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Wang Xingxing d'Unitree voit dans les robots de sécurité un futur relais de croissance, porté par la demande étrangère
Chine/AsiePandaily 

Wang Xingxing d'Unitree voit dans les robots de sécurité un futur relais de croissance, porté par la demande étrangère

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Wang Xingxing, fondateur et président d'Unitree, a déclaré le 6 novembre à Hangzhou, lors de la huitième conférence des entrepreneurs du Zhejiang, que la sécurité lui paraît être la prochaine application prometteuse pour les robots, la demande étrangère en robots de sécurité intelligents étant selon lui forte (propos rapportés par Jiemian News). Il s'agit d'une perspective et non d'un lancement : Unitree n'a annoncé ni produit dédié, ni client, ni déploiement de terrain. Wang a projeté des vidéos de robots Unitree dans des scénarios de sécurité et d'urgence (immobilisation d'un agresseur simulé, arrêt d'un véhicule forçant un passage, secours d'urgence), que Jiemian qualifie de clips de démonstration. Ils ne disent rien de la tenue des machines lors d'incidents réels. Wang a aussi rappelé qu'Unitree vise les usages en usine depuis 2020, avec plusieurs constructeurs et équipementiers automobiles ainsi que dans sa propre usine.

Le dirigeant a reconnu que les robots humanoïdes n'ont, à l'échelle mondiale, pas encore atteint les essais à grande échelle ni un usage répandu, et qu'ils restent moins efficaces que l'automatisation industrielle classique. Dans les environnements fixes comme les usines, un robot entraîné pour une tâche précise peut approcher 100 % de réussite, mais le domicile reste l'obstacle majeur, tant les agencements varient. Son objectif est un robot capable de travailler seul dans n'importe quel environnement sans entraînement préalable. Il prévoit que d'ici un à deux ans, les robots pourraient réaliser environ 80 % des tâches dans des lieux totalement inconnus à partir de simples instructions vocales, ce qu'il présente comme l'équivalent, pour l'IA incarnée, du moment des premiers chatbots grand public. Cette échéance est une prédiction, sans démonstration à l'appui.

L'intérêt tient moins à la piste sécurité, encore au stade du teaser, qu'à la franchise du diagnostic. Le patron du fabricant chinois le plus visible sur le segment concède que l'écart entre démonstration et usage réel demeure large et que la rentabilité face aux automates traditionnels n'est pas acquise. Pour les intégrateurs et les directeurs d'exploitation, le message est clair : les gains viendront d'abord de tâches spécialisées en milieu contrôlé. Wang situe le verrou principal dans le défaut de correspondance entre les sorties des modèles et les actions physiques, qui laisse des erreurs de quelques millimètres. Il estime aussi que le progrès de l'IA vient désormais moins de nouveaux algorithmes que de boucles automatisées de collecte de données, de notation, d'entraînement et d'affinage, ce qui rend la puissance de calcul et les capacités en puces décisives. La même logique pourrait s'appliquer aux humanoïdes si l'auto-entraînement à grande échelle fonctionne.

Wang compare la situation actuelle à celle des ordinateurs personnels il y a plus de vingt ans, perçus surtout comme des machines de jeu faute de logiciels mûrs. Ce positionnement s'inscrit dans la course où Unitree, connu pour ses quadrupèdes et humanoïdes à prix contenu, affronte Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics, ainsi que des acteurs chinois comme UBTech et AgiBot. Côté sécurité, aucun calendrier de pilotes n'a été communiqué. Unitree vient par ailleurs de publier UniUni, un logiciel de contrôle d'essaim gratuit pour ses utilisateurs, signe d'un renforcement de son écosystème logiciel.

