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Un exosquelette sous-marin réduit de 30 % le volume respiratoire lors des premiers essais sur l'humain
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Un exosquelette sous-marin réduit de 30 % le volume respiratoire lors des premiers essais sur l'humain

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Des chercheurs de l'Institut des technologies avancées de Shenzhen (SIAT), rattaché à l'Académie chinoise des sciences, affirment qu'une exosuit souple portée à la hanche réduit le volume de gaz respiré par son porteur lors de tests humains antérieurs. L'équipe dirigée par le professeur Wu Xinyu a décrit le dispositif, baptisé PEAKED, dans un article de type Focus publié le 21 octobre dans Science Robotics. Selon le communiqué de l'Académie, le volume respiratoire minute (la quantité de gaz inspirée par minute) a baissé de 29,77 % pendant le battement de jambes en crawl, de 25,70 % en brasse et de 18,35 % pendant la marche sous l'eau. PEAKED assiste la flexion et l'extension de la hanche, c'est-à-dire le mouvement d'avant en arrière de la jambe. Sa structure est souple et épouse le corps, à la différence des exosquelettes rigides, ce qui laisse une large amplitude de mouvement et, selon les chercheurs, permet au plongeur de garder le contrôle de ses gestes et de percevoir directement son environnement.

Pour un intégrateur ou un décideur, l'intérêt tient moins au chiffre qu'au domaine visé. Un exosquelette sous-marin ne peut pas reprendre la logique des modèles terrestres conçus pour la marche ou la course. La flottabilité réduit le besoin de soutenir le poids du corps, tandis que la résistance de l'eau s'exerce pendant l'essentiel du mouvement de la jambe. L'assistance doit donc fonctionner dans les deux sens, notamment pour le palmage, et la structure, les articulations assistées et le calendrier de l'aide doivent correspondre à chaque geste subaquatique. Réduire la consommation de gaz pourrait, en principe, prolonger l'autonomie ou diminuer la fatigue des plongeurs, un enjeu pour la plongée technique, l'inspection ou les interventions sous-marines. Ces résultats restent toutefois à relativiser.

Le communiqué ne précise ni le nombre de participants, ni s'il s'agissait de plongeurs, ni le lieu des essais. L'article de Science Robotics est un Focus, et sa déclaration sur les données indique qu'il ne rapporte aucune donnée nouvelle : les chiffres proviennent donc apparemment d'études antérieures, sans que leur protocole soit détaillé ici. Wu et cinq coauteurs figurent en outre comme inventeurs d'un brevet sur un système d'exosquelette portable pour la plongée océanique, détenu par l'institut. On est donc face à un résultat de laboratoire, pas à un produit livré ni à un déploiement réel. Pour devenir opérationnel, un tel système devra fonctionner avec les bouteilles, le lestage et le reste de l'équipement, rester étanche sous pression et pouvoir être retiré rapidement en cas d'urgence. Les chercheurs évoquent comme prochaines étapes une assistance personnalisée et une stabilisation de la posture, qui permettraient d'adapter l'aide à chaque plongeur, mouvement et tâche, et de passer d'un simple dispositif d'assistance à un système portable intelligent. Aucun calendrier d'application concrète n'a été communiqué.

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Des salles de rééducation aux pas du quotidien : le pari de RoboCT sur l'exosquelette
1TechNode 

Des salles de rééducation aux pas du quotidien : le pari de RoboCT sur l'exosquelette

