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AgiBot renouvelle le Lingxi X2 pour les visites guidées, le commerce et le divertissement

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Résumé IASource uniqueImpact UE

AgiBot a présenté le 6 novembre une version remaniée de son humanoïde de service Lingxi X2, destinée aux salons et expositions, au tourisme, aux visites guidées, au commerce de détail et au divertissement commercial, selon IT Home. Deux configurations coexistent: 30 ou 31 degrés de liberté (DOF) pour le corps. La version à 31 DOF répartit deux axes sur la tête, quatorze sur les bras, trois sur la taille et douze sur les jambes. Des mains dextres optionnelles portent le total à 47 DOF. Le couple de pointe de l'articulation du genou atteint 120 N·m. La batterie est donnée pour environ 500 Wh, et l'autonomie pour environ deux heures lors d'un test de marche à 0,5 m/s. Selon la configuration, la connectivité combine UWB, Wi-Fi, 4G ou 5G, Bluetooth et GPS, pour des environnements allant des halls d'exposition et boutiques jusqu'à des sites touristiques plus ouverts. La recherche, l'éducation et la collecte de données figurent aussi parmi les usages cités.

Pour un intégrateur ou un exploitant de sites, l'information utile se trouve dans les limites que la documentation produit pose elle-même. Les DOF décrivent l'articulation mécanique, pas la réussite de tâches en autonomie. Les versions sans le pack de navigation autonome haut de gamme n'ont ni la navigation ni l'évitement d'obstacles de ce pack. Même les robots équipés sont prévus pour des sites configurés, avec des cartes locales et des périmètres de sécurité validés pour chaque lieu. Deux heures de marche lente ne font pas un service continu: la capacité de 500 Wh ne vaut pas promesse d'un poste complet sans interruption. Les configurations les plus avancées peuvent regagner seules leur position de charge à un seuil de batterie réglable, mais la recharge et le réapprovisionnement doivent être organisés selon le déploiement. AgiBot ne publie par ailleurs aucun benchmark commun de réussite de tâches entre ces contextes. Les scénarios listés restent des usages visés, pas la preuve qu'une configuration donnée les exécute tous de façon autonome.

Il s'agit d'une mise à jour, pas d'une nouvelle famille: le produit conserve l'identité Lingxi X2 et met l'accent sur l'interaction et les services au public. Ce positionnement s'appuie sur des références d'exploitation déjà citées par la presse spécialisée. Le Lingxi X2 a traité 46 686 requêtes de patients à l'accueil de l'hôpital du peuple de l'université de Pékin, et six humanoïdes G2 ont fait tourner une supérette à Shanghai pendant 24 heures, avec 1 730 tâches enregistrées. Ces chiffres montrent que le constructeur chinois cherche des déploiements en contact avec le public, plus tolérants que l'usine sur la précision manipulatoire, mais ils portent sur des sites précis et ne se généralisent pas. La suite dépendra de ce que les clients obtiendront en conditions réelles, hors démonstration: cartographie, sécurité, logistique de charge et coût total par site. Le communiqué ne donne ni prix, ni volumes, ni calendrier de livraison.

