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Chine/AsieInteresting Engineering 

PUDU présente un robot semi-humanoïde de 8 heures d'autonomie, un chien robot Nvidia et un robot de service félin

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Résumé IASource uniqueImpact UE

PUDU Robotics, le groupe chinois basé à Shenzhen, a présenté pour la première fois l'ensemble de ses six gammes de robots lors de son European Partner Summit, tenu le mercredi 4 novembre à l'hôtel Van der Valk Amsterdam-Amstel, aux Pays-Bas. Parmi les machines exposées figurait le D7, un robot semi-humanoïde à base roulante et bras humanoïdes, présenté en septembre 2024. Il mesure 1,65 m pour environ 45 kg, offre plus de huit heures d'autonomie grâce à une batterie supérieure à 1 kWh, et dispose de 30 degrés de liberté (jusqu'à 50 avec une main dextre en option). Ses bras soulèvent jusqu'à 10 kg (22 lb), et sa base est omnidirectionnelle. Il transporte et trie des objets et peut utiliser des ascenseurs dans des bureaux, entrepôts ou usines. Le constructeur montrait aussi les quadrupèdes D5 et D5-W, animés par un module Nvidia Jetson Orin AGX et une puce RK3588, avec deux LiDAR et quatre caméras fisheye, jusqu'à 275 TOPS, des pentes de 45 degrés et une charge de 20 à 30 kg. S'y ajoutaient le robot de service BellaBot Pro, inspiré du chat, l'aspirateur-laveur professionnel CC1 PRO, le robot logistique MP2000 (palettes jusqu'à 2 tonnes, insertion des fourches en 20 secondes) et les robots d'extérieur GT pour les entreprises et TOMO S pour les particuliers, ce dernier étant le premier produit grand public de la marque, dédié à la tonte.

Au-delà de la vitrine, PUDU a dévoilé sa stratégie « One Brain, Multiple Embodiments », qui consiste à réutiliser une même base d'IA sur toutes ses formes de robots, des machines de service spécialisées aux semi-humanoïdes puis aux humanoïdes. Pour le fondateur et PDG Felix Zhang, les robots doivent devenir plus intelligents, plus faciles à déployer et moins chers pour s'imposer. L'enjeu est réel pour les intégrateurs : mutualiser le logiciel entre plusieurs plateformes réduit les coûts de développement et d'adaptation, et peut accélérer l'arrivée de nouvelles applications. Il convient toutefois de rester prudent. L'annonce reste une orientation stratégique, sans démonstration chiffrée de transfert de compétences d'un robot à l'autre, ni précision sur la nature du « cerveau » commun (modèle VLA, pile de navigation ou autre). Les 275 TOPS correspondent à une capacité de calcul théorique, non à une performance mesurée en conditions réelles, et le D7 reste présenté sans volumes de déploiement ni prix. Le choix d'un semi-humanoïde à roues, plus stable et plus économe en énergie que la marche bipède, illustre une approche pragmatique face aux humanoïdes complets.

Cette sortie s'inscrit dans une volonté affichée de renforcer la présence de PUDU en Europe. Bella Sun, vice-présidente et directrice générale Europe, voit un « énorme potentiel » sur ce marché, où les clients se montrent plus ouverts à la robotique, et souhaite que le continent soit parmi les premiers à adopter la nouvelle stratégie. PUDU, déjà bien implantée dans les robots de livraison en restauration, y concurrence d'autres acteurs chinois, ainsi que des acteurs locaux comme Enchanted Tools en France. Sur le plan réglementaire, Zhang a précisé que la nouvelle réglementation de la FCC américaine ne vise que les nouveaux produits : les modèles existants restent commercialisables aux États-Unis. Il a ajouté vouloir que ses robots travaillent partout dans le monde, tout en affirmant que l'objectif est d'assister les travailleurs et non de les remplacer. Aucune date de pilote européen ni calendrier de commercialisation des humanoïdes n'a été communiqué.

Impact France/UE

PUDU renforce sa présence commerciale en Europe depuis les Pays-Bas et vise le marché européen en priorité pour sa nouvelle stratégie, ce qui accroît la concurrence pour des acteurs locaux comme Enchanted Tools en France.

