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ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle
IndustrielRobotics Business Review 

ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle

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Résumé IASource uniqueImpact UE

ANYbotics, l'entreprise zurichoise fondée en 2016 et connue pour son quadrupède ANYmal, a lancé Shift, une plateforme cloud destinée à piloter des flottes de robots d'inspection et à convertir leurs relevés en actions de maintenance. Elle s'organise en quatre modules. Shift Fleet centralise la planification, la supervision et le contrôle des missions multi-robots, qu'un système de contrôle distribué (DCS) peut déclencher directement. Shift Insight croise mesures thermiques, acoustiques, visuelles et gaz avec les conditions de fonctionnement (vitesse moteur, charge, température ambiante) pour ne qualifier d'anomalie que ce que le contexte justifie : surchauffe, décharge partielle, fuite, désalignement. Shift Connect transforme les anomalies confirmées en ordres de travail via des connecteurs prêts à l'emploi et des API REST standard, vers des DCS (Yokogawa), des GMAO, des ERP (SAP, IBM Maximo), des plateformes APM (GE Vernova APM) et des couches de jumeau numérique (Cognite, Oracle). Les notifications passent par e-mail et Microsoft Teams, avec SMS et WhatsApp prévus. Shift Maps fournit un jumeau numérique du site, où les cibles d'inspection sont importées par identifiant d'actif. Un moteur, Shift AI, apprend à partir de l'ensemble des modules. Le produit Data Navigator sera migré automatiquement vers Shift lors d'une prochaine mise à jour. Aucun prix ni calendrier de déploiement client n'a été communiqué dans les éléments disponibles.

Pour les industriels, l'enjeu se déplace du robot vers la donnée : la valeur d'une inspection autonome dépend moins de la locomotion que de sa capacité à alimenter les outils de maintenance déjà en place. ANYbotics met en avant le chiffre de 1,4 billion de dollars de pertes annuelles dues aux pannes non détectées pour les 500 plus grandes entreprises mondiales, avec une moyenne de 250 000 dollars par heure d'arrêt. Il s'agit d'estimations de l'entreprise, à prendre comme argument commercial et non comme mesure indépendante. L'approche contextuelle de la détection d'anomalies répond à un frein classique de la robotique d'inspection, les fausses alertes qui noient les ingénieurs fiabilité. Son efficacité réelle reste à démontrer : aucun taux de détection, de faux positifs ni retour client chiffré n'accompagne l'annonce. Les promesses d'économies « de plusieurs millions » citées par le PDG Péter Fankhauser relèvent à ce stade de l'affirmation. L'intégration bidirectionnelle, où un seuil process déclenche une nouvelle ronde robotisée, est en revanche un vrai différenciateur si elle fonctionne en production.

Ce lancement s'inscrit dans la montée en gamme logicielle des fabricants de robots d'inspection, qui cherchent à s'ancrer dans les systèmes d'information industriels plutôt qu'à vendre uniquement du matériel. ANYbotics, qui cible l'énergie, la production d'électricité, la métallurgie, les mines et la chimie, y est en concurrence frontale avec Boston Dynamics et son Spot, associé à Orbit, ainsi qu'avec d'autres acteurs du quadrupède d'inspection comme Ghost Robotics et Unitree, plus agressif sur le prix mais moins avancé sur l'intégration industrielle. En s'appuyant sur des standards déjà adoptés par les grands comptes, ANYbotics réduit la charge d'intégration pour un premier client, un point que l'entreprise a défendu auprès de The Robot Report par la voix de Jacob Euler-Rolle, responsable produit. La suite dépendra des premiers déploiements multi-sites et de la publication de résultats mesurables sur la réduction des arrêts non planifiés.

Impact France/UE

ANYbotics est une entreprise suisse (non-UE) et la plateforme s'intègre à des outils largement utilisés par les industriels européens (SAP, Yokogawa), mais aucun déploiement en France/UE n'est annoncé.