RoboCT, société de Hangzhou fondée en 2017, passe de l'exosquelette de rééducation hospitalière à l'aide à la marche grand public. En mars 2026, elle a levé plus de 100 millions de RMB en série B+, menée par ABC Capital. C'est son deuxième tour en moins d'un an. Les fonds visent l'expansion en Chine et à l'étranger des exosquelettes grand public, la R&D, l'enregistrement de nouveaux produits à interface cerveau-machine et la construction de canaux de distribution. Depuis juillet 2026, l'entreprise produit le GoGo dans une nouvelle usine à Wuxi. Cet exosquelette de hanche pèse environ 2,3 kg, fonctionne avec un moteur monté à la hanche et est présenté comme sans batterie. La formulation reste ambiguë pour un dispositif motorisé. L'usine démarre avec deux lignes, chacune capable d'environ 150 unités, sans que la période de production soit précisée. Côté clinique, cinq séries de rééducation de RoboCT auraient des enregistrements NMPA, selon un profil de 2024 de l'Association chinoise de médecine de réadaptation. Un marché public de 2025 pour l'université de Guangzhou inclut des systèmes de membres inférieurs, des modèles allongés ou assis, des exosquelettes de recherche et une plateforme d'analyse de la marche. Une délégation de l'hôpital luxembourgeois Hôpitaux Robert Schuman a visité le siège le 7 octobre 2026. Cette trajectoire illustre le basculement du secteur. Selon le rapport IDC 2026, le marché chinois des exosquelettes pesait en 2025 plus de 1,6 milliard de RMB pour environ 26 000 unités. La rééducation médicale domine en valeur, mais les appareils d'assistance grand public représentent plus de 70 % des volumes. Le volume vient donc du dispositif léger, et la valeur du dispositif médical. Pour un intégrateur ou un décideur, ces deux produits ont des cahiers des charges opposés. Le premier doit s'adapter à chaque patient et s'intégrer au travail d'un thérapeute. Le second doit être léger, simple à enfiler et fiable sans supervision. Les chiffres publiés ne tranchent pas la question centrale. Aucun prix du GoGo n'est donné, aucune donnée d'efficacité non plus, et la capacité de 2 x 150 unités reste modeste. L'enregistrement NMPA fixe un seuil réglementaire pour les produits médicaux, mais ne prouve pas de meilleurs résultats cliniques, et les appareils de confort n'y sont pas soumis. Leur adoption durable dépendra du confort, du prix, de la formation et du service après-vente autant que du couple moteur. Ce positionnement s'inscrit dans une concurrence internationale où chaque acteur se spécialise selon son cadre d'usage. Aux États-Unis, Ekso Bionics concentre son offre sur le système EksoNR, destiné à la rééducation. RoboCT s'appuie sur une pile technologique intégrée (moteurs, réducteurs, modules articulaires, capteurs, algorithmes de contrôle) et sur son statut de pionnier des dispositifs de rééducation réglementés par la NMPA. Ses prochaines étapes sont connues : la montée en cadence à Wuxi, les homologations de ses produits à interface cerveau-machine et l'ouverture à l'international, dont la visite luxembourgeoise est un premier signal. Rien n'indique à ce stade de contrat européen ni de calendrier de certification hors de Chine. Les volumes réels du GoGo seront le véritable test de la transition.

UEUne délégation de l'hôpital luxembourgeois Hôpitaux Robert Schuman a visité RoboCT, mais aucun contrat européen ni calendrier de certification hors de Chine n'est annoncé.

ExosquelettesOpinion
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SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente
2arXiv cs.RO 

SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente

Des chercheurs ont présenté SoFiE, un exosquelette doux et modulaire pour l'index, conçu pour assister la flexion du doigt lors de tâches de préhension chez des personnes ayant une fonction manuelle réduite. Le système repose sur des matériaux flexibles imprimés en 3D, ce qui lui confère un profil compact et léger. L'actionnement est assuré par un mécanisme à tendons entraîné par un moteur DC miniature, tandis que l'extension passive est gérée par un ressort conducteur élastique, baptisé StretchSense. Ce composant joue un double rôle : il assure le retour en extension tout en faisant office de capteur proprioceptif, sa résistance électrique variant en fonction de la déformation. Une seconde modalité sensorielle, MagSense, est introduite : une paire aimant-magnétomètre intégrée dans la pulpe souple du doigt permet d'estimer à la fois la force de contact et la compliance des objets saisis. L'ensemble est entièrement sans fil, piloté par un microcontrôleur embarqué, et complété par un retour encodeur moteur pour l'estimation de l'état du système. L'intérêt principal de SoFiE réside dans la combinaison de deux types de sensing en un dispositif portable et non-filaire : la proprioception via StretchSense et la perception tactile via MagSense. Cette dualité permet au système de distinguer des matériaux de rigidité différente et de générer des signatures sensorielles distinctes selon le type de prise, ce qui constitue une base sérieuse pour des stratégies de contrôle adaptatif et sécurisé. Pour les intégrateurs en robotique d'assistance, c'est une architecture prometteuse : la modularité de la conception laisse entrevoir une extension à d'autres doigts sans refonte complète du système. Le domaine des exosquelettes de main souples est actif dans plusieurs laboratoires universitaires à l'échelle mondiale, avec des acteurs comme Roam Robotics, Bioservo Technologies ou encore des projets issus du MIT et de l'ETH Zurich sur des dispositifs comparables. SoFiE reste pour l'instant un démonstrateur de faisabilité, publié en preprint sur arXiv (2606.00397), sans partenaire industriel ni timeline de commercialisation annoncée. Les prochaines étapes attendues seraient une validation clinique sur des profils patients (AVC, lésions médullaires), ainsi qu'une extension du système à plusieurs doigts pour couvrir des prises complexes au-delà du pincement index-pouce.

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Apprentissage par renforcement multi-agent d'un contrôle d'exosquelette de hanche co-adaptatif (MARL-Exo) pour réduire la dépense énergétique
3arXiv cs.RO 

Apprentissage par renforcement multi-agent d'un contrôle d'exosquelette de hanche co-adaptatif (MARL-Exo) pour réduire la dépense énergétique

Des chercheurs présentent MARL-Exo, un cadre d'apprentissage par renforcement multi-agents qui entraîne en simulation un contrôleur d'exosquelette de hanche bilatéral. Deux agents sont entraînés simultanément, en deux étapes: un modèle musculo-squelettique du corps entier (304 actionneurs musculaires, anatomie, allure et vitesse randomisées) et la politique de l'exosquelette. Cette dernière n'observe que la cinématique de hanche retardée et ses propres commandes passées. Sa récompense repose sur la puissance métabolique musculaire issue d'un modèle énergétique physiologique, seule (variante Metabolic) ou combinée à une pénalisation de la puissance mécanique (Metabolic + Power). En simulation, la première réduit la puissance métabolique modélisée de 13,8 % par rapport à la marche sans dispositif, contre 8,8 % pour la seconde. La politique Metabolic a ensuite été déployée sans réentraînement sur huit adultes sains marchant à 1,25 m/s, avec mesure par calorimétrie indirecte. Le taux métabolique net baisse de 18,3 ± 6,6 % par rapport à l'exosquelette porté en mode passif, chez les huit participants. Le résultat est plus nuancé face à la marche sans exosquelette: la réduction moyenne n'est que de 7,4 ± 10,0 %, l'écart-type dépassant presque la moyenne. Porter le dispositif coûte déjà 13,1 % d'énergie en plus. Six participants compensent cette pénalité et marchent jusqu'à 24,2 % sous leur coût de référence, tandis que deux restent au-dessus. Les gains annoncés sont donc réels mais hétérogènes, et l'échantillon est petit, sur une seule vitesse et sur des sujets sains. L'intérêt tient à la méthode. Les approches dominantes d'optimisation « human-in-the-loop » ajustent les paramètres pour chaque utilisateur, ce qui demande de longues séances en laboratoire et freine l'industrialisation. Ici, un contrôleur unique, appris à l'échelle d'une population simulée, se transfère au matériel sans réglage individuel: c'est un indice que le transfert sim-to-real fonctionne pour l'assistance à la marche. Le résultat secondaire compte aussi: la contrainte explicite sur la puissance mécanique dégrade le bénéfice simulé, ce qui montre qu'on peut comparer des objectifs d'assistance en simulation avant tout essai sur humains. Pour les fabricants d'exosquelettes, y compris européens comme Wandercraft, cela pourrait réduire les coûts de validation. Ce travail prolonge les contrôleurs appris en simulation pour l'exosquelette, souvent fondés sur des modèles musculo-squelettiques et des politiques de type apprentissage par renforcement, et s'oppose aux méthodes d'optimisation en ligne des paramètres. Il s'agit d'un preprint arXiv, sans mention d'évaluation par les pairs ni de produit commercial. Les prochaines étapes logiques sont des essais sur davantage de participants, plusieurs vitesses et terrains, et des populations cliniques ou âgées, pour lesquelles le bénéfice net reste à démontrer.

