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Unitree lance UniUni, un logiciel de contrôle de flottes de robots gratuit pour ses utilisateurs, d'abord pour les H2 et G1
Chine/AsiePandaily 

Unitree lance UniUni, un logiciel de contrôle de flottes de robots gratuit pour ses utilisateurs, d'abord pour les H2 et G1

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Unitree Robotics a lancé UniUni, un logiciel de contrôle d'essaims destiné à chorégraphier et superviser des groupes de ses robots, gratuit pour tous ses utilisateurs. Au lancement, il prend en charge les humanoïdes H2 et G1. Il s'agit d'une application de bureau pour Windows (version 1.1.14) et macOS (version 1.1.15). Les trajectoires de chaque robot se tracent dans des vues 2D et 3D, une timeline en glisser-déposer permet de séquencer les mouvements du groupe, et un outil assisté par IA arrange des mouvements du corps entier synchronisés sur de la musique. Pour le positionnement, l'utilisateur importe des cartes de nuages de points et les robots se localisent par SLAM laser. Les robots présents sur le même réseau local sont détectés et appariés automatiquement. Pendant l'exécution, l'opérateur dispose de l'état en direct de chaque machine et d'un arrêt d'urgence unique pour tout le groupe.

L'intérêt tient surtout au changement de statut de l'outil. Les spectacles d'humanoïdes coordonnés sont devenus un moyen courant, pour les constructeurs chinois, de montrer leurs machines en public. Ils exigent une planification précise du timing, des espacements et des comportements de repli. Jusqu'ici, cet outillage restait en général interne aux équipes des constructeurs. Le proposer en logiciel gratuit abaisse la barrière pour les intégrateurs, les agences événementielles et les centres de recherche qui possèdent déjà des G1 ou des H2, et renforce la valeur de la plateforme matérielle. Les zones d'ombre sont toutefois nombreuses. Unitree n'indique ni le nombre maximal de robots coordonnables simultanément, ni les modèles qui seront ajoutés ensuite, ni les exigences réseau, ni la précision de localisation. Sans ces données, impossible de savoir si l'outil tient la charge d'un déploiement de plusieurs dizaines d'unités ou s'il reste adapté à de petites démonstrations. Il s'agit pour l'instant d'un produit disponible, mais aucun retour d'usage ni déploiement client n'est documenté.

UniUni s'ajoute à la couche logicielle que Unitree construit autour de son matériel. L'entreprise a récemment ouvert une page de projet et publié une partie des poids de son modèle de fondation humanoïde UnifoLM-WLA-1.0, et a renouvelé sa gamme G1 avec le G1+. La stratégie rappelle celle de concurrents qui misent sur l'écosystème logiciel, comme Nvidia avec ses modèles GR00T côté plateforme, ou les acteurs américains Tesla et Figure, qui gardent leurs piles propriétaires et fermées. Unitree choisit au contraire de fidéliser par la gratuité et l'ouverture partielle. La suite à surveiller : l'extension à d'autres modèles de la gamme, la publication de spécifications techniques et, surtout, des preuves de coordination à grande échelle en conditions réelles, au-delà des vidéos de démonstration.

