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AgiBot G2 Max entre en service dans l'entrepôt robotisé de JD Logistics et manipule 80 colis par heure
IndustrielPandaily 

AgiBot G2 Max entre en service dans l'entrepôt robotisé de JD Logistics et manipule 80 colis par heure

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AgiBot a lancé officiellement le 26 octobre le G2 Max, un robot incarné (embodied) présenté comme certifié pour la sécurité et conçu pour les charges lourdes. Il est déjà en service dans l'entrepôt robotisé « Smart Wolf » de JD Logistics, un site de type goods-to-person, selon IT Home et Sina Finance. À l'étape de réception, le robot prend les cartons sur les palettes entrantes et les empile pour le système automatisé. AgiBot annonce 80 boîtes dépalettisées par heure, 75 palettisées par heure et un taux de réussite global supérieur à 99 %, sur plusieurs lignes de production fonctionnant 24 heures sur 24. Côté caractéristiques, chaque bras porte 20 kg, les deux bras ensemble sont donnés pour 40 kg, avec une charge maximale de 50 kg. La précision de positionnement répétée est inférieure à 0,5 mm. Une articulation de tangage au niveau de la taille permet au robot de se pencher, ce qui évite de réserver 1,5 m de dégagement derrière lui pour pivoter et facilite son insertion dans des lignes existantes conçues pour des opérateurs humains.

Pour les intégrateurs et les responsables logistiques, l'intérêt tient moins au robot lui-même qu'à son lieu d'exécution. Le dépalettisage de cartons est l'un des cas d'usage les plus tangibles de la robotique incarnée : la tâche est répétitive, la charge est mesurable et le flux se contrôle en cadence. L'entrepôt Smart Wolf, conçu par JD Logistics, exploite 12 mètres de hauteur de stockage, revendique un gain de densité de stockage de six fois par rapport à un entrepôt traditionnel et fait travailler des centaines de robots simultanément. La réception est le premier maillon de cette chaîne : sa cadence et sa stabilité conditionnent le stockage puis le tri, en pleine période de pointe des achats. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence. Les 80 boîtes par heure restent modestes face aux dépalettiseurs fixes spécialisés, aucun détail n'est fourni sur le poids ou le format des cartons, ni sur la durée de mesure du taux de 99 %, et ces données proviennent d'AgiBot et de médias relayant la communication. Le message à retenir est donc celui d'un déploiement réel, avec un partenaire industriel qui ouvre ses sites, ses environnements de test, ses règles de sécurité et ses standards de maintenance à d'autres fabricants de robots, plutôt que celui d'une démonstration isolée.

JD Logistics et AgiBot avaient présenté le G2 Max ensemble en juillet lors de la World Artificial Intelligence Conference, en annonçant déjà son entrée dans l'entrepôt Smart Wolf ; le lancement du 26 octobre constitue la sortie commerciale formelle du produit. AgiBot positionne la machine pour le dépalettisage, le transfert de matière et l'alimentation de lignes en usine, avec un fonctionnement continu sans équipes de nuit. Le constructeur chinois multiplie les jalons de déploiement : il a livré son 20 000e robot, avec plus de 300 unités en service au parc Chimelong Spaceship, et a fait tourner 110 humanoïdes Expedition A3 en synchronisation pour un record Guinness grâce à son système de contrôle d'essaim LinkBots. Le G2 Max se confronte à une concurrence qui vise les mêmes tâches de manutention en entrepôt, et l'ouverture annoncée par JD Logistics suggère que le géant du e-commerce comparera plusieurs fournisseurs. La suite dépendra des volumes déployés au-delà de ce premier site et de la tenue des performances hors période de pointe.