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Le robot humanoïde « gardien » d'Unitree soulève des voitures et sauve des personnes dans une vidéo spectaculaire
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Unitree Robotics, le constructeur chinois basé à Hangzhou, a dévoilé le 21 octobre le H2-X, présenté sous le nom « Kung Fu Legend: Guardian », un humanoïde conçu pour intervenir en situation d'urgence. Dans la vidéo promotionnelle, le robot désarme un agresseur armé d'un couteau qui menace une femme, fracasse la portière d'une voiture, soulève un véhicule pour dégager une victime coincée et écarte un piéton de la trajectoire d'une voiture. Le H2-X dérive de la plateforme H2 existante, qui mesure environ 1,8 m pour 70 kg, avec 31 degrés de liberté (DOF) et un couple maximal de 360 N·m aux articulations des jambes. Unitree affirme que le nouveau modèle peut rester debout environ huit heures, mais ne donne ni capacité de batterie, ni consommation, ni autonomie en effort soutenu. Aucun prix ni date de commercialisation n'a été annoncé. Il s'agit donc d'un teaser vidéo, pas d'un produit livré ni d'un déploiement réel. L'intérêt tient moins à ce que montre la vidéo qu'à ce qu'elle ne dit pas. Unitree n'indique pas si les séquences sont autonomes, téléopérées, préprogrammées ou chorégraphiées, ni comment le robot détecte une menace, planifie ses mouvements ou décide d'agir. Or un humanoïde censé évoluer près de personnes doit interpréter un environnement changeant, coordonner son corps et éviter d'aggraver la situation, ce qui demande bien plus que de la force. Le couple articulaire maximal ne renseigne pas non plus sur la masse qu'un robot peut réellement soulever ou porter selon sa configuration. La scène du véhicule soulevé est donc spectaculaire, mais invérifiable en l'état : aucune charge utile (payload) n'est chiffrée, et rien ne prouve que les actions ont été réalisées en une seule prise ou sans intervention humaine. Pour un décideur B2B, cette démonstration illustre surtout l'écart persistant entre vidéo de démonstration et capacité opérationnelle. Elle ne dit rien de la fiabilité, de la sécurité ni de la certification d'un robot de protection en contact avec le public. Unitree cherche depuis plusieurs mois à montrer que ses robots servent à autre chose que des numéros viraux : arts martiaux, danse, acrobaties et combats chorégraphiés ont fait sa notoriété et celle de ses humanoïdes à prix agressif. Le mois dernier, la société a annoncé UnifoLM-X2-1.0, un modèle d'IA qui, selon elle, permet à des humanoïdes de s'affronter en autonomie en frappant, parant et esquivant. Le H2-X prolonge cette stratégie de communication par la démonstration physique, en la déplaçant vers le secours et la sécurité. Le segment reste largement occupé par des acteurs qui publient davantage de données sur leurs modèles de contrôle, comme Figure avec Helix, Tesla avec Optimus ou Nvidia avec GR00T. En Europe, des acteurs comme Wandercraft, côté assistance à la mobilité, avancent sur des usages plus encadrés. Pour juger le H2-X, il faudra attendre des spécifications détaillées, un prix, une date de disponibilité et surtout des démonstrations non montées avec des conditions d'essai clairement documentées.

Chine/AsieActu
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Unitree lance UniUni, un logiciel de contrôle de flottes de robots gratuit pour ses utilisateurs, d'abord pour les H2 et G1
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Unitree lance UniUni, un logiciel de contrôle de flottes de robots gratuit pour ses utilisateurs, d'abord pour les H2 et G1