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Unitree Robotics a lancé UniStore, une plateforme de distribution d'applications pour robots humanoïdes, structurée autour de quatre modules : User Square, Motion Library, Dataset et Developer Center. Au lancement, la Motion Library propose 24 actions motrices téléchargeables, parmi lesquelles une danse style Jackson, du Mantis Boxing, le Charleston, des animations "比心" (finger heart) et une catégorie de comportements humoristiques baptisée "整活". Ces contenus sont accessibles en essai gratuit à durée limitée. L'interface utilisateur reproduit le modèle UX des app stores mobiles : navigation, téléchargement et installation de nouvelles compétences directement depuis une application smartphone, sans intervention technique sur le robot. La plateforme est compatible avec l'ensemble de la gamme Unitree, humanoïdes G1 et H1, quadrupède B2 et robot chien Go2. Le Developer Center ouvre la publication à des développeurs tiers, qui peuvent créer et soumettre leurs propres packages de mouvements. L'initiative est structurellement significative pour le secteur, même si les 24 applications du lancement relèvent davantage de la démonstration grand public que du cas d'usage industriel. Ce qui compte, c'est le modèle : Unitree cherche à décorréler la valeur logicielle de la valeur matérielle, en instaurant un écosystème tiers autour de ses plateformes physiques. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est une orientation claire vers la monétisation des comportements robotiques et une réduction de la dépendance aux pipelines de développement propriétaires. Cela pose aussi une question sur la résilience qualité : des comportements créés par des tiers et installés sur des robots humanoïdes en environnement réel soulèvent des enjeux de validation et de responsabilité que la plateforme ne documente pas encore publiquement. Unitree, fondée en 2016 à Shenzhen, s'est imposée comme le fournisseur de robots quadrupèdes les moins chers du marché avant de pivoter vers les humanoïdes avec le H1 puis le G1, commercialisé sous les 16 000 dollars. La stratégie UniStore s'inscrit en opposition directe avec Boston Dynamics, dont l'approche reste fermée et orientée contrats enterprise, mais aussi face à Figure AI, Agility Robotics et 1X, qui misent sur des pipelines logiciels internes. Si des développeurs tiers commencent à publier des packages de mouvements fonctionnels, Unitree pourrait accélérer sa couverture de cas d'usage sans porter seul le coût R&D. Les prochaines étapes à surveiller : le volume de contributions externes dans les 90 premiers jours et l'éventuelle ouverture d'un modèle de monétisation pour les développeurs.

UESignal compétitif indirect pour les intégrateurs et développeurs européens : Unitree instaure un écosystème logiciel ouvert autour de robots humanoïdes low-cost, sans équivalent chez les acteurs occidentaux pour l'instant.

Chine/AsieOpinion
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027

Striding AI, une startup pékinoise d'IA physique, a dévoilé le 8 octobre, lors de la 22e Asia-Pacific Retailers Convention and Exhibition (APRCE 2026), un système robotique destiné aux supérettes ouvertes 24h/24, selon un communiqué relayé par QbitAI. Il comprend trois briques. H1 est un humanoïde bipède conçu pour les zones de circulation des clients : il parle plus de 20 langues, affiche 45 expressions faciales et 36 gestes, et propose une API ouverte. C1 est un robot à roues doté de bras, pensé pour les allées étroites : base omnidirectionnelle fine, portée verticale d'environ 100 mm à plus de 1 750 mm, manutention, réassort et chargement. Selon la société, il détecte les clients proches par fusion de capteurs, s'arrête à moins de 10 cm d'un obstacle en urgence et embarque caméras de profondeur avant et arrière ainsi qu'une vision à 360 degrés. M1 est la plateforme de supervision qui attribue les tâches, suit les états et permet une reprise en main par le personnel. Le « cerveau incarné » repose sur SLM-0.5, un world action model léger annoncé à 98,6 % de réussite moyenne sur le benchmark LIBERO avec une inférence 24 fois plus rapide que les approches courantes, sur STEAM, un système de post-entraînement par apprentissage par renforcement bâti sur le framework open source RLinf (95 % de réussite sur une tâche de remplissage de rayon donnée), et sur Rpent, une couche agent développée avec l'université Tsinghua et Infinigence AI, qui décompose une demande en étapes, appelle les modules de navigation et de préhension et replanifie en cas d'échec. Pour les intégrateurs et les directions opérationnelles du retail, l'intérêt est le positionnement « zéro rétrofit » : aucune modification des rayonnages ni des circulations, ce qui, si cela se vérifie, abaisserait fortement la barrière d'entrée par rapport aux solutions exigeant un magasin repensé. Le ciblage du travail répétitif et nocturne (réassort, inventaire, patrouilles) est aussi plus réaliste que les démonstrations généralistes. La prudence s'impose toutefois. Le taux d'autonomie de 99 % n'est pas détaillé : on ignore le périmètre des tâches, la durée de mesure et le nombre d'interventions humaines. Le score LIBERO est un benchmark de simulation, qui ne préjuge pas de la fiabilité en magasin réel, et les 95 % de STEAM portent sur une seule tâche de rayonnage spécifiée. Aucune donnée de cadence, de payload ni de prix n'est fournie. Il s'agit à ce stade d'une annonce de salon, sans déploiement commercial établi. Striding AI a été cofondée par l'entrepreneur en série Song Yao, Yang Yuxin, le chercheur de Tsinghua Yu Chao et le groupe Charoen Pokphand, géant thaïlandais dont l'activité de distribution (notamment les supérettes) offre un terrain d'essai naturel, même si l'article ne le précise pas. L'entreprise prévoit de tester le système avec une grande enseigne mondiale, sans la nommer, puis de lancer un service commercial en 2027, en vente directe ou en Robotics-as-a-Service (matériel, logiciel et maintenance). Une version renforcée de C1 et un robot A1 pour l'encaissement et l'emballage sont annoncés sans calendrier. Le positionnement rappelle celui d'acteurs de la manipulation en rayon et de l'humanoïde de service chinois, tandis que la brique logicielle, avec l'inférence embarquée d'Infinigence et l'écosystème RLinf, illustre la structuration d'une chaîne locale de bout en bout. Le véritable test sera la publication de résultats de pilote en magasin, avec taux d'intervention et coût par heure.

