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Un robot sauteur et volant passe à la vitesse supérieure sur tous les terrains

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Des chercheurs de l'Université de Toronto, de la City University of Hong Kong et de la Hong Kong University of Science and Technology présentent une version améliorée d'un robot capable de sauter et de voler, conçu pour se déplacer sur tous types de terrains. Le texte disponible ne donne ni payload, ni autonomie, ni dimensions, ni masse, ni nombre de degrés de liberté. Il ne mentionne pas non plus de chiffres de performance, de date de publication ou de site d'essai. Il s'agit donc d'un travail de laboratoire. Rien n'indique un produit commercialisé ni un déploiement réel.

L'intérêt tient à la locomotion hybride. Combiner le saut et le vol vise à franchir des obstacles que les robots à roues, à chenilles ou purement aériens gèrent mal. Ces obstacles sont les gravats, les sols irréguliers et les zones encombrées. Pour un intégrateur ou un décideur B2B, les cas d'usage plausibles sont l'inspection, la recherche et le sauvetage ou l'exploration de sites difficiles d'accès. Faute de données chiffrées sur la consommation, la robustesse et la charge utile, il est impossible d'évaluer leur maturité. Le passage du démonstrateur à un outil fiable reste à prouver.

Cette recherche s'inscrit dans un effort plus large pour atteindre des lieux hors de portée des humains. Des équipes ont déjà conçu des robots nageurs, des robots rampant dans les décombres et des robots capables de se poser sur des branches comme des oiseaux. Les prochaines étapes devraient porter sur la mesure des performances en conditions réelles et sur la comparaison avec ces approches concurrentes. Aucun pilote industriel ni calendrier n'est annoncé à ce stade.

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Le robot sauteur Pogo-Bot passe en tout-terrain grâce à un pied souple
1Hackaday Robots Hacks 

Le robot sauteur Pogo-Bot passe en tout-terrain grâce à un pied souple

Des étudiants en ingénierie de l'Université de Toronto ont présenté un robot sauteur monopode qui combine la propulsion d'un quadricoptère et la mécanique d'un bâton sauteur (pogo stick). Quatre hélices fournissent l'énergie qui met l'engin en mouvement, mais le rebond lui-même repose uniquement sur une jambe unique à ressort, qui joue le rôle de train d'atterrissage. Le pied, doté de picots et monté sur pivot, est maintenu par ce qui ressemble à des bandes élastiques. Les premières versions se contentaient d'une pointe en bout de jambe, avec des échecs plutôt cocasses visibles dans la vidéo associée au projet. Le nouveau pied, plus large et plus adhérent, s'oriente selon le terrain. Le robot a été testé sur des surfaces allant du sable meuble à la glace dure, et il saute par-dessus des clôtures. Aucune donnée chiffrée n'a été publiée : ni masse, ni hauteur de saut, ni autonomie, ni taux de réussite. Il s'agit d'une démonstration de laboratoire étudiante, et non d'un produit ni d'un déploiement. L'intérêt tient à la question du contact avec le sol, souvent négligée dans la robotique aérienne hybride. Un drone qui se déplace uniquement en vol consomme beaucoup d'énergie pour de faibles distances. Un robot à pattes classique, lui, peine sur les surfaces glissantes ou déformables. Le saut propulsé tente de combiner les deux : les hélices apportent l'énergie et le contrôle d'attitude, et le ressort stocke et restitue l'énergie à chaque rebond. Ce travail montre surtout qu'un pied passif et adaptatif, sans capteurs ni actionneurs supplémentaires, peut résoudre une grande partie du problème de l'adhérence. C'est une piste à bas coût pour l'inspection ou l'exploration de terrains variés. Il faut toutefois rester prudent : sans mesures comparatives, avec des vidéos probablement sélectionnées, on ignore la robustesse réelle du système, et aucun intégrateur ne pourrait encore en tirer un cahier des charges. Le monopode n'est pas une nouveauté. On a déjà vu des robots à une jambe qui utilisent leur patte seule, ainsi que des versions ailées. Cette configuration quadricoptère à jambe unique serait, selon la source, la première observée à affronter un hiver canadien. Le modèle de référence reste celui des sauteurs à ressort développés dans les laboratoires universitaires depuis les années 1980, auxquels s'ajoutent des hybrides vol-marche plus récents. Aucune suite n'est annoncée. Les prochaines étapes logiques seraient la publication de mesures de performance, une étude de la consommation énergétique par rapport à un drone ou à un robot à roues, et un test sur terrain réellement accidenté.