Unitree Robotics a lancé UniUni, un logiciel de contrôle d'essaims destiné à chorégraphier et superviser des groupes de ses robots, gratuit pour tous ses utilisateurs. Au lancement, il prend en charge les humanoïdes H2 et G1. Il s'agit d'une application de bureau pour Windows (version 1.1.14) et macOS (version 1.1.15). Les trajectoires de chaque robot se tracent dans des vues 2D et 3D, une timeline en glisser-déposer permet de séquencer les mouvements du groupe, et un outil assisté par IA arrange des mouvements du corps entier synchronisés sur de la musique. Pour le positionnement, l'utilisateur importe des cartes de nuages de points et les robots se localisent par SLAM laser. Les robots présents sur le même réseau local sont détectés et appariés automatiquement. Pendant l'exécution, l'opérateur dispose de l'état en direct de chaque machine et d'un arrêt d'urgence unique pour tout le groupe. L'intérêt tient surtout au changement de statut de l'outil. Les spectacles d'humanoïdes coordonnés sont devenus un moyen courant, pour les constructeurs chinois, de montrer leurs machines en public. Ils exigent une planification précise du timing, des espacements et des comportements de repli. Jusqu'ici, cet outillage restait en général interne aux équipes des constructeurs. Le proposer en logiciel gratuit abaisse la barrière pour les intégrateurs, les agences événementielles et les centres de recherche qui possèdent déjà des G1 ou des H2, et renforce la valeur de la plateforme matérielle. Les zones d'ombre sont toutefois nombreuses. Unitree n'indique ni le nombre maximal de robots coordonnables simultanément, ni les modèles qui seront ajoutés ensuite, ni les exigences réseau, ni la précision de localisation. Sans ces données, impossible de savoir si l'outil tient la charge d'un déploiement de plusieurs dizaines d'unités ou s'il reste adapté à de petites démonstrations. Il s'agit pour l'instant d'un produit disponible, mais aucun retour d'usage ni déploiement client n'est documenté. UniUni s'ajoute à la couche logicielle que Unitree construit autour de son matériel. L'entreprise a récemment ouvert une page de projet et publié une partie des poids de son modèle de fondation humanoïde UnifoLM-WLA-1.0, et a renouvelé sa gamme G1 avec le G1+. La stratégie rappelle celle de concurrents qui misent sur l'écosystème logiciel, comme Nvidia avec ses modèles GR00T côté plateforme, ou les acteurs américains Tesla et Figure, qui gardent leurs piles propriétaires et fermées. Unitree choisit au contraire de fidéliser par la gratuité et l'ouverture partielle. La suite à surveiller : l'extension à d'autres modèles de la gamme, la publication de spécifications techniques et, surtout, des preuves de coordination à grande échelle en conditions réelles, au-delà des vidéos de démonstration.

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Chine/AsieActu
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La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal
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La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal

La Chine a déployé des robots humanoïdes dans le centre logistique de Jianggao, rattaché au hub postal de Guangzhou (province du Guangdong), pour trier les colis à une cadence annoncée de 1 200 unités par heure. Des images diffusées cette semaine par l'agence Xinhua montrent ces systèmes humanoïdes travaillant en parallèle avec des bras robotiques et des chariots élévateurs autonomes dans un entrepôt fortement automatisé opéré par China Post Group. Le site traite en moyenne 6,5 millions de pièces de courrier par jour, avec des pics dépassant 10 millions. Les robots filmés saisissent des colis depuis des conteneurs et les déposent sur des lignes de tri, tandis que des véhicules autonomes assurent les flux au sol. À noter : les chiffres de cadence (1 200 colis/heure) émanent des médias d'État et n'ont pas été vérifiés de manière indépendante, et les vidéos publiées ne montrent que des séquences sélectionnées dans des conditions optimales. Ce déploiement marque une inflexion notable dans la stratégie d'automatisation logistique. Les robots humanoïdes présentent un avantage structurel par rapport à l'automatisation industrielle fixe : ils peuvent théoriquement opérer dans des infrastructures conçues pour les humains, sans nécessiter de refonte complète de l'entrepôt. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela réduit la barrière à l'entrée par rapport aux systèmes dédiés qui exigent une architecture entrepôt repensée de zéro. La logistique devient ainsi le premier secteur à tester à grande échelle la promesse de la robotique humanoïde en conditions réelles, au-delà des démos en laboratoire, dans un environnement à forte pression opérationnelle (24h/24, volumes croissants portés par l'e-commerce, pénuries de main-d'oeuvre régionales). C'est précisément ce contexte de charge élevée et continue qui permet d'évaluer si le gap sim-to-real est réellement comblé. China Post Group s'inscrit dans une dynamique nationale soutenue par des investissements publics massifs dans la robotique humanoïde, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence et UBTECH qui cherchent à commercialiser leurs systèmes dans l'industrie, les services à la personne et la logistique. À l'international, les concurrents directs incluent Figure (avec son robot 02 déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit chez Amazon) et 1X Technologies. La différence est que la Chine déploie à une échelle de volumes postaux nationaux, là où les déploiements occidentaux restent pour l'instant des pilotes industriels circonscrits. Des interrogations légitimes subsistent sur la fiabilité à long terme, les coûts de maintenance et la pertinence économique face à des alternatives plus simples comme les AMR (robots mobiles autonomes). Mais la décision de China Post de franchir le seuil du déploiement opérationnel à grande échelle, plutôt que de rester en mode pilote, constitue en soi un signal industriel significatif.