Chine/AsieActu
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L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026
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L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026

L'industrie chinoise des robots humanoïdes a atteint un tournant en juillet 2026, avec deux entreprises leaders adoptant des stratégies de commercialisation radicalement opposées. Unitree Robotics, basée à Hangzhou et connue pour ses robots quadrupèdes, a obtenu l'approbation de son introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai, levant plus de 5,9 milliards de dollars. L'entreprise vise 20 000 livraisons de robots humanoïdes cette année. Son modèle G1, vendu à partir de 13 500 dollars, dispose de plus de 30 degrés de liberté, d'une navigation autonome et de capacités de préhension complexes. Ce prix casse d'un ordre de grandeur celui de l'Atlas de Boston Dynamics (estimé à plusieurs millions de dollars l'unité) et celui de l'Optimus de Tesla. Unitree doit cet avantage à son expérience de fabricant de robots quadrupèdes, dont elle a écoulé des dizaines de milliers d'exemplaires dans le monde, ce qui lui a permis d'affiner sur plusieurs générations les chaînes d'approvisionnement chinoises en réducteurs, moteurs brushless à forte densité de puissance, systèmes micro-hydrauliques et capteurs. Les fonds levés serviront à agrandir sa méga-usine du delta du Yangtsé et à développer WVLA 2.0, son modèle fondationnel World-Video-Language-Action. À l'opposé, UBTECH a dévoilé sa série YouWorld U1, des robots compagnons présentés comme hyperréalistes, avec une réplication annoncée au pore près de la peau et des vaisseaux sanguins sous-cutanés, pilotés par des modèles de langage à visée émotionnelle. Facturé jusqu'à 140 000 dollars dans ses versions haut de gamme, le U1 a déjà enregistré plus de 13 000 commandes en quelques jours auprès d'une clientèle fortunée, un chiffre à prendre avec prudence tant qu'aucune livraison effective n'est confirmée. Ces deux trajectoires illustrent la tension centrale de la commercialisation de l'IA incarnée. Unitree mise sur une logique fordiste, faisant baisser les coûts grâce à la maîtrise de sa chaîne d'approvisionnement pour rendre les humanoïdes accessibles aux usines, aux entrepôts, puis potentiellement aux foyers. UBTECH parie au contraire sur un compagnon émotionnel haut de gamme, façon Westworld, misant sur l'idée que le lien affectif entre humain et robot justifie un prix élevé. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'écart entre le G1 à 13 500 dollars et les millions facturés par Boston Dynamics ouvre la voie à des déploiements à grande échelle en logistique et en manufacture, à condition que les capacités annoncées tiennent la route en conditions réelles au-delà des démonstrations. Le pari d'UBTECH teste une hypothèse différente et largement inexplorée commercialement : que des particuliers aisés paient une prime importante pour une présence robotique à forte charge émotionnelle plutôt que pour une utilité productive. Menées en parallèle sur le même marché chinois, ces deux expériences généreront des données précieuses sur la question de savoir si la robotique humanoïde se développe d'abord par la baisse des coûts ou par la création de valeur émotionnelle. Unitree s'est imposé ces dernières années comme le principal fabricant mondial de robots quadrupèdes avant de basculer vers l'humanoïde en capitalisant sur cette base industrielle et logicielle. UBTECH, acteur établi de la robotique de service et d'éducation en Chine coté à Hong Kong, investit désormais massivement dans l'IA émotionnelle pour se différencier sur un marché où la concurrence industrielle se durcit. Les deux entreprises bénéficient d'un écosystème chinois particulièrement dense en moteurs, capteurs, batteries et puces de calcul, un avantage structurel que peu d'acteurs occidentaux, à commencer par Boston Dynamics ou Tesla, peuvent répliquer à ce coût. La suite dépendra de la capacité d'Unitree à tenir son objectif de 20 000 unités livrées en 2026 et à démontrer que WVLA 2.0 fonctionne au-delà des vidéos de démonstration, ainsi que de la capacité d'UBTECH à honorer ses premières commandes du U1 et à prouver que la demande pour des compagnons hyperréalistes dépasse l'effet de curiosité initial.