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Ambi Robotics et Pickle Robot déploient des robots dopés à l'IA pour automatiser la logistique entrante en entrepôt
1Robotics & Automation News 

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Ambi Robotics et Pickle Robot Company ont annoncé l'intégration de leurs systèmes robotiques respectifs afin de créer une solution automatisée de bout en bout pour la logistique entrante en entrepôt, couvrant l'ensemble de la chaîne depuis le déchargement des remorques jusqu'à l'empilement des palettes. Le système combine le robot de déchargement autonome de Pickle Robot, conçu pour retirer les colis d'une remorque ou d'un conteneur sans programmation préalable, avec la plateforme de tri et de manutention pilotée par intelligence artificielle d'Ambi Robotics, connue sous le nom d'AmbiSort. Les deux entreprises indiquent avoir développé cette intégration en réponse à une demande exprimée par des distributeurs et prestataires logistiques figurant au classement Fortune 500. Cette annonce cible l'un des postes les plus pénibles et les plus consommateurs de main-d'œuvre de l'entrepôt, le déchargement manuel de remorques, souvent associé à un fort taux de blessures et à une rotation de personnel élevée. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, l'opération illustre une tendance de fond du secteur : plutôt que de développer une pile technologique complète en interne, les fournisseurs de robotique d'entrepôt combinent des briques spécialisées, ici la préhension et le tri par IA d'un côté, la manipulation mobile de charges lourdes de l'autre, pour couvrir un flux logistique complet. Elle traduit aussi une pression croissante sur l'automatisation du flux entrant, longtemps moins mature que le tri sortant. Ambi Robotics est issue de recherches menées à l'AUTOLab de l'université de Californie à Berkeley et commercialise ses robots de tri AmbiSort dans des centres de distribution de la grande distribution et du e-commerce. Pickle Robot Company, basée dans le Massachusetts, développe depuis plusieurs années des robots de déchargement de conteneurs et de remorques reposant sur la vision par ordinateur. Le secteur du déchargement automatisé compte aussi des acteurs comme Boston Dynamics, avec son robot Stretch dédié à cette tâche. À ce stade, l'annonce reste une intégration commerciale entre deux fournisseurs, sans détail public sur des sites de déploiement ni des volumes traités.

IndustrielActu
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Agility et GXO Logistics prévoient d'étendre le déploiement du robot humanoïde Digit
2Robotics Business Review 

Agility et GXO Logistics prévoient d'étendre le déploiement du robot humanoïde Digit

Agility Robotics et GXO Logistics ont annoncé l'extension de leur partenariat : le humanoïde Digit sera déployé sur de nouveaux sites GXO en Caroline du Nord et dans le Tennessee. Le premier déploiement remonte à fin 2023, dans l'entrepôt de Flowery Branch (Géorgie). Les deux entreprises le présentent comme le premier déploiement commercial de humanoïdes en exploitation réelle et le premier contrat de robotique en tant que service (RaaS) pour ce type de robot. Digit y a déplacé plus de 100 000 bacs, en les plaçant notamment sur des convoyeurs, aux côtés de l'automatisation existante. Il est piloté via Agility Arc, plateforme cloud de gestion de flotte et d'intégration. Agility revendique plus de 65 000 heures d'exploitation en conditions réelles. L'entreprise, basée à Salem (Oregon) et fondée en 2015, a obtenu l'aval de la SEC pour sa fusion avec le SPAC Churchill Capital Corp. XI, préalable à son introduction en bourse. Ce mois-ci, elle a aussi retenu Nyobolt pour la recharge rapide, élargi son partenariat avec NVIDIA et annoncé un déploiement de Digit dans une usine d'équipements agricoles AGCO en 2027. Le communiqué ne donne ni nombre d'unités, ni calendrier précis, ni détail financier pour les nouveaux sites. Cette annonce compte moins pour sa taille que pour ce qu'elle laisse voir. Le client le plus ancien de Digit étend le périmètre sans changer de fournisseur, ce qui est un signal de rétention rare dans un secteur dominé par les pilotes sans suite. Mais il faut la lire à côté d'un aveu de GXO. Lors des résultats du deuxième trimestre en août, son CEO Patrick Kelleher a déclaré que l'entreprise avait mené 45 pilotes de humanoïdes, qu'aucun n'était en production et qu'aucun n'avait atteint le retour sur investissement, qu'il situait « à quelques années ». Les 100 000 bacs en près de trois ans correspondent à une tâche étroite, le transfert de bacs, et le chiffre n'est pas rapporté au nombre de robots, au temps de fonctionnement ni au coût par bac. Pour les intégrateurs et directeurs d'exploitation, le message est que la valeur démontrée reste celle de tâches répétitives bien cadrées, et que l'extension à d'autres applications, évoquée par Agility, reste à prouver. GXO, issu de la scission d'XPO en 2021, se présente comme le plus grand prestataire de logistique contractuelle pure, avec plus de 150 000 employés sur plus de 1 000 sites, soit plus de 200 millions de pieds carrés (18,5 millions de m²). Son approche consiste à multiplier les essais : il a aussi testé Apollo d'Apptronik et Reflex de Reflex Robotics, et un pilote est annoncé en Europe. Il joue sur plusieurs tableaux, y compris avec l'acteur français Exotec, avec lequel il automatise la préparation de commandes de Guess aux Pays-Bas. Agility, lauréat du RBR50 Robot of the Year en 2024 et distingué à nouveau en 2026, cherche à se placer comme le humanoïde le plus avancé commercialement face à Apptronik, Figure ou Tesla. L'introduction en bourse sera le test suivant : elle obligera la société à publier des chiffres d'exploitation vérifiables, que l'on pourra comparer aux annonces.

