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IndustrielRobotics Business Review 

Boston Dynamics a conçu Stretch Gen 2 pour des performances fiables et constantes

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Boston Dynamics a dévoilé cette semaine Stretch Gen 2, la deuxième génération de son robot mobile de déchargement de remorques. Le robot revendique plus de 100 000 heures d'exploitation et des dizaines de millions de cartons manipulés, tous modèles de la gamme confondus. Il peut décharger jusqu'à 1 000 caisses par heure. Ce débit dépend fortement du poids des caisses et de la régularité de leur empilement. Il dispose d'une fonction multipick, d'une batterie tenant deux postes, d'un chargeur rapide qui atteint 90 % en environ 75 minutes, d'un éclairage embarqué pour les remorques sombres et d'un système de vision pré-entraîné qui détecte la plupart des colis sans programmation. L'entreprise de Waltham (Massachusetts) a supprimé 81 % du câblage interne, soit environ 800 mètres. Elle utilise des connecteurs automobiles verrouillables et des articulations à rotation continue sans butée mécanique. Le bouton d'arrêt d'urgence est désormais plus bas et encastré, et de nouveaux matériaux de panneaux évitent qu'une caisse qui tombe déclenche un arrêt de sécurité ou casse un panneau. Le gripper reçoit de nouvelles valves et des capteurs plus précis. Le prix et le calendrier de livraison ne figurent pas dans les éléments communiqués.

Cette annonce est un signal de maturité industrielle plus qu'une rupture technologique. Le gain visé est la disponibilité, c'est-à-dire le temps de bon fonctionnement, et non la vitesse brute. Pour un exploitant d'entrepôt, un robot de déchargement vaut surtout par sa fiabilité sur plusieurs postes et par la facilité de sa maintenance. L'approche modulaire de type « plug and play » vise à réduire le temps de réparation sur site. Réduire le câblage, qui représente du poids, du coût et des points de panne dans un système en mouvement constant, est un choix d'ingénierie très concret. Les chiffres restent toutefois à manier avec prudence. Les 1 000 caisses par heure sont un maximum sans conditions précisées, et les volumes cumulés sont déclarés par le constructeur, sans audit indépendant. Le déploiement réel se mesure en débit moyen, en interventions humaines et en coût par caisse, des données non fournies ici.

Brian Donnelly, vice-président et directeur général de la robotique logistique, explique que la première génération avait été conçue pour arriver vite sur le marché, au prix d'une fabrication complexe et d'un grand nombre de composants. Le projet Gen 2 a pris environ deux ans et demi. Hyundai, propriétaire de Boston Dynamics, a aidé à obtenir un faisceau de câbles via sa chaîne d'approvisionnement automobile. Cela illustre un avantage que peu de concurrents possèdent, l'accès à une industrialisation de niveau automobile. Stretch évolue face à d'autres acteurs du déchargement automatisé, comme Dexterity et Pickle Robot, dans un segment où la fiabilité en exploitation commence à compter autant que les démonstrations. Le texte fourni s'interrompt pendant la description du gripper, et aucun pilote ni client nouveau n'y est mentionné. La suite dépendra donc des commandes et des retours d'exploitation de cette génération.

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Boston Dynamics, filiale du groupe Hyundai, a dévoilé Stretch Gen 2, la seconde génération de son robot mobile de déchargement de remorques. Conçu à partir de plus de 100 000 heures de fonctionnement et de dizaines de millions de cartons déchargés par la première version, il reçoit un gripper redessiné, des capteurs améliorés, 81 % de câblage interne en moins et des composants modulaires. Les panneaux extérieurs ont été renforcés pour résister aux chutes de cartons, et le bouton d'arrêt d'urgence a été déplacé afin de limiter les arrêts de sécurité accidentels. Le remplacement complet d'un module de roue motrice (swerve drive) passe d'une journée à environ une heure, grâce à la suppression des câbles dynamiques et des faisceaux complexes, remplacés par une architecture simplifiée et des fixations standardisées à haute résistance. Le robot peut décharger jusqu'à 1 000 caisses par heure, un chiffre qui dépend du poids des cartons et de la régularité de l'empilement. Une fonction multipick permet de saisir plusieurs boîtes par cycle. La batterie couvre deux postes de travail et un chargeur rapide atteint 90 % en 75 minutes environ. Un éclairage embarqué permet de travailler dans des remorques sombres, et un système de vision préentraîné reconnaît la plupart des colis dès le premier jour, sans programmation. L'enjeu porte moins sur la performance brute que sur la disponibilité. Brian Donnelly, vice-président et directeur général de la robotique logistique chez Boston Dynamics, le formule ainsi : chaque heure d'immobilisation d'un robot s'accumule en travail en attente sur le quai. Pour un exploitant d'entrepôt, le coût d'un robot de déchargement se joue sur le taux de service et le temps moyen de réparation (MTTR), pas sur le pic de cadence. Le fait que les ingénieurs aient traité en priorité les causes réelles de panne (usure des câbles, défauts électriques, arrêts d'urgence intempestifs) indique que la robotique logistique entre dans une phase de maturité industrielle où la maintenance devient un critère d'achat. Les outils de diagnostic embarqués, destinés aux équipes de maintenance du client, réduisent la dépendance au support constructeur. Une réserve s'impose toutefois : le chiffre de 1 000 caisses par heure est un maximum, sans cadence moyenne ni taux de disponibilité publiés, et le gain de réparation annoncé provient de l'entreprise elle-même. Stretch, lancé commercialement il y a quelques années, est l'un des rares robots de manutention mobile à avoir atteint un volume de déploiement mesurable, ce que démontrent les 100 000 heures cumulées. Boston Dynamics l'oppose à d'autres systèmes de déchargement de camions, comme ceux de Pickle Robot ou Dexterity, ainsi qu'aux solutions de convoyeurs télescopiques plus classiques. La Gen 2 s'appuie sur une nouvelle plateforme de calcul embarquée, avec des mises à jour logicielles régulières sur la détection des caisses, la planification de mouvement, les stratégies de saisie et la modélisation de l'environnement, déployées sur la flotte sans changement matériel. Le communiqué ne précise ni prix, ni calendrier de livraison, ni nom de client pour cette génération. Il s'agit donc d'une annonce produit, dont la tenue en exploitation reste à démontrer sur des sites réels.

