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Geekplus présente à CeMAT Asia son robot grimpeur RoboShuttle Hyper, capable de traiter 6 000 bacs par heure
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Geekplus présente à CeMAT Asia son robot grimpeur RoboShuttle Hyper, capable de traiter 6 000 bacs par heure

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Geekplus, également connu sous le nom de Geek+, a présenté pour la première fois au public son robot grimpeur RS Hyper au salon CeMAT Asia 2026, selon Sina Tech le 5 novembre. Ce robot est la pièce centrale de RoboShuttle Hyper, un système tote-to-person (acheminement de bacs vers l'opérateur) dévoilé par l'entreprise en août. Il était exposé aux côtés du humanoïde Gino 1 et du système pallet-to-person SkyCube. Le RS Hyper combine un déplacement horizontal au sol et une extraction verticale des bacs dans les racks, avec une vitesse de montée atteignant 1,5 m/s. Geekplus annonce 6 000 bacs par heure pour 1 000 m², grâce à l'ascension en parallèle de colonnes adjacentes, à deux robots dans une même colonne et à un réseau routier bidirectionnel à haute densité. Un poste Max, alimenté en continu depuis deux points, traite jusqu'à 800 bacs par heure. Au lancement, l'entreprise indiquait que seules deux colonnes de rack sont verrouillées pendant une montée (quatre à six sur les systèmes classiques), qu'une protection antichute limite la chute d'un bac à 50 mm, et que son ordonnanceur coordonne jusqu'à 5 000 robots sur 50 000 m². Sur le stand, Gino 1 exécutait le modèle d'IA embarquée maison Gravity pour saisir des produits ménagers et des bouteilles, puis transporter et échanger des bacs avec des robots mobiles. Une station de picking sans opérateur, primée aux RBR50 2026, prendrait en charge des millions de références et se déploierait en 48 heures, selon Geekplus.

Pour les intégrateurs et les responsables logistiques, l'intérêt tient à la densité : le débit annoncé par mètre carré vise les entrepôts de micro-fulfillment urbains et le e-commerce alimentaire frais, où le foncier est cher et les flux sont tendus. La réduction du nombre de colonnes immobilisées pendant une montée s'attaque à un goulot classique des systèmes de type bac-grimpeur, où le blocage de voies limite la cadence réelle. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence : le 6 000 bacs/heure/1 000 m² est une valeur nominale du constructeur, sans précision sur la hauteur de rack, le mix de références ni le taux d'utilisation, et aucun client ni site de production n'est cité. La démonstration sur salon reste un environnement contrôlé. Quant à Gino 1, la présentation de manipulation et de transfert de bacs montre une intégration à une flotte mixte, mais rien n'indique encore un déploiement commercial à l'échelle ni des cadences mesurées en conditions réelles.

Ce lancement s'inscrit dans la stratégie de Geekplus d'élargir sa gamme de manutention de bacs, où RoboShuttle Hyper rejoint RoboShuttle Air et RoboShuttle Flex, tout en ajoutant l'IA embarquée et un humanoïde dédié à l'entrepôt. L'entreprise présente la démonstration collective comme un test grandeur nature de son plan d'entrepôt autonome 24h/24 et 7j/7, structuré autour de l'IA incarnée et de l'intelligence à l'échelle de l'entrepôt. Sur le segment des bacs-grimpeurs à haute densité, elle se mesure à des acteurs comme Hai Robotics, Exotec (France), Quicktron ou Attabotics, tandis que, côté humanoïdes logistiques, la concurrence passe par Agility Robotics, Figure ou Apptronik. Les prochaines étapes à surveiller sont l'annonce de pilotes clients nommés pour le RS Hyper, des données de débit mesurées sur site et l'éventuelle montée en cadence de Gino 1 au-delà de la démonstration.

Impact France/UE

Le RS Hyper vise les entrepôts de micro-fulfillment et concurrence indirectement Exotec en Europe, mais aucun déploiement européen n'est annoncé.