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Vers des robots à pattes lunaires : leçons d'un déploiement sur le terrain à LUNA
2arXiv cs.RO 

Vers des robots à pattes lunaires : leçons d'un déploiement sur le terrain à LUNA

Des chercheurs ont rapporté les enseignements de la campagne analogue LUNA 2025, au cours de laquelle deux robots à pattes, l'ANYmal-D (quadrupède industriel d'ANYbotics) et le Magnecko, ont évolué sur un simulant de régolithe meuble et sur un terrain imitant des cratères. Les équipes ont aussi collecté des données de navigation sur de longues distances et des données visuelles-inertielles dans des conditions d'éclairage difficiles. Le résultat principal est que les quadrupèdes peuvent bel et bien traverser ce simulant, mais avec des performances dégradées par l'enfoncement et le glissement des pieds, par les contacts qui soulèvent de la poussière, et par des défaillances de perception. Ces dernières ont trois causes: la surexposition, les ombres portées et les zones à faible texture. L'étude, publiée sur arXiv (2610.12276), ne fournit pas dans son résumé de chiffres sur la vitesse, le taux de réussite ou la distance parcourue. Il s'agit d'un retour d'expérience de terrain en milieu analogue, et non d'une démonstration en conditions lunaires réelles. L'intérêt de ces travaux tient au fait que la préparation des robots à pattes pour la Lune reste limitée par des incertitudes encore mal quantifiées: interaction pied-régolithe, génération de poussière, dégradation de la vision sous éclairage solaire rasant et contraintes opérationnelles. Les rovers à roues, qui dominent l'exploration spatiale, peinent sur les pentes raides, les sols meubles et les champs de blocs, précisément là où se trouvent les cibles scientifiques comme les bords de cratères ou les zones d'ombre permanente. Cette étude confirme que le potentiel de la locomotion à pattes est réel, mais elle montre aussi que les politiques de locomotion apprises en simulation, généralement entraînées sur des sols plus ou moins rigides, ne suffisent pas. Les auteurs plaident pour des politiques conscientes du régolithe, une perception robuste à l'éclairage, des essais analogues reproductibles et une validation au niveau de la mission entière. Pour un décideur ou un intégrateur, le message est clair: l'écart entre la démonstration en laboratoire et la fiabilité sur le terrain reste ici très large, en particulier côté perception. Le contexte est celui d'un intérêt croissant pour les robots à pattes dans le spatial. L'ANYmal, issu de l'écosystème de l'ETH Zurich, a déjà été testé dans des environnements analogues, et plusieurs agences et laboratoires explorent des architectures à pattes ou hybrides, face à des rovers à roues éprouvés. Le Magnecko, plus expérimental, représente une autre approche de la locomotion à pattes. La campagne LUNA, installée sur une installation d'analogue lunaire en Europe, sert de banc d'essai de référence pour ces plateformes. Les prochaines étapes évoquées par les auteurs portent sur l'amélioration des politiques de locomotion adaptées au régolithe, sur une perception robuste aux conditions d'éclairage lunaires, ainsi que sur des protocoles de test standardisés. Aucun calendrier de mission ni de vol n'est annoncé, et l'on reste donc à un stade de recherche et de maturation technologique, loin d'un déploiement réel sur la surface lunaire.

UEÉtude menée sur une installation d'analogue lunaire en Europe avec l'ANYmal d'ANYbotics (écosystème ETH Zurich), utile à la filière spatiale et robotique européenne, sans retombée directe sur la France.

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Effet de la cinématique des membres sur la vitesse d'un robot à pattes en milieu granulaire
3arXiv cs.RO 

Effet de la cinématique des membres sur la vitesse d'un robot à pattes en milieu granulaire

Une étude de locomotion sur milieu granulaire examine comment la cinématique des pattes conditionne la vitesse de SandBot, un petit robot à pattes utilisé comme modèle physique d'organismes biologiques. Les auteurs ont fait varier systématiquement les paramètres de la marche et mesuré la vitesse du robot sur sable. Le résultat principal est que les bonnes performances n'apparaissent que dans une région restreinte de l'espace des paramètres. Un modèle cinématique du robot, déjà publié, a été associé à une nouvelle loi de force de pénétration anisotrope dans le milieu granulaire, et cet ensemble prédit la vitesse observée. Les auteurs concluent que la vitesse est maximale lorsque les paramètres de marche minimisent l'accélération du corps et les interférences entre pattes, tout en exploitant les propriétés de solidification locale du sable. Le résumé ne donne aucune valeur chiffrée (vitesses, fréquences, angles, nombre de configurations testées), ce qui empêche d'évaluer l'ampleur de l'écart entre une bonne et une mauvaise marche. Le numéro arXiv renvoie à un dépôt de mars 2013. Pour la robotique à pattes, le message est que la mobilité démontrée sur sol dur ne se transpose pas à un terrain meuble. Faute de modèle complet d'interaction patte-sol, les marches efficaces sur terrain déformable ont jusqu'ici été trouvées par essais empiriques. Une loi de force anisotrope couplée à un modèle cinématique donne une base prédictive, donc la possibilité de dimensionner une marche avant de la tester. Cela intéresse les concepteurs de robots d'inspection, d'exploration ou de recherche et sauvetage, qui évoluent sur sable, gravats ou sol meuble. La faible taille de la zone performante rappelle aussi qu'un réglage manuel ou une marche générique sont fragiles sur ce type de substrat. Le travail suggère par ailleurs des hypothèses pour la biomécanique des animaux qui se déplacent sur sable. Ces travaux s'inscrivent dans la démarche des robots utilisés comme modèles physiques d'organismes, qui permettent de contrôler des paramètres impossibles à isoler chez l'animal. Le résumé ne cite ni concurrents ni suites, et ne mentionne aucune application commerciale ou déploiement. Il s'agit de recherche fondamentale sur un robot de laboratoire, et rien n'indique un transfert vers des machines plus grandes ou des plateformes humanoïdes actuelles. Les limites ne sont pas précisées non plus : le résumé ne dit pas si la loi de force vaut pour d'autres granulométries, des pentes ou des robots plus lourds. Les prolongements logiques sont la validation sur d'autres sols et l'intégration de ces lois dans des contrôleurs adaptatifs, mais ce sont des perspectives, pas des annonces.