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Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence
1Robotics & Automation News 

Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence

Deep Robotics, entreprise chinoise spécialisée en robotique mobile fondée en 2018 à Hangzhou, a annoncé le Lynx M20S, robot hybride à roues et pattes de nouvelle génération. Successeur direct du Lynx M20, ce modèle cible l'inspection industrielle en milieux contraints et les interventions d'urgence sur terrain accidenté. Selon le communiqué de lancement, les améliorations portent sur trois axes : capacité de charge utile (payload), niveau de protection mécanique et environnementale (indice IP non précisé dans l'annonce), et vitesse de déplacement. Les chiffres exacts de ces paramètres n'ont pas été publiés au moment du lancement, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances annoncées. L'architecture roues-pattes répond à une contrainte réelle des déploiements industriels : naviguer efficacement sur sol plat (où les pattes seules sont lentes et énergivores) tout en franchissant obstacles et escaliers inaccessibles aux AMR classiques. Pour un intégrateur ou un COO industriel, ce type de plateforme réduit le besoin de préparer l'environnement (ramps, marquages au sol), ce qui abaisse les coûts d'intégration. Le positionnement sur l'urgence (emergency response) suggère également une résistance renforcée aux conditions extrêmes, bien que les certifications correspondantes ne soient pas encore confirmées publiquement. Deep Robotics a commercialisé le Lynx M20 dans plusieurs applications d'inspection pétrolière, minière et de centrales électriques, notamment en Chine et au Moyen-Orient. Sur ce segment hybride, les concurrents directs incluent ANYbotics (ANYmal D, basé en Suisse) et Boston Dynamics (Spot), ainsi que Unitree avec le B2-W. Les prochaines étapes attendues sont la publication de fiches techniques complètes et l'annonce de pilotes industriels, probablement à l'occasion de foires sectorielles comme CIROS ou IROS 2026.

UEConcurrence directe avec ANYbotics (Suisse) sur le segment inspection industrielle hybride roues-pattes, pouvant affecter le positionnement commercial des acteurs européens sur ce marché.

IndustrielActu
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Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt
2Robotics Business Review 

Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt

Les robots mobiles en entrepôt peuvent être sécurisés sans interrompre la production, selon un webinaire gratuit prévu le mercredi 26 août à 14h00 (heure de l'Est) intitulé « When Robots and People Share the Floor: Safety That Keeps Fleets Moving ». L'événement virtuel réunit trois intervenants: John Calcio, vice-président des partenariats chez Redpoint Positioning (Newton, Massachusetts), fabricant de systèmes de positionnement et de sécurité industriels en ultra-large bande (UWB) déployés à plus de 50 000 exemplaires dans le monde, dont le système phare Crew Safety System, certifié SIL2/PLd selon les normes IEC 61508 et ISO 13849-1, conçu pour les fabricants d'AGV et d'AMR; John Santagate, fondateur du cabinet de conseil EMP Advisors, ancien analyste chez IDC et ex-vice-président senior de la robotique mondiale chez Infios; et Jonathan Cortellacci, professionnel de l'automatisation d'entrepôt chez Geek+, passé auparavant cinq ans chez Walmart sur des initiatives d'automatisation à grande échelle. Les panélistes doivent aborder l'évaluation des risques à mesure que les flottes de véhicules guidés automatisés (AGV), de robots mobiles autonomes (AMR) et de chariots élévateurs autonomes s'agrandissent, l'interopérabilité avec les systèmes de stockage et de récupération automatisés (ASRS), les points où les pratiques de sécurité actuelles freinent la productivité, ainsi que les retours d'expérience sur l'évitement de collision et la protection du personnel. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, l'enjeu dépasse le simple format webinaire: la sécurité reste un frein structurel à l'adoption et au passage à l'échelle des flottes robotiques en entrepôt, souvent à cause de frictions entre équipes conformité et équipes opérations, et d'arrêts de production déclenchés par des mesures de précaution trop rigides. L'argument mis en avant par Redpoint, à savoir qu'un système de sécurité certifié permet à un opérateur humain d'intervenir au sein d'une flotte active sans déclencher un arrêt général, répond directement à une inquiétude opérationnelle concrète: chaque arrêt de flotte coûte en throughput. Ce positionnement illustre une tendance plus large du secteur des AMR et AGV, où la certification fonctionnelle (SIL2/PLd) et les technologies de localisation en temps réel (RTLS/UWB) deviennent des arguments de vente différenciants face à des solutions de sécurité perçues comme trop conservatrices, freinant la cohabitation homme-robot à grande échelle. Le contexte est celui d'un marché de l'automatisation d'entrepôt en pleine expansion, où la cohabitation entre opérateurs humains et flottes robotiques multiplie les cas d'usage à risque, notamment avec la croissance simultanée des AGV, AMR et chariots élévateurs autonomes sur un même site. Geek+, acteur chinois de premier plan dans les AMR de préparation de commandes, apporte une perspective d'intégrateur confronté à des défis d'exploitation complexes chez ses clients. Le webinaire, gratuit et accessible en direct avec session de questions-réponses ainsi qu'en rediffusion à la demande, s'inscrit dans une série d'initiatives de sensibilisation du secteur plutôt que dans l'annonce d'un nouveau produit: il ne s'agit pas d'un lancement technologique mais d'un partage de bonnes pratiques opérationnelles, avec inscription requise pour y assister.