IndustrielActu
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GreyOrange lance un simulateur d'entrepôt par IA pour modéliser les performances et les coûts de l'automatisation
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GreyOrange lance un simulateur d'entrepôt par IA pour modéliser les performances et les coûts de l'automatisation

GreyOrange a lancé GreyMatter Foundry, une plateforme de simulation d'entrepôts destinée aux opérateurs logistiques souhaitant modéliser des déploiements d'automatisation avant tout engagement sur site. L'outil regroupe dans un environnement unique la conception des flux d'entrepôt, la planification des layouts et le dimensionnement des systèmes d'automatisation. Il supporte la modélisation de flottes hétérogènes de robots, permettant ainsi d'estimer les coûts opérationnels et de prédire les performances système en amont de l'implémentation physique. Aucun chiffre précis sur les temps de cycle, les volumes traités ou les tarifs de la plateforme n'a été communiqué lors de cette annonce. Pour les intégrateurs et les directeurs logistiques, ce type d'outil répond à un problème récurrent : les déploiements d'AMR (autonomous mobile robots) en environnement réel génèrent des coûts d'ajustement post-installation significatifs lorsque le dimensionnement initial est mal calibré. Un simulateur intégré au même écosystème logiciel que l'orchestration des robots réduit théoriquement le gap entre conception et exploitation, à condition que les modèles physiques sous-jacents soient suffisamment fidèles, ce que GreyOrange n'a pas encore documenté publiquement. GreyOrange, fondée en 2011 et dont le siège est à Atlanta, s'est imposée dans la logistique automatisée via sa suite GreyMatter d'orchestration multi-robots et ses robots Ranger. La société concurrence des acteurs comme Symbotic, Locus Robotics, et, dans l'espace simulation, des plateformes spécialisées comme Anylogic ou les outils intégrés de Dematic. GreyMatter Foundry s'inscrit dans une tendance plus large du secteur à proposer des jumeaux numériques pré-déploiement, une approche que Honeywell Intelligrated et KION Group ont également développée ces deux dernières années.

IndustrielOpinion
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ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle
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ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle

ANYbotics, l'entreprise zurichoise fondée en 2016 et connue pour son quadrupède ANYmal, a lancé Shift, une plateforme cloud destinée à piloter des flottes de robots d'inspection et à convertir leurs relevés en actions de maintenance. Elle s'organise en quatre modules. Shift Fleet centralise la planification, la supervision et le contrôle des missions multi-robots, qu'un système de contrôle distribué (DCS) peut déclencher directement. Shift Insight croise mesures thermiques, acoustiques, visuelles et gaz avec les conditions de fonctionnement (vitesse moteur, charge, température ambiante) pour ne qualifier d'anomalie que ce que le contexte justifie : surchauffe, décharge partielle, fuite, désalignement. Shift Connect transforme les anomalies confirmées en ordres de travail via des connecteurs prêts à l'emploi et des API REST standard, vers des DCS (Yokogawa), des GMAO, des ERP (SAP, IBM Maximo), des plateformes APM (GE Vernova APM) et des couches de jumeau numérique (Cognite, Oracle). Les notifications passent par e-mail et Microsoft Teams, avec SMS et WhatsApp prévus. Shift Maps fournit un jumeau numérique du site, où les cibles d'inspection sont importées par identifiant d'actif. Un moteur, Shift AI, apprend à partir de l'ensemble des modules. Le produit Data Navigator sera migré automatiquement vers Shift lors d'une prochaine mise à jour. Aucun prix ni calendrier de déploiement client n'a été communiqué dans les éléments disponibles. Pour les industriels, l'enjeu se déplace du robot vers la donnée : la valeur d'une inspection autonome dépend moins de la locomotion que de sa capacité à alimenter les outils de maintenance déjà en place. ANYbotics met en avant le chiffre de 1,4 billion de dollars de pertes annuelles dues aux pannes non détectées pour les 500 plus grandes entreprises mondiales, avec une moyenne de 250 000 dollars par heure d'arrêt. Il s'agit d'estimations de l'entreprise, à prendre comme argument commercial et non comme mesure indépendante. L'approche contextuelle de la détection d'anomalies répond à un frein classique de la robotique d'inspection, les fausses alertes qui noient les ingénieurs fiabilité. Son efficacité réelle reste à démontrer : aucun taux de détection, de faux positifs ni retour client chiffré n'accompagne l'annonce. Les promesses d'économies « de plusieurs millions » citées par le PDG Péter Fankhauser relèvent à ce stade de l'affirmation. L'intégration bidirectionnelle, où un seuil process déclenche une nouvelle ronde robotisée, est en revanche un vrai différenciateur si elle fonctionne en production. Ce lancement s'inscrit dans la montée en gamme logicielle des fabricants de robots d'inspection, qui cherchent à s'ancrer dans les systèmes d'information industriels plutôt qu'à vendre uniquement du matériel. ANYbotics, qui cible l'énergie, la production d'électricité, la métallurgie, les mines et la chimie, y est en concurrence frontale avec Boston Dynamics et son Spot, associé à Orbit, ainsi qu'avec d'autres acteurs du quadrupède d'inspection comme Ghost Robotics et Unitree, plus agressif sur le prix mais moins avancé sur l'intégration industrielle. En s'appuyant sur des standards déjà adoptés par les grands comptes, ANYbotics réduit la charge d'intégration pour un premier client, un point que l'entreprise a défendu auprès de The Robot Report par la voix de Jacob Euler-Rolle, responsable produit. La suite dépendra des premiers déploiements multi-sites et de la publication de résultats mesurables sur la réduction des arrêts non planifiés.