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Un robot inspiré du vélo réalise des wheelies, des sauts et des saltos avant à grande vitesse
4Interesting Engineering 

Un robot inspiré du vélo réalise des wheelies, des sauts et des saltos avant à grande vitesse

Des chercheurs du Robotics and AI Institute (RAI Institute) ont présenté l'Ultra Mobility Vehicle (UMV), un robot à structure de vélo conçu pour associer la vitesse d'un véhicule à roues et l'agilité d'une machine à pattes. L'engin pèse 23,5 kg (51 livres), atteint 8 m/s (environ 18 mph) et sait tenir en équilibre sur sa roue arrière, sauter latéralement, effectuer des wheelies et réaliser des saltos avant. Il n'utilise que cinq degrés de liberté (DoF) actionnés. Sa tête concentre l'essentiel de la masse (calcul, batteries, actionneurs de saut) et se raccorde au cadre par un lien spatial composé d'un cou et de deux biellettes, qui déplace la masse pour générer les forces de saut et maintenir l'équilibre. Deux actionneurs pilotent le mouvement principal, deux autres agissent via les biellettes pour le mouvement latéral, et deux supplémentaires assurent la direction et la propulsion de la roue arrière. Il n'y a ni roue d'inertie, ni béquille, ni stabilisation statique dédiée. Quatre politiques de contrôle (conduite, wheelie et hop, flip, saut) ont été entraînées par apprentissage par renforcement (algorithme PPO) dans NVIDIA Isaac Lab, avec randomisation de domaine (répartition des masses, frottement, force des moteurs, retards de commande, bruit capteur), puis transférées au matériel sans réentraînement. Lors d'un essai, le robot a approché de façon autonome une plateforme d'un mètre, y a sauté, l'a traversée et en est redescendu, 15 fois de suite. Lors du salto avant, il se replie pour réduire son inertie de rotation, atteint environ 17 rad/s en tangage et boucle la rotation, réception comprise, en moins d'une demi-seconde. Les essais ont eu lieu en laboratoire, avec système de capture de mouvement. L'intérêt tient moins à la démonstration acrobatique qu'à l'économie de moyens. Les robots à pattes obtiennent leur mobilité au prix d'une forte complexité mécanique (nombreux actionneurs, coût, fiabilité), tandis que les plateformes à roues sont efficaces mais limitées sur terrain accidenté. Avec cinq actionneurs, l'UMV suggère une voie intermédiaire : une masse mobile pilotée par politique apprise peut remplacer une partie de la mécanique. Il montre aussi qu'un transfert sim-to-real direct, sans réglage fin, fonctionne sur un système instable et dynamique, ce qui renforce la thèse selon laquelle la randomisation de domaine combinée au PPO passe à des comportements à haute énergie. Les limites sont claires : les résultats viennent d'un environnement de laboratoire instrumenté, sans données sur la robustesse en extérieur, l'autonomie de batterie, la charge utile ou les taux d'échec hors des 15 sauts répétés. Aucun produit, prix ni calendrier de commercialisation n'est annoncé : il s'agit d'un prototype de recherche, pas d'un produit livré ni d'un déploiement. Le RAI Institute travaille sur la locomotion dynamique apprise et sur la fusion entre mobilité à roues et à pattes. L'UMV s'inscrit dans cette logique, en cherchant à étendre les capacités de la locomotion sur roues par l'apprentissage plutôt que par l'ajout de membres. Il se compare indirectement aux robots à pattes et à roues-pattes, ainsi qu'aux humanoïdes dont les démonstrations de saut et de salto reposent aussi sur la simulation et le RL. Le vélo, lui, mise sur la simplicité mécanique et la vitesse. Les suites logiques seraient des essais hors laboratoire sans capture de mouvement, la perception embarquée pour franchir des obstacles non préparés, et l'évaluation de la pertinence pour l'inspection ou la logistique de terrain. Aucun pilote ni partenaire industriel n'a été mentionné à ce stade.

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