaba Amap (connue aussi sous le nom Gaode, leader chinois de la cartographie et navigation mobile) s'apprête à commercialiser son premier produit robotique : un robot quadrupède. Selon des sources internes citées par le média chinois IThome, il s'agirait du premier robot physique jamais lancé par le groupe Alibaba. L'annonce reste pour l'instant au stade de fuite interne, sans date de sortie ni spécifications techniques publiées, payload, degrés de liberté et prix sont inconnus à ce stade. Ce mouvement indique qu'Alibaba étend sa stratégie IA au-delà du cloud et des LLM vers l'intelligence incarnée, un pivot observé chez plusieurs géants technologiques asiatiques. L'équipe d'intelligence embodied d'Amap travaillerait également sur des humanoïdes, et aurait constitué ce qu'elle décrit comme le plus grand moteur de données de navigation embodied de l'industrie, une affirmation difficile à vérifier sans audit indépendant. La maîtrise de la navigation longue séquence (long-horizon tasks) est effectivement un verrou technique clé pour les robots opérant en environnement ouvert. Amap dispose d'un atout structurel rare : une base de données cartographiques et de trajectoires humaines massive, issue de ses centaines de millions d'utilisateurs actifs en Chine, potentiellement exploitable pour entraîner des politiques de navigation robot. Dans un marché quadrupède dominé par Unitree et Boston Dynamics, Alibaba arrive tard mais avec des ressources data considérables. Les concurrents chinois comme Unitree (G1, B2) et DeepRobotics sont déjà en déploiement commercial, ce qui positionne ce lancement davantage comme une entrée stratégique que comme une rupture technologique immédiate.

Chine/AsieActu
1 source
Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus
5905SCMP Tech 

Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus

Les entreprises chinoises de robotique misent de plus en plus sur les robots quadrupèdes comme moteur de revenus principal. AgiBot, acteur majeur de la robotique humanoïde en Chine, vient de filialiser son département quadrupède dans une entité indépendante baptisée AgiQuad. Qiu Heng, directeur des opérations de la nouvelle structure, a déclaré lors d'un briefing presse que l'objectif était d'éviter que l'unité "vive dans l'ombre du géant humanoïde" et de lui permettre une croissance à grande échelle. Dans le même temps, Amap prépare le lancement prochain d'un modèle quadrupède commercial. Ce repositionnement stratégique révèle un écart persistant entre l'attrait médiatique des humanoïdes et leur réalité commerciale. Les quadrupèdes, plus stables mécaniquement, plus simples à déployer en environnement industriel, et déjà éprouvés dans l'inspection d'infrastructure, l'agriculture ou la sécurité, génèrent des revenus concrets là où les humanoïdes restent majoritairement en phase pilote. La décision d'AgiBot de séparer les deux activités suggère que les cycles de vente et les profils clients sont suffisamment distincts pour justifier une structure dédiée, signal que le marché quadrupède arrive à maturité commerciale en Chine. AgiBot s'est imposé ces dernières années comme l'un des développeurs humanoïdes les plus actifs en Chine, aux côtés d'Unitree et de Fourier Intelligence. Sur le segment quadrupède, Unitree domine avec ses séries Go et B, tandis qu'à l'international, Boston Dynamics reste la référence avec Spot. La création d'AgiQuad positionne AgiBot sur une concurrence directe avec ces acteurs, avec l'avantage d'un écosystème industriel chinois intégré et des coûts de production structurellement inférieurs.

Chine/AsieOpinion
1 source
Boston Dynamics et Google DeepMind apprennent à Spot à raisonner
5906IEEE Spectrum Robotics 

Boston Dynamics et Google DeepMind apprennent à Spot à raisonner

Boston Dynamics annonce l'intégration de Gemini Robotics-ER 1.6, le modèle de raisonnement incarné de Google DeepMind, dans son robot quadrupède Spot. Ce partenariat, rendu public en avril 2026, dote Spot de capacités de raisonnement autonome pour des missions d'inspection industrielle : détection de débris ou de fuites dangereuses, lecture de jauges et de regards de contrôle, et recours à des modèles vision-langage-action (VLA) lorsque la compréhension de l'environnement l'exige. Spot est aujourd'hui déployé à plusieurs milliers d'unités sur sites industriels, ce qui en fait l'une des rares plateformes à pattes ayant atteint une échelle commerciale réelle. Marco da Silva, vice-président et directeur général de Spot chez Boston Dynamics, parle de "réaction aux défis du monde réel de façon entièrement autonome", formulation prudente qui évite les superlatifs, mais qui reflète une ambition opérationnelle concrète. L'enjeu central de cette intégration est la réduction du fossé entre instruction humaine et exécution robot. Carolina Parada, responsable robotique chez Google DeepMind, résume le critère de réussite : "le système doit répondre comme un humain le ferait." Ce standard est plus exigeant qu'il n'y paraît. La vidéo de démonstration de Boston Dynamics l'illustre sans le vouloir : lorsqu'on demande à Spot de "recycler les canettes du salon", il saisit la canette de côté, ce qui serait problématique si elle contenait encore du liquide. Un humain éviterait instinctivement cette erreur en mobilisant des décennies d'expérience incarnée. Cet écart entre raisonnement déclaré et comportement effectif est précisément ce que DeepMind cherche à combler avec son benchmark ASIMOV, un corpus d'exemples en langage naturel décrivant ce qu'un robot ne devrait pas faire, ancré dans une logique de sécurité sémantique. La version actuelle de Spot n'utilise pas encore ces modèles pour la manipulation, mais les versions futures sont censées intégrer ce raisonnement sur la manière sûre de tenir les objets. Boston Dynamics dispose d'une longueur d'avance opérationnelle que peu de concurrents peuvent revendiquer : là où Figure, Agility Robotics ou Apptronik parlent encore de pilotes et de rampes de déploiement, Spot tourne en production dans des raffineries, des usines et des infrastructures critiques depuis plusieurs années. Le choix de Gemini Robotics-ER 1.6 comme couche de raisonnement haut niveau s'inscrit dans la stratégie de Google DeepMind de positionner ses modèles incarnés comme infrastructure pour l'industrie robotique, face aux approches concurrentes de Physical Intelligence (Pi-0), de NVIDIA (GR00T N2) ou de l'écosystème ROS2 open-source. Le vrai test ne sera pas la démo en salon, mais la fiabilité en environnement industriel bruité, sous contraintes de cycle et de disponibilité opérationnelle, des conditions que les benchmarks académiques ne capturent pas encore fidèlement.