UEANYbotics est une entreprise suisse (non-UE) et la plateforme s'intègre à des outils largement utilisés par les industriels européens (SAP, Yokogawa), mais aucun déploiement en France/UE n'est annoncé.

IndustrielActu
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Boston Dynamics vise un déploiement de 25 000 Atlas et débute les tests robotiques chez Hyundai
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Boston Dynamics vise un déploiement de 25 000 Atlas et débute les tests robotiques chez Hyundai

Boston Dynamics a ouvert le Robotics Metaplant Application Center (RMAC), un centre de test et de formation pour l'IA physique installe au sein du campus Metaplant America de Hyundai Motor Group, près de Savannah, en Georgie. Hyundai prévoit d'y déployer a terme 25 000 unités de son robot humanoïde Atlas dans ses usines Hyundai et Kia dans le monde, avec un objectif d'assemblage de composants totalement autonome et de prise en charge des taches lourdes d'ici 2030. Pour l'instant, des opérateurs téléopérent les robots pour la logistique de pièces, le séquençage des lignes et le rangement de composants volumineux. Atlas soulève jusqu'a 50 kg en pointe (30 kg en continu), tient environ quatre heures grâce a un echange autonome de batterie, compte 56 degrés de liberté et résiste de -20°C a 40°C. Hyundai construira aux Etats-Unis une usine dédiée, capable de produire 30 000 robots par an, avant une extension du site dix fois plus grande en 2027. Le contraste est net avec les vidéos virales de parkour et de saltos qui ont fait la réputation d'Atlas : le robot quitte le laboratoire pour la chaine de production réelle. C'est l'un des plans de déploiement humanoïde les plus ambitieux annonces a ce jour, et il repositionne Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, comme un acteur industriel face a Tesla Optimus, Figure AI ou Agility Robotics. Point notable pour les intégrateurs : les unités au travail restent aujourd'hui téléopérées par des humains, pas autonomes, ce qui souligne que l'annonce relève d'une feuille de route pluriannuelle plutôt que d'un produit livre, et confirme l'écart persistant entre démonstration et déploiement industriel réel dans le secteur. Le pari reste néanmoins fort : un constructeur automobile mondial mise sur l'automatisation physique pour retirer les humains des taches dangereuses et répétitives, un virage qui ravive les inquiétudes syndicales, le syndicat de Kia ayant réclame un organe dédié a la protection de l'emploi a l'ère de l'IA. Boston Dynamics, pionnier historique de la robotique dynamique passe par Google puis SoftBank avant d'être racheté par Hyundai Motor Group en 2021, cherche depuis a transformer ses prouesses techniques en revenus commerciaux, un virage déjà amorce avec le robot quadrupède Spot. Le RMAC s'inscrit dans une course a l'humanoïde industriel ou rivalisent Apptronik et d'autres acteurs américains et chinois. Face aux craintes de suppressions d'emplois, le vice-président de Hyundai Motor, Jaehoon Chang, a assure que la main-d'oeuvre humaine resterait indispensable pour piloter, entrainer et entretenir la flotte de robots. Boston Dynamics négocie par ailleurs avec des clients existants pour exporter Atlas au-delà de l'automobile, vers l'aérospatiale, les semi-conducteurs et les sciences de la vie, prochaines étapes prévues après la montée en puissance du site de Georgie annoncée pour 2027.

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