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China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures
1Interesting Engineering 

China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures

AGIBOT a dévoilé quatre nouveaux produits robotiques lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) 2026 à Shanghai : l'humanoïde A3 Ultra, la plateforme éducative X2 EDU, le robot industriel G2 Max et la main robotique OmniHand 3 Ultra-M. L'A3 Ultra, conçu pour des tâches commerciales et de service sur de longues durées, mesure 1,74 mètre pour 60 kilogrammes, offre 51 degrés de liberté et peut porter jusqu'à 5 kilogrammes par bras, avec une autonomie annoncée de huit heures. Il embarque un LiDAR 3D, des caméras RGB-D, fisheye et binoculaires, ainsi que des systèmes de positionnement GPS, RTK et UWB, le tout piloté par une puce NVIDIA Thor ; il peut se recharger via câble, échange de batterie ou recharge autonome. Le X2 EDU, plateforme modulaire à architecture ouverte destinée à la recherche et à l'éducation, mesure environ 1,3 mètre, compte 29 degrés de liberté dont sept par bras, et supporte des charges de 3 kilogrammes. Le G2 Max cible la manutention lourde et la palettisation en usine grâce à des bras à contrôle de force et une mobilité omnidirectionnelle, tandis que l'OmniHand 3 Ultra-M, une main de 630 grammes dotée de 20 degrés de liberté actifs et de capteurs tactiles par vision, peut saisir des charges allant jusqu'à 5 kilogrammes. Par ailleurs, AGIBOT a récemment diffusé en direct des robots G2 inspectant de façon autonome des tablettes tactiles sur une chaîne de production, tout en annonçant la fabrication de son 15 000e robot. Ces annonces illustrent la stratégie d'AGIBOT visant à démontrer un déploiement industriel réel plutôt que de simples démonstrations contrôlées, un point sensible pour un secteur régulièrement critiqué pour l'écart entre ses vidéos promotionnelles et la réalité opérationnelle. Sur le site de Longcheer Technology à Nanchang, l'entreprise affirme avoir intégré une ligne de production complète en 36 heures, avec des robots G2 traitant environ 3 000 tablettes par équipe, cumulant plus de 64 heures de fonctionnement continu et un taux d'indisponibilité inférieur à 4 %. Si ces chiffres proviennent directement du communiqué d'AGIBOT et méritent donc d'être pris avec prudence, notamment quant à la représentativité de la période mesurée, ils s'adressent directement aux intégrateurs et décideurs industriels en quête de preuves de fiabilité en conditions de production plutôt que de promesses. La capacité annoncée à travailler aux côtés d'équipements existants, sans reconfiguration majeure de la chaîne, est l'argument central pour convaincre les industriels que les humanoïdes généralistes peuvent s'insérer dans des usines déjà en place, plutôt que d'exiger des lignes conçues autour d'eux. Ces lancements s'inscrivent dans la course mondiale aux humanoïdes commerciaux, où des acteurs chinois comme AGIBOT ou Unitree affichent des cadences de production et des déploiements industriels revendiqués comme plus rapides que ceux de leurs homologues occidentaux. AGIBOT a construit ces annonces en partenariat avec Longcheer Technology et PIA Automation, et présente également ses robots dans des usages hors industrie, comme l'accueil touristique, le guidage d'information et le transport de personnes, signe d'une volonté de diversifier les cas d'usage commerciaux au-delà de l'usine. Aucune échéance précise n'a été communiquée pour un élargissement de ces déploiements à d'autres sites ou clients, mais la cadence de production revendiquée, avec un 15 000e robot déjà sorti des chaînes, suggère qu'AGIBOT cherche à passer rapidement du pilote à l'échelle industrielle.

Chine/AsieActu
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XPeng met en service sa ligne de production de robots humanoïdes, le premier IRON en sort de façon autonome
2TechNode 

XPeng met en service sa ligne de production de robots humanoïdes, le premier IRON en sort de façon autonome

