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Le robot sauteur Pogo-Bot passe en tout-terrain grâce à un pied souple
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Le robot sauteur Pogo-Bot passe en tout-terrain grâce à un pied souple

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Le robot sauteur Pogo-Bot passe en tout-terrain grâce à un pied souple
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Des étudiants en ingénierie de l'Université de Toronto ont présenté un robot sauteur monopode qui combine la propulsion d'un quadricoptère et la mécanique d'un bâton sauteur (pogo stick). Quatre hélices fournissent l'énergie qui met l'engin en mouvement, mais le rebond lui-même repose uniquement sur une jambe unique à ressort, qui joue le rôle de train d'atterrissage. Le pied, doté de picots et monté sur pivot, est maintenu par ce qui ressemble à des bandes élastiques. Les premières versions se contentaient d'une pointe en bout de jambe, avec des échecs plutôt cocasses visibles dans la vidéo associée au projet. Le nouveau pied, plus large et plus adhérent, s'oriente selon le terrain. Le robot a été testé sur des surfaces allant du sable meuble à la glace dure, et il saute par-dessus des clôtures. Aucune donnée chiffrée n'a été publiée : ni masse, ni hauteur de saut, ni autonomie, ni taux de réussite. Il s'agit d'une démonstration de laboratoire étudiante, et non d'un produit ni d'un déploiement.

L'intérêt tient à la question du contact avec le sol, souvent négligée dans la robotique aérienne hybride. Un drone qui se déplace uniquement en vol consomme beaucoup d'énergie pour de faibles distances. Un robot à pattes classique, lui, peine sur les surfaces glissantes ou déformables. Le saut propulsé tente de combiner les deux : les hélices apportent l'énergie et le contrôle d'attitude, et le ressort stocke et restitue l'énergie à chaque rebond. Ce travail montre surtout qu'un pied passif et adaptatif, sans capteurs ni actionneurs supplémentaires, peut résoudre une grande partie du problème de l'adhérence. C'est une piste à bas coût pour l'inspection ou l'exploration de terrains variés. Il faut toutefois rester prudent : sans mesures comparatives, avec des vidéos probablement sélectionnées, on ignore la robustesse réelle du système, et aucun intégrateur ne pourrait encore en tirer un cahier des charges.

Le monopode n'est pas une nouveauté. On a déjà vu des robots à une jambe qui utilisent leur patte seule, ainsi que des versions ailées. Cette configuration quadricoptère à jambe unique serait, selon la source, la première observée à affronter un hiver canadien. Le modèle de référence reste celui des sauteurs à ressort développés dans les laboratoires universitaires depuis les années 1980, auxquels s'ajoutent des hybrides vol-marche plus récents. Aucune suite n'est annoncée. Les prochaines étapes logiques seraient la publication de mesures de performance, une étude de la consommation énergétique par rapport à un drone ou à un robot à roues, et un test sur terrain réellement accidenté.