UELe déploiement à grande échelle de robots humanoïdes par China Post accentue le retard compétitif des intégrateurs et constructeurs européens, qui restent cantonnés à des pilotes industriels circonscrits face à une automatisation logistique humanoïde déjà opérationnelle à l'échelle nationale en Chine.

Chine/AsieOpinion
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Des robots humanoïdes chinois vont reprendre des postes de logistique dans les usines Volkswagen
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Des robots humanoïdes chinois vont reprendre des postes de logistique dans les usines Volkswagen

UBTECH et FAW-Volkswagen ont signé le 8 octobre un accord de coopération stratégique pour développer et tester des robots humanoïdes d'intelligence incarnée dédiés à la logistique d'usine, avec la construction de sites de démonstration destinés à évaluer ces solutions en conditions de production réelle. L'accord prolonge un partenariat engagé en juillet 2024, lorsque FAW-Volkswagen avait ouvert des lignes de production de son usine de Qingdao au Walker S industriel d'UBTECH, testé sur le serrage de boulons, la pose de composants et la manipulation de pièces. Depuis, un Walker S Lite a été déployé sur ce site pour des essais d'inspection qualité des véhicules, connecté au système de contrôle d'automatisation de l'usine. Le constructeur exploite des sites à Changchun, Chengdu, Foshan, Qingdao et Tianjin, sous les marques Volkswagen, Audi et Jetta. Le texte reste toutefois muet sur le modèle de robot retenu, les tâches logistiques précises, le nombre d'unités et le calendrier d'un déploiement courant : il s'agit à ce stade d'un accord de développement et de test, pas d'un déploiement. Pour les intégrateurs et les directeurs d'exploitation, le signal tient moins à l'annonce elle-même qu'au déplacement du périmètre. Passer de l'inspection et de l'assemblage à l'intralogistique (déplacer composants et matériaux dans l'usine) cible l'une des tâches les plus répétitives de la fabrication automobile, et celle où un humanoïde doit prouver qu'il apporte quelque chose que les AMR et convoyeurs fixes ne font pas déjà. L'argument avancé est la polyvalence : une même plateforme physique pourrait absorber plusieurs postes lorsque les configurations de production changent souvent, face à la demande de véhicules personnalisés. C'est une hypothèse, pas un résultat mesuré : aucun taux de réussite, temps de cycle, charge utile ou coût par tâche n'est publié, et rien ne permet encore de juger si l'écart entre démonstration et production en série est comblé. Le fait qu'un constructeur de cette taille formalise le sujet par un accord stratégique reste néanmoins un indicateur d'intérêt industriel concret, en Chine du moins. Du côté d'UBTECH, l'entreprise articule son offre autour de quatre briques : un « cerveau » incarné, un « cervelet » humanoïde pour le contrôle moteur, du matériel haute performance et une intelligence en essaim pour coordonner plusieurs robots. Sa pile logicielle combine un modèle de fondation, un modèle du monde et un modèle d'action, censés permettre au robot d'interpréter son environnement, d'anticiper ses évolutions et de choisir ses actions, sans que des performances indépendantes aient été communiquées. Côté production, l'usine « super intelligente » de Liuzhou (Guangxi), ouverte le 12 septembre sur 14 000 m², fabrique les séries Walker S et Cruzr et peut sortir un robot toutes les 10 minutes selon le gouvernement régional, un chiffre de capacité théorique et non de volumes livrés. UBTECH évolue dans un peloton chinois dense, face à Unitree, AgiBot ou UBTECH-like acteurs soutenus par des constructeurs, tandis qu'en Occident Figure, Agility ou Tesla visent aussi l'automobile. La suite dépendra de la définition des cas d'usage logistiques et du lancement des sites de démonstration.

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