XPeng a annoncé mardi la mise en service de sa ligne de production automatisée pour humanoïdes : le premier robot IRON a achevé son assemblage final et quitté la chaîne en marchant de façon autonome. L'entreprise revendique le premier humanoïde généraliste sorti d'une ligne de production automatisée, conçue en interne à partir de systèmes de fabrication et de contrôle qualité empruntés à l'automobile, avec plus de 80% des étapes clés automatisées. IRON compte 76 degrés de liberté, dont 21 dans les mains, une structure en treillis flexible carénée, et embarque trois puces Turing AI offrant jusqu'à 2 250 TOPS de calcul effectif pour exécuter localement son modèle d'IA physique, sans télécommande. XPeng vise une production à grande échelle fin 2026 et des livraisons commerciales en 2027. La filiale robotique a par ailleurs levé plus de 900 millions de dollars, pour une valorisation post-money supérieure à 6,3 milliards de dollars, tour mené par IDG Capital avec Gaorong Capital, Tencent et Alibaba au capital. La majorité des humanoïdes en développement restent assemblés à la main, faute de volumes suffisants pour justifier une chaîne dédiée. Une ligne automatisée à plus de 80%, si elle tient ses promesses à l'échelle, déplacerait le débat du prototype filmé vers le coût unitaire réel, la constance qualité et la cadence, des données que peu d'acteurs publient aujourd'hui. XPeng nuance elle-même la portée de l'annonce : les composants de précision et la mécanique complexe d'un humanoïde ne se transposent pas intégralement depuis l'automobile, et l'efficacité comme le coût réels de la production de masse restent à prouver dans la durée, pas sur un seul robot filmé en train de marcher. L'événement marque néanmoins un basculement symbolique du secteur, de la démonstration vidéo vers la logistique industrielle concrète, un terrain sur lequel peu de concurrents ont pour l'instant montré des preuves équivalentes. IRON s'inscrit dans la stratégie d'"IA physique" de XPeng, qui étend sa plateforme matérielle et logicielle de véhicule électrique vers la robotique généraliste. Selon le PDG He Xiaopeng, l'objectif est un robot "plus humain et plus sûr", sans télécommande, doté de mémoire propre et d'une interaction naturelle, destiné d'abord aux tâches dangereuses ou hautement répétitives avant un élargissement des usages. Il a insisté sur le fait que le but n'est pas de produire des robots de démonstration mais des produits générant une valeur réelle en volume. Ce tour de financement, avec Tencent et Alibaba au capital tout en laissant XPeng Group garder le contrôle de la filiale, intensifie la course chinoise à l'humanoïde face à Unitree ou Fourier Intelligence, tout en s'inscrivant dans une compétition mondiale marquée par Tesla, Figure ou les plateformes de fondation comme GR00T N2 de Nvidia. Prochaine étape annoncée : la montée en cadence industrielle d'ici fin 2026, puis les premières livraisons commerciales en 2027.

Chine/AsieOpinion
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XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année
3Pandaily 

XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année

XPeng a mis en service à Guangzhou une ligne de production automatisée pour son robot humanoïde IRON, une étape présentée comme le passage du prototype de recherche à la fabrication industrielle. L'entreprise affirme que plus de 80% des processus centraux de la ligne sont automatisés, et une unité IRON complète a quitté la chaîne en marchant par ses propres moyens après assemblage, un signal que le matériel peut sortir de la station sans téléopération ou mise en scène pour la démonstration finale. XPeng présente son site comme une opération de niveau automobile, appliquant à la fabrication de robots de précision les systèmes qualité, la discipline de chaîne d'approvisionnement et les outils IA développés pour ses véhicules électriques. Le président et PDG He Xiaopeng a indiqué que ces lignes avaient été conçues de zéro, sans modèle industriel préexistant, qualifiant cette mise en service de petit pas vers une catégorie de produit entièrement nouvelle, tout en promettant des cycles de production plus rapides et une échelle de fabrication croissante à mesure que l'expérience s'accumule sur le terrain. La production de masse reste ciblée pour fin 2026, avec des premiers robots destinés aux boutiques et campus du groupe avant toute commercialisation large ; un lancement officiel et des livraisons en Chine et à l'international sont prévus pour 2027. XPeng n'a communiqué ni capacité de ligne, ni coût unitaire, ni prix public. La nouvelle génération d'IRON, dévoilée en novembre 2025, comporte 76 degrés de liberté sur le corps et 21 par main, enfermés dans une structure en treillis flexible censée concilier apparence humaine et sécurité en environnement partagé, le tout piloté par trois puces Turing AI maison délivrant jusqu'à environ 2250 TOPS effectifs. Cette annonce marque le basculement d'IRON du stade de démonstrateur vers celui d'objet industrialisable, un jalon que les intégrateurs et décideurs robotique surveillent de près dans une course humanoïde où l'écart entre vidéo de démonstration et réalité opérationnelle reste la principale source de scepticisme. La mise en service d'une ligne ne vaut pas production de série, et XPeng le reconnaît lui-même en distinguant explicitement ce jalon de process des futurs volumes de fabrication. L'enjeu technique central est ailleurs : la puissance de calcul embarquée doit faire tourner directement sur le robot la pile Physical AI de XPeng (modèles vision-langage, contrôle vision-langage-action), pour réduire la latence et la dépendance à la téléopération continue, un test concret de la promesse selon laquelle les modèles VLA peuvent fonctionner en autonomie à l'échelle industrielle, et non seulement en laboratoire. XPeng s'appuie sur son expérience de constructeur automobile électrique pour transposer ses méthodes qualité et ses outils IA à la robotique humanoïde, dans un paysage concurrentiel qui inclut Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 03, Nvidia avec GR00T, ou encore Physical Intelligence avec Pi-0. Les prochaines étapes attendues sont un déploiement pilote dans les boutiques et campus internes de l'entreprise, avant le lancement commercial visé pour 2027, avec pour véritable test la capacité à tenir les objectifs de volume fin 2026 face aux courbes d'apprentissage de rendement et à la disponibilité des composants, bien plus que la simple répétition d'une sortie de chaîne filmée pour les caméras.