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Honda a présenté le 13 octobre 2026 au salon CEATEC, au Japon, son Honda Avatar Robot, un système de téléopération centré sur une main robotique à taille humaine dotée de 16 articulations actionnées, chacune capable de vitesses continues allant jusqu'à 180 degrés par seconde. Chaque bout de doigt peut exercer en continu jusqu'à 50 newtons de force, et des capteurs de force à six axes mesurent forces et couples au niveau des phalanges distales. La main intègre aussi 288 canaux de capteurs tactiles répartis sur les doigts et la paume. Le constructeur indique avoir validé le mécanisme sur plus de 450 000 cycles de durabilité, dont 24 000 cycles de levage d'une charge d'environ 5 kg (11 livres). Honda affirme que la main peut enfiler une aiguille, serrer des vis, manipuler des ciseaux ou soulever des objets plus lourds. Un système d'assistance aide l'opérateur à piloter les mouvements à distance. Honda évoque des usages en maintenance d'équipements, assistance médicale, intervention en cas de catastrophe et opérations spatiales. Il s'agit d'une démonstration publique, sans calendrier de commercialisation, ni prix, ni client annoncé. L'intérêt de cette annonce tient moins à la nouveauté du concept qu'au choix de miser sur la dextérité plutôt que sur la locomotion. Les humanoïdes savent marcher et courir de façon de plus en plus convaincante, mais la manipulation fiable d'objets variés, avec contrôle des forces de contact et adaptation de la prise, reste le principal verrou entre la démonstration et le travail utile. La combinaison de 16 degrés de liberté, d'un retour tactile dense et de mesures de force à six axes répond directement à ces exigences, et les chiffres de durabilité sont plus parlants que les habituelles vidéos de laboratoire. La téléopération offre aussi une voie pragmatique : garder l'humain dans la boucle permet de déployer une main performante sans attendre qu'une politique autonome (VLA ou autre) couvre tous les cas. Les réserves classiques s'appliquent toutefois : aucune donnée n'est fournie sur la latence, la précision en conditions réelles ou le temps de cycle, et rien ne dit que les tâches montrées ont été réalisées hors d'un environnement contrôlé. Comme le reconnaît l'article source, l'utilité réelle dépendra de la constance des performances hors démonstration. Honda travaille depuis longtemps sur la robotique, d'Asimo à ses recherches sur la téléprésence, et cette main s'inscrit dans une vision plus large qui consiste à libérer le travail physique des contraintes de lieu et de déplacement. Le segment des mains dextres est très disputé : Tesla pousse celle d'Optimus, Figure, Sanctuary AI ou Shadow Robot se positionnent aussi sur la dextérité, tandis que les approches d'apprentissage par imitation et de téléopération servent de plus en plus à collecter des données d'entraînement pour les modèles de manipulation. Aucune suite précise n'a été annoncée : ni pilotes, ni partenaires industriels, ni calendrier. Les prochains signaux à surveiller seront des essais chez des clients en maintenance ou en milieu hostile, ainsi que la publication de métriques de latence, de taux de réussite et de coût.

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HumanoïdesOpinion
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Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains
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Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains

ROBO Global, la société qui gère l'indice ROBO Global Robotics and Automation, a publié un guide destiné à expliquer les technologies nécessaires à la construction d'un robot humanoïde fonctionnel. Le document découpe le robot en trois briques : le "cerveau" (processeurs IA embarqués, caméras, LiDAR, capteurs tactiles), le "corps" (actionneurs rotatifs et linéaires, réducteurs harmoniques à fort couple) et l'"énergie" (batteries, avec un focus sur les batteries à état solide). Le guide ne cite aucun modèle précis ni aucune date de sortie, il reste volontairement générique : les caméras et le LiDAR servent à cartographier l'environnement en trois dimensions, les capteurs tactiles dans les mains permettent d'ajuster la force de préhension entre une casserole lourde et un verre fragile, et les puces IA embarquées font office de système nerveux central pour la perception, la planification de mouvement et l'équilibre en temps réel. L'intérêt de ce document n'est pas une percée technique mais un signal de marché : il confirme que la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes, puces IA, capteurs, actionneurs, engrenages de précision, batteries, est en train de devenir une filière commerciale à part entière, et plus seulement un empilement de prototypes maison développés en interne par chaque fabricant. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela veut dire des composants plus standardisés et potentiellement plus accessibles à court terme. Mais il faut lire ce guide pour ce qu'il est : un contenu pédagogique produit par un fournisseur d'indice boursier centré sur la robotique, donc orienté vers les investisseurs plutôt qu'un compte rendu de déploiement réel. Aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté, de temps de cycle ou de volume ne vient étayer les affirmations, ce qui limite sa valeur informative face à une annonce produit concrète. Ce guide arrive alors que le secteur des humanoïdes multiplie les annonces, entre nouveaux modèles commerciaux et modèles de fondation vision-langage-action censés leur donner de l'autonomie. ROBO Global, dont l'activité consiste à indexer et suivre les valeurs du secteur robotique et automatisation pour les marchés financiers, cherche ici à cadrer le narratif de croissance qu'elle promeut auprès de ses investisseurs. Le document anticipe une demande croissante pour les fournisseurs de composants, en parallèle du déploiement progressif des humanoïdes dans les foyers, les usines, les entrepôts et les services, sans toutefois avancer de calendrier précis ni de pilote industriel nommé.

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La société norvégienne 1X Technologies a dévoilé une nouvelle génération de mains pour son robot humanoïde NEO, dotées de 25 degrés de liberté (DOF) et d'un système d'entraînement par tendons. Le design comprend 22 articulations actionnées réparties entre doigts et paume, plus trois au poignet, l'ensemble étant entièrement contrôlé en force et rétro-entraînable grâce à des rapports de réduction faibles, entre 5:1 et 15:1, contre des ratios bien plus élevés habituellement utilisés en robotique. Le pouce peut développer un couple de crête de 3,5 Nm, les articulations des doigts jusqu'à 2,6 Nm, avec une force de flexion au bout des doigts atteignant 45 newtons ; le poignet délivre 17,75 Nm de couple. La précision de positionnement est annoncée à ±0,2 mm. Les mains sont étanches IP68, fabriquées en matériaux alimentaires et peuvent être lavées sous l'eau courante ; 1X affirme avoir testé les composants sur plusieurs millions de cycles, et les poignets au-delà de deux millions de cycles sous charge. Des démonstrations vidéo montrent NEO assemblant des LEGO, manipulant vis et pièces de monnaie, utilisant un tournevis, versant du thé, attrapant une balle molle ou branchant un connecteur USB-C. La production de ces nouvelles mains a démarré sur une ligne dédiée à l'usine californienne où 1X a récemment entamé la production en série de NEO. L'enjeu dépasse la simple démonstration technique : en rendant chaque articulation capable de mesurer les forces de contact sans dépendre uniquement de capteurs externes, et en combinant cela à des capteurs tactiles répartis sur les doigts, 1X cherche à déplacer le goulot d'étranglement de la manipulation robotique du matériel vers les données d'entraînement et l'IA. C'est une affirmation structurante pour tout le secteur des humanoïdes, qui peine encore à distinguer les démonstrations soignées des capacités réellement déployables en conditions réelles. Si les chiffres de couple et de précision sont vérifiables sur le papier, les vidéos de démonstration restent, comme souvent dans l'industrie, des séquences sélectionnées, sans garantie de taux de réussite en conditions non contrôlées. Reste que la fiabilité annoncée, testée sur plusieurs millions de cycles, et l'entrée en production de masse constituent des signaux plus concrets que la seule communication marketing. 1X, anciennement Halodi Robotics, positionne NEO comme un robot destiné aux tâches domestiques, un segment que peu d'acteurs humanoïdes ciblent frontalement, la plupart des concurrents comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus) ou Agility Robotics visant d'abord l'industrie et la logistique. Cette annonce s'inscrit dans une escalade générale de la course à la dextérité manuelle, où chaque acteur cherche à prouver que ses robots franchissent le seuil de la manipulation fine utile. La suite dépendra des volumes réels de déploiement en foyers et de la capacité de 1X à alimenter ces mains avec des modèles d'IA suffisamment robustes pour exploiter ce nouveau potentiel matériel.

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AgiBot dévoile le modèle robotique GO-3 en préversion, premier de trois classements, et prévoit de le publier en open source
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AgiBot dévoile le modèle robotique GO-3 en préversion, premier de trois classements, et prévoit de le publier en open source

AgiBot a lancé le 29 octobre GO-3 Preview, un modèle d'IA incarnée que l'entreprise présente comme capable d'apprendre en continu à grande échelle, du pré-entraînement au post-entraînement, puis après le déploiement. Le modèle repose sur une architecture baptisée WRAM (World Reasoning Action Model), qui relie le raisonnement sur la tâche, la prédiction de ce qui va se produire et la génération d'actions, afin qu'un robot comprenne une consigne, anticipe son résultat et produise des mouvements exécutables. AgiBot revendique la première place sur trois classements d'IA incarnée récents : RoboDojo, RoboTwin et RoboColiseum. Après pré-entraînement, les robots accompliraient des tâches inconnues (domicile, cuisine, configurations multirobots, manipulation dextre) sans fine-tuning supplémentaire. Avec quelques démonstrations, le modèle apprend des tâches longues et délicates comme la préparation d'un jianbing, une crêpe salée chinoise, et, avec un agent qui coordonne les étapes, l'assemblage de Lego. Pour le post-entraînement, AgiBot a développé Genie Evolver, un système d'entraînement distribué combinant une centaine de robots réels, de la simulation physique et des modèles du monde. En curling de table, un robot a dépassé l'humain moyen testé après quatre heures de pratique en ligne, et dans un jeu de tour de blocs, il a retiré cinq blocs d'affilée sans faire tomber l'édifice. Le cadre d'agents Genie Master, enfin, relie jugement, exécution et retour d'expérience. Un robot G2 déployé dans un vrai magasin de proximité a identifié les causes de ses échecs, ajusté sa méthode et mémorisé ses acquis sans démonstration ni réglage humain : le taux de réussite sur l'ensemble du flux de tâches est passé de 28,6 % le premier jour à 85,7 % stable au bout de cinq jours. Sur une tâche comme l'accrochage de petits crochets, la méthode gagnerait 17,7 points de réussite par rapport au fine-tuning supervisé classique. AgiBot prévoit de publier le modèle complet en open source d'ici fin 2026. L'intérêt tient moins au classement qu'à la boucle d'amélioration après déploiement, point où l'écart entre démonstration et réalité se joue le plus souvent. Un taux de 28,6 % en début de service montre d'ailleurs que le robot n'est pas prêt à l'emploi dès la sortie de boîte, et la remontée vers 85,7 % en cinq jours suggère qu'un VLA peut se corriger sur site sans équipe de téléopération. Pour un intégrateur ou un COO, cela déplace la question : la valeur dépend moins de la performance initiale que de la vitesse d'adaptation et du coût de supervision pour atteindre un seuil acceptable. Il faut toutefois rester prudent : les chiffres viennent d'AgiBot, portent sur un seul magasin, une seule tâche composite et cinq jours, sans indication sur la taille de l'échantillon, le nombre de tentatives ou le plafond atteint. 85,7 % reste en dessous de ce qu'exige une exploitation commerciale sans surveillance. Les victoires en classement, dont deux se jouent en simulation, ne garantissent pas non plus des performances comparables sur matériel réel, et les démonstrations (jianbing, curling, tour de blocs) sont des vitrines choisies. AgiBot, société shanghaïenne issue de la vague des humanoïdes chinois, publie ici une version preview, donc ni un produit livré ni un déploiement à grande échelle, et la publication du code reste une promesse à échéance de plus d'un an. Cette annonce suit celle de GO-3 Nano Preview, en tête du classement de simulation RoboDojo, et la présentation de Genie Master sur le G2. Elle s'inscrit dans une compétition où Physical Intelligence (Pi-0), Nvidia (GR00T N2) et Figure (Helix) misent aussi sur des modèles généralistes, et où l'ouverture du modèle pourrait devenir un argument face à des concurrents plus fermés. Les prochains jalons à surveiller sont la sortie effective des poids, des évaluations indépendantes sur robots réels, et le passage du magasin pilote à plusieurs sites clients, avec des métriques publiées sur la durée.

HumanoïdesActu
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