UEUn pilote est annoncé en Europe par GXO, et le groupe travaille avec le français Exotec aux Pays-Bas, mais l'annonce ne vise aucun site européen précis.

IndustrielOpinion
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Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection
3Robotics Business Review 

Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection

Mantis Robotics, basée à Pleasanton en Californie, a dévoilé le 23 juin 2026 le MR-X, un robot bimanuel conçu pour opérer sans cage ni barrière de sécurité physique dans des environnements industriels partagés avec des humains. Le système affiche un payload de 31,7 kg (70 lb) et une vitesse maximale de 10,6 m/s. Il repose sur la plateforme SafetyCore, un système de réflexes en temps réel breveté par l'entreprise, qui analyse en continu l'environnement et ajuste le comportement du robot dès qu'un opérateur entre dans sa trajectoire, sans arrêt de cycle. Le MR-X est conçu pour des installations fixes comme pour des déploiements en manipulateur mobile (mobile manipulator), et cible des tâches d'assemblage bimanuel, de transfert de matière et de tri de colis. Il embarque une interface de programmation sans code. Mantis présentait les MR-X et MR-1 au salon Automate 2026 (stand 1261, South Hall). Ce lancement illustre une tentative de positionnement entre deux segments qui peinent à se rejoindre : les cobots (lents, sûrs, peu puissants) et les robots industriels classiques (rapides mais nécessitant une intégration de sécurité lourde). Si les métriques annoncées sont confirmées en conditions réelles, un système combinant vitesse industrielle, double bras et opération sans barrière représenterait un avantage d'intégration significatif pour les lignes mixtes homme-robot. L'absence de fence élimine des coûts d'infrastructure et réduit la surface au sol allouée à la cellule robotique, deux points critiques pour les PME industrielles et les entrepôts logistiques. Cela dit, l'article repose sur des déclarations de l'entreprise : aucune donnée indépendante sur le temps de cycle en conditions de production, ni sur la robustesse du SafetyCore face à des scénarios non contrôlés n'est fournie. La mention d'Amazon comme référence de leur MR-1 reste vague, sans volume ni contexte de déploiement précisé. Mantis Robotics s'appuie sur son MR-1, certifié ISO 10218 et ISO 13849, qui aurait déjà démontré la viabilité de l'opération sans fence à vitesse industrielle. Le MR-X étend cette architecture à un format bimanuel, une tendance forte en 2025-2026 face à la montée des humanoides (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X Neo) qui promettent la même polyvalence mais accusent encore un écart significatif entre démo et réalité opérationnelle. Dans le segment fenceless cobots, Mantis affronte des acteurs comme Universal Robots, FANUC CRX et Techman Robot, tandis que sur le bimanuel industriel, ABB YuMi et Rethink Robotics (désormais absent) ont montré les limites du segment. Aucun calendrier de disponibilité commerciale ni prix indicatif n'a été communiqué lors de l'annonce, ce qui place le MR-X davantage côté teaser produit que lancement commercial effectif.

UEPression concurrentielle indirecte sur ABB (YuMi) et Universal Robots, tous deux leaders européens du segment cobot/bimanuel, mais aucun déploiement ni partenariat européen annoncé.

IndustrielOpinion
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
4Robotics Business Review 

Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile

Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

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