Chine/AsieOpinion
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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage
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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage

Près de 500 millions de yuans levés en tour d'amorçage "angel++", sixième tour de financement en seulement six mois d'existence pour la jeune pousse chinoise Delta Intelligence (德塔智能), fondée en janvier 2026 à Pékin. L'entreprise développe des modèles de fondation pour robots humanoïdes (Humanoid Foundation Models, HFMs), visant une manipulation locomotrice généraliste corps entier plutôt qu'une simple démonstration de marche. Le tour réunit des groupes industriels cotés en bourse, des fonds financiers de premier plan (Hillhouse Ventures/GL Ventures, Yuanhe Holdings, Fosun RZ Capital, Huaying Capital, Lenovo Capital) et, fait notable, plusieurs constructeurs de robots humanoïdes eux-mêmes: Zhiyuan Robotics (AgiBot), Leju Robotics, Galbot et Unitree. Les trois cofondateurs, dont le CEO Ma Xiaojian, sont tous docteurs de l'UCLA, formés à Tsinghua et Peking University, et sont passés par Google Robotics, NVIDIA Research, DeepMind, Meta ainsi que l'Institut de recherche en intelligence artificielle générale de Pékin, avec une expérience sur des projets DARPA, ONR et NSF. Techniquement, Delta Intelligence mise sur un moteur de monde 3D natif traitant nuages de points et gaussian splatting plutôt que des représentations visuelles 2D, couplé à un dispositif de capture propriétaire purement visuel qui enregistre en une seule prise les mouvements corps entier (mains, pieds, bassin, épaules) et reconstruit la scène 3D en temps réel, en mode téléopération ou sans robot physique. Le contrôle repose sur une architecture à trois couches: un "cerveau" pour la perception et la planification longue durée, un "cervelet" entraîné par renforcement en simulation massive pour le pilotage moteur fin à des fréquences de dizaines à centaines de hertz, et une couche hybride force-position pour la fluidité du geste. L'argument central de Delta Intelligence répond à une limite documentée du secteur: la plupart des modèles d'IA incarnée raisonnent encore sur des représentations 2D, insuffisantes pour juger la profondeur ou la géométrie nécessaires pour ouvrir une porte ou grimper un escalier, ce qui accumule des erreurs sur les tâches longues en conditions réelles. En entraînant le "cerveau" uniquement sur données réelles (la simulation ne modélisant pas fidèlement les contacts multiples de préhension et d'appui) et le "cervelet" surtout en simulation, l'entreprise illustre une fragmentation croissante du secteur entre fournisseurs de modèles de fondation et constructeurs de robots. Son partenariat direct avec Zhiyuan, Leju, Galbot et Unitree, via un pipeline standardisé de retargeting inter-plateformes, en fait un fournisseur de socle logiciel transférable d'un robot à l'autre sans réentraînement complet, un enjeu central pour l'industrialisation du secteur. Ce rythme de levées reflète l'appétit du capital chinois pour les modèles de fondation robotique, où les constructeurs de robots préfèrent désormais investir chez leurs futurs fournisseurs logiciels plutôt que tout développer en interne. Delta Intelligence se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), en misant sur un moteur 3D natif et un dispositif de capture censé lever le goulot d'étranglement des données corps entier, souvent limitées aux mains chez les concurrents. Les fonds serviront à industrialiser ce dispositif de capture, construire la boucle de données associée et étoffer l'équipe de recherche, sans calendrier précis de déploiement client communiqué à ce stade.

Chine/AsieActu
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