UEUne validation en simulation pourrait réduire les coûts d'essais des fabricants européens d'exosquelettes comme Wandercraft, mais le travail reste un preprint sans lien direct avec la France.

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Vers des exogants souples robotisés pour la manipulation musculo-squelettique, afin de réduire douleur et spasticité
4arXiv cs.RO 

Vers des exogants souples robotisés pour la manipulation musculo-squelettique, afin de réduire douleur et spasticité

Des chercheurs présentent le développement préliminaire d'un exogant robotique souple (soft robotic exoglove) conçu pour traiter simultanément deux problèmes distincts chez les patients atteints de spasticité de la main, un trouble qui touche 12 millions de personnes dans le monde, dont des survivants d'AVC, des patients arthritiques et des personnes souffrant de déficiences musculaires ou nerveuses. Le gant intègre des actionneurs pneumatiques souples personnalisés selon la topologie et la cinématique de la main de chaque utilisateur, permettant une conformabilité optimale et une mobilité ciblée. Les chercheurs ont conçu, modélisé en 3D et analysé ces actionneurs par éléments finis sous des pressions de 100 et 200 kPa, puis optimisé les géométries pour minimiser les contraintes avant fabrication. Trois types d'actionneurs ont été testés avec succès : un actionneur dorsal pour doigt personnalisé offrant un contact conforme complet et une distribution de force maximale, un actionneur ventral capable de se comprimer fortement pour s'adapter à l'espace réduit d'un doigt en hyperflexion spastique, et un actionneur palmaire imprimé par stéréolithographie, démontrant le potentiel de géométries complexes en impression 3D. Le gant assemblé a été porté par un utilisateur pilote pour valider les premiers résultats de confort et d'efficacité. L'enjeu principal réside dans la combinaison, au sein d'un seul dispositif, d'une fonction de mobilité et d'une fonction thérapeutique de type massage compressif pour détendre les muscles spastiques, deux besoins généralement traités séparément par les exogants existants. Pour les concepteurs de dispositifs médicaux et les intégrateurs en robotique de réadaptation, cette approche illustre l'intérêt croissant de la personnalisation géométrique par modélisation par éléments finis et fabrication additive, plutôt que des designs génériques à taille unique. Il s'agit toutefois d'un travail à un stade très précoce : un seul utilisateur pilote, pas de données cliniques comparatives, et aucune mesure quantifiée de réduction de la douleur ou du spasme n'est rapportée dans ce résumé, ce qui limite pour l'instant la portée des conclusions à une preuve de faisabilité technique. Ce travail s'inscrit dans la lignée des exogants souples développés ces dernières années pour l'assistance à la préhension chez les patients neurologiques, un domaine où des instituts comme le Wyss Institute ou des laboratoires universitaires de robotique douce ont déjà exploré des actionneurs pneumatiques textiles pour l'AVC. La spécificité ici est la triple architecture d'actionneurs (dorsal, ventral, palmaire) combinée à l'impression 3D par stéréolithographie pour des géométries complexes. Les prochaines étapes attendues, bien que non détaillées dans l'article, porteraient logiquement sur des essais cliniques élargis avec davantage de participants et des mesures objectives de douleur et de spasticité avant d'envisager une commercialisation.

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