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Des ingénieurs de l'Université de Washington ont présenté DirectHop, un robot sauteur tenant dans la paume de la main, capable de franchir une marche d'escalier standard, de se stabiliser à l'atterrissage puis de sauter à nouveau. Le prototype repose sur un unique petit moteur électrique relié par un fil de pêche à une tour montée sur le châssis : en s'enroulant, le fil hisse le robot dans les airs, tandis que trois pattes articulées se déploient pour maintenir l'alignement entre le moteur et le pied au moment du saut. En ajustant le courant envoyé au moteur, l'équipe règle la hauteur du saut avec une précision au centimètre près. Pour l'atterrissage, souvent chaotique, le robot est équipé d'une cage de protection inspirée de la carapace de la tortue-boîte, qui lui permet de se redresser dans 90% des cas en déplaçant le moteur le long de la tour pour décaler son centre de gravité. Les travaux, menés par Hanquan (John) Wang, doctorant en génie mécanique, et dirigés par Sawyer Fuller, professeur associé à l'UW, restent à un stade de prototype de laboratoire : l'engin est alimenté par câble et ne peut pas encore se diriger vers une destination. Cette démonstration s'inscrit en alternative à la propulsion par ressorts utilisée depuis des années par les robots sauteurs inspirés des puces : ces mécanismes emmagasinent de l'énergie avant de la libérer d'un coup, ce qui rend la distance de saut difficile à contrôler, et deviennent proportionnellement plus complexes à fabriquer et actionner à mesure que les robots rétrécissent. En entraînant directement le saut par un moteur électrique, sans ressort ni loquet, DirectHop répond aux trois obstacles que Sawyer Fuller juge les plus critiques pour ce type de machine : moduler la longueur du saut, se redresser seul, et « recharger » le mécanisme pour enchaîner plusieurs sauts. Pour l'industrie robotique, l'intérêt tient moins à la performance brute qu'au coût visé : Wang estime qu'une version complète pourrait être produite pour environ 10 dollars, ouvrant la voie à des essaims de robots bon marché capables d'inspecter des raffineries de pétrole, de surveiller des exploitations agricoles ou d'explorer d'autres planètes, des contextes où la perte d'une unité individuelle ne compromettrait pas la mission. Le système reste toutefois loin d'un produit déployable : pas d'autonomie énergétique, pas de navigation, pas de capacité directionnelle, ce qui invite à lire les chiffres annoncés comme des résultats de banc d'essai plutôt que des spécifications de terrain. Le saut par ressort domine la robotique miniature depuis les premiers robots-puces, mais bute sur la miniaturisation des loquets et des mécanismes de libération d'énergie. DirectHop s'en affranchit en s'inspirant de la grenouille, dont les muscles des pattes actionnent directement le saut, une analogie revendiquée par Wang pour justifier le choix d'un moteur électrique classique plutôt que d'un stockage élastique. L'équipe de l'UW travaille désormais à doter le robot de cellules solaires et d'une batterie embarquées, d'un moteur vibrant pour le virage, de pieds rétractables permettant d'ajuster l'angle de saut, ainsi que d'une caméra et d'une électronique de navigation. L'objectif affiché est un franchissement d'escalier totalement autonome : le robot devrait pouvoir repérer une marche, calculer le saut nécessaire, se positionner puis répéter l'opération après chaque atterrissage. Aucun calendrier de commercialisation ni partenariat industriel n'a été communiqué à ce stade ; le projet reste une publication de recherche universitaire, sans comparaison directe avec les plateformes humanoïdes ou quadrupèdes qui dominent aujourd'hui la robotique mobile.

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Vidéo : un robot souple à infrarouge saute en continu et se réinitialise seul
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Vidéo : un robot souple à infrarouge saute en continu et se réinitialise seul