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Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt
1Robotics & Automation News 

Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt

Geekplus, l'un des plus grands fournisseurs mondiaux de technologies d'automatisation d'entrepôts, a lancé RoboShuttle Hyper, nouvelle génération de sa solution d'AMR grimpants pour le tri de bacs en mode tote-to-person. Le système revendique un débit pouvant atteindre 6 000 bacs par heure pour 1 000 mètres carrés d'entrepôt. Il cible les pics de commandes du e-commerce B2C, la préparation en froid et frais, les opérations de consolidation en entrepôt, ainsi que les centres de micro-fulfillment (MFC), ces sites urbains compacts destinés à raccourcir les délais de livraison. Ce lancement traduit la place croissante du débit et de la densité de stockage comme critères déterminants dans l'automatisation logistique, alors que distributeurs et plateformes de quick-commerce cherchent à absorber des pics de commandes sans agrandir leur surface au sol. Le chiffre de 6 000 bacs par heure fixe une référence pour les intégrateurs, même si, comme souvent avec ce type de communiqué, la méthodologie et les conditions réelles de mesure n'ont pas été détaillées publiquement, ce qui invite à la prudence avant toute comparaison directe avec les systèmes concurrents. Geekplus, anciennement Geek+, est un pionnier chinois du marché des AMR d'entrepôt, avec des déploiements revendiqués dans plusieurs dizaines de pays depuis son entrée sur le segment goods-to-person au milieu des années 2010. Sur le créneau tote-to-person grimpant, l'entreprise se retrouve en concurrence avec des acteurs comme AutoStore, Attabotics ou le français Exotec, également positionné sur le stockage dense à haute cadence. À ce stade, l'annonce reste un lancement produit, sans site pilote, date de déploiement ni tarification rendus publics.

UELe lancement de Geekplus intensifie la concurrence sur le stockage dense et le tri de bacs à haute cadence, un segment où le français Exotec est positionné.

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Dobot présente VEGA 7, un bras à sept axes à contrôle de force pour l'IA incarnée, avec un MTBF de 50 000 heures
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Dobot présente VEGA 7, un bras à sept axes à contrôle de force pour l'IA incarnée, avec un MTBF de 50 000 heures

Dobot a lancé le DOBOT VEGA 7, un bras robotique à sept axes avec contrôle de force, conçu dès l'origine pour l'IA embarquée. Il a été présenté lors d'un événement produit à la China International Industry Fair de Shanghai, avec pour cibles les robots bimanuels sur base mobile, la manipulation mobile en milieu industriel et le développement d'IA incarnée. Le constructeur met en avant la durabilité, avec un MTBF (temps moyen entre pannes) annoncé de 50 000 heures. Chaque articulation embarque un frein électromagnétique de série : en cas de coupure de courant, le bras maintient sa posture et freine en 18 millisecondes. L'indice de protection est IP54. Chaque articulation intègre aussi un capteur de couple, qui permet la détection de contact, le contrôle en compliance, la détection de collision et l'apprentissage par guidage manuel. Dobot annonce une précision de contrôle de force de 0,15 N ou mieux, une précision de couple de 0,05 N·m ou mieux et une résolution de 0,01 N·m ou mieux. Les caractéristiques principales sont une charge utile nominale de 7 kg, un rayon de travail de 725 mm et une répétabilité de ±0,03 mm. Le câblage passe par un large creux central, et l'extrémité du bras offre deux interfaces d'extension compatibles EtherCAT, CAN et RS-485, avec 3 A nominaux et 5 A en pointe pour alimenter les outils. Aucun prix ni date de livraison n'a été communiqué. L'intérêt du produit tient moins à ses chiffres bruts qu'à son positionnement. Un bras 7 axes de 7 kg de charge utile n'a rien d'exceptionnel en soi, mais Dobot le vend comme une brique pour la manipulation bimanuelle et la collecte de données. La septième articulation apporte de la redondance cinématique : le bras atteint un même point avec des postures différentes, utile quand la cible est profonde dans une machine ou que deux bras se partagent un espace restreint. Surtout, les capteurs de couple enregistrent les efforts de contact en même temps que le mouvement lors des démonstrations en téléopération ou sur robot réel. Cela ajoute un signal d'entraînement et de débogage au-delà de la vidéo et des positions articulaires, ce qui compte pour les politiques VLA (vision-langage-action) qui peinent encore sur les tâches riches en contact, comme le branchement de connecteurs ou l'assemblage de petites pièces. Il faut toutefois rester prudent : le MTBF de 50 000 hours est une valeur déclarée, sans méthode de test ni conditions précisées, et rien n'indique encore de déploiement client ni de volumes. Dobot, acteur chinois des cobots, s'inscrit dans une tendance nette : les fabricants de bras collaboratifs cherchent à se repositionner comme fournisseurs de matériel pour la robotique incarnée, face à une demande de plateformes de recherche et de collecte de données. Sur la même scène, l'entreprise a aussi montré PULSA, présenté sur la vitesse, et le cobot haute performance CRH, destiné à simplifier le déploiement sur ligne de production. À Shanghai, JAKA Robotics a de son côté dévoilé l'humanoïde à roues Kargo50 et le cobot Zu50, signe d'une même orientation chez les concurrents locaux. Les prochains jalons à surveiller sont le prix, la date de disponibilité et d'éventuels partenariats avec des fabricants de robots bimanuels ou des laboratoires, qui diront si le VEGA 7 devient une plateforme de référence ou reste une annonce de salon.