IA physiqueOpinion
1 source
L'usine Tesla de Shanghai capable de produire des robots humanoïdes, selon son président en Chine
5907SCMP Tech 

L'usine Tesla de Shanghai capable de produire des robots humanoïdes, selon son président en Chine

Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, a déclaré lors d'un briefing médias ce mardi que la Gigafactory de Shanghai, la plus grande base de production du constructeur américain, pourrait constituer une "clé en or" pour la fabrication en masse de robots humanoïdes. Wang n'a pas annoncé de calendrier précis ni de volume de déploiement, mais il a explicitement lié la capacité manufacturière exceptionnelle du site, qui produit actuellement plus de 450 000 véhicules par an, à l'ambition d'Elon Musk de commercialiser l'Optimus à grande échelle. Aucun chiffre de production cible pour le robot n'a été communiqué lors de cet événement. Cette déclaration signale une évolution stratégique notable : Tesla envisage de faire de sa chaîne automobile existante un vecteur d'industrialisation robotique, ce qui réduirait structurellement les coûts de montée en cadence. Pour les décideurs industriels, cela suggère que le vrai différenciateur dans la course humanoïde ne sera pas uniquement la performance du modèle d'IA, mais la maîtrise du scale-up manufacturier, un domaine où Tesla dispose d'un avantage reconnu. Il reste cependant à distinguer cette déclaration d'intention d'un engagement de production ferme. Tesla teste actuellement des unités Optimus Gen 2 en interne dans plusieurs de ses usines, sans déploiement commercial confirmé à ce jour. Sur le marché, les concurrents directs incluent Figure AI (Figure 02), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), et le chinois Unitree. La Gigafactory de Shanghai, implantée en Chine, donnerait également à Tesla un accès privilégié à la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques, dominée par des fournisseurs asiatiques, ce qui constitue un levier logistique non négligeable pour atteindre les objectifs de coût évoqués par Musk.

Robotique humanoïde : Le vrai défi n’est plus la technologie, mais le passage à l’échelle
5908Robot Magazine FR 

Robotique humanoïde : Le vrai défi n’est plus la technologie, mais le passage à l’échelle

En 2026, le secteur de la robotique humanoïde franchit un seuil paradoxal : les machines savent marcher, saisir, et exécuter des tâches d'assemblage ou de picking, mais moins de 1 % des entreprises industrielles les utilisent en production réelle. Le marché mondial est estimé entre 30 et 60 milliards de dollars d'ici 2035, avec une croissance annuelle projetée supérieure à 35 %, mais les déploiements actuels restent anecdotiques : là où une seule usine automobile opère plus de 1 000 robots industriels classiques, les pilotes humanoïdes plafonnent à des flottes de 10 à 100 unités en environnement contrôlé. Le prix unitaire, toujours compris entre 50 000 et 150 000 dollars, constitue un premier verrou. L'autre est structurel : faire fonctionner un robot est résolu ; le faire opérer à l'échelle dans un environnement non structuré reste un problème ouvert. Le vrai goulot d'étranglement n'est plus mécanique ni algorithmique, il est infrastructurel et organisationnel. Les robots humanoïdes autonomes exigent des réseaux ultra-fiables avec une latence inférieure à 10 millisecondes pour les applications critiques, et génèrent plusieurs gigaoctets de données par heure et par unité. Or, selon les données citées dans l'article, plus de 70 % des industriels estiment que leur infrastructure actuelle n'est pas dimensionnée pour accueillir des flottes autonomes. À cela s'ajoute la réglementation : en Europe, les cadres IA/robotique en cours de structuration depuis 2025 imposent des certifications de sécurité et une traçabilité algorithmique qui allongent les délais de mise en marché de 24 à 36 mois dans des secteurs comme la santé. Ces contraintes sont réelles, mais une harmonisation normative à horizon 2028-2030 pourrait paradoxalement accélérer l'adoption en fournissant un cadre de confiance aux intégrateurs. La réponse émergente au problème du coût d'entrée est le modèle Robot-as-a-Service (RaaS), en croissance de plus de 20 % par an : les entreprises louent la capacité robotique entre 2 000 et 5 000 dollars par mois par unité, maintenance et mises à jour logicielles incluses, sans immobilisation de capital. Ce pivot du hardware vers le service layer s'accélère depuis 2022, portant avec lui une question industrielle encore peu résolue : produire quelques dizaines d'humanoïdes est maîtrisé, en produire 10 000 à 100 000 unités annuellement d'ici 2030 implique une refonte complète de la supply chain et de la sécurisation des composants critiques. L'article ne cite pas de constructeurs spécifiques ni de sites de déploiement nominatifs, ce qui en limite la portée factuelle : il s'agit davantage d'une synthèse de tendances sectorielles que d'un reportage terrain sur des déploiements effectifs.

HumanoïdesOpinion
1 source