IndustrielActu
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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Les robots d'inspection industrielle peuvent désormais ouvrir des portes et s'authentifier automatiquement
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Les robots d'inspection industrielle peuvent désormais ouvrir des portes et s'authentifier automatiquement

La société suisse ANYbotics a annoncé un partenariat avec le spécialiste des accès dormakaba et le fournisseur d'identifiants numériques LEGIC Identsystems pour permettre à ses robots quadrupèdes ANYmal d'ouvrir seuls les portes et de s'authentifier aux entrées à accès restreint dans les sites industriels. Pour les portes non verrouillées, un capteur radar détecte l'approche du robot et déclenche un motorisateur de porte battante dormakaba, modèle ED 100 ou ED 250, installé en rétrofit sur des portes existantes, sans nécessiter de portes dédiées aux robots ; le système fonctionne en intérieur, en extérieur et sur des portes coupe-feu. Pour les zones verrouillées, ANYmal embarque un module de sécurité LEGIC qui lui confère une identité numérique : le robot sollicite électroniquement l'accès auprès du système de gestion exos de dormakaba, qui vérifie ses permissions avant de déverrouiller. David Fuller, Chief Innovation Officer chez dormakaba, présente ce pilote comme une extension des solutions d'accès, historiquement pensées pour des utilisateurs humains, à l'authentification de machines autonomes. Il s'agit à ce stade d'un pilote conjoint entre les trois entreprises, et non d'un produit commercialisé à grande échelle ni d'un déploiement généralisé sur des sites clients. Pour les exploitants de sites énergétiques, miniers, chimiques ou métallurgiques, l'enjeu est concret : les robots d'inspection quadrupèdes savent déjà naviguer dans des environnements complexes, mais une simple porte fermée ou un sas sécurisé suffisait jusqu'ici à interrompre une mission et à nécessiter l'intervention d'un opérateur humain. En couvrant plusieurs bâtiments et zones sans casser les procédures d'audit et de contrôle d'accès existantes, ce type d'intégration pourrait élargir le périmètre réel des missions d'inspection autonome, un facteur limitant souvent sous-estimé par rapport aux progrès de la locomotion ou de la perception. Le système conserve aussi les dispositifs anti-intrusion existants (sas, interlocks, caméras, agents de sécurité), répondant ainsi au risque qu'une personne profite du passage du robot pour s'introduire sans autorisation dans une zone protégée. ANYbotics, fondée à l'origine par des chercheurs de l'ETH Zurich, s'est positionnée depuis plusieurs années sur l'inspection industrielle autonome avec sa gamme ANYmal, sur un marché où elle concurrence notamment Boston Dynamics et son robot Spot, également déployé dans l'inspection d'installations industrielles. LEGIC apporte son savoir-faire en identifiants numériques sécurisés, déjà utilisé dans le contrôle d'accès aux bâtiments, tandis que dormakaba gère l'automatisation des portes et la gestion des droits d'accès. La solution intègre également une fonction de télé-assistance permettant à un opérateur distant de reprendre la main, modifier une mission ou renvoyer le robot à sa station de charge en cas de blocage. Les trois partenaires n'ont pas communiqué de calendrier précis pour un déploiement commercial au-delà de ce pilote.

UELe pilote implique trois entreprises suisses (ANYbotics, dormakaba, LEGIC) actives sur le marche européen de la robotique industrielle et du contrôle d'accès, sans déploiement ni acteur français a ce stade.

IndustrielActu
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