IndustrielActu
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Les robots grimpeurs ZeeBot de Cainiao transforment l'automatisation d'entrepôt à l'échelle mondiale
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Les robots grimpeurs ZeeBot de Cainiao transforment l'automatisation d'entrepôt à l'échelle mondiale

Le 17 juin, Cainiao, la branche logistique d'Alibaba, a inauguré un centre européen de fulfillment aux Pays-Bas, déployant plus de 100 robots grimpeurs ZeeBot de sa propre conception dans un entrepôt de 26 000 m² situé près du port de Rotterdam. L'installation, exploitée sous bail de dix ans, couvre la distribution B2B et le fulfillment B2C à l'échelle européenne. Le ZeeBot se distingue des solutions ASRS traditionnelles (qui nécessitent des véhicules dédiés par niveau de rayonnage) et des AGV classiques (limités à 4 mètres de hauteur) en intégrant dans un seul châssis le transport au sol, l'escalade verticale et la récupération de bacs. La machine atteint jusqu'à 14 mètres de hauteur de stockage (20 mètres en limite de conception) et affiche un espacement de bacs de 80 mm sur rail ou 25 mm en configuration sans rail, soit une densité de stockage annoncée 15 % supérieure à celle des concurrents internationaux. Chaque unité est proposée à moins de 100 000 RMB (environ 13 000 euros). Cainiao revendique un taux de réussite d'entrée sur rail de 100 % et une productivité doublée par rapport à un entrepôt manuel. Ces métriques méritent d'être nuancées. Le taux de 100 % a été mesuré avec 60 à 70 robots en phase de montée en charge ; les tests à 134 unités lors du pic du festival e-commerce "618" n'ont pas encore produit de données publiques à pleine charge. Les gains de productivité cités sont des valeurs de conception laboratoire, pas des mesures opérationnelles consolidées. L'enjeu industriel reste néanmoins significatif : fusionner grimpe verticale, transport horizontal et préhension de bacs dans un seul engin réduit les coûts d'infrastructure et améliore l'utilisation volumétrique par rapport aux ASRS ou AMR à niveaux séparés. Pour un COO en phase de conception d'entrepôt à haute densité, le retour sur investissement annoncé de 18 à 24 mois sur le marché chinois constitue un benchmark utile, même si les projets européens affichent un payback de 5 à 10 ans, reflet des coûts de service locaux plus élevés. Filiale logistique d'Alibaba fondée en 2010, Cainiao déploie le ZeeBot selon une stratégie "incubation interne, expansion externe" : trois projets sont en cours en Chine, et des déploiements sont annoncés en Espagne, Hong Kong, aux États-Unis, au Canada, au Moyen-Orient et au Japon. Sur le marché des robots d'entrepôt grimpeurs, Cainiao affronte notamment Exotec (Lille, France), dont le système Skypod atteint 12 mètres et est déjà déployé chez des enseignes comme Decathlon et Uniqlo à travers l'Europe, ainsi que Geek+ (Chine) et AutoStore (Norvège). La comparaison sur la densité de stockage et le coût unitaire sera déterminante pour les intégrateurs européens. Les limites actuelles du ZeeBot sont reconnues par Cainiao lui-même : le système ne traite que des articles légers et standardisés, les colis irréguliers restant à la charge d'opérateurs humains. L'automatisation complète, incluant le picking autonome et la récupération d'erreurs sur SKU variés, nécessitera selon l'entreprise encore deux à trois ans de développement.