Des chercheurs de la North Carolina State University ont mis au point un robot souple, en forme de goutte d'eau, capable de sauter en continu sous l'effet d'une simple exposition à la lumière infrarouge, sans moteur, batterie ni mécanisme externe de réarmement. Le système repose sur un anneau en élastomère à cristaux liquides à réponse photothermique, associé à une queue rigide en forme de V. Sous infrarouge, l'élastomère se contracte et fait vriller l'anneau souple ; la queue en V contraint ce mouvement, ce qui accumule de l'énergie élastique jusqu'à un seuil critique, où la queue claque contre le sol et projette le robot dans les airs. Pendant le vol, l'anneau se détord naturellement et retrouve sa configuration initiale, ce qui réarme le mécanisme sans intervention extérieure et permet au cycle de se répéter tant que l'éclairage infrarouge est maintenu. L'angle de la queue en V détermine le mode de déplacement : 120 degrés pour ramper, 90 degrés pour des sauts vers l'avant, environ 50 degrés pour des sauts verticaux. En décalant le centre de masse vers l'extrémité arrondie, les chercheurs ont obtenu des sauts directionnels plus puissants et plus stables. Selon l'équipe, les versions optimisées atteignent des sauts verticaux dépassant 80 fois la hauteur du robot et des bonds horizontaux de plus de trois fois sa longueur, avec des essais réussis sur pentes, obstacles, herbe, sable, roches, paillis et interfaces eau-terre. L'intérêt de cette approche tient à l'absence totale d'électronique embarquée, de moteurs ou de systèmes de contrôle complexes pour produire un mouvement répétitif et autonome, ce qui tranche avec la plupart des robots sauteurs classiques qui nécessitent un actionneur dédié pour se réarmer après chaque bond. Pour l'industrie de la robotique souple, cela illustre une voie alternative où la géométrie du matériau encode directement le comportement locomoteur, réduisant le poids, le coût et la complexité de commande, des critères clés pour des essaims de mini-robots ou des dispositifs jetables destinés à des environnements difficiles d'accès. Cette démonstration reste toutefois un résultat de laboratoire, sans lien avec les architectures VLA ou les plateformes humanoïdes qui dominent l'actualité robotique commerciale actuellement ; il s'agit d'une avancée en science des matériaux et en robotique molle, pas d'un produit prêt à être déployé. Le travail s'inscrit dans un courant de recherche plus large sur les élastomères à cristaux liquides, des matériaux déjà étudiés pour des applications d'actionnement souple déclenché par la lumière ou la chaleur, mais rarement combinés à un mécanisme mécanique de stockage et de libération d'énergie aussi simple. L'équipe de NC State a modélisé mathématiquement la dynamique de torsion, de claquement et de saut pour caractériser et optimiser le système. Aucun calendrier de commercialisation, de partenariat industriel ou d'essai sur le terrain n'a été communiqué : les chercheurs évoquent des pistes d'exploration future comme la navigation environnementale, la robotique en essaim ou le déplacement autonome sur terrains non structurés, sans détailler de prochaine étape concrète au-delà de la publication scientifique.

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SPROUT : le robot souple en croissance open source pour la recherche et le sauvetage
3arXiv cs.RO 

SPROUT : le robot souple en croissance open source pour la recherche et le sauvetage

MIT Lincoln Laboratory publie sur arXiv (soumission de septembre 2026) l'ensemble des spécifications de SPROUT, pour Soft Pathfinding Robotic Observation Unit, un robot souple open source conçu pour la recherche et le sauvetage en milieu urbain (USAR). Le système a été affine pendant plusieurs années au contact direct d'équipes professionnelles de secours, avec pour objectif de fonctionner dans des conditions poussiéreuses, humides et isolées, typiques des structures effondrées. L'équipe met a disposition l'intégralité de la documentation nécessaire a sa reproduction: code source, liste de composants, assemblages CAO et instructions de construction, accessibles sur sprout-mitll.github.io/sprout. L'architecture logicielle repose sur ROS 2 et une plateforme matérielle modulaire permettant d'adapter charges utiles et fonctions de contrôle selon la tache. Les démonstrations ont été menées sur des sites d'entrainement a structures effondrées utilises par des pompiers et équipes de premiers secours, ou le robot a exécuté une série de taches d'inspection et de franchissement d'obstacles. Les robots a corps souple sont théorisés depuis longtemps comme candidats idéaux pour le sauvetage en décombres, capables de se faufiler dans des interstices inaccessibles aux plateformes rigides, mais peu de systèmes ont franchi le cap du laboratoire vers un usage opérationnel réel. En publiant l'intégralité des spécifications matérielles et logicielles plutôt qu'un produit ferme, le laboratoire s'attaque directement au problème de reproductibilité qui freine l'adoption de la robotique souple par les organismes de secours: n'importe quelle équipe de recherche peut désormais construire sa propre unité SPROUT sans dépendre d'un fournisseur unique. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur SAR, c'est un signal que cette famille de robots sort progressivement du stade de simple démonstration en laboratoire, même si le passage de sites d'entrainement contrôles a des interventions réelles sur effondrements reste une étape distincte, non encore franchie ici. Le projet s'appuie sur un dialogue continu avec des communautés professionnelles de recherche et sauvetage urbain, ce qui a oriente les choix de conception vers la résistance a la poussière, a l'humidité et a l'isolement caractéristiques des sites d'intervention. SPROUT s'inscrit dans la lignée des robots dits a croissance (soft growing robots), un axe de recherche universitaire distinct des humanoïdes et des robots mobiles a roues qui dominent les annonces commerciales du secteur, et dont l'un des freins historiques était justement le manque de systèmes reproductibles hors du laboratoire d'origine. La compatibilité ROS 2 et la modularité matérielle ouvrent des usages au-delà du sauvetage, notamment l'inspection d'infrastructures et l'archéologie, deux domaines ou l'accès a des espaces confines et fragiles est également critique. La publication ne mentionne aucun pilote commercial ni calendrier de déploiement au-delà des sites d'entrainement déjà utilises pour les démonstrations: il s'agit a ce stade d'une diffusion académique en source ouverte, non du lancement d'un produit.

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Vestibule bipède robuste sur pentes meubles grâce à la manipulation du terrain par les pieds
4arXiv cs.RO 

Vestibule bipède robuste sur pentes meubles grâce à la manipulation du terrain par les pieds

Une équipe de recherche a étudié la marche bipède sur pentes granulaires meubles (sable, gravier) à l'aide d'un robot robophysique miniature de 1,4 kg équipé de pieds à crampons, fines plaques fixées sous la semelle qui modifient l'interaction avec le sol. Des essais systématiques ont montré que des crampons trop espacés provoquent un affaissement excessif du terrain, tandis que des crampons trop rapprochés génèrent une résistance excessive, les deux configurations dégradant la marche jusqu'à l'échec. Un espacement intermédiaire, en revanche, répartit les forces de contact de façon à maintenir les contraintes du substrat sous le seuil de rupture, permettant au robot de marcher sur des pentes granulaires inclinées jusqu'à 30 degrés. Sur cette base, les chercheurs ont conçu un pied capable d'ajuster activement la profondeur de ses crampons pour s'adapter aussi bien aux sols rigides qu'aux terrains meubles, et ont validé les mêmes principes sur un bipède autonome de 15 kg, nettement plus grand que le prototype initial. Les résultats sont publiés en prépublication sur arXiv (2607.11855). Cette avancée s'attaque à un angle mort persistant de la robotique humanoïde : la quasi-totalité des démonstrations commerciales de bipèdes, y compris celles mises en avant par les grands acteurs du secteur, se déroulent sur sols plats et rigides d'usine ou d'entrepôt, un environnement où la mécanique de contact est bien maîtrisée. Dès que le sol devient meuble, sableux ou en pente, comme sur un chantier, une plage, une zone sinistrée ou un terrain d'exploration planétaire, les transitions solide-fluide induites par le contact pied-sol déstabilisent rapidement les contrôleurs actuels. En démontrant qu'une conception du pied, plutôt qu'un simple ajustement de la trajectoire du corps, peut résoudre ce problème, l'étude ouvre une piste concrète pour étendre le champ d'action des humanoïdes au-delà des sols industriels standards, un enjeu direct pour les intégrateurs visant des déploiements en extérieur ou en environnement non structuré. Le travail s'inscrit dans la continuité des recherches en terradynamique, qui modélisent les interactions entre appendices robotiques et matériaux granulaires, un domaine où les outils de contrôle restent moins matures que pour les terrains rigides. Contrairement à l'approche dominante dite « body-centric », qui régule les perturbations du terrain via les mouvements du tronc et des jambes, cette étude promeut une approche « limb-centric » agissant directement au niveau du pied. La validation sur un robot dix fois plus lourd suggère une transférabilité au-delà du prototype de laboratoire, sans toutefois constituer encore une démonstration sur plateforme commerciale.

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