Chine/AsieActu
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BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine
4Interesting Engineering 

BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine

Xiao Di, le robot humanoïde du constructeur chinois de véhicules électriques BYD, fait son entrée dans les showrooms du groupe en Chine, en commençant par Zhengzhou avant Shenzhen et Shanghai, au sein des centres d'expérience Di Space. Selon des informations rapportées par Sina et relayées par Startup Fortune, Xiao Di mesure 1,61 mètre pour 58 kilogrammes et dispose de 31 degrés de liberté, dont sept par main. Le robot est conçu pour des tâches d'accueil client : saluer les visiteurs, présenter les modèles de véhicules et répondre aux questions. Il reconnaît six dialectes chinois et six langues étrangères, et embarque des fonctions de reconnaissance faciale, de reconnaissance gestuelle et de lecture labiale. BYD prévoit de déployer deux à trois unités par magasin, avec un déploiement à grande échelle envisagé sous un à deux ans. Le concurrent chinois Xpeng suit une trajectoire similaire avec son robot Iron, visant plus de 1 000 unités produites par mois d'ici fin 2026 et un déploiement comme assistant de vente dans les showrooms chinois au premier trimestre 2027, avant une extension internationale. Ce déploiement, circonscrit au retail et non à l'industriel ou au domestique, illustre une stratégie où le réseau de concessions existant sert de terrain de test grandeur nature pour la robotique humanoïde, plutôt qu'un déploiement usine classique. Pour les acteurs du secteur, ce choix confirme que le B2C en showroom devient un cas d'usage privilégié pour prouver la viabilité commerciale des humanoïdes avant l'industriel, où les exigences de fiabilité et de sécurité sont plus strictes. Le timing n'est pas neutre : l'annonce intervient quelques jours après que la Federal Communications Commission américaine a ajouté les robots avancés fabriqués à l'étranger, humanoïdes et quadrupèdes inclus, à sa liste des équipements couverts le 28 juillet, bloquant l'importation de nouveaux modèles nécessitant une autorisation FCC pour des raisons de sécurité nationale liées aux capteurs et caméras connectés. Pékin a dénoncé une politisation du commerce technologique. Ce contraste souligne une divergence stratégique croissante entre la Chine, qui accélère le déploiement commercial de ses humanoïdes sur son propre marché, et les États-Unis, qui restreignent l'accès à leur marché aux modèles étrangers. Le lancement de Xiao Di s'inscrit aussi dans un contexte de difficultés commerciales pour BYD, qui enregistre un quatrième mois consécutif de baisse de ses ventes automobiles domestiques. Reuters rapportait des ventes mondiales en hausse de 5,5% en juin en glissement annuel, à 403 472 véhicules, mais un recul de 22% sur le marché intérieur ; sur le premier semestre, les ventes de véhicules à énergies nouvelles ont chuté de 15,72% par rapport à l'année précédente, partiellement compensées par une hausse de 70,65% des ventes à l'international. Le groupe a par ailleurs récemment communiqué sur les avancées de sa plateforme de conduite intelligente God's Eye, combinant IA, caméras, radars et capteurs pour réduire les erreurs de conduite humaine. Xiao Di apparaît ainsi comme un double pari pour BYD : une expérimentation robotique et une tentative de redonner du dynamisme à son vaste réseau de concessions, dans un marché domestique qui se contracte.

Chine/AsieOpinion
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