UELe déploiement de 100+ ZeeBot de Cainiao aux Pays-Bas crée une concurrence directe pour Exotec (Lille, France), dont le Skypod est déjà déployé chez Decathlon et Uniqlo en Europe, et pourrait peser sur les parts de marché européennes de ce champion français des robots grimpeurs d'entrepôt.

IndustrielOpinion
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AgiBot G2 Max entre en service dans l'entrepôt robotisé de JD Logistics et manipule 80 colis par heure
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AgiBot G2 Max entre en service dans l'entrepôt robotisé de JD Logistics et manipule 80 colis par heure

AgiBot a lancé officiellement le 26 octobre le G2 Max, un robot incarné (embodied) présenté comme certifié pour la sécurité et conçu pour les charges lourdes. Il est déjà en service dans l'entrepôt robotisé « Smart Wolf » de JD Logistics, un site de type goods-to-person, selon IT Home et Sina Finance. À l'étape de réception, le robot prend les cartons sur les palettes entrantes et les empile pour le système automatisé. AgiBot annonce 80 boîtes dépalettisées par heure, 75 palettisées par heure et un taux de réussite global supérieur à 99 %, sur plusieurs lignes de production fonctionnant 24 heures sur 24. Côté caractéristiques, chaque bras porte 20 kg, les deux bras ensemble sont donnés pour 40 kg, avec une charge maximale de 50 kg. La précision de positionnement répétée est inférieure à 0,5 mm. Une articulation de tangage au niveau de la taille permet au robot de se pencher, ce qui évite de réserver 1,5 m de dégagement derrière lui pour pivoter et facilite son insertion dans des lignes existantes conçues pour des opérateurs humains. Pour les intégrateurs et les responsables logistiques, l'intérêt tient moins au robot lui-même qu'à son lieu d'exécution. Le dépalettisage de cartons est l'un des cas d'usage les plus tangibles de la robotique incarnée : la tâche est répétitive, la charge est mesurable et le flux se contrôle en cadence. L'entrepôt Smart Wolf, conçu par JD Logistics, exploite 12 mètres de hauteur de stockage, revendique un gain de densité de stockage de six fois par rapport à un entrepôt traditionnel et fait travailler des centaines de robots simultanément. La réception est le premier maillon de cette chaîne : sa cadence et sa stabilité conditionnent le stockage puis le tri, en pleine période de pointe des achats. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence. Les 80 boîtes par heure restent modestes face aux dépalettiseurs fixes spécialisés, aucun détail n'est fourni sur le poids ou le format des cartons, ni sur la durée de mesure du taux de 99 %, et ces données proviennent d'AgiBot et de médias relayant la communication. Le message à retenir est donc celui d'un déploiement réel, avec un partenaire industriel qui ouvre ses sites, ses environnements de test, ses règles de sécurité et ses standards de maintenance à d'autres fabricants de robots, plutôt que celui d'une démonstration isolée. JD Logistics et AgiBot avaient présenté le G2 Max ensemble en juillet lors de la World Artificial Intelligence Conference, en annonçant déjà son entrée dans l'entrepôt Smart Wolf ; le lancement du 26 octobre constitue la sortie commerciale formelle du produit. AgiBot positionne la machine pour le dépalettisage, le transfert de matière et l'alimentation de lignes en usine, avec un fonctionnement continu sans équipes de nuit. Le constructeur chinois multiplie les jalons de déploiement : il a livré son 20 000e robot, avec plus de 300 unités en service au parc Chimelong Spaceship, et a fait tourner 110 humanoïdes Expedition A3 en synchronisation pour un record Guinness grâce à son système de contrôle d'essaim LinkBots. Le G2 Max se confronte à une concurrence qui vise les mêmes tâches de manutention en entrepôt, et l'ouverture annoncée par JD Logistics suggère que le géant du e-commerce comparera plusieurs fournisseurs. La suite dépendra des volumes déployés au-delà de ce premier site et de la tenue des performances